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5 Déc 2006 |
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[
N°519
: du 5 Déc 2006] |
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La
TdE et ses clients victimes du délestage |
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Depuis quelques semaines, les clients de la TdE
se plaignent de plus en plus des perturbations dans
l’approvisionnement en eau potable. Au niveau de la
société on explique cette situation par le fait du
délestage. Il y a une forte corrélation entre
l’électricité et la production d’eau potable
spécialement même à Lomé où la production d’eau
potable est d’origine souterraine. La TdE ayant
besoin de courant pour tourner le mécanisme, la
rupture de courant entraîne un déficit de production
d’eau. « Par rapport aux organes qui fonctionnent,
on peut assurer trente neuf mille (39 000) m3-jour.
Trente neuf mille (39 000), quarante mille (40.000),
c’est suffisant par rapport à la desserte sur la
ville de Lomé, une desserte que nous jugeons
acceptable. Maintenant, avec cette coupure
d’électricité, nous nous trouvons à trente deux
mille (32 000), trente trois mille (33 000). Vous
voyez, ce déficit considérable n’est pas dû au fait
que nos ouvrages ne sont pas en fonction mais c’est
dû aux coupures d’électricité. Nos ouvrages
fonctionnent. C’est vrai, il y a quelques uns qui
sont en arrêt, mais ils ne sont pas la cause du
déficit qu’on constate. Actuellement, la cause de ce
problème est essentiellement la coupure
d’électricité. Un forage qui doit travailler 24h/24
mais qui ne tourne que 10h/24, faites vous-même les
calculs et vous verrez que c’est l’électricité qui
nous pénalise », explique M .KOUBONOU, Chef
centre Production Lomé. |
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On
a le sentiment qu’aussi longtemps que durera le
problème du délestage celui du déficit en eau
potable se fera toujours sentir. Mais quand bien
même il est difficile de supplanter la CEET dans la
fourniture d’énergie, pour faire fonctionner les
équipements, il y a des groupes électrogènes pour
pallier aux défaillances électriques mais ces
groupes secours ne peuvent pas être dimensionnés
pour prendre l’ensemble. ‘’On a un groupe secours
de 1000 K.V à Cacaveli qui prend en compte 18
forages plus la station de pompage ce qui est quand
même beaucoup. Mais les autres forages qui sont dans
la zone de Togblékopé, Avédji et Télésou n’ont pas
cette couverture de secours,’’ a en outre
indiqué M. Koubonou La hiérarchie a pris des
dispositions rapides pour diminuer les effets du
délestage d’électricité en rapport avec l’eau.
Certains ouvrages qui étaient jusque-là en arrêt
sont en train d’être redémarrés car la Direction a
pris des mesures urgentes qui ont coûté cher comme
par exemple, importer des pompes par avion pour
qu’on puisse redémarrer certains forages et pallier
au déficit. Ces actions sont en cours et depuis
jeudi 30 novembre, deux forages ont été réalisés à
Cacaveli et dans la zone Téléssou. Dans quelques
jours la situation pourra s’améliorer grâce au
soutien matériel de la Direction de
la
TdE.
La
CEB annonce la fin du délestage pour Mars 2007. Au
cas ou le problème persiste au-delà de ce délai, la
TdE va assurer ses services au maximum de ses
moyens
Tout compte fait, la desserte sur Lomé va
s’améliorer parce que la Direction s’est entièrement
investie jusqu’au décideur principal qui sent au
jour le jour l’évolution de la desserte sur Lomé et
qui prend les mesures appropriées par rapport aux
éléments qui lui sont fournis. Une commande
exceptionnelle de pompe va arriver incessamment par
avion ; certains sont déjà là, et même installés.
D’autres mesures comme par exemple trouver des
groupes électrogènes pour faire tourner les forages
sont entrain d’être étudiées. « Certainement,
cela nous reviendra cher. Mais si c’est le prix à
payer, les décideurs vont faire un effort » indique
t on.
K.
S. |
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Le
gouvernement a adressé des requêtes pour le
financement des élections |
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De source sûre, on apprend que le gouvernement
togolais a envoyé la requête à l’Union Européenne et
à d’autres partenaires en développement pour
l’assistance au processus électoral devant conduire
à l’organisation des législatives. La requête est
parvenue la semaine dernière à l’UE et aux
partenaires bilatéraux aux Nations Unies et à la
CEDEAO alors qu’une divergence persistait à la CENI
sur le choix du mode de recensement électoral. Au
Point 5.8 « En cas de différend sur l’interprétation
de tout ou partie du présent Accord, y compris les
modalités de l’organisation et du déroulement des
opérations électorales, les parties signataires
conviennent de s’en remettre à l’arbitrage du
facilitateur ». A la délégation de la CENI qui
souhaite que le Gouvernement saisisse le mécanisme
d’arbitrage prévu par l’APG pour trouver des
solutions au blocage de ses travaux, Me Agboyibo
suggère de mettre tout en œuvre pour aboutir à un
consensus (voir ci-dessous). |
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Mais quand on sait que c’est parce qu’après
plusieurs jours, les membres de la CENI ne sont pas
parvenus à un consensus – Deux membres ont même
failli en venir aux mains – qu’ils se sont adressés
au gouvernement, une nouvelle tentative ne sera que
perte de temps. A moins que des partis signataires
ne décident de revoir leurs positions initiales,
l’arbitrage du facilitateur reste la solution idoine
pour faire avancer les choses.
Le facilitateur n’ayant pas encore
tranché pour permettre à la CENI de savoir à quoi
s’en tenir, on peut se demander sur quelle base le
gouvernement a envoyé les requêtes aux bailleurs de
fonds étant donné, que le coût du processus
électoral n’est pas encore formellement évalué.
Selon toute vraisemblance, il pourrait s’agir de
requête de principe, pour éviter le piège de la
forclusion. Dans tous les cas, une source
gouvernementale rassure que la requête a été
adressée dans les normes, et que les besoins
chiffrés seront transmis aux bailleurs de fonds dès
que possible et ce dans le cadre du dialogue
permanent. Ce qui compte donc, c’est l’accord des
bailleurs de fonds. En attendant que les questions
du mode de recensement et de la sécurisation des
cartes d’électeurs soit tranchées avec l’aide du
facilitateur, le projet de code électoral est en
voie de finalisation au niveau du gouvernement.
Parmi les principales initiatives qui
ont décidé l’Union Européenne à lâcher du lest, il y
a l’engagement de la préparation des législatives
dont la Commission Electorale
Nationale Indépendante CENI a annoncé l’organisation
en juin 2007. Quand on imagine le travail qu’il y a
à abattre pour organiser des législatives
transparentes et équitables, il faut attendre de
voir comment s’y prendra le gouvernement pour
respecter strictement ce délai.
Il y a quelques jours le Ministre de la
coopération déclarait qu’il n’y a pas de raison que
les élections ne se tiennent le 24 juin prochain.
Mais apparemment quand on prend en compte les deux
chronogrammes qui ne retiennent que l’hypothèse d’un
scrutin à un tour (Proportionnel) on s’achemine vers
un report de deux mois. A l’Union Européenne on est
embarrassé et on commence déjà à s’inquiéter de la
manière dont les choses s’annoncent. On s’attendait
là-bas à un chronogramme avec un budget précis avant
fin décembre. La situation devient de plus en plus
compliquée pour le gouvernement qui ne sait pas où
donner de la tête.
Abass SAÏB |
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Le
gal Assani Tidjani en mercenaire chez les rebelles
ivoiriens |
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Il
n’est pas facile de se retrouver sur la touche à se
tourner les pouces lorsque l’on s’est amusé pendant
des décennies à savourer les délices du pouvoir aux
côtés du Général défunt. Depuis qu’il a été isolé du
pouvoir politique et mis à la retraite, le Général
au style enflammé s’ennuie. C’est peut-être la
raison pour laquelle il n’a pas résisté à la
tentation de monnayer ses services à la rébellion
ivoirienne. |
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Il
y a quelques jours, l’armée des Forces Nouvelles
était en séminaire de « recadrage et de reprise
en main » à Bouaké. Pour Guillaume SORO, « il
fallait augmenter au maximum l’efficacité des
capacités en améliorant leur mode de
fonctionnement ».
A
cette occasion, le Général Assani Tidjani, ancien
chef d’Etat major des Forces Armées Togolaises et
ancien Ministre de la Défense Nationale, a été
invité comme expert militaire.
A
la question de savoir si la présence du général
Togolais n’est pas une violation de l’embargo
décrété dans le cadre de la crise, Guillaume SORO
répond qu’apparemment, il s’agit d’un cas
d’assistance militaire interdite par l’ONU. « Il
faut que je vous rappelle que les Forces nouvelles
sont un mouvement politique. S’il est tout aussi
vrai que lorsque le FPI tient ses séminaires et ses
congrès, des français tels Guy Labertit, Albert
Bourgi et autres sont invités à y participer, il est
tout aussi vrai que le Général Tidjani libre de tout
engagement administratif et militaire dans son pays
est totalement libre de ses faits et gestes et nous
l’avons en toute responsabilité invité à notre
séminaire pour y participer pleinement.
L’embargo n’a pas été voté pour empêcher les gens de
circuler dans l’espace CEDEAO ».
Mais le hic ici est que Tidjani qui est un militaire
togolais est appelé à la rescousse dans le cadre de
la restructuration de l’armée d’une rébellion au
moment où il est question de désarmement et
d’unification de la Côte d’Ivoire. Il ne fait
l’ombre d’aucun doute que les Forces Nouvelles se
mettent en condition pour résister à une longue
crise comme l’affirme Guillaume SORO « Nous nous
préparons pour une bataille de longue haleine. Donc
il faut être prêt matériellement et
psychologiquement au cas où la crise devrait
perdurer ».
En
plus de cette organisation militaire, les Forces
Nouvelles organisent l’économie et l’administration
des zones qu’elles occupent. Nous savons, dit SORO
Guillaume, que « Gbagbo est en train de
s’organiser pour avoir le soutien de la Communauté
internationale afin d’écraser le Nord et vous croyez
que nous serons dans une position attentiste en
train de l’observer se préparer ? ».
Nous avons tenté en vain de joindre le général pour
savoir la nature de l’expertise qu’il a partagé avec
les rebelles ivoiriens. Mais puisque le Gal Tidjani
qui n’était pas à Bouaké pour du bénévolat est dans
un rôle de mercenaire pour le compte d’une armée
parallèle. Sa besogne peut être assimilée à celle du
Capitaine Paul Baril ou de Bob Denard et autres
anciens de l’Armée de France ou d’ailleurs qui
utilisent l’expertise qu’ils ont acquise au moment
où ils étaient en fonction pour mener des activités
plus ou moins suspectes à travers le continent. Et
généralement ces mercenaires aident des rebellions à
contourner les embargos onusiens en leur filant les
tuyaux pour se procurer du matériel de guerre.
Durant la crise qui a suivi le coup d’Etat manqué du
19 septembre 2002, c’était le Général Tidjani que le
Général Eyadema envoyait en mission de paix en Côte
d’Ivoire. Le rôle joué par le Togo dans cette crise
a été apprécié par tous les protagonistes.
Maintenant que le Général Tidjani à la retraite a
choisi de monnayer ses services à la rébellion,
qu’en sera-t-il ?
Abass SAIB |
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