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23 Now 2006 |
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[
N°517 :
21 Nov
2006] |
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Le
parti de Gilchrist Olympio ne veut pas entrer au
Gouvernement |
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La
dernière rencontre de Ouaga a réaffirmé le principe
de l’ouverture du gouvernement à l’UFC. Mais au vu
de l’attitude du parti de Gilchrist Olympio sur ce
sujet, on peut affirmer sans risque de se tromper
que cette formation politique ne veut pas entrer au
gouvernement sans doute parce qu’elle pense gagner
plus en étant dehors que dedans. Et tout en ne
voulant pas y entrer ce parti semble avoir intérêt à
se poser en victime de l’exclusion.
Déjà, lors d’une rencontre à Paris avant
la désignation du Premier ministre, Gilchrist
Olympio avait fait comprendre à Faure Gnassingbé que
son parti n’entrerait pas au gouvernement au cas où
le Premier ministre ne serait pas issu de l’UFC.
Mais outre la nomination du Premier ministre, l’UFC
avait ses raisons qui l’éloignaient du gouvernement
d’union et qu’elle se gardait d’avouer.
Tout porte à croire que c’est pour faire
suite aux suggestions du facilitateur et de
responsables locaux de l’UFC que les hauts
responsables du parti ont donné leur accord de
principe. Mais tout naturellement le cœur n’y est
pas. Un coin de voile a été levé sur les intentions
réelles de l’UFC suite a la déclaration suivante de
Gilchrist Olympio après la dernière rencontre de
Ouaga.
«Lorsque la question du gouvernement de transition a
été posée, nous avions écrit à Monsieur Faure
Gnassingbé pour lui dire de nous donner certaines
clarifications ; par exemple, la lettre dans
laquelle il nous a invités à envoyer des noms, la
règle des prérogatives que lui conférait l’article
66 de la constitution. Ça veut dire qu’il a le
droit, lui tout seul, de nommer et de révoquer les
ministres, y compris le Premier ministre.
Ça fait plus de deux mois, nous n’avons jamais eu de
réponse à notre lettre. Deuxièmement, il a nommé un
Premier ministre sans même nous consulter et ceci
n’est pas un frein d’achoppement. Me Agboyibo ne
nous gêne pas. Troisièmement, grâce au Président
Compaoré, il nous a contactés. On lui a remis une
fiche avec nos modalités pour, éventuellement,
rentrer dans un tel gouvernement. Il nous a dit
qu’il allait nous envoyer soit des émissaires ou
nous revoir en personne. Ça fait cinq semaines, on
n’a pas reçu d’émissaire, on n’a pas eu de son
message.
On a demandé certaines conditions de
travail et surtout la liberté pour nos ministres de
pouvoir opérer et de pouvoir faire entendre
leurs voix».
Une autre façon de dire non
Lorsqu’on appréhende attentivement ce discours, on
se rend à l’évidence que l’UFC remet à l’ordre du
jour la plate forme soumise au Chef de l’Etat au
lendemain de l’élection présidentielle, lorsqu’il
était question de former le gouvernement d’Union
Nationale avec un Premier ministre issu de la
coalition CAR CDPA UFC et consorts. Cette plate
forme mettait la constitution l’Assemblée, bref
toutes les institutions entre parenthèses.
Le Chef de l’Etat dans ces conditions ne
serait alors qu’un individu sans réel pouvoir devant
ses ministres qui auraient le droit de lui désobéir
quand ils veulent. A l’époque Faure Gnassingbé ne
s’était pas posé de question avant de rejeter une
telle « monstruosité » qui donnerait lieu à
une véritable expérimentation de la pagaille
gouvernementale.
Gilchrist
Olympio réactualise en quelque sorte cette fameuse
plate forme en déniant au Chef de l’Etat le droit de
viser des dispositions constitutionnelles pour
former le gouvernement.
Du côté du pouvoir togolais, on n’hésite
pas à interpréter cette considération comme « une
stratégie politique visant à lancer la balle à
l’adversaire pour faire croire qu’il et
principalement allergique à l’idée d’ouverture.
L’APG pourtant signé par le Conseiller spécial de
Gilchrist Olympio, Eric Armerding, estime-t-on
n’indique nulle part que la constitution est
suspendue. On est en quelque sorte dans une
situation spéciale où il faut juxtaposer et
équilibrer la constitution et l’Accord Politique. Ce
contexte suffisamment délicat exige assez de tact et
de sérénité faute desquels le gouvernement volerait
en éclats. Faut-il se laisser embarquer dans une
instabilité gouvernementale ? Ce qu’exige l’UFC
n’est ni plus ni moins qu’une remise en cause de L’APG
s’exclame un rptiste
L’APG indique que les partis au dialogue
proposent au Chef de l’Etat de «nommer le Premier
ministre et de former le gouvernement » ce qui
est au demeurant en deçà des dispositions
constitutionnelles puisque l’Accord Politique enlève
au Premier ministre la possibilité de proposer les
autres membres du gouvernement. Qui plus est, lors
de la signature de l’APG à LOME le conseiller
spécial de Gilchrist OLYMPIO avait affirmé qu’aucune
obligation ne s’impose au chef de l’Etat.
En subordonnant son entrée au
gouvernement à l’obtention de portefeuilles précis
l’UFC demande implicitement au Chef de l’Etat de
mécontenter sa propre famille politique, et de
remettre en cause son pouvoir et de minimiser les
autres formations politiques qui n’ont soumis aucune
revendication avant d’être au gouvernement. En
fait, il n’y pas de raison à tailler un statut
particulier à un parti dans un gouvernement
collégial. Et lorsqu’on fait semblant d’imaginer un
gouvernement où des ministres UFC seraient autonomes
et donc s’érigeraient en contestataires quand ils le
voudront, on peut s’interroger sur le sérieux de ce
genre de revendication et se dire que c’est une
autre manière pour ce parti de dire non à sa
participation au gouvernement. «Même en Côte
d’Ivoire, les rebelles qui ont contraint GBAGBO par
les armes au partage du pouvoir n’ont jamais exigé
une liberté d’action avant leur entrée au
gouvernement», faire remarquer un observateur.
Le facilitateur qui, selon les termes
d’un fidèle de Faure Gnassingbé « n’a aucun
pouvoir d’injonction sur les autorités togolaises »
évite de conseiller une telle aventure à son
homologue togolais.
Stratégie électoraliste ?
Et
comme pour corser l’addition, le 3e
Vice-président de l’UFC, Lawson Patrick,
déclare dans les colonnes d’un confrère que
« S’il plaît à certains partis d’être au
gouvernement avec des Strapontins, c’est leur droit
et c’est leur stratégie. S’il plaît à d’autres
partis également de laisser le seul RPT et ses
affidés occuper à 90% les ministères techniques les
plus huppés, c’est leur responsabilité. Pour l’UFC
cela est inadmissible. Y-a-t-il d’autre formule
plus convaincante pour exprimer son refus de
participer au gouvernement ?
Les autres formations politiques de
l’opposition observent amusées les mic mac de leur
compagnon qui s’arrange pour ne pas venir au
gouvernement.
Pour le Ministre Bawara qui réagit à la
non participation de l’UFC au gouvernement, « on
ne peut pas instaurer une dictature à l’inverse qui
consiste à embrigader tout le monde dans un
gouvernement. Ce serait grave si demain nous
constatons que le Chef de l’Etat, le Premier
ministre, par quelque artifice que ce soit oblige l’UFC
à entrer dans le gouvernement. Nous voulons qu’ils
entrent parce qu’ils ont la conviction que c’est
utile et c’est dans l’intérêt du pays mais pas parce
qu’ils auraient été forcés. La manifestation d’une
liberté politique, c’est celle de choisir de rester
dans l’opposition ou de contribuer au relèvement du
pays. Nous avons choisi l’action de répondre quelles
que soient les imperfections aux préoccupations des
populations et nous souhaitons que tous puissent le
faire. Si l’UFC, pour des raisons qui lui sont
propres, y compris pour des raisons de stratégie
électoraliste peut décider que l’efficacité de sa
participation est liée à sa virginité politique dans
ce cas, il faut en prendre note et le respecter. »
Si le fait d’être hors du gouvernement l’arrange, il
importe pour arrêter la polémique et se consacrer à
l’essentiel, que l’UFC déclare publiquement que
l’entrée dans ce gouvernement est le cadet de ses
soucis.
A.S |
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Le
gouvernement sous la pression des syndicats
Les cinq centrales syndicales du Togo regroupées au
sein de l’Intersyndicale des travailleurs du Togo
(ISTT) menacent de lancer un mot d’ordre de grève à
leurs adhérents, accusant le gouvernement de n’avoir
pas honoré ses engagements pris dans un protocole
d’accord social tripartite (gouvernement-patronat-travailleurs)
signé le 11 mai dernier.
Dans une déclaration remise à la presse, les
travailleurs qui affirment avoir été dupés par le
pouvoir, réclament notamment l’apurement des
arriérés de salaires dans un délai de 12 mois, et
l’organisation des états généraux de
l’Administration publique annoncés pour le 7 août
dernier et reportés déjà deux fois.
Selon les travailleurs, c’est au cours de ces
assises que doivent être discutées les propositions
de revalorisation de la grille salariale, les
rémunérations et pensions et les éléments essentiels
devant avoir leur traduction dans le budget exercice
2007, qui doit être voté par l’Assemblée nationale
au 31 décembre prochain.
Ce
manquement irrite les travailleurs qui constatent
que le Comité ad hoc de suivi des accords du
dialogue social entre l’Etat, les syndicats des
travailleurs et ceux du patronat n’est pas mis en
place six mois après la signature du protocole.
Ils réclament en outre la revue à la baisse des prix
du carburant, du ciment, des télécommunications,
car, ont-ils relevé, «le panier de la ménagère ne
cesse de se réduire de jour en jour».
«Nous
avons l’impression que le gouvernement croit avoir
déjà réglé tous les autres problèmes une fois
résolues les questions politiques», s’est écrié
Béliki Akouété, secrétaire général de la
Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT),
membre de l’ISTT.
«Le
problème social est là, en l’état. Les doléances que
nous avons soumises et qui ont fait l’objet d’un
chronogramme d’actions n’ont pas été solutionnées
six mois après l’Accord», a- t-il martelé,
ajoutant avoir le sentiment que le gouvernement «se
moque des travailleurs».
Lors d’une assemblée générale vendredi à la Bourse
du travail, à Lomé, tous les syndicats et leurs
bases se sont dit d’accord pour une grève d’une
journée devant toucher tous les secteurs et sur
toute l’étendue du territoire.
La
date du débrayage n’est pas encore connue.
Les travailleurs de l’administration publique et du
privé ont exprimé vendredi une vive détermination
d’observer une grève générale face à la non
application par le gouvernement, six mois après, des
engagements d’un dialogue social tripartite signés
le 11 mai dernier.
La
menace de cette grève a été exprimée à l’issue de
l’assemblée générale de l’Intersyndicale des
Travailleurs du Togo (ISTT), alors que le pays garde
une amère expérience de la grève générale, mais
politique, de novembre 1992, qui avait paralysé les
activités pendant près de 9 mois.
Le dialogue social qui avait regroupé le
gouvernement, le patronat et les syndicats était
parvenu à 132 engagements dont 48 devraient être mis
en application dans les six mois suivants.
A
ce jours, les travailleurs estiment que les
engagements, à eux prioritaires, sont restés en
veilleuse, pendant qu’ils visent la révision de la
grille salariale, le payement des arriérés de
salaire, l’organisation des états généraux de
l’administration et la professionnalisation des
travailleurs.
Les responsables syndicaux expliquent
qu’aujourd’hui, ils constatent que le gouvernement
fait une autre lecture des engagements, étant donné
que les engagements sont plutôt dans un processus
qui doit être engagé pour l’apurement des arriérés.
Ceci étant, les arriérés ne seront pris en compte
que sur le nouveau budget de 2007 et ne concernera
qu’un seul mois.
«Les
travailleurs sont mobilisés pour observer une grève
général d’avertissement», ont-ils souligné, pendant
que les travailleurs abusés qualifient l’attitude du
gouvernement de « manoeuvre politique».
Le
gouvernement d’Union Nationale que dirige Me Yawovi
Agboyibo se trouve donc sous pression. Le Chef du
Gouvernement avait déjà reçu à une date récente des
représentants syndicaux. Mais visiblement aucun
terrain d’entente n’a encore été trouvé. Selon
certaines sources des tractations sont en cous pour
désamorcer la crise.
Le
cabinet Agboyibo qui est avant tout un gouvernement
de mission n’aura pas la tâche facile. Il devra
résoudre la dure et complexe équation d’organiser
des élections propres en gérant en même temps les
dossiers à caractère social capable de gripper la
stabilité politique et la quiétude indispensable
pour la réussite de sa mission.
Y.
A. |
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Délestage Encore des mois
difficiles pour le Togo et le Bénin
Les opérateurs économiques et autres Togolais qui
ont hâte de voir la crise énergétique que traverse
le pays prendre fin le plus tôt possible doivent
prendre leur mal en patience. Et pour cause. Les
conclusions d’un point de presse conjointement
organisé par
la
CEB et la CEET le Jeudi16 novembre courant au siège
de la CEB annoncent, après un bref survol de l’état
des lieux, la fin du délestage pour le mois de mars
2007.
Selon les responsables de ces sociétés,
la crise énergétique que connaît le pays n’est que
la résultante de la situation qui prévaut au niveau
de ses fournisseurs traditionnels (la
Volta River Authority, VRA et la Compagnie
Ivoirienne
d’Electricité, CIE) qui fournissent a
la
CEB respectivement 47% et 30% de son
approvisionnement.
« Avant la crise en Avril 2006,
la
CEB importait une puissance moyenne de 140 MW de la
VRA et de la CIE sur une demande totale de 200 MW »,
précise la déclaration remise à la presse. Et la
même déclaration d’ajouter que la demande restante
provient des sources propres de la CEB et de la CEET.
Mais avec les difficultés actuelles de la VRA et de
la CIE, elles ont « réduit considérablement leur
livraison qui est passée de 140 MW en mars 2006 à 80
MW actuellement ».
S’exprimant sur les causes de ce déficit, les
responsables de la CEB et de la CEET, citant leurs
homologues du Ghana et de la Côte d’Ivoire, évoquent
les récurrents problèmes de « mauvaise hydrologie
au niveau des barrages du Ghana et de
la
Côte d’Ivoire, d’approvisionnement en gaz pour les
centrales thermiques de la Côte d’Ivoire et de coûts
prohibitifs des produits pétroliers ».
Une autre raison sensible évoquée dans le
répertoire des problèmes est celle de la trésorerie
particulièrement tendue de
la
CEB
« induite par le non paiement à temps des
factures par certains clients » ; ce qui met en
difficulté la société face à l’exigence
d’approvisionnement en carburant pour faire tourner
les turbines à gaz. Au regard de cette situation,
les autorités conjointes de
la
CEET et de la CEB annoncent que le « délestage
sera encore plus profond dans les semaines à venir
car le niveau du lac de Nangbéto a baissé en passant
de 53 MW en continu à 17 MW hors pointe et 34 MW en
pointe ».
Cette situation a conduit à une
répartition des puissances entre le Togo et le Bénin
avec un statut particulier aux sociétés
industrielles telles que IFG, WACEM et FORTIA au
Togo puis SCB
la
Farge au Bénin afin de leur garantir un minimum
d’activités. A ce stade, pour permettre à la
clientèle de se situer par rapport au régime de
délestage, un calendrier quotidien de quatre
tranches horaires que voici a été arrêté : de
00h-06h ; de 06h-12h ; de 12h-18h ; de 18h-24h.
Néanmoins, un statut particulier a été réservé aux
CHU Tokoin et Campus ainsi qu’au Centre de
Transfusion Sanguine.
Puisqu’il faut des mesures particulières
pour une situation particulière,
la
CEB a élaboré, à court terme, un plan qui prévoit
d’utiliser toute l’eau stockée dans le barrage de
Nangbéto d’ici fin février 2007 en attendant
l’arrivée de l’interconnexion pour au plus tard
début mars 2007. A moyen terme, elle renforcera ses
capacités propres de production avec le
développement des sources thermiques au gaz naturel.
Aussi, est-il prévu la conclusion des contrats
d’achat d’énergie avec « des producteurs
indépendants qui viendraient s’installer au Togo et
au Bénin pour produire du gaz ». Il convient
également de rappeler que des efforts sont en cours
pour le bouclage du financement du barrage d’Adjarala
et le démarrage de ses activités.
Cependant, conscients des besoins de la
clientèle en fourniture de courant électrique en
période de fêtes de fin d’année, les responsables de
la
CEB promettent aux populations du Togo et du Bénin
le fonctionnement du courant à plein régime « en
dépit de l’impact financier que cela aura sur la
trésorerie de
la
CEB ».
Mais, avertissent-ils, « il faudrait que les
clients règlent à bonne date leur facture échue afin
de permettre à
la
CEB d’acheter le Jet A1 ».
L.R |
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Les professionnels infligent un cinglant camouflet à
Rock
Décidément, la fin du deuxième mandat du lieutenant
Colonel Rock Gnassingbé à la tête du Sport roi
togolais aura été pour lui celle de tous les
déboires. Après avoir essuyé la démission collective
des quatre poids lourds de la Fédération du retour
du mondial le 16 juillet dernier et après avoir été
dribblé par la Confédération Africaine
de Football (CAF) et
la
Fédération Internationale de Football (FIFA) dans
l’organisation du prochain congrès, l’homme vient
une nouvelle fois d’être désavoué publiquement par
les cadres de la sélection nationale. Ce dernier
camouflet qui n’a pas été médiatisé comme les deux
premiers est intervenu à la faveur du match test
disputé le week-end dernier au Luxembourg où les
Eperviers du Togo sont allés contraindre les
Luxembourgeois au nul (0-0).
Ce nouveau coup de froid dans les
relations entre Rock et les cadres de l’équipe
provient du fait qu’au sortir de ce match, la
Fédération leur a tendu, en guise de prime de match,
une enveloppe de 200 000 F CFA. Pourtant, du retour
du mondial et aux termes des menaces des joueurs qui
avaient secoué ce même reliquat de la Fédération au
sujet de cette même affaire de prime, un document
avait été élaboré par Rock et sa bande. Dans ce
document qui avait été soumis aux joueurs pour
approbation il avait été mentionné ce qui suit pour
les matches amicaux : Match perdu 200 000 F, match
nul 500 000 F et match gagné 1 000 000 F. Si l’on
doit se conformer à ce document, les joueurs
devraient percevoir 500 000 F CFA chacun. Pourquoi
Rock leur a-t-il finalement tendu 200 000F ? On ne
saurait le dire. Ce qui est sûr, c’est que Adébayor
et les siens ont purement et simplement refusé de
toucher cette prime. Ce qui devra replonger la
Fédération dans une impasse déjà rendue éprouvante
par la décision conjointe de la FIFA et de la CAF de
confier l’organisation du prochain congrès électif
du Bureau de la FTF à un comité qu’elles mêmes ont
mis en place sans l’aval de Rock et sans même
l’aviser.
Dans tous les cas, ce nouveau
rebondissement dans le dossier des Eperviers rend
compte de l’inconstance de Rock et de son arrogance.
On se demande aujourd’hui comment un haut
responsable comme lui peut jouer autant avec la
conscience de ses semblables en leur miroitant des
promesses que lui-même refuse de tenir aussitôt
après. C’est ça ce qu’on appelle trahison.
Rock et les siens doivent se prendre beaucoup plus
au sérieux et gérer la Fédération avec un sens de
responsabilité. Ils doivent cesser d’afficher du
mépris et avoir un peu de respect pour les joueurs
qui ont toujours rempli leur part de contrat.
K.S |
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