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La
FIFA qui devrait se prononcer clairement pour situer
les uns et les autres tarde à prendre une décision.
A ce jour, nul ne sait clairement sa position dans
le dossier togolais qui visiblement l’embarrasse.
Chacune des parties prenantes dans cette affaire
n’attend qu’une décision de l’instance suprême du
football en sa faveur pour crier victoire. Mais
la
FIFA
se mure dans un silence sépulcral. Va-t-elle laisser
la situation pourrir ou doit-on s’attendre à ce
qu’elle se prononce clairement un de ces jours, Le
hic, c’est que pendant que
la
FIFA
garde le silence le Gal. Gnofame avance.
Depuis le 10 juillet 2007, jour où la
décision du jury disciplinaire de la CAF suspendant
Tata Avlessi de toute activité ayant un quelconque
rapport avec le football a été officiellement
notifiée à la FTF, la crise qui couvait déjà au sein
de l’instance dirigeante de notre football s’est
aggravée. On a vu dans le Bureau Exécutif, deux
camps s’affronter : une première tendance composée
de frondeurs soutenait Gabriel Améyi, 1er Vice-président
qui s’était autoproclamé Président de la FTF, tandis
qu’une autre, restée fidèle à Tata Avlessi, avait
coopté Lawson Gallus, doyen d’âge, pour assurer
l’intérim en attendant la suite des événements.
La FTF s’était de fait retrouvée avec
deux Présidents à sa tête. Une situation inédite
génératrice d’une pagaille sans précédent. Face à la
menace que faisait planer cet état de fait sur le
football national surtout que les Cadets étaient
déjà en préparation pour le mondial de la catégorie
en Corée du Sud et que les Seniors attendaient de
jouer un match déterminant pour leur qualification à
la CAN 2008 au Ghana, le Chef de l’Etat avait mis en
place un comité avec pour mission, de prendre
attache avec la CAF afin de savoir la conduite à
tenir. Mais en attendant que ce comité au sein
duquel se trouvait le Secrétaire d’Etat à la
jeunesse assurant l’intérim du ministre de la
jeunesse et des sports ainsi que d’autres
personnalités issues du monde sportif ne rende
compte de sa mission, la situation allait au
pourrissement. C’est dans cette atmosphère que la
mise en place d’un comité de gestion provisoire du
football au Togo a été annoncée. Ce comité selon les
sources officielles a été créé par le Comité
National Olympique Togolais (CNOT) dirigé par le Gal
Zoumaro Gnofame sur instruction du Gouvernement
togolais après consultation de la CAF. Il est mis en
place pour une durée de six mois au cours desquels
il assurera les fonctions dévolues à la FTF et devra
organiser dans ce délai un congrès pour élire un
nouveau Bureau Exécutif.
Mais dès sa mise en place le Comité de
Gestion Provisoire dirigé par M. Bernard Edjaïdè
Walla a fait l’objet de critiques les plus acerbes.
Pour certains, ce comité ne repose sur aucune base
légale. Sa création ne serait donc qu’une imposture,
une violation flagrante des statuts de la FTF qui
prévoient qu’en cas de vacance à la présidence, les
fonctions du Président soient assurées par le 1er Vice-président.
Une fois encore, l’opinion se retrouve
divisée sur la légitimité du Comité de Gestion
Provisoire. Pendant qu’il est décrié par les uns, il
est soutenu par les autres. Le plus cocasse, c’est
que dans chaque camp, on laisse entende volontiers
qu’on a le soutien de la CAF et surtout de la FIFA.
Il n’y a pas longtemps, des informations
persistantes et confirmées par des sources proches
du CNOT avaient fait état de ce que la FIFA avait
écrit au Président de cette institution pour
apporter son soutien au Comité Provisoire de
Gestion. Ces informations ont été très vite battues
en brèche par l’autre camp, surtout que jusqu’à ce
jour, aucune trace de la fameuse lettre n’a été vue.
Mieux, les détracteurs du Comité de Gestion
Provisoire indiquent que le Togo est sous la menace
d’une sanction des instances internationales du
football. Bref, malgré la mise en place du Comité de
Gestion Provisoire, la situation reste confuse dans
le football togolais.
L.R |