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Quand bien même pour la bonne image des partis dont
nous taisons les noms on ne voudrait pas que les
problèmes liés aux candidatures se retrouvent sur la
place publique, les contestations sont réelles. Des
candidats recalés cherchent par tous les moyens à
montrer que ceux qui ont été désignés à leur
détriment seraient d’anciens militants d’autres
partis politiques ou auraient été positionnés pour
jouer les taupes du RPT et que donc ils retourneront
la veste une fois élus.
Certains partis de l’opposition restés longtemps
sans contact avec le Togo profond à force de vouloir
positionner des candidats dans toutes les
préfectures pour donner l’impression qu’ils sont
représentatifs ont coopté des candidats douteux.
Le RPT qui du fait des moyens colossaux accumulés
depuis plus de 40 ans, tente tant bien que mal de
gérer cette affaire de candidatures contestées. Ses
candidats recalés sont tentés d’y aller en
indépendants pour démontrer qu’ils valent mieux que
ceux qui ont été désignés.
On comprend pourquoi le représentant personnel du
président du RPT a tenté de calmer les mécontents en
déclarant lors de la cérémonie de clôture de la
cérémonie d’investiture que « Les candidats à la
candidature qui n’ont pas été retenus cette fois-ci
doivent transcender la situation et accepter de
travailler ensemble avec les portes flambeaux
d’aujourd’hui ». Tant au niveau des partis de
l’opposition que du parti au pouvoir l’autre
problème qui se pose avec acuité porte sur le
positionnement des candidats et pour cause, les
candidats placés en tête de liste ont plus de chance
d’être élus.
Ce n’est donc pas une fin en soi qui d’être désigné.
Il faut pouvoir être en tête de liste. Pour
contourner ce problème le RPT a tout simplement
publié la liste des candidats sans indiquer l’ordre.
Pour éviter un autre quiproquo sur l’ordre des
candidatures, on attend de mettre tous devant le
fait accompli. Les candidats sauront la place qu’ils
occupent quand le délai de dépôt sera expiré et
qu’il n’y aura donc plus de possibilité de changer
quoi que ce soit. Dans les états major des partis
politiques on s’active donc contre la migraine des
candidatures en attendant la fièvre de la campagne
électorale.
A.S |
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La
mission qui séjourne au Togo du 08 septembre au 03
octobre 2007 est composée d’experts chargés
d’analyser les conditions techniques et politiques
liées au processus électoral. Elle mettra en place
un site Internet après avoir rencontré les acteurs
politiques et de la société civile. Suivra ensuite
le déploiement des observateurs de l’UE sur toute
l’étendue du territoire. Visiblement l’implication
de l’Union Européenne dans le processus électoral
est réelle et décisive. Par le passé les relations
tendues qui prévalaient entre Bruxelles et Lomé,
n’ont pas permis une implication accrue de
l’observation européenne dans les processus
électoraux. La première observation véritable de
l’Union Européenne au Togo avait eu lieu à
l’occasion de l’élection présidentielle de juin 1998
qui s’était soldée par un hold- up électoral qui
avait fait sortir le processus de son cadre légal. A
l’époque un observateur de l’UE qui s’était rendu à
la mairie de Lomé où les urnes emportées ont été
déposées avait été séquestré et des observateurs
européens avaient été humiliés et contraints de
quitter le pays clandestinement. Feu Gnassingbé
Eyadema qui soupçonnait l’Union Européenne de
connivence avec l’opposition togolaise avait
l’habitude d’invoquer la souveraineté nationale pour
rejeter, « l’ingérence de l’Union Européenne dans
les affaires intérieures du pays ».
Pour donner un semblant de crédibilité à
des mascarades électorales le pouvoir togolais
faisait alors inviter des individus à la peau
blanche véritables observateurs alimentaires qu’on
faisait défiler sur les médias pour déclarer que les
élections au Togo étaient les meilleures au monde.
Aujourd’hui on est loin très loin de ces montages et
la centaine d’observateurs européens qui arriveront
à la suite de cette mission ne seront pas
complaisants. De quoi rassurer un tant soi peu ceux
qui se rappellent de notre passé électoral
hésiteraient à aller accomplir leur devoir
civique.
L.R. |
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Certes, aucun communiqué tapageur n’a été rendu
public pour l’interdire. Mais au jour et à l’heure
prévue pour la manifestation, un cordon des forces
de l’ordre avait été déployé sur les lieux d’où
devait partir la marche ainsi qu’au point de chute.
Les manifestants potentiels ont donc été empêchés de
se regrouper pour prendre le départ de la marche.
Certaines sources font état de ce que,
si les forces de sécurité s’étaient déployées,
c’était tout simplement pour faire économie d’une
manifestation dont nul ne saurait prédire à l’avance
l’issue, en cette période délicate du processus
électoral. On souligne que la manifestation n’avait
d’ailleurs plus sa raison d’être, dès lors que le
Chef de l’Etat a instruit les services compétent
afin qu’un mois d’arriéré de salaire soit versé aux
travailleurs avant la rentrée scolaire.
Mais du côté des organisateurs de la
marche avortée, on refuse de considérer cet aspect
du problème ou d’en faire l’essence des raisons
ayant conduit au mot d’ordre de la marche. Le seul
paiement d’un mois d’arriéré de salaire, même s’il
n’est pas rien, n’occulte pas tous les problèmes
sérieux auxquels sont confrontés les travailleurs
togolais dans leur vie de tous les jours. Il ne
s’agit-là qu’une partie de l’engagement N° 66, une
goutte d’eau dans une mer de misère.
La CSTT se propose de tenir cet
après-midi, une conférence de presse pour éclairer
la presse sur sa position. Mais ce qu’on peut d’ores
et déjà remarquer, c’est que les dispositions
dissuasives mises en place ont plutôt contribué à
faire de la publicité à cette centrale syndicale.
Rien n’indique en effet que la marche pacifique
aurait fait autant de bruit que son interdiction. La
CSTT aujourd’hui requinquée et revigorée a donc
repris du poil de la bête et affiche une
détermination à aller au bout de ses revendications.
On aurait dû laisser la CSTT manifester en prenant
des dispositions pour qu’elle ne dégénère pas. Il
n’y avait pas d’inquiétude à se faire puisque les
quatre autres centrales syndicales n’y étaient pas
impliquées.
On attend de voir comment le
gouvernement se prendra pour gérer la suite des
événements en l’absence de toute trêve sociale et
surtout que les syndicats ne sont pas partie
prenantes à l’Accord Politique Global. Mais il est à
craindre que ce genre de situation ne devienne un
sport national contre les libertés publiques dans la
mesure ou le droit de manifester est consacré par la
constitution togolaise.
L.R. |
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La
FIFA qui devrait se prononcer clairement pour situer
les uns et les autres tarde à prendre une décision.
A ce jour, nul ne sait clairement sa position dans
le dossier togolais qui visiblement l’embarrasse.
Chacune des parties prenantes dans cette affaire
n’attend qu’une décision de l’instance suprême du
football en sa faveur pour crier victoire. Mais
la
FIFA
se mure dans un silence sépulcral. Va-t-elle laisser
la situation pourrir ou doit-on s’attendre à ce
qu’elle se prononce clairement un de ces jours, Le
hic, c’est que pendant que
la
FIFA
garde le silence le Gal. Gnofame avance.
Depuis le 10 juillet 2007, jour où la
décision du jury disciplinaire de la CAF suspendant
Tata Avlessi de toute activité ayant un quelconque
rapport avec le football a été officiellement
notifiée à la FTF, la crise qui couvait déjà au sein
de l’instance dirigeante de notre football s’est
aggravée. On a vu dans le Bureau Exécutif, deux
camps s’affronter : une première tendance composée
de frondeurs soutenait Gabriel Améyi, 1er Vice-président
qui s’était autoproclamé Président de la FTF, tandis
qu’une autre, restée fidèle à Tata Avlessi, avait
coopté Lawson Gallus, doyen d’âge, pour assurer
l’intérim en attendant la suite des événements.
La FTF s’était de fait retrouvée avec
deux Présidents à sa tête. Une situation inédite
génératrice d’une pagaille sans précédent. Face à la
menace que faisait planer cet état de fait sur le
football national surtout que les Cadets étaient
déjà en préparation pour le mondial de la catégorie
en Corée du Sud et que les Seniors attendaient de
jouer un match déterminant pour leur qualification à
la CAN 2008 au Ghana, le Chef de l’Etat avait mis en
place un comité avec pour mission, de prendre
attache avec la CAF afin de savoir la conduite à
tenir. Mais en attendant que ce comité au sein
duquel se trouvait le Secrétaire d’Etat à la
jeunesse assurant l’intérim du ministre de la
jeunesse et des sports ainsi que d’autres
personnalités issues du monde sportif ne rende
compte de sa mission, la situation allait au
pourrissement. C’est dans cette atmosphère que la
mise en place d’un comité de gestion provisoire du
football au Togo a été annoncée. Ce comité selon les
sources officielles a été créé par le Comité
National Olympique Togolais (CNOT) dirigé par le Gal
Zoumaro Gnofame sur instruction du Gouvernement
togolais après consultation de la CAF. Il est mis en
place pour une durée de six mois au cours desquels
il assurera les fonctions dévolues à la FTF et devra
organiser dans ce délai un congrès pour élire un
nouveau Bureau Exécutif.
Mais dès sa mise en place le Comité de
Gestion Provisoire dirigé par M. Bernard Edjaïdè
Walla a fait l’objet de critiques les plus acerbes.
Pour certains, ce comité ne repose sur aucune base
légale. Sa création ne serait donc qu’une imposture,
une violation flagrante des statuts de la FTF qui
prévoient qu’en cas de vacance à la présidence, les
fonctions du Président soient assurées par le 1er Vice-président.
Une fois encore, l’opinion se retrouve
divisée sur la légitimité du Comité de Gestion
Provisoire. Pendant qu’il est décrié par les uns, il
est soutenu par les autres. Le plus cocasse, c’est
que dans chaque camp, on laisse entende volontiers
qu’on a le soutien de la CAF et surtout de la FIFA.
Il n’y a pas longtemps, des informations
persistantes et confirmées par des sources proches
du CNOT avaient fait état de ce que la FIFA avait
écrit au Président de cette institution pour
apporter son soutien au Comité Provisoire de
Gestion. Ces informations ont été très vite battues
en brèche par l’autre camp, surtout que jusqu’à ce
jour, aucune trace de la fameuse lettre n’a été vue.
Mieux, les détracteurs du Comité de Gestion
Provisoire indiquent que le Togo est sous la menace
d’une sanction des instances internationales du
football. Bref, malgré la mise en place du Comité de
Gestion Provisoire, la situation reste confuse dans
le football togolais.
L.R |