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Des fanatiques de Gabriel Améyi vont même jusqu’à
prédire l’échec de la bande a Walla et sont prêts à
mettre les moyens à cet effet tant que le président
du club de Maranatha ne prendra pas sa place à la
tête de la Fédération. D’autres multiplient des
initiatives au niveau de la CAF et la FIFA afin que
le Togo soit sanctionné. La situation est telle
qu’on risque des affrontements physiques entre
ennemis. C’est à croire que nous sommes dans un pays
de fous.
Dans la
foulée des manifestations ont été organisées pour
protester contre la « violation flagrante des textes
de la Fédération, qui est une trouvaille du Général
Gnofame pour régler ses comptes à Gabriel Améyi.
C’est dans cette atmosphère que l’ex-vice Président
de la FTF et son secrétaire Général ont saisi
la
CAF
et
la
FIFA aux fins d’annuler la décision du gouvernement
« qui viole les statuts de
la
Fédération
et les principes fondateurs de
la
CAF et de la FIFA ».
La saisine signée par le Secrétaire Général
Assogbavi Espoir au nom des 7 membres du Bureau
exécutif qui ont annoncé leur démission en bloc,
conclut que «cette décision relève manifestement
d’un coup de force intentionnellement organisé par
le gouvernement togolais avec la collaboration du
CNOT a des fins autres que sportives».
En clair on demande à la CAF et la FIFA de
rétablir l’ancien Bureau exécutif dans ses
fonctions.
A en croire Assogbavi, « un schéma de sortie de
crise est en cours de discussion entre tous les
membres du Bureau Exécutif et devrait permettre de
restaurer l’harmonie au sein du groupe et
d’envisager des solutions durables à la crise qui
n’a que trop duré ». Curieusement des membres du
Bureau Exécutif ne sont pas en mesure de dire où et
quand la discussion a lieu entre tous les membres du
BE. Ameyi Gabriel serait prêt à tout pour récupérer
la Présidence de la FTF. Soit. Mais à supposer que
les instances internationales du football
réhabilitent l’ancien Bureau comment ses membres
désormais repartis en deux camps et qui s’observent
en chiens de faïence, pourront-ils se réunir pour
prendre la moindre décision ?
Du côté du Gouvernement, on martèle que la décision
prise l’a été en connaissance de cause et qu’on
s’est assuré du qu’en-dira-t-on au niveau de la FIFA
et la CAF avant de franchir le pas. On semble se
soucier peu de la préparation de nos cadets au
mondial de Corée du Sud.
Dans le cas d’espèce, une solution durable est
difficile à trouver dans cette atmosphère
« d’inimitiés cordiales » et de règlements de
compte. Mais le nœud du problème c’est que même en
cas d’élection, tôt ou tard les mêmes personnes
reviendront animées des mêmes rancoeurs parce que ce
sont eux qui font la loi à la tête des clubs qu’ils
ont eux-mêmes crées et qui ont les moyens de
soudoyer les créve-la faim qui peuplent les ligues
pour se faire élire. Que le Comité de crise soit
récusé ou non, que Améyi Gabriel et ses compagnons
reprennent le contrôle de la Fédération ou non il y
aura toujours problème si rien n’est fait pour taire
les rancoeurs.
A.
S. |