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Une rencontre avec les présidents de ligues
par-ci, une autre avec les présidents de clubs
de première et de deuxième division par-là, le
très arrogant président tente désespérément de
recoller les morceaux pour continuer sa gestion
despotique du football togolais. Mais, des
sources estiment, que lors de ces rencontres au
cours desquelles seuls les médias publics
étaient privilégiés, la tâche était loin d’être
facile pour Rock Gnassingbé. Au cours de la
rencontre avec les présidents des clubs de
première et de deuxième division le jeudi où il
a été question du démarrage de la saison
sportive, des présidents de club ne se sont pas
montrés tendre envers celui que tout le monde
appelle désormais le fossoyeur du football
national. « … Au lieu de vouloir occulter les
difficultés, il vaut mieux poser sérieusement le
problème à l’endroit où il se pose et dans les
termes qu’il faut afin que la solution lui soit
trouvée dans un cadre légal, un congrès
extraordinaire par exemple. Il serait totalement
déplacé voire surnaturel d’envisager maintenant
une quelconque reprise des activités », lui
avait lancé le président de FC Espoir de Tsévié.
D’autres responsables de clubs ont aussi manifesté
leur désaveu face aux dernières turpitudes du
président qui, dès l’entame de la réunion, avait
envenimé la situation déjà caractérisée par un
climat délétère. Il se serait sérieusement fâché
après que les présidents des clubs se soient
abstenus de se lever en signe de « respect » à son
entrée dans la salle de réunion au stade de Kégué.
« Le Président entre et vous restez assis. Vous ne
vous levez pas. C’est moi qui commande ici »,
avait-il répliqué avant d’ajouter sans vergogne que
« se lever, c’est le signe extérieur de respect pour
le président. En tout cas, je l’ai dit pour
demain, » croyant à tort que c’était dans une
garnison militaire où les hommes de troupe sont
tenus de se lever vaille que vaille à l’arrivée de
l’officier qu’il est.
Cette attitude illustre à plus d’un titre, la
détermination de l’homme à ne pas se remettre en
cause et à céder la place à d’autres compétences
pour présider aux destinées du football togolais.
Déjà, lundi, avant même cette rencontre avec les
présidents de clubs, il se permettait d’étudier avec
les présidents des ligues, les conditions
d’organisation de la coupe d’Afrique des Nations de
football cadette que le pays va abriter l’année
prochaine alors que son mandat arrive à terme cette
fin d’année. Au sortir de cette rencontre, des
sources avaient indiqué qu’il avait reçu
individuellement
tous les participants. Que leur avait-il dit ou
fait ? On ne saurait le dire. Mais l’on a en
souvenir, comment à la veille du congrès de 2002 à
Kpalimé, l’électorat avait été soudoyé et son
élection avait été conclue. Beaucoup se demandent si
ce n’est pas le même scénario qui se prépare ;
l’avenir nous le dira.
Mais ce qui est à noter, c’est que l’opposition
manifestée par les présidents de club aujourd’hui et
qui, compte tenu de l’atmosphère qui règne au sommet
du ballon rond, fera des boules de neige annonce des
jours difficiles pour la FTF au moment même où son
supérieur hiérarchique, le CNOT lui est
systématiquement opposé.
En réponse à ceux qui pensent que le Lt.
Col.-Président de la FTF devrait démissionner après
avoir montré ses limites et prouvé son incompétence,
on raconte dans son entourage qu’un militaire ne
démissionne pas. Preuve que Balakiyèm et les siens
confondent toujours la FTF au Sous Groupement Blindé
des FAT.
Visiblement, Rock Balakiyèm qui
n’envisage à aucun moment de rendre le tablier veut
opter pour le pourrissement et la lassitude en
jouant sur le temps, avec l’espoir que, comme
d’habitude, ceux qui sont en train de crier
aujourd’hui, finiront par se taire pour le laisser
agir à sa guise.
Il y a lieu aujourd’hui plus que jamais de faire
preuve de vigilance. Car Rock ne désarme pas. Dans
les coulisses, on s’affaire pour rééditer le coup de
Kpalimé. Certains Présidents de Ligue et de clubs
zébrés de lâcheté commencent déjà par évoquer des
menaces pour justifier une forfaiture à venir. A
moins que ce ne soit de la pure mesquinerie,
quelques billets de FCFA pourraient suffire à leur
clouer le bec. A la place des professionnels qui
menacent de ne pas jouer s’il reste à la tête de la
FTF, Rock Gnassingbé envisage de faire jouer les
locaux sans doute pour honnir notre pays le 03
septembre prochain lors du match aller comptant les
éliminatoires de la CAN à Lomé.
Le football togolais est à la croisée des chemins et
il convient de faire table rase pour partir sur de
nouvelles bases. Tous ceux qui veulent le bien de
notre sport-roi doivent pouvoir le dire de manière
claire et intelligible. Ils doivent se désolidariser
du Lt. Col.-Président qui semble avoir décidé,
contre vents et marrées, d’enterrer le football
togolais. Tous ceux qui obéiront à Rock en
s’engageant dans les divers championnats dans cette
pagaille, sans avoir réclamé et obtenu un Congrès
extraordinaire de la FTF au préalable se rendront
complices de la liquidation du football togolais et
auront leurs noms affichés sur la tombe de notre
sport-roi.
Rock Gnassingbé est un incorrigible qu’on doit
mettre à l’écart si on ne veut pas voir enterrer à
tout jamais le parti unique de tous les Togolais que
constituent « Les Eperviers ».
A suivre ...
L. R. |
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Après Dakar, Johannesburg et Cotonou, Lilian Thuram
le défenseur central de
l’équipe de France respectivement champion et vice
champion du monde en 1998 et 2006 était ce week-end
dans la capitale togolaise, Lomé. Le but de cette
tournée africaine entamée depuis le 15 juillet
dernier par Dakar et ponctuée à Lomé par une
conférence de presse à l’hôtel Mercure Sarakawa le
dimanche 23 juillet, était « de sensibiliser les
autorités » des pays visités ou de l’ensemble du
continent « pour qu’elles puissent éduquer la
population et l’exhorter à faire le dépistage»
de la drépanocytose à leurs enfants dès le bas âge
et à bien les prendre en charge au cas où
l’existence de la maladie est décelée. Selon le
nouveau sociétaire du Football Club de Barcelone
nommé depuis peu Ambassadeur de bonne volonté de
l’organisation Internationale de la Lutte contre la
Drépanocytose, cette maladie a été « découverte
il y a cent ans mais il y a très peu de personnes
qui la connaissent malheureusement. Donc, il est
important d’éduquer les gens. Je crois que
l’éducation c’est la meilleure des choses pour
pouvoir savoir comment se comporter devant la
maladie […] C’est la seule manière d’éviter, plus
tard, de graves complications », conduisant à
la mort.
Au cours de la conférence de presse tenue à l’hôtel
Mercure Sarakawa, des informations générales ont été
données sur la maladie. Et contrairement à l’idée
généralement répandue selon laquelle le
drépanocytaire meurt tôt, le malade peut vivre
quarante ou
cinquante ans pourvu qu’il prenne les mesures
nécessaires. Pour ce faire le dépistage à bas âge
s’impose comme l’étape primordiale. Aussi, les
mariages consanguins qui augmentent le risque
d’apparition du mal chez le rejeton ont-ils été
fortement déconseillés.
Répondant aux questions à lui posées par les
journalistes, le désormais ex-joueur de la Juventus
de Turin qui a signé hier son nouveau contrat avec
le Barça s’est prononcé sur son transfert au club
espagnol mais aussi et surtout sur les impressions
qu’il garde de l’équipe du Togo après la coupe du
monde. Tout comme au moment de la crise dans les
banlieues parisiennes où la tour de contrôle de la
défense des Bleus a été lucide mais poignante face
aux autorités françaises, Thuram s’est de nouveau
montré très amer vis-à-vis des autorités togolaises
du football. « … ma réponse va peut-être gêner
quelques personnes au Togo. Mais je dirais que
l’image que j’ai gardée du Togo, ce n’est pas
l’image de l’équipe du Togo. Je dirais que c’est une
mauvaise image que le Togo a donnée au football
international. Parce que je crois que quand une
équipe est qualifiée pour la coupe du monde, elle
doit se présenter les choses réglées, prête pour
pouvoir jouer au football. Parce que ce qui s’est
passé et je dois le dire, donne une mauvaise image
des pays africains. Parce que malheureusement, il y
a déjà beaucoup de préjugés qui sont sur nous, et
je crois qu’il ne faut pas renforcer ces préjugés de
désorganisation. Car, c’est facile de colporter ces
jugements mais c’est difficile de les effacer. Et je
crois que malheureusement, le Togo a donné cette
mauvaise image et j’en étais très peiné ».
La conclusion de l’intervention du joueur français
démontre la façon dont les noirs qui ne se sentent
ni de près ni de loin liés au Togo sont touchés par
les turpitudes de Rock en terre allemande. Thuram
serait un Togolais qu’on l’aurait taxé d’opposant ou
de manipulé. Heureusement qu’il n’est qu’un simple
observateur et n’a fait que dire tout haut, ce que
les blancs ont dit et diront encore de l’Afrique à
partir de ce feuilleton des Eperviers. Au lieu que
toute la Fédération ait la lucidité d’esprit pour
réagir à l’image des démissionnaires et permettre au
football togolais de sortir la tête de l’eau, les
membres restants s’enferment dans leur logique
suicidaire et refusent de rendre le tablier. Pire,
on susurre qu’on s’active à coopter des individus
pour remplacer au pied levé, les démissionnaires et
conduire le football togolais dans les labyrinthes.
Soulignons qu’au cours de son séjour togolais,
Thuram a eu à assister dimanche au début de la
finale de la 6e édition
du championnat national scolaire cadet trophée
Western Union au stade de Kégué entre l’équipe de
Sokodé et celle de Lomé Commune-Ouest ; finale dont
il a d’ailleurs donné le coup d’envoi. Sokodé qui
disputait là sa 6e finale
en autant d’éditions, a profité pour remporter sa
quatrième victoire sur un score de 1-0.
K. SEGNIAGBETO |