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Le Regard |
18 juillet 2007 |
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[
N°552
: du 17 juillet 2007] |
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Après le départ de Tata Avlessi : 2 nouveaux
présidents pour une Fédération |
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La FTF n’est pas en crise. Elle est maintenant
elle-même une crise à gérer, eu égard à la
pétaudière et au nid de pagaille qu’elle dévient.
Selon le Gal Mèmène, 1er Vice
Président de la CAF qui se prononçait sur
l'appel
fait de
la
décision du jury disciplinaire de la CAF,
cet appel
n’a pas
effet suspensif. Il ne l’a qu’en matière de paiement
d’amende. Avlessi Tata devrait donc démissionner
avant son recours. Mais comble de ridicule, celui
qui n’est plus juridiquement à la tête de la FTF en
raison de la sanction de la CAF s’octroie on ne sait
quel droit, d’exclure d’autres membres. |
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En
effet, au lendemain de sa sanction, Avlessi Tata a
animé au siège de la FTF une conférence de presse au
cours de laquelle ce qui reste du Bureau avait
déclaré avoir pris acte de la lettre par laquelle
quatre membres du BE se désolidarisaient de
l’institution et qu’il les considérait comme
démissionnaires. Il s’agit de Gabriel Améyi, (1er Vice
Président), Essoyaba Boukpéssi (2e Vice
Président), Espoir Assogbavi (Secrétaire Général) et
Amavi Ayayi Patatu (Secrétaire Général Adjoint).
Cette décision prise par une instance sous la
présidence de Tata Avlessi qui avait déjà perdu sa
qualité de Président de la FTF ne peut qu’être
illégale et considérée comme tel.
Il est vrai que selon l’article 13 alinéa 3 des
Statuts de 1994, il revient au 1er Vice
Président de prendre les rennes de la FTF en cas
d’indisponibilité physique ou d’incapacité juridique
du Président. Le nouveau texte qui prévoit que la
succession soit assurée par le doyen d’âge du BE qui
devra convoquer un congrès dans les 60 jours n’étant
pas encore validé, c’est l’article 13 du Statuts de
1994 qui doit s’appliquer en l’espèce. En clair, il
revient à Gabriel Améyi, en sa qualité de 1er Vice
Président d’assurer la succession.
Seulement, voilà. Avant même qu’il ne soit installé
dans ses fonctions, Gabriel Améyi révèle au grand
jour, ce que tout le monde pensait de lui. Le 15
juillet dernier, il a animé à son domicile, un point
de presse au cours duquel il s’est autoproclamé sans
autre forme de procès, nouveau Président de la FTF.
Cette façon de procéder viole de façon flagrante les
textes régissant la FTF. Car s’il est vrai que,
selon l’article 13 des Statuts de 1994, le 1er Vice
Président assure la succession, il n’est écrit nulle
part que ce dernier doit convoquer la presse à son
domicile pour lui donner lecture d’une proclamation
de prise de pouvoir. Le Bureau Exécutif doit se
réunir pour analyser la situation et décider des
mesures à prendre, et un congrès doit être convoqué
pour fixer le cas échéant, une date pour une
nouvelle élection.
En prenant le pouvoir comme il l’a fait, Gabriel
Améyi a montré aux yeux de tous, qu’il n’a aucun
égard pour les textes et le bureau qui, quoi qu’on,
dise reste toujours en place. De quoi apporter de
l’eau au moulin de ceux qui disent de lui qu’il est
un homme impulsif, arrogant et violent, signe
caractéristique de nouveaux riches. Le moins qu’on
puisse dire, c’est que Gabriel Améyi a commencé à
violer les textes de
la
FTF
avant même de prendre fonction. Et cela pose
problème. Car s’il arrive à s’imposer comme
Président de l’institution et à supposer qu’il
draine dans son sillage les trois autres signataires
de la lettre, que fera-t-il des 7 membres restants
du Bureau qui s’étaient rangés du côté de Tata
Avlessi ?
La FTF tomberait de Charybde en Scylla et verrait
ses problèmes se compliquer davantage du fait de la
profonde division entre ses membres. Améyi aura à
diriger une partie la FTF contre une autre et finira
par se retrouver dans l’impasse. Avec 4 personnes
dont le Président et sa voix prépondérante, le
quorum ne sera jamais atteint pour la prise de
décisions.
Améyi a foulé les textes de la FTF aux pieds avant
d’avoir été installé parce que, selon le Gal Séyi
Mèmène, avant toute chose, les membres du BE doivent
faire leur réunion, prendre acte de ce qui se passe
et convoquer un Congrès. Si le Congrès estime qu’ils
doivent partir et fixer un délai pour une nouvelle
élection, tant mieux. Si au contraire, le congrès
confirme qu’ils doivent rester jusqu’à la fin du
mandat, c’est également de son ressort.
A l’analyse des faits, on voit se profiler des
règlements de compte à l’horizon. Gabriel Améyi est
loin de faire l’unanimité autour de sa personne. Il
n’est pas en odeur de sainteté auprès des Présidents
de Ligues et de Clubs. Plus d’une fois, des équipes
avaient déjà refusé d’aller disputer des matches à
Womé. Depuis qu’il avait refusé publiquement de
serrer la main à son Président lors du Congrès
électif du 09 janvier dernier, il a démontré aux
yeux de tous qu’il est rancunier. Un défaut
incompatible avec la fonction d’un Président qui,
par nature, doit être tolérant et un rassembleur
d’hommes.
D’autre part, Améyi n’a pas fait preuve de
discipline au sein du Bureau auquel il appartenait.
Il était un absentéiste invétéré aux réunions de la
FTF et se conduisait comme un rebelle, guettant la
moindre occasion pour fustiger le Président à
travers les lettres ouvertes.
Durant six mois, Améyi a mené la fronde au sein de
la FTF. Dimanche dernier, il n’a pas cru devoir
faire déplacer son équipe à Masséda où elle devait
jouer contre son homologue de la localité. Il n’est
donc pas exclu que Tata Avlessi, à son tour,
s’organise pour lui rendre la pièce de la monnaie.
En tout cas, ce qui est sûr, c’est que Gabriel Améyi
aura de sérieuses difficultés pour conduire la
barque FTF.
La situation est telle que, au bout du compte,
Gabriel Améyi connaîtra le même sort que ses
prédécesseurs. Tous ceux qui ne le portent pas dans
leur cœur feront tout pour qu’il se casse la figure.
Face à cette pagaille, il devient urgent que le
Gouvernement prenne ses responsabilités. Cette
fédération doit être purement et simplement
dissoute. Tout l’ancien staff doit être limogé avec
interdiction de revenir aux affaires. Le football
togolais a besoin de nouveaux dirigeants pour sauver
le peu qui reste à sauver. C’est la seule voie de
salut. Certes, on mettra un peu de temps pour
retrouver le plein régime. Mais cela vaut mieux que
de passer tout le temps à gérer des contradictions
internes et des ragots sans tête ni queue.
Y.A. |
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Lawson Gallus investi par le Bureau Exécutif |
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Après la suspension infligée à Tata Avlessi par la
CAF et suite au point de presse de Gabriel Améyi au
cours duquel il s’est déclaré nouveau président de
la Fédération, le feuilleton FTF vient de connaître
un nouveau rebondissement. Tous les 8 membres de la
FTF sauf la bande à Améyi se sont réunis à leur
tour. |
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Selon un communiqué de presse daté seulement d’hier,
« Le Bureau Exécutif de
la
Fédération Togolaise de Football s’est réuni ce
lundi 16 juillet 2007 pour approfondir les
réflexions sur la crise née de la décision de la CAF
contre le président de la FTF le 10 juillet dernier…
Dans ce contexte, le BE a procédé à l’analyse de la
situation à partir du 19 juillet 2007, date à
partir de laquelle le président devra surseoir à ses
responsabilités à la tête de l’équipe dirigeante…
Le BE a donc pris la décision de confier
l’intérim de la présidence au doyen d’âge en
l’occurrence M. Louis Téyi Lawson Gallus ».
En
rapport avec le premier et deuxième vice président à
qui la présidence aurait dû revenir, le communiqué
souligne que ce choix est porté sur le doyen d’âge
au détriment du 1er et
2e vice
président qui ont été co signataires d’une lettre de
« DESOLIDARISATION » envoyée au président du
Bureau Exécutif le 05 juillet 2007 et qui de
surcroît ont volontairement et régulièrement
boycotté des réunions du Bureau Exécutif notamment
plus de trois fois en violation des textes de la FTF.
Pour ce qui est de la déclaration de l’honorable
Améyi, le communiqué souligne que le Bureau Exécutif
a également pris connaissance de sa déclaration sur
les médias « qui s’est auto proclamé président
de
la
FTF en violation des statuts »
avant d’en appeler à la sérénité et à la cohésion de
tout un chacun pour « une participation honorable
du Togo à la prochaine coupe du monde des U-17 en
Corée du Sud ainsi que la qualification des
Eperviers Seniors à
la
Coupe d’Afrique des Nations Ghana 2008 ».
K.S. |
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Coup de force à la FTF : Gabriel Améyi convoque la
presse à son domicile et s’autoproclame Président |
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« … En ma qualité de Premier vice-président de la
Fédération,
c’est à moi que revient la charge de présider aux
destinées de notre Fédération, conformément aux
dispositions de l’article 13 alinéa 3 des statuts de
1994 ».
C’est en ces termes que s’est proclamé l’honorable
député Gabriel Améyi jusque-le premier
vice-président de la Fédération Togolaise
de Football, Président de cette même institution
dimanche au cours d’un point de presse animé à son
domicile à Glekomé. |
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Ainsi, après que le jury disciplinaire de
la
Confédération africaine de Football ait infligé une
sanction de 8 ans contre Tata Avlessi pour tentative
de corruption d’arbitre lors du match Togo-Tunisie
comptant pour la seconde journée de la phase finale
de la CAN cadette disputée du 10 au 25 mars ici à
Lomé, une nouvelle odyssée commence à la FTF.
Selon le nouveau président, jusque là
président de Maranatha de Fiokpo, un club de D1
nationale, cette décision de
la
CAF
qui affecte le monde sportif togolais est une
épreuve supplémentaire pour notre Fédération et
l’ensemble du public sportif quand on se rappelle la
stupeur et l’angoisse ressenties par le peuple
togolais suite au drame de Lungi en Sierra Leone et
aux événements malheureux de Cotonou.
Evoquant les défis majeurs qui attendent
la Fédération à savoir la qualification de l’équipe
senior pour la CAN 2008 qui aura lieu au Ghana et la
nécessité pour la sélection nationale cadette de
faire une bonne prestation à la phase finale du
mondial de la catégorie qui se déroulera en Corée du
Sud, M. Améyi invite tous les acteurs du ballon rond
togolais à « une mobilisation dans l’Union et la
solidarité ».
S’agissant de l’avenir de l’actuel
bureau, le nouveau président estime que le Bureau
Exécutif de la Fédération Togolaise
dont la légitimité n’est nullement entamée par la
sanction infligée à son président poursuivra sa
mission dans le cadre du mandat à lui confié par le
congrès électif du 09 janvier 2007. Justifiant la
nécessité pour lui de prendre désormais les rennes
du sport roi togolais, Améyi déclare que « comme
il est de coutume dans tout mouvement associatif, en
cas d’indisponibilité physique, ou d’incapacité
juridique du président, comme c’est le cas pour
notre président Tata Avlessi, la succession est
automatiquement assurée par l’un des vice-présidents
dans l’ordre de préséance » et que dans le
contexte actuel, c’es bien à lui qu’échoit la
logique de succession. Ainsi, s’engage t-il à faire
« l’effort nécessaire pour gérer au mieux
la
Fédération
dans le respect absolu des textes en vigueur et dans
la transparence et régler les litiges qui opposent
ledit bureau aux joueurs et l’Equipe Nationale… ».
K. Ségniagbéto |
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Début du recensement sur fond de ratés et
d’insuffisances |
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Les opérations de recensement prévues pour se
tenir du 16 juillet au 17 août 2007 ont démarré hier
sur toute l’étendue du territoire national. A Lomé,
un tour effectué entre midi et treize (13 h) dans
quelques centres de recensement a permis de
s’apercevoir que le processus d’enregistrement a du
plomb dans l’aile. Dans tous les centres où
l’opération a effectivement démarré, les
responsables nous ont révélé que tout a commencé
avec un retard inquiétant. « Depuis le matin (06 h)
que nous étions ici, nous a révélé un opérateur de
saisi à l’école primaire publique Bè gare, c’est
vers onze (11 h) que les kits nous sont finalement
parvenus. En ce moment a-t-il poursuivi, la
lassitude commençait à avoir raison de nous et bon
nombre de nos camarades étaient tentés de regagner
leur domicile ». Mais, depuis l’arrivée des kits, le
travail a véritablement démarré. |
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Affirmation presque identique au CEG Agoè Centre où
on reconnaît que l’arrivée des kits a été
enregistrée avec un retard. « Vous savez que le
début de toute chose est difficile. Donc c’est
encore ça ci. Les kits sont arrivés vers neuf (9 h)
mais après ça, il n’y a pas d’incident majeur à
souligner » nous a-t-on précisé tout en
rappelant que le centre a eu l’honneur de connaître
la visite du Premier ministre Me Yawovi Agboyibo qui
a invité tout un chacun à accomplir loyalement et
sereinement la mission qui est la sienne. S’agissant
de l’affluence devant les centres, le constat à Bè
gare et à Agoè Centre a été le même.
Il n’y a pas encore cette marée humaine à laquelle
les partis politiques s’attendent pour se tailler
une place confortable au parlement. « Dans tous
les cas, il y a eu des gens qui étaient là très tôt
à 7 h mais comme il n’y avait pas les kits, ils sont
repartis et nous estimons qu’ils l’ont annoncé à
d’autres qui se sont abstenus de venir. Si non, nous
n’allons pas conclure de si tôt que les gens ne sont
pas très motivés pour se faire enregistré »
avait tenté de justifier le membre du bureau de vote
d’Agoè. S’agissant du déroulement des opérations
des membres ont souligné qu’ils se retrouvent des
fois face à des candidats à l’enregistrement sans
pièce d’identité et sans autorité locale ont prié de
se faire accompagner par un responsable local avant
de se faire enregistrer dans tous les centres que
notre équipe de reportage a pu se rendre, elle s’est
rendue compte que des groupes électrogènes ont
prévus pour parer à toute éventualité
A l’intérieur du pays les difficultés
constatées sont les mêmes qu’a Lomé.
Quatre centres sur soixante-seize installés à Lomé
fonctionnaient en milieu de matinée, a indiqué
Dish-Ma Mwanza, expert électoral à la Commission
électorale nationale indépendante (Céni) chargée
d’organiser ce scrutin. « C’est le début. Il y a
des ratés et des insuffisances. Nous allons faire le
point et donner des instructions, car ces
législatives sont vitales pour le Togo », a
expliqué le Premier ministre Yawovi Agboyibo,
rencontré dans un centre de recensement.
Les difficultés sont liées notamment à des problèmes
techniques, selon un expert de la CENI.
« Nous avons tous beaucoup appris de nos erreurs
passées et nous sommes désormais suffisamment
conscients des maladresses et des faux pas à ne plus
commettre »,
a
poursuivi dimanche soir M. Gnassingbé.
A l’intérieur du pays, les difficultés sont dues en
partie au fait que certains opérateurs de saisie
sont en grève. Ils réclament l’augmentation de
perdiems. La CENI, bien qu’étant informée sur
l’imminence de ce débrayage n’a pris aucune
disposition pour le dissuader. Cette première ratée
réjoui ceux qui appellent de tous leurs vœux l’échec
de ce processus électoral et qui tirent plutôt
profit de l’exacerbation de la crise. On espère que
la suite du recensement ne réservera plus des
surprises désagréables. |
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Processus électoral : Gilchrist s’est entretenu avec
Blaise Compaoré à Ouaga |
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Gilchrist Olympio était la semaine dernière à
Ouagadougou où il a eu une séance de travail avec le
Ministre burkinabé des Affaires et représentant du
facilitateur au Comité de suivi de l’APG, Djibril
Bassole avant de s’entretenir avec Blaise Compaoré. |
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Il
s’agissait pour le Président national de l’UFC de
partager avec les autorités burkinabé les
inquiétudes relevées dans la conduite du processus
électoral. Au menu des discussions, le délai du
recensement jugé trop court, l’observation militaire
et nationale.
Après avoir relevé le nombre insuffisant des
opérateurs de saisie, Gilchrist Olympio a demandé
que toutes les dispositions soient prises
(prorogation du délai si nécessaire…) afin que tous
les Togolais puissent être recensés. Il a en outre
plaidé en faveur de l’observation militaire des
prochaines élections ainsi que l’implication plus
accrue des observateurs nationaux dans le processus
électoral. De source proche des autorités burkinabé,
on indique que toutes ces préoccupations exprimées
par le Président national de l’UFC seront soumises à
la prochaine séance du comité de suivi qui se
tiendra à Ouaga ou à Lomé probablement le 23
juillet. Gilchrist Olympio qui se trouve dans la
sous-région Ouest Africaine depuis quelques jours,
suit de près le déroulement des opérations de
recensement qui ont débuté hier avec quelques
difficultés.
A.S. |
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Un
militaire abattu dans l’enceinte de la Radio-Tv |
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Hier une rumeur qui a traversé les rues de Lomé
faisait état de ce que des militaires qui tentaient
de prendre la radio pour proclamer la fin du régime
Faure ont été mis en déroute. On a vite fait de
penser à un coup d’Etat. Surtout que l’événement
survient quelques heures avant le recensement
électoral et alors même qu’on n’avait pas fini de
spéculer sur la menace de saboteurs présumés du
processus. Que s’est-il passé en réalité ? |
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Selon nos sources, dans la nuit du samedi au
dimanche aux environs de 2 heures du matin trois
individus qui volaient des bidons pleins d’essence
dans le magasin de saisie de la Direction générale
des douanes, ont tenté de passer par le mur de la
radio pour emporter leur butin L’un d’eux qui se
trouvait sur le toit de la Direction de la
communication et qui faisait signe aux autres a été
aperçu par une sentinelle. Après la sommation il a
été mortellement atteint par une balle alors qu’il
tentait de s’enfuir.
On découvrira plus tard qu’il s’agissait d’un
militaire qui a l’habitude de monter la garde dans
l’enceinte de la Radio-TVT. Quelques
jours auparavant, il avait demandé la permission
pour se rendre aux cérémonies des Evala. Il y a
quelques jours des agents de
la
TVT se seraient plaint du fait que malgré la
présence des militaires qui sont censés assurer la
sécurité des lieux, des câbles ont été coupés.
Ce qui a amené les militaires en faction à redoubler
de vigilance. Pour opérer, les trois individus sont
passés par la rue des médias qui sépare la clôture
de la radio aux locaux de la mission française de
coopération et qui avait été bloquée sur ordre du
Colonel Tidjani à l’époque pour raison de sécurité.
Aujourd’hui que les occupants ont vidé les lieux, il
urge que cette rue soit ouverte et débarrassée de la
broussaille qui a servi de lieu de refuge aux
voleurs.
A. S. |
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