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- de mettre en œuvre les décisions prises par le
Dialogue ;
- de prendre des mesures en vue d’accélérer le
rapatriement et la réinsertion des réfugiés et des
personnes déplacées ;
- de créer les conditions d’une implication plus
forte de la diaspora togolaise à l’œuvre de
construction nationale ;
- de renforcer les mesures visant à assurer la
sécurité des personnes et des biens sur toute
l’étendue du territoire national et de veiller au
strict respect des normes républicaines relatives à
l’intervention des Forces de sécurité dans le
maintien de l’ordre et de la sécurité publique ;
- de mettre en place un programme de délivrance de
cartes nationales d’identité ; de prendre des
mesures incitatives à la participation des femmes à
la vie politique ; de prendre les textes
réglementaires et administratifs garantissant des
élections justes, libres et transparentes ;
- de prendre les mesures appropriées avec les
partenaires au développement en vue de relancer
l’économie togolaise ;
- de parachever la mise en œuvre des vingt-deux (22)
engagements souscrits par le gouvernement togolais
avec l’Union Européenne ;
- d’élaborer un calendrier électoral précis
indiquant la date d’installation de la future CENI ;
- de définir les modalités de financement des
activités des partis politiques ;
- de rédiger les articles du code électoral visé par
le présent Accord. ».
La situation devient d’autant plus
difficultueuse qu’au moment même où le gouvernement
se bat pour l’application de la feuille de route
dans un environnement politique pas toujours
favorable, il est confronté à des problèmes relatifs
au quotidien des citoyens.
Ainsi par exemple, alors qu’on attend du
gouvernement qu’il mette rapidement les moyens à la
disposition de la CENI pour l’organisation des
élections législatives considérée comme sa mission
principale, il se trouve confronté depuis quelque
temps, aux revendications des syndicats qui menacent
de lancer incessamment un mouvement de grève.
Le Gouvernement se retrouve ainsi dans
une situation pour le moins inconfortable qui lui
impose la hiérarchisation de ses actions. Selon
certains observateurs, il serait plus indiqué en
pareil cas, de privilégier les élections
législatives. Ces élections, organisées dans les
conditions de transparence voulues par les
partenaires du Togo feront renaître de façon
durable, la confiance entre notre pays et ses
principaux bailleurs de fonds. Cette confiance
retrouvée permettra au Togo de bénéficier
d’importants financements au titre de la coopération
qui permettront à leur tour, de satisfaire une bonne
fois pour toutes, les doléances des syndicats.
Dans les milieux proches des syndicats,
on estime que cette démarche n’est pas la meilleure
et qu’il faudrait plutôt donner priorité au
règlement des problèmes des travailleurs. Pour les
tenants de ce point de vue, il serait illusoire de
vouloir séparer le bien-être des travailleurs, de
l’organisation des élections. On ne saurait
prétendre organiser des élections dans des
conditions telles que prévues par l’Accord Politique
Global dans un environnement où les travailleurs ont
faim. Comme quoi, ventre affamé ne peut point voter.
Avant d’appeler les travailleurs à aller voter ou à
participer au bon déroulement des élections, il faut
au préalable leur donner les moyens pour avoir un
minimum de quiétude et de sérénité.
Face à ces deux argumentations, le
gouvernement qui se retrouve entre les élections et
les pressions syndicales est confronté à un dilemme.
Le drame, c’est qu’il est dans l’incapacité de
financer à la fois, les élections et faire face dans
le même temps aux besoins des travailleurs. Que
feront Me Agboyibo et les siens pour sortir de ce
guêpier ? L’équation est dure à résoudre.
L.R. |