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Après avoir informé la base de la tenue mercredi 16
mai de la première réunion du Conseil national du
dialogue social dont l’installation officielle des
membres a eu lieu 24h plus tôt, les responsables
syndicaux ont été sévèrement critiqués par la base
qui les a taxés de complaisants vis-à-vis des
autorités togolaises. « Je ne vous comprends pas.
Vous vous retrouvez tous autour de la même table et
au sortir, vous mangez et buvez ensemble et puis
vous ne défendez plus notre cause. Comment les
conclusions du dialogue social qui a pris fin depuis
Novembre 2006 peuvent être rangées dans les tiroirs
par le pouvoir et aujourd’hui, vous formulez
d’autres doléances comme celles du premier mai ?
Nous voulons la mise en application pleine et
entière des clauses du dialogue social. Nous voulons
tout et non seulement les quelques exigences de ce
cahier de charge » a lancé au bureau, un
syndicaliste visiblement outré par la doléance en 10
points du 1er mai qui appelait le pouvoir
togolais à régler un certain nombre de problèmes
avant le 1er juin prochain faute de quoi
une grève sera déclenchée.
Pour la grande majorité des syndicalistes très amère
envers le bureau, le syndicalisme du genre de
l’époque du parti unique marqué par l’obligation de
regarder dans la même direction est révolu et il
faudra aujourd’hui s’inspirer de l’exemple guinéen
pour amener le pouvoir togolais à refaire une
situation pour le travailleur dont les chances
d’épanouissement, compte tenue de la faiblesse du
salaire, se réduisent comme une peau de chagrin.
Malgré tout, les responsables ont calmé
la base et ont ensemble arrêté une nouvelle plate
forme en 9 points que voici et que le gouvernement
devrait respecter avant le 1er juin
prochain.
- Le versement des Arriérés de salaires, pensions,
allocations familiales
- Le paiement des allocations familiales des Agents
Permanents de salaires et pensions de retraite à
terme échu conformément aux dispositions du nouveau
Code du Travail
- L’application effective aux travailleurs de
l’enseignement privé confessionnel catholique, de
la mesure de déblocage des effets financiers des
avancements et révision de situation administrative.
- La baisse sensible des prix des produits
suivants :
(Produits pétroliers, eau, électricité,
communications téléphoniques, produits
pharmaceutiques, matériaux de construction).
- La résolution définitive du problème du manque
d’énergie et d’eau potable exposant les populations
aux risques permanents des maladies hydriques.
- La révision à la baisse des factures d’électricité
en constante augmentation en dépit des délestages
récurrents.
- La prise en charge systématique des accouchements
par césarienne pratiqués dans les hôpitaux publics.
-
L’instauration par les autorités ayant en charge le
dossier de Togopharma d’un dialogue avec les
travailleurs en vue de trouver une solution
définitive au problème de ce secteur.
- L’accélération du processus de titularisation des
enseignements nouvellement intégrés
Une autre AG est prévue pour le 25 mai
soit 24h après une nouvelle rencontre avec le
gouvernement pour faire le point de la situation et
décider du lancement ou non de la grève au cas où
toutes les revendications ne seraient pas
satisfaites.
K. Segniagbeto |