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N°543
: du 21 mai 2007] |
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Des inquiétudes après le passage Gilchrist Olympio |
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« Pour moi, la victoire de l’opposition démocratique
vraie ne fait aucun doute. Ma préoccupation se
trouve plutôt dans la capacité de cette opposition
vraie à s’entendre pour gouverner ».
Ainsi déclarait David Ekoude IHOU ancien Ministre de
la Transition sous Koffigoh passé aujourd’hui
candidat aux législatives pour le compte de la CDPA.
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Pour lui, il est impératif que cette opposition se
concerte sérieusement et dès maintenant pour
préparer une plate-forme et un programme de
gouvernement crédible. Comme tout bon exilé de
retour après avoir passé près de 15 ans à
l’extérieur M. David Ekoude IHOU ne réalise pas que
beaucoup d’eau a coulé sous le pont et que la
classification des partis en opposition vraie ou
fausse d’un côté et RPT de l’autre appartient
désormais au passé. Même à la CDPA sous la bannière
de laquelle l’ancien Ministre veut se présenter aux
prochaines législatives on ne semble plus
s’accrocher au slogan de Tchekpo, « Démocratie
d’abord, multipartisme après ». La CDPA, l’UFC
et le CAR que M. IHOU qualifie d’opposition vraie
sont devenus aujourd’hui de sérieux adversaires
parce que d’abord ils se disputent les mêmes fiefs
électoraux et ensuite ils se battent chacun pour
avoir le maximum de sièges en vue de se positionner
sur l’échiquier politique. Le combat du leadership a
donc pris le pas sur la dynamique unitaire qui a
prévalu par le passé.
Les dernières déclarations de Gilchrist
Olympio lors de sa tournée à travers le pays
devraient désillusionner tous les nostalgiques qui
espèrent qu’une union l’UFC-CAR-CDPA est encore
possible. Durant cette tournée, les responsables de
l’UFC se sont présentés aux populations comme de
« vrais » opposants porteurs du changement
souhaité et soucieux de l’intérêt des populations
par opposition à la CDPA et au CAR qui seraient
allés au gouvernement pour se refaire une santé
financière. En réaction les partis accusés d’être
allés à la mangeoire présentent à leur tour l’UFC
comme un parti glouton qui, non content d’avoir des
portefeuilles succulents qu’elle a réclamés s’est
mise à l’écart pour se donner une certaine virginité
politique. Lors d’un point de presse à l’occasion du
retour de Logo Dossouvi, le Secrétaire Général de la
CDPA s’en était déjà indigné. Si ceux qui racontent
que les partis qui sont allés au gouvernement sont à
la mangeoire obtenaient la primature et les
portefeuilles ministériels qu’ils exigeaient,
seraient-ils aussi allés à la
mangeoire ? s’était-il interrogé. Mais on pouvait
considérer cette polémique comme un épiphénomène si
les positions n’étaient pas tranchées.
Lorsqu’il lui a été posé la question de
savoir
avec quel(s)
parti (s) il était
prêt à nouer des alliances, Gilchrist Olympio a
répondu. « Nous ne voulons plus une coalition des
choses qui ne sont pas coalisables. Nous l’avons
essayé une fois, les résultats ne sont pas bons ».
En clair, le Président de l’UFC n’entend se mettre
ensemble avec aucun autre parti pour mener quelqu’action
que ce soit, après les élections.
Plus encore, la rupture est consommée
entre l’UFC et les autres partis de l’opposition au
sujet de la nature du gouvernement à former. Le
parti de Gilchrist Olympio a déjà annoncé les
couleurs en avertissant qu’en cas de victoire il
n’entend pas former un gouvernement d’union mais
plutôt un gouvernement entièrement UFC.
Cette prise de position radicale a de
quoi inquiéter ceux qui espèrent et continuent de
penser que l’opposition fera un front commun face au
RPT après les législatives. Mais la plus grande
inquiétude porte sur l’impact qu’auront les discours
que tiendront la CDPA et le CAR pendant la campagne
en réaction aux propos jugés provocateurs de
Gilchrist Olympio à leur égard. Le parti au pouvoir
n’espère rien de plus qu’une guerre d’invectives
entre les anciens coalisés pour tirer profit de la
démobilisation des électeurs de l’opposition. Mais
les frères d’hier devenus adversaires aujourd’hui
pourront-ils éviter ce mauvais sort ?
Abass SAÏB |
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Le
crépuscule d’un intouchable : Bassam El Najjar lâché
par Kpatcha Gnassingbé |
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Bassam El Najjar est certainement en train de payer
le prix de son entêtement. En effet, selon des
informations recueillies de sources concordantes,
l’homme d’affaires libanais aurait vu son compte
bancaire bloqué par la Direction Générale
des Impôts. Les démêlés de M. Bassam avec
la
Direction des Impôts défrayaient la chronique depuis
les lendemains de la chasse ouverte contre les
mauvais payeurs d’impôts. |
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Comptant
sur les solides appuis dont il dispose dans les
hautes sphères du pouvoir, il aurait minimisé les
rappels de la Direction du fisc. Pendant qu’on le
relançait pour payer ses impôts et se mettre en
règle, il poursuivait son hégémonie sur le secteur
de la vente des véhicules d’occasion au Port
Autonome de Lomé. C’est ainsi qu’une procédure en
recouvrement s’est ouverte contre lui pour le
paiement de plus de 9 milliards au titre d’impôts
impayés.
Selon nos informations, une mise en
demeure lui aurait été adressée aux fins de paiement
des impôts échus. Mais M. Bassam toujours égal à
lui-même aurait banalisé la démarche en entretenant
le dilatoire.
Après avoir tenté la voie amiable en
vain la Direction Générale des Impôts a procédé à la
saisie des comptes du commerçant indélicat.
Malheureusement, seulement 25 millions de nos francs
ont pu être saisis sur les comptes. Certaines
sources soutiennent que Bassam ne laisse jamais
d’importantes sommes d’argent sur son compte
bancaire. Il revient donc à la Direction Générale
des Impôts de procéder autrement pour recouvrer les
9 milliards dont le Togo a cruellement besoin en ces
temps de soudure.
Le moins qu’on puisse dire aujourd’hui,
c’est que le « tout-puissant » se trouve dans
ses petits souliers. Tout dépendait en réalité de
ceux qui le protégeaient en l’encourageant à
entretenir un bras de fer avec la Direction Générale
des Impôts.
De sources concordantes, ceux qui
«mangeaient dans la main» du Libanais et
l’encourageaient dans son entêtement auraient
commencé à s’éloigner de lui. Le ministre de la
Défense Nationale
dont on dit qu’il est son ami est lassé à n’en pas
fini d’être le bouc émissaire dans cette affaire
aurait pris ses distances avec lui. Selon les mêmes
sources, c’est à cause de ce Libanais que serait né
un conflit entre les deux fils Eyadéma. Bassam
n’aura plus de carapace et perdra toute sa capacité
de résistance s’il n’a plus la couverture de Kpatcha.
Que peut faire Bassam d’autre que de
payer à un moment où, lâché par ses soutiens, il se
voit pousser dans son dernier retranchement par la
Direction Générale
des Impôts plus que jamais décidée à t out faire
pour recouvrer le montant des impôts échus ?
L.R |
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Le
Comité de Suivi entérine la date du 05 août pour les
élections |
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Le recensement débute le 08 juin
Le comité de suivi de l’APG, réuni en sa 6e session
à Ouaga hier a entériné la date du 05 août proposé
par la CENI pour les législatives. « Nous avons tenu
compte de toutes les contraintes avant de choisir
cette date » aurait déclaré un membre de la CENI. La
date du 24 juin proposé par le chef de l’Etat avait
été jugé fantaisiste parce qu’elle a été prise
unilatéralement avant même que la CENI ne soit mise
en place. |
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Tout en sachant que les élections ne pourront pas
avoir lieu le 24 juin, les membres de la CENI et du
gouvernement avaient laissé planer le suspense. Il
semble que la nouvelle date aurait été retenue en
tenant compte des suggestions des partenaires
internationaux. A présent que toutes les parties
prenantes au dialogue ont consensuellement approuvé
la nouvelle date, on espère que la bataille pour un
autre report n’aura pas lieu. Il faut toutefois
espérer que d’ici là le matériel de recensement sera
opérationnel et que les kits seront équipés d’un
logiciel fiable validé et accepté par l’ensemble des
acteurs et des partenaires du processus électoral.
L’argent étant le nerf de la guerre, il faudra aussi
tout mettre en œuvre pour décaisser à temps les
fonds nécessaires à l’accomplissement des
opérations. Selon le chronogramme soumis par la CENI
à l’appréciation du Comité de Suivi le recensement
pourrait débuter le 8 juin et durera un mois.
Parallèlement le conseil des ministres a pris un
décret fixant le montant du cautionnement à 200.000
F contre 500.000 F précédemment. La décision du
Comité de Suivi donnera sans doute un coup de fouet
au processus électoral à condition que d’autres
manœuvres politiciennes ne surviennent.
L.R. |
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Nigeria : Quand les senteurs du pétrole donnent le
vertige à l’UE |
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La récente tournée africaine du mal élu nigérian
Umaru Musa Yar’adua qui a visité un certain nombre
de pays de la sous-région alors même qu’il n’a pas
encore prêté serment pose une fois de plus la
question de la légitimité des chefs d’Etats du
continent noir. En effet, quelques jours seulement
après son élection marquée par des fraudes massives
et une violence inouïe, le bénéficiaire de ce que
plus d’un observateur a qualifié de parodie
électorale ne s’était pas embarrassé de scrupule
pour minimiser la contestation de sa prétendue
élection. |
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S’adressant à des journalistes lors de son bref
séjour au Togo le 07 mai dernier, M. Yar’adua avait
laissé entendre en substance que la situation est
partout la même en Afrique où il n’y a jamais
d’élection sans contestation. Il a présenté les
choses comme si l’Afrique était un continent où la
fraude électorale est la règle. Il avait d’autant
plus nargué l’opinion que les contestations des
élections frauduleuses ne sont jamais allés loin. Au
lendemain des parodies, les populations contestent,
la communauté internationale condamne et quelque
temps seulement après, on s’accommode du mal élu à
qui on dresse le tapis rouge.
Si Yar’adua dont « l’élection » a
suscité autant de remous au sein de l’opinion se
permet ce genre de discours, c’est tout simplement
parce qu’il pense bénéficier d’une certaine
franchise. Et pour cause. Face aux monstrueux
montages et autres tricheries ayant conduit à sa
prétendue victoire, les puissances, promptes à
donner des leçons de démocratie et à brandir la
hache des sanctions contre les cancres de la
démocratie gardent le profil bas. Le mal élu s’est
empressé de parcourir les capitales des pays de
la
CEDEAO juste pour obliger les chefs d’Etat à lui
renvoyer l’ascenseur en assistant à son investiture
et se faire ainsi légitimer.
L’Union Européenne qu’on a vu ailleurs
virulente avec des sanctions à la clé pour moins que
ça, s’était limitée à exprimer sa profonde déception
en constatant que les élections générales au Nigeria
étaient entachées d’irrégularités. Elle a parlé de
graves problèmes d’organisation au sujet de
l’arrivée tardive des bulletins de vote dans
certains bureaux et des risques de fraudes. Elle
s’et enfin prononcée favorablement pour la
possibilité d’organiser un nouveau scrutin dans le
cas où il serait prouvé qu’il y a eu de graves
irrégularités si les autorités nigérianes en
acceptaient le principe.
Cette position timorée de l’UE dans la
crise née au Nigeria suite à la frauduleuse du 21
avril dernier que certains qualifient de scandale
électoral donne à réfléchir. Pourquoi l’UE si
pointilleuse sur les questions d’élections
démocratiques et de bonne gouvernance après la
signature de l’Accord de Cotonou tarde-t-elle à
réagir ?
Dans certains milieux, on pense que tout
dépend de la position du Nigeria en Afrique. Car le
pays d’Obasanjo n’est pas n’importe lequel. Il
s’agit d’un pays producteur de pétrole, le premier
d’Afrique. L’odeur du pétrole avait-il donc coupé le
souffle et donné le vertige aux donneurs de leçons ?
Lorsqu’on se réfère au communiqué de
l’UE dont nous avons fait cas plus haut, on peut se
demander si l’institution européenne n’a pas
elle-même réduit l’Accord de Cotonou en chiffon. Il
est en effet clair aujourd’hui que les sanctions se
décident et que l’Accord ne s’applique qu’à la tête
du client. On est sanctionné ou pas selon qu’on est
ou non, producteur de pétrole. Conclusion, les
sanctions tombent selon ses propres odeurs et selon
les humeurs des « procureurs ».
La dernière expérience du Nigeria et la
gestion de la parodie conduisant Yar’adua au pouvoir
reste un encouragement aux futurs candidats pour
torpiller les processus électoraux. Les ennemis de
la démocratie pourraient s’inspirer du cas du
Nigeria pour organiser la fraude et se faire élire
en eau trouble avec bien sûr la bénédiction de la
très complaisante Union européenne.
L.R. |
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L’amitié Bolloré Sarkozy risque d’être fatale à
Dupuydauby au Togo |
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Quel avenir réserve l’élection de Nicolas Sarkozy
aux relations entre la France et le Togo ? On se
souvient qu’alors qu’il n’était pas encore Président
de la République française, Nicolas Sarkozy s’était
montré très critique à la manière dont Faure
Gnassingbé était arrivé au pouvoir. Sa prise de
position avait à l’époque soufflé un coup de froid
entre les tenants du pouvoir togolais et le ministre
de l’Intérieur qu’il était à l’époque. |
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Aujourd’hui, avec Nicolas Sarkozy devenu Président,
toute la donne change. Tous les chefs d’Etat
africains même ceux qui, il n’y a pas longtemps,
avaient du mal à cacher leur inimitié vis-à-vis du
personnage souhaitent avoir de bonnes relations avec
lui. C’est à qui enverra le message de félicitation
le plus affable.
Mais l’arrivée de Sarkozy au pouvoir
empêche toujours de dormir dans certains milieux. On
se souvient qu’au lendemain de son élection,
l’amitié entre le tout nouveau Président de la
République et M. Vincent Bolloré, PDG du Groupe
Bolloré avait été exposé au grand jour. Vincent
Bolloré avait offert quelques jours de répit à son
ami Sarkozy sur l’Ile de Malte, à bord de son
luxueux Yacht.
Par cette amitié réelle, Bolloré
renforce sa position vis-à-vis de ses concurrents
déloyaux qui essaient de lui mettre les bâtons dans
les roues dans les pays francophones où il a des
intérêts.
N’est pas ami du Président de la
République, qui veut. Vincent Bolloré fort de son
amitié avec Sarkozy peut se faire désirer. Il
pourrait se voir sollicité pour jouer à la médiation
en cas de besoin. Si ce cas de figure se présentait,
Bolloré risque de ravir la vedette à Charles
Debbasch un conseiller français du chef de l’Etat
togolais.
Ce qui constituerait un désastre pour
Dupuydauby, un concurrent de Bolloré qui a pour
solide appui auprès des autorités togolaises, le
même Charles Debbasch.
Le Patron de Progosa qui a maille à
partir avec son ancien employeur, ami de Sarkozy a
donc des soucis à se faire, lui qui a toujours clamé
avoir le soutien des autorités togolaises dans le
conflit qui l’oppose au Groupe Bolloré.
Y. A. |
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