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Après bien des supputations,
le congrès extraordinaire de la Fédération
Togolaise de Football qui
devrait permettre la révision des statuts et
que d’aucuns ont prétendu être
le Congrès de tous les dangers a finalement eu
lieu à Notsè le week-end dernier. Le moins
qu’on puisse dire est qu’il s’est déroulé dans
des conditions relativement bonnes et que le
pire que les uns et les autres craignaient
n’avait pas eu lieu. Certes, des indiscrétions
annoncent que tout n’est pas fini et qu’il est
possible qu’une autre rencontre ait lieu
prochainement mais ce à quoi on a assisté le
samedi autorise à penser que les
choses ne dégénéreront guerre et que la
révision des statuts telle que souhaitée par
la FIFA se déroulera normalement.
Pourtant, jusqu’à la veille de
l’ouverture du congrès, des voix se sont
élevées de surcroît au sein même de la FTF,
pour fustiger l’organisation de cet événement
combien important pour l’avenir du ballon rond
togolais. Elles sont allées jusqu’à dénoncer
la dénomination de l’instance, sa nature et le
lieu qui l’abrite, le délai de sa convocation
sans oublier ses modalités pratiques ainsi que
la mise en vigueur des statuts.
Bref, l’atmosphère à la veille de ce congrès
était d’autant si polluée que les positions du
Secrétaire Général, le juge Assogbovi et du
trésorier M. Tino Adjétey laissait présager
auprès des observateurs du sport roi togolais
un combat d’idées à Notsè.
Aujourd’hui, cet affrontement n’a
pas eu lieu. Tant mieux pour le football
togolais. Cependant, les uns et les autres se
demandent si cette compréhension qui a régné
pendant le congrès n’est pas venue trop tard
et que la FIFA ne s’était-elle pas
déjà saisie de l’affaire. Car dans
cette cacophonie qui a précédé la rencontre de
Notsè, tous les maux ou presque dont souffre
le Football togolais ont été mis à nu par son
Secrétaire Général Assogbavi appuyé dans sa
démarche par le Trésorier. Dans une mise au
point adressée en guise d’observation à son
président, les deux membres du Bureau de la
FTF avaient réveillé l’histoire du bilan
financier du mandat de 1998 à 2002 sur lequel
plane encore et toujours un mystère, avaient
mis en vedette le caractère
plénipotentiaire du jeune officier Rock dans
la gestion du ballon national. Pour illustrer
cette thèse, le duo a fait ressortir dans sa
mise au point (publiée en intégralité par
certains journaux de la place) que « nous
nous sommes au regret de constater que le
Bureau Exécutif dans son ensemble n’a jamais
vu la copie du travail de la commission qui a
élaboré le projet des statuts. Si bien qu’ils
ont été surpris de constater le mercredi 18
avril 2006 que vous avez apprêté un document
intitulé STATUTS et qui leur a été distribué
alors qu’il ne peut s’agir que de projet de
STATUT qui devrait, après adoption par le
congrès revêtir la forme de STATUTS… ».
D’autres indiscrétions en provenance des
milieux détracteurs de Rock précisent que
suite aux travaux d’une commission ad hoc mise
en place par la FTF, l’avant projet des textes
n’a pas été adopté par l’ensemble du groupe et
que celui-ci s’est arrogé le droit de
l’envoyer à la commission juridique de la FIFA.
Aussi s’en est-il fallu de peu pour que le
Président et son Secrétaire Général n’en
viennent à une partie de pugilat au cours de
la rencontre au siège.
Toute la semaine, ces sujets ont
fait l’actualité des journaux et beaucoup se
demandent si la FIFA, connue pour son
intransigeance dans de pareilles situations ne
serait pas en train d’étudier le cas togolais
avec minutie. C’est vrai que ces derniers
temps, la FTF se trouve dans les bonnes grâces
de la FIFA mais on craint que
cette affaire ne constitue un précédant
dangereux pour elle.
D’autre part, même si la tempête a
subitement dissipé à Notsè des gens continuent
de se demander si ce bras de fer ne porterait
pas un coup dur aux préparatifs des Eperviers
pour le mondial. Surtout qu’à la veille de la
CAN c’est le S.G qui allait négocier les
stages ici et là pour l’équipe et jouait en
quelque sorte le rôle de coursier. Bien
évidemment, s’il est tombé en disgrâce
comme les dernières évolutions de la situation
le font croire, il y aura d’autre pour se
substituer à lui mais sa mise à l’écart
devrait constituer un coup bas pour la suite
de l’aventure de nos Eperviers. Parallèlement,
cela révèle les coups bats que les membres de
la FTF se portent dans cette structure.
K.
Ségniagbéto
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