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Le Regard

21 avril 2007

[ 539 : du 17 avril 2007]
La bataille de candidatures se poursuit au RPT

Les primaires qu’organise le RPT pour désigner ses candidats aux législatives se poursuivent. Et si de Blitta à Dapaong la bataille inter partisans du RPT est rude, c’est en raison du fait que dans la plupart des préfectures de cette région étiquetées comme des bastions et l’ex parti unique, les candidats désignés sont considérés comme déjà élus à l’Assemblée nationale. Trop de cadres du RPT se bousculent dans cette région parce que sous le règne du Gal président l’appartenance au parti du Président était plus sécurisant. Pour l’heure, les conciliateurs s’activent à départager les concurrents. Non sans difficultés.

Dans la préfecture de Bassar, Abass Bonfoh qui au départ avait laissé croire qu’il ne sera pas de la partie s’est finalement imposé. D’aucuns pensent qu’il veut se couvrir d’immunité parlementaire pour éviter d’éventuelles poursuites à l’avenir dans la mesure où c’est sous sa présidence intérimaire que les massacres ont été commis après la mort du Général président. Dans la préfecture de Tchaoudjo, un consensus a été trouvé. Le Général Mèmène sollicité aurait refusé de briguer un nouveau mandat.

            A Sotouboua l’ex Ministre des Finances s’est fait désigner par les délégués cantonaux acquis à sa cause. Dans la préfecture de Tchamba l’ex S.G du RPT Dama Dramani s’est également imposé.

            Dans la Kozah, Kpatcha Gnassingbé, Kpanlou Patassé et Walla Edjaïdé se sont imposés sans problèmes.

Dans la Binah, le Secrétaire Général du RPT Solitoki Magnim a dû se retirer. Si à Kantè Dankpen et Doufelgou il n’y a pas eu de problème majeur, dans les préfectures de Tône, Tandjouaré, Kpendjal, Assoli, rien n’est encore joué. Il apparaît que chaque canton veut à tout prix positionner son candidat. Mais pour des raisons pratiques, les candidats adulés dans les cantons où il y a un plus grand nombre d’électeurs ont plus de chance de passer. Au niveau du parti le problème qui se pose est de savoir comment faire pour éviter que ceux qui se sentent oubliés et marginalisés s’abstiennent de voter ou accordent tout simplement leurs suffrages à des partis de l’opposition en signe de protestation. L’opposition en général  le PSR et l’Alliance en particulier pourront-ils profiter de ces divergences pour rafler quelques voix ?

AS

 
Psychose de complot au sommet de l’Etat

La résistance affichée par un homme d’affaire libanais qui semble se moquer éperdument de la mise en demeure de la Direction Générale des impôts cache mal une complicité dans les cercles du pouvoir. Et comme par hasard, ce bras de fer qui ne dit pas son nom coïncide avec certaines tractations douteuses qui laissent croire qu’une conspiration colossale se prépare contre l’Etat.

Il s’instaure une union sacrée de nostalgiques du passé qui affectionnent la bonne vieille méthode de gestion de l’époque où des hommes d’affaires expatriés garantis-saient les intérêts de certains barons du régime au mépris de la bonne gouvernance. Il est vrai que la politique d’assainissement des finances publique ne plaît pas à tous ceux qui étaient habitués aux magouilles. Pour ceux-là, le meilleur remède pour conserver leurs intérêts c’est de mettre fin à la gestion orthodoxe des finances publiques qu’ils abhorrent. Faure Gnassingbé qui voudrait rompre avec les vieilles méthodes de gestion des affaires de l’Etat serait donc dans la ligne de mire. Sinon comment comprendre que deux officiers supérieurs commandants de garnison soient appelés à servir ailleurs contre l’avis du Chef de l’Etat qui les aurait maintenu à leur poste in-extremis. On n’accorderait aucune importance à ce genre de dysfonctionnement si elle ne coïncidait pas avec le bras de fer entre l’Etat et un Libanais mauvais payeurs d’impôts qui investit l’argent qu’il a gagné au Togo dans la construction d’un complexe hôtelier en Guinée Equatoriale. Avec ce genre d’hommes d’affaires, il faut s’attendre à tout. Du Libéria en Côte d’Ivoire en passant par la Sierra Leone des mafieux libanais ont fait leur preuve en alimentant des conflits armés.

A suivre.

A.S.

 
Gilchrist Olympio choisit Kpalimé pour le 27 avril

Officiellement la fête de l’indépendance sera célébrée le 27 avril dans la ville de Dapaong. Cette fête connaîtra la participation du chef de l’Etat et du Premier Ministre. Mais comme ce fut le cas l’année dernière, l’UFC a choisi de marquer l’événement en organisant une manifestation parallèle. Ainsi, Gilchrist Olympio qui se rendra à Lomé le 26 avril assistera à la célébration de la fête de l’indépendance à Kpalimé le 27. La préfecture de Kloto etait aussi considérée comme un bastion des nationalistes.

Le parti de Gilchrist Olympio s’est toujours posé comme héritier  de l’indépendance. A quelques mois des élections,Gilchrist  saisira l’occasion pour tester le terrain.Tout naturellement, les autres partis de l’opposition y voient une récupération politique et une volonté manifeste du  clan Olympio de s’accaparer la paternité de la lutte pour l’indépendance dans laquelle les togolais de toutes les régions et dont les fils et filles militent dans d’autres partis politiques ont sacrifié leur vie.

De source proche de l’UFC, on indique que le Président du Parti fera une tournée de sensibilisation dans le Nord du pays sur les législatives. Récemment le 2e vice-Président de l’UFC entré en dissidence Jerôme Gnassingbe Amah a effectué des tournées dans certains cantons de la région de la Kara pour dénoncer « la politique d’exclusion » qui prévaut dans son ancien parti.

AS

 
 
 
 
 
 
 
 

 

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