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Depuis
le 22 mars 2006, le contrat qui liait Stephen Keshi
au Togo et qui faisait de lui l'Entraîneur des
Eperviers du Togo a pris fin.
Dans un communiqué de presse rendu public la semaine
dernière, l’ex-coach des Eperviers révèle que les
promesses de renouvellement ou de prorogation dudit
contrat, ne sont aujourd'hui que des mots issus de
l’euphorie de la double qualification historique
CAN/ Mondial 2006 du Togo.
Il se dit sincèrement aujourd'hui, un homme
fièrement comblé d'avoir contribué à la
qualification du Togo à une Coupe du Monde pour la
première fois de son histoire.
Telle était en fait son ambition à son arrivée en
2004. « Bien sûr personne ne voulait me croire,
la FTF et mes propres joueurs me traitaient de
Rêveur, le Président de la République d'alors, le
Général GNASSINGBE Eyadema,
(paix à son âme) a vite fait de m’interrompre
: « Je ne te demande pas tant mon fils, ce que je
veux de toi, c'est une qualification pour
la CAN 2006... »
Il déclare ne pas pouvoir croire un seul instant
qu'il a emporté avec lui dans son voyage de non
retour, l'esprit de collaboration que lui vouait
l'institution chargée de la gestion du football au
Togo. Résultat, les Eperviers seront au pied des
pyramides sans préparation. Ils étaient physiquement
et moralement diminués. La suite, tout le monde la
connaît.
Il a tenu à présenter à l'Etat Togolais, au peuple
togolais tout entier, ses sincères excuses pour la
contre-performance d'une équipe qui a manqué au
moment opportun, de l'attention professionnelle de
ses dirigeants. « Peut-être avec quelques coups
de poings sur la table, j'aurais réussi à changer
les choses . . . . », a-t-il indiqué.
En toute humilité, il dit assumer l'entière
responsabilité de l'échec. Car, en de pareilles
circonstances, seul l’entraîneur est responsable.
C'est la loi du football africain. Et pourtant, ses
fidèles compagnons et lui se sont saignés pour la
Coupe du monde Allemagne 2006.
A quelques semaines de la plus grande échéance
mondiale, il lui revient sportivement, d'inviter;
- les joueurs à la sérénité, à l'enthousiasme et à
la solidarité,
- les techniciens à plus de créativité et,
- les dirigeants au sens aigu du professionnalisme.
En sport, il n'y a pas de rancune. C'est pourquoi,
il s’est gardé de réactions. « Cependant, je ne
saurais quitter le Togo sur la pointe des pieds sans
exprimer toute ma gratitude à ce charmant peuple que
le football sait unir en toutes circonstances. Je ne
me hasarderai pas de citer de noms
car, s'il est facile de nommer les présidents de la
République, les premiers ministres, les ministres et
les membres de la FTF... que ferais-je des
journalistes, fidèles complices, mais aussi de
ceux-là qui, -après avoir parcouru des kilomètres,
bravé tous les risques, paient de leur poche leurs
billets pour enfin savourer les gestes simiesques
des Agassa, les dribles de Shéyi, Kader, Touré,
Sénaya et autre Oloufadé, la résistance du Capitane
Abalo et ses acolytes de la défense que sont Akoto,
Odeyi, Mathias »,
avant de conclure que : « sachez simplement
qu'en sport, la roue tourne sans cesse. Et, parce
que le peuple Togolais, généreux et courageux, sait
apprécier, j'ai la ferme conviction que je
reviendrai sous peu pour d'autres aventures plus
émouvantes. Il ne peut en être autrement. Avec le
Togo, je n'ai connu que gloire, victoire et surtout
consécration celle du meilleur Entraîneur Africain
2005 notamment. Dieu soit loué! ».
A. I. |