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Les partis politiques de l’opposition traditionnelle
et les deux associations de la société civile sont
invités au dialogue. Ce sera vendredi prochain à
l’Hôtel Corinthia 2 Février. L’attente aura été
longue et pour cause. Plusieurs mois ont été
consacrés à la polémique sur les préalables du
dialogue, facilitateur, lieu …
Au regard des observations sur le
mémorandum à eux adressé par la présidence de
la
République, les partis politiques outre l’UFC ne
font pas des préalables un point de fixation.
La balle se retrouve donc dans le camp
de l’UFC qui a réaffirmé il y a quelques jours
devant la mission d’évaluation de l’UE qu’elle
n’entend pas prendre part à un quelconque dialogue
sans médiateur.
On se rappelle que le gouvernement
togolais avait sollicité les bons offices du
Président Compaoré pour la reprise du dialogue
intertogolais. Mais après avoir conféré avec les
parties au dialogue, le Président burkinabé a plutôt
souhaité que le dialogue commence au Togo non
sans réaffirmer sa volonté d’aider les Togolais à
régler leur crise, qui, si elle dégénère, aurait des
répercussions sur l’économie burkinabé.
La question se pose donc de savoir le
rôle que jouera le Président burkinabé dans le
cadre de ce dialogue surtout que certaines
indiscrétions font état de ce qu’il aurait fait des
propositions à l’attention des autorités togolaises.
Outre les réformes institutionnelles, législatives
et réglementaires en vue de favoriser des élections
libres et transparentes, les mesures et modalités de
lutte contre l’impunité, la mise en place d’un
mécanisme de suivi et d’un gouvernement de consensus
ou transitoire d’unité, l’agenda du dialogue prendra
en compte la question de
la
Réforme de l’Armée, une des préoccupations
essentielles du parti de Gilchrist Olympio.
Apparemment, tous les problèmes soulevés par les
partis de l’opposition figurent à l’ordre du jour.
Mais dans tous les cas, la priorité est accordée à
la recherche du compromis sur le cadre électoral
ainsi que les modalités et les conditions
d’organisation des futurs scrutins électoraux.
Du côté du pouvoir, on semble minimiser
les divergences profondes qui existent entre le PDR
et
la
CPP d’une part et les partis de l’ex Coalition de
l’autre et qui rendent désuète la configuration de
l’opposition traditionnelle retenue en 2004. Mais il
s’agit là, d’un problème réel qui mérite une
attention particulière parce que la méfiance entre
les partis de l’ex opposition siégeant au
gouvernement et les autres partis de l’ex Coalition
est si profonde que la sérénité des débats pourrait
en être affectée si l’on tente de les mettre
ensemble quand il s’agira de répartir les tâches
entre la mouvance présidentielle et l’opposition,
car l’on peut prêter l’intention au pouvoir de jouer
le PDR et la CPP contre les autres partis de
l’opposition.
Lorsque l’on pose la question aux
responsables de ces deux partis de savoir de quel
côté ils se situent, ils ne répondent pas clairement
mais se contentent plutôt de renvoyer la question
en réclamant qu’on leur dise de quel côté se
situeraient les autres s’ils étaient au
gouvernement étant entendu qu’ils avaient accepté la
principe de gouvernement d’union. En réaction, les
partis de l’ex Coalition déclarent qu’un
gouvernement comme celui-là, n’est pas d’union
puisqu’il ne renferme pas à tout le moins, les
forces politiques représentatives et que dès lors
qu’il y a donc un pouvoir et une opposition, ceux
qui sont au gouvernement et donc au pouvoir ne
peuvent se réclamer de l’opposition comme le font
la
CPP et le PDR. Il se pourrait, – à ce qui se dit, –
qu’en acceptant d’inscrire à l’ordre du jour
certains points auxquels il s’opposait, le pouvoir
compte sur la division de l’opposition pour les
évacuer lors du dialogue.
Outre la question du repositionnement
des partis, l’UFC se trouve confrontée à une
situation délicate. Comment s’y prendra t-elle pour
défendre sa position avec fermeté en ne participant
pas au dialogue sans médiateur et sans offrir
l’image d’un parti qui refuse le dialogue ?
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S.
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