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N°538
: du 10 avril 2007] |
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Elections primaires dans l’Oti : Natchaba écarté de
la liste du RPT pour les législatives
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Le
RPT a commencé ses primaires pour la désignation de
ses candidats aux législatives. Et déjà,
l’expérience n’est pas aisée.
Samedi dernier les délégués du RPT venant des huit
cantons de la préfecture de l’Oti s’étaient réunis
au Centre Communautaire de Mango pour désigner les
candidats pour les législatives. Un bureau de deux
membres présidait la séance. Mais si le choix de
Damipi Noupokou n’a pas posé de problème majeur il
n’en est pas de même pour les deux autres. On a eu
recours au vote pour départager les candidats de l’Oti-Sud
et ceux de l’Oti-Centre. A l’issue du vote pour l’Oti-Centre,
Issifou Kantchati a battu Massoma Abdoulaye mais ce
dernier conteste les résultats estimant qu’il y a eu
corruption des votants. Mais c’est surtout
l’éviction de Natchaba qui a été spectaculaire.
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L’ex président de l’Assemblée qui était en voyage
s’attendait à ce que son protégé Lamboni Mindi
soutienne sa candidature. Mais coup de théâtre, M.
Mindi présente sa propre candidature.
Au
moment du vote les délégués des six cantons sur huit
et les membres du comité central qui devaient
prendre part au vote ont quitté la salle en signe de
protestation et Lamboni Mindi a été élu par les
délégués des cantons de Mogou et Tchanaga.
Ainsi donc théoriquement Lamboni Mindi, Noupokou
Damipi et Issifou Kantchati ont été retenus pour le
compte de la préfecture de l’Oti. Selon une source
proche de Fambaré Natchaba jointe à Mango l’ex
président de l’Assemblée Nationale considère que son
protégé qui devait soutenir sa candidature l’a
poignardé dans le dos et contexte la manière dont la
désignation de M. Lamboni Mindi a été opérée et
promet de tout mettre en œuvre pour retrouver sa
place sur la liste du RPT. Pour l’instant, on ignore
la suite que les sommités du parti réservent à cette
histoire.
Lamboni Mindi et Natchaba se battent pour
représenter les N’gangan de l’Oti Sud qui compte
44 000 électeurs. L’Oti Nord (25 000) électeurs et
l’Oti Centre (15 000) électeurs. Pour l’heure les
supporters de Lamboni Mindi savourent la victoire
sur Natchaba. Faure Gnassingbé qui l’avait
réhabilité en le désignant comme représentant du RPT
lors de la signature de l’Accord Politique Global
va-t-il voler à son secours? Aux dernières
nouvelles, on signale que l’ex-ministre Boukpessi
limogé a réussi à se faire élire à Sotouboua.
ABass SAÏB |
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Elections législatives : Le financement de l’UE et
du PNUD très attendu |
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L’un des problèmes majeurs dans l’organisation des
élections législatives du 24 juin prochain reste
celui du financement. La CENI a besoin d’une
bagatelle de 18 milliards F CFA pour mener à bien
les opérations. Mais de toute évidence, le Trésor
public togolais n’est pas en mesure de mettre cette
somme d’argent à sa disposition. Il va donc falloir
que des partenaires du Togo, impliqués dans le
processus ou ayant promis soutenir le processus,
mettent la main à la poche. |
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Afin de tenir dans les délais, le gouvernement
aurait déjà déboursé un total de 5 milliards F CFA à
la CENI. Cet argent aurait servi entre autres au
transport par vols spéciaux des Kits de recensement
de la RD Congo au Togo et autres. Il constituerait
aussi pour le moment, le fonds de roulement de la
CENI qui, avec ses démembrements, demeure une lourde
machine, nécessitant beaucoup de moyens.
A ce jour, beaucoup reste à faire si on veut tenir
effectivement dans les délais. De la réadaptation
des Kits aux opérations de recensement en passant
par la formation des agents recenseurs qui doivent
apprendre le maniement des Kits, et des autres
opérations entrant dans l’organisation matérielle
des élections, on aura encore besoin de 13 milliards
F CFA. Où trouver tout cet argent.
L’UE et le PNUD se sont déjà engagées à soutenir le
processus. Mais pourront-elles à elles seules faire
face à tous ces besoins ? Toute la question est là
et la situation est loin d’être aussi simple que
certains peuvent le penser. Tout porte à croire que
le Togo doit jouer sur toutes ses relations et
mettre toutes les bonnes volontés comme l’OIF a
contribution. Ce sera peut-être la seule voie de
salut.
L.R. |
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Les préfets gaffeurs bientôt virés |
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De
sources généralement bien informées, on apprend
qu’il y aura dans les prochains jours, quelques
réajustements dans le cercle des représentants du
pouvoir central à l’intérieur du pays. Des Préfets
seront mutés s’ils ne sont pas remerciés tout
simplement. La mesure, selon les mêmes sources,
concerne prioritairement ceux qui se sont
négativement illustrés lors des consultations
électorales passées. |
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En
effet, certains Préfets ont, au cours des derniers
processus électoraux, fait beaucoup parler d’eux en
mal. On en avait vu qui, comme de vulgaires
activistes de leur parti, étaient descendus dans
l’arène pour semer des troubles, couvrir les
fauteurs de troubles et faire entrave au travail des
missions d’observation.
Depuis quelque temps et surtout avec la
signature de l’Accord Politique Global, plusieurs
observateurs attendaient un réaménagement ou une
restructuration qui aurait pour but de voir les
Préfets qui ont, par leurs propres faits, perdu la
confiance de certains de leurs administrés, quitter
les affaires. Ils attendaient surtout que la gestion
de l’Etat au niveau des collectivités locales et des
divisions administratives se conforme à la dynamique
de partage née avec la signature de l’Accord
Politique Global.
Tout porte à croire selon nos sources
que ce sera bientôt chose faite. |
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Crise entre la FTF et les joueurs : Les Eperviers
«rebelles» veulent discuter avec Faure Gnassingbé |
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Manifestement, les Eperviers chasseurs de Primes
sont décidés à en découdre avec le président de la
Fédération Togolaise de Football. A la question de
savoir s’il est prêt à reprendre sa place au sein de
l’équipe nationale, Adébayor Shéyi avait répondu sur
Sport FM : « Si on m’envoie un fax que je lis et que
je comprends, je viendrai. Moi je suis disponible.
S’ils sont prêts à assumer ce qu’ils ont fait, ils
n’ont qu’à venir à la Radio et on va se réconcilier
là-bas. Je veux que le règlement de ce problème soit
public. Je veux que tout le monde soit au courant du
débat. Je ne veux pas qu’on le fasse en privé ;
qu’on envoie un fax chez moi ». Le capitaine des
Eperviers considère plutôt qu’il revient à Tata
Avlessi de se soumettre à ses caprices. |
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« Nous sommes prêts à négocier, à discuter mais
seulement avec le chef de l’Etat Faure Gnassingbé,
la seule personne aujourd’hui crédible à nos yeux »
a déclaré pour sa part Nibombé Daré sur Sport FM.
« Aucun membre de la FTF ne peut encore discuter
avec nous aujourd’hui ? Nous ne croyons plus en
eux » a-t-il indiqué avant d’avertir : « tous ceux
qui tenteront de nous convaincre ne nous trouveront
pas sur leur chemin ». En fait ces déclarations
intempestives frisent la pagaille parce qu’elles
manquent de cohésion puisqu’on ne sait pas qui de
Adébayor réclamant un débat public avec Tata ou de
Daré qui préfère discuter avec le chef de l’Etat
parle réellement au nom de la majorité des joueurs
demeurés silencieux.
« Je ne sais pas ce qu’il veut. Depuis
son élection lui et moi en ma qualité de capitaine,
nous n’avons pas encore discuté des objectifs», a
dit Adébayor à notre confrère le « Canard
Indépendant ». Se considérant comme incontournables,
les Eperviers chasseurs de Primes font donc chanter
le président de la Fédération, convaincus qu’il ne
pourrait pas se passer d’eux de peur de subir la
foudre des Togolais en cas de défaite sans eux.
Cependant, Tata Avlessi qui n’entend pas
se laisser marcher sur les pieds n’est pas homme à
dorloter les joueurs qui se montrent arrogants et
indisciplinés à son égard. Le dialogue semble donc
impossible entre le président de la FTF qui espère
des excuses de la part des joueurs sanctionnés pour
les réhabiliter, et les joueurs qui attendent de lui
qu’il reconnaisse le tort qu’il a commis à leur
égard. Mais ce qui encourage les joueurs à
entretenir le chantage, c’est que certains membres
de la Fédération leur donnent raison au détriment de
leur président au point qu’à ce jour, rien n’est
fait, pour amener les joueurs à comprendre que quel
que soit le problème posé, l’honneur de notre pays
devrait être placé au dessus de toute autre
considération et qu’on ne devrait pas prendre
prétexte des erreurs du seul président de la FTF
pour priver les Togolais de ce qui les unit.
Pour l’heure, on ignore si la doléance
de Daré a été portée au chef de l’Etat. A moins que
sa déclaration ait été faite sous l’effet de la
colère, on comprendrait mal comment des joueurs
d’une équipe nationale peuvent se passer de leur
Fédération reconnue par la CAF et la FIFA.
En tout état de cause, si quelques
conseils du chef de l’Etat peuvent permettre aux
joueurs rebelles de revenir à de meilleurs
sentiments c’est tant mieux.
AS. |
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