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Le Perroquet

13 Dec 2007

[ ?: du 12 Dec 2007

Comité Provisoire de Gestion : Bernard Walla toujours sous les tirs croisés de ses détracteurs
Depuis quelques jours, la polémique autour de la reconnaissance ou non du Comité Provisoire de Gestion de la Fédération Togolaise de Football par Confédération Africaine de Football (CAF) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) est relancée. C’était à la suite d’une rumeur portant sur une correspondance réelle ou supposée de la CAF invitant les membres du CPG au Caire pour se voir signifier le caractère illégal du comité au regard des textes en vigueur.

Cette information qui fut automatiquement démentie par le Secrétaire général Espoir Sronvie du Comité, n’a pas pour autant  désarmé les détracteurs de Bernard Walla et son équipe qui ne lésinent sur aucun moyen pour les vouer aux gémonies au motif que le CPG est illégal et n’a pas l’onction de la FIFA et de la CAF.

Dans le communiqué rendu public à cet effet et signé du Secrétaire général Espoir Sronvie, il est écrit :

1)- Le CPG n’a jamais été convoqué par la CAF le 04 décembre 2007.  Au contraire, c’est pour présenter les doléances aux autorités de la CAF sur la sanction prononcée contre le Togo suite aux incidents survenus lors du match Togo-Mali, que le CPG a proposé rencontrer les autorités de la CAF.

2) Ni la CAF, ni la FIFA n’ont envoyé une quelconque correspondance disqualifiant le CPG d’organiser les prochains congrès de la FTF. Elles ont plutôt pris acte de notre chronogramme, et projeté d’envoyer des observateurs pour suivre le bon déroulement des nouveaux textes que nous aurons nous-mêmes adoptés ».

Il est donc clair que cette histoire de convocation du CPG par la CAF est un canular. Encore une fois Bernard Walla et ses amis ont essuyé une énième conspiration de la part de ceux là qui croient à tort que l’ennemi à abattre est Bernard Walla.

Aux lendemains de la suspension à vie de l’ex-président de la FTF Tata Avlessi de Mass par le Comité d’Appel de la CAF dans une ténébreuse affaire de corruption d’arbitres, le Comité National Olympique Togolais (CNOT) a de concert avec le gouvernement togolais mis sur pied le CPG de la FTF avec pour attributions essentielles la gestion des affaires courantes et l’organisation après 6  mois au plus tard d’un congrès électif devant doter
la FTF confrontée à une série de crises a rebondissement, d’un nouveau bureau.

A travers des réactions pour les moins épidémiques sur lesquelles nous ne revenons plus par décence, ceux qui ont toute leur part dans les crises à répétition que traverse la FTF s’abritent derrière une interprétation approximative des textes de la FTF pour fustiger l’instance intérimaire de gestion mise en place par les autorités compétentes qui avaient déclaré afin sur instruction de la CAF.

Dans la foulée, des pêcheurs en eau trouble montent au créneau pour contester la légitimité du CPG. Dans leurs dérive et délire fantasmagoriques, ces charmants personnages poussent l’outre l’outrecuidance jusqu’à réclamer l’installation l’ex-premier vice président, l’honorable Gabriel Améyi à la tête de la FTF en lieu et place du CPG. Pour eux, les textes en vigueur de la FTF disposent qu’en cas de vacance de la présidence, le 1er vice-président y accède. Ce qui dans le vrai, n’est pas faux. Mais dans le cas d’espèce, ces va-t-en guerre oublient allègrement on ne comprennent pas que les mêmes textes excluent les membres du bureau absents à 3 reprises sans permission aux réunions, les procès-verbaux des réunions du Bureau de la fédération faisant foi. Or il existe au niveau du bureau sortant de la FTF, des fiches de présence (au moins 3) sanctionnant des réunions sur lesquelles l’honorable Améyi est porté absent. Face à cette cruelle réalité, réclamer l’honorable Améyi à la tête de la FTF revient à traiter au menu les textes de la fédération.

Peut être pour éviter de se couvrir davantage de ridicule, les frondeurs en mission commandée, changent brusquement leur fusil d’épaule en cessant de réclamer à la tête de la FTF le président de Maranatha FC mais en tirant à boulets rouges sur le CPG qu’ils mettent au défi de brandir une lettre de reconnaissance officielle de la CAF si tant est vrai que le comité est reconnu par la CAF et la FIFA. Le ridicule est que ceux qui se fondent sur l’absence d’une reconnaissance officielle du comité par la CAF pour le déclarer illégitime, n’ont jamais produit le moindre document de la CAF ou de la FIFA qui disqualifie Bernard Walla et ses amis.

Aujourd’hui telle la caravane qui passe malgré que les chiens aboient, le comité provisoire de gestion fait ses preuves. Dans le même temps qu’il a assuré la participation des Eperviers aux tournois de Ouagadougou et d’Accra, il relance les championnats et planche actuellement sur des projets de textes dont le règlement intérieur, avant de convoquer en janvier prochain le congrès électif qui donnera la latitude aux assoiffés de la présidence de la FTF de briguer ce poste.

Affaire à suivre...
Le Perroquet

Brutalités policières aux carrefours des feux tricolores Les nouvelles recrues « militaires» font la loi
Sensibiliser les usagers de la route et faire régner l’ordre aux carrefours des feux tricolores ou brutaliser, intimider et menacer les conducteurs d’engins ? Telle est la question qui se pose après le déploiement de nombreux policiers, version « nouvelles recrues» baptisés « Militaires » pour redresser les usagers indélicats qui refusent de se soumettre aux verdicts des feux tricolores.

Les policiers, en l’absence des anciens déployés pour les surveiller dérayent et parfois se comportent comme des « bêtes sauvages ». Sommes-nous encore à l’époque ancienne où le militaire pouvait faire usage de la force sur le civil sans être inquiété ? Non sera la réponse à cette question. Aussi n’est-elle pas l’une des préoccupations majeures du gouvernement de prôner une réconciliation « Armée – Nation » ? Lomé la capitale est-elle devenue oui ou non la propriété privée des NDVD (Nouveaux Directement Venus D’ailleurs) ? Là, chacun saura répondre et faire et ses propres analyses.

La police n’avait en rien cette manière de brutaliser, mais plutôt de sensibiliser. Il est certes évident que des conducteurs de véhicules en freinant la plupart aux codes de la route par manque de connaissance en matière de conduite, mais faut-il attendre, juste qu’après qu’ils aient violé les feux tricolores qu’on se rue sur eux, les brutaliser ou en l’intimidant ? « Ce comportement de la police, depuis que je suis né ici à Lomé, je ne l’ai jamais vue… surtout aux carrefours. Non ! Je me trompe d’époque peut-être » nous a confié un zémidjanman l’air très furieux avant de conclure « C’est dommage ! Si on prône une politique de réconciliation nationale et que c’est l’armée représentée par la police qui agit de la sorte, il n’y aura jamais la paix au Togo, ça va basculer un jour… ».

Monsieur R. K., taximan demeurant à Bè nous a confié hier mardi ceci « le feu vert était allumé quand j’ai  voulu traverser. Brusquement, on me fit arrêter par cou de sifflet…. Lorsque j’ai cherché à savoir la raison, on m’a fait savoir que c’est un DG d’une société qui passait ! Coincé dans la circulation, un jeune policier était venu me retirer la clé de ma voiture avant de m’avertir « On va vous « rendre droit » à Lomé ici ». Comme on pourrait constater ces deux cas, il est parfois de la volonté manifeste de ces jeunes policiers de menacer et d’intimider les usagers de la route. De l’autre côté, nous avons pu joindre un policier qui a accepté de nous parler, sous l’anonymat : « Ce sont des instructions reçues, pas de cadeaux, ni de complaisances pour les conducteurs indélicats. Même si on voit que c’est chaud ; on peut m’attaquer correctement… » avant de nous conclure d’un air très zélé « si quelqu’un ose, nous allons le tabasser correctement, nous n’aurons aucun compte à rendre à nos supérieurs ou à qui que ce soit ».

Comme on pourrait le constater, les propos de ces jeunes recrues fâchent souvent et il est impérieux que les chefs hiérarchiques s’impliquent afin que le pire soit évité à l’avenir car, les togolais sont très remontés déjà contre un régime dictatorial implanté depuis plus de 40 ans fondé sur la terreur et la crainte d’expression.

Joins au téléphone pour comprendre sur le cas et le comportement de ces policiers, un Commissaire de police nous a fait entendre « Monsieur Ecoutez ! Que voulez vous ! Ce sont des militaires que vous voyez aux carrefours. Ce ne sont pas des policiers. Ils sont revenus fraîchement comme ça de formation. Après l’école de police, ils vont se tempérer un peu leur ardeur. Sinon pour l’instant, ce sont des militaires… ils n’ont aucune notion de la police ».

Alors ce sont des militaires que nous avons à nos différents carrefours ? Il urge que le Directeur Général de la police Nationale, le Col. Mompion, que nous connaissons un homme digne et responsable surtout en matière du respect des droits de l’homme prennent ces responsabilités afin que dans l’avenir un affrontement entre policiers et conducteurs d’engins soit évité. Perroquet aurait déjà averti.

            Affaire à suivre…

 

 
 
 
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