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Le Perroquet

8 Nov 2007

[ 43 :  du 7 Nov 2007

Un proche de Faure Gnassingbé arrête le suspens : « Ce sont des histoires … Kpatcha Gnassingbé ne sera pas président de la nouvelle Assemblée Nationale
Contrairement à ce que fait courir la rumeur, le Ministre Kpatcha Gnassingbé ne serait pas copté pour occuper le fauteuil du président de l’Assemblée nationale pour la prochaine législative.

Une source proche du président de la République, président du parti au pouvoir qui se voit créditer de 50 sièges sur 81 à l’Assemblée nationale, vient de démentir cette rumeur qui, depuis quelques semaines prépare l’opinion à cette probabilité.

« Ce sont des histoires… Nous ne traiterons pas avec la vieille garde… Kpatcha Gnassingbé ne sera pas président de l’Assemblée nationale » a indiqué la même source qui relève que dans le souci de l’apaisement et dans l’intérêt général des Togolais, le président Faure entend jouer sur l’équilibre régional pour « choisir » le futur président de l’Assemblée.

M. Kpatcha Gnassingbé n’est frappé par aucune interdiction de la loi pour accéder à la présidence du Parlement. Au contraire, il est détenteur d’un mandat électif régulier. A ce titre, il peut valablement briguer ce poste. Mais quelque part on estime un peu trop exagérée, la présence de deux frères à la tête de l’Exécutif et du législatif d’un pays en voie de démocratisation. Il est plutôt question d’une raison de commodité qui voudrait que l’un et l’autre ne soit pas originaire de la même région.

D’après nos informations, ni Kpatcha Gnassingbé, ni Abass Bonfoh et moins encore le Prof. Kondi Agba ne seront en lice pour la course à la présidence du parlement.

Il importe de signaler par ailleurs qu’aucune de ces personnalités n’a jamais fait cas publiquement de leur intention de se porter candidat à ce poste.

Mais déjà, des informations circulent dans les arcanes de la présidence faisant état de ce que le nom du futur président de l’AN serait déjà dans la valise de Faure Gnassingbé juste dès son retour de Ouaga.

Affaire à suivre…

Germain Ayivi

Le vrai visage du président Faure Gnassingbé : Le message du Président Faure a laissé les Togolais sur leur faim
Suite à la confirmation mardi dernier par la Cour Constitutionnelle des résultats provisoire des élections législatives anticipées du 14 octobre proclamée par la CENI, le Chef de l’Etat M. Faure Gnassingbé est le jeudi 1er novembre 2007, monté au créneau pour livrer à la nation, un message qui pour le moins a laissé les Togolais sur leur faim.

« Je voudrais avec vous rendre grâce à Dieu Tout Puissant pour la réussite du processus ».
C’est par cette formule de gratitude et un ton émouvant que le président Faure Gnassingbé a introduit son message qui, à bien des égards s’apparente à un florilège de remerciements exprimés aux Togolais pour leur mobilisation exceptionnelle lors du scrutin et à la communauté internationale à travers les institutions comme le PNUD et toutes les institutions du système des Nations Unies au Togo, la CEDEAO, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie et les pays partenaires en développement en l’occurrence, la France, l’Allemagne, la Chine et les Etats-Unis, pour leur soutien et leur implication dans le processus électoral.

            Malgré le nombre important de partis et de candidats indépendants inscrits à ces élections, devait relever le Chef de l’Etat, la campagne électorale s’est déroulée dans de très bonnes conditions.

            Pour ce qui est du scrutin proprement dit, l’orateur est formel : « Vous avez marqué, une fois encore à travers ces élections, votre totale adhésion à la politique de réconciliation nationale que nous avons engagée depuis notre accession à la magistrature suprême. Cette participation massive nous montre que la réconciliation et la seule voie de salut pour notre pays après toutes ces années difficiles au cours desquelles, nous nous sommes épuisés en conflits et en crises qui nous ont détournés de la recherche de notre développement ».

            Le président Faure Gnassingbé, qui n’a pas manqué de remerciements à l’endroit de la classe politique togolaise dans son ensemble, des institutions de la République notamment la CENI, la HAAC et la FOSEL dont les efforts ont permis au processus électoral d’aboutir à la satisfaction de tous, à invité tous les acteurs politiques a accepter le verdict des urnes. Il a en outre invité la population togolaise au travail pour la reconstruction du pays dans la paix et la cohésion nationale.

            « Les résultats définitifs des élections législatives viennent d’être proclamés. Chacun devra humblement se soumettre au verdict des urnes et se remettre au travail dans l’intérêt de tous. Je voudrais à ce stade féliciter particulièrement les membres de la Cour Constitutionnelle… La tâche n’était pas aisée, mais ils ont su répondre à l’attente des togolais en rendant des décisions justes et équilibrées à la satisfaction de tous. Leur décision finale a permis de clôturer définitivement ce processus dans la paix ».

            Et le président Faure d’apprécier le choix des électeurs : « Le 14 octobre 2007, vous avez décidé de porter votre choix sur une majorité conduite par le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). Vous avez ainsi marqué votre volonté de voir la majorité parlementaire coïncider avec la majorité présidentielle. C’est un signe de sagesse et de maturité car vous avez compris que notre pays a besoin de stabilité pour aborder le nouveau virage que nous sommes en train de prendre. Je puis vous assurer que les réformes que nous avons initiées seront poursuivies par cette nouvelle majorité ».

            Le Chef de l’Etat s’est engagé par ailleurs à poursuivre les réformes prévues par l’Accord Politique Global et qui ont été déjà largement entamées. Il s’agit entre autres de la mise sur pied de la commission chargée de proposer des mesures susceptibles de favoriser le pardon et la réconciliation nationale, et de la dotation de l’opposition politique d’un statut devant garantir ses droits et libertés indispensables à l’accomplissement de sa mission républicaine.

            Avant de terminer son message sur une note d’espoir et une invitation aux Togolais de se refaire confiance en pensant toujours et avant tout à la patrie, le président Faure Gnassingbé s’est engagé à ouvrir l’immense chantier du développement.

            « Nous devons nous occuper après ces élections, grâce à l’apaisement de la vie politique, des questions de développement économique et social » a-t-il martelé avant d’ajouter : « L’état de nos villes, de nos structures sanitaires, de nos écoles et de toutes nos infrastructures politiques doit nous faire réfléchir. Remettons nous au travail pour reconstruire une cité nouvelle où il fera bon vivre ».

Commentaire

            Ce message du Chef de l’Etat qui a la particularité de mettre entre parenthèses les véritables préoccupations des togolais confrontés des décennies durant à la pire forme de l’exploitation de l’homme par l’homme par un système politique vomi, aux méthodes retors, ressemble à s’y méprendre à un speech  destiné à endormir les Togolais ou à les divertir de l’essentiel.

            En ces moments où les ressentiments sont à fleurs de peau du fait des résultats tronqués proclamés par la Cour Constitutionnelle ce n’est pas d’une kyrielle de remerciements à des acteurs impliqués dans un scrutin dont l’issue est programmé d’avance, dont le peuple Togolais a besoin.

            Dans un scrutin transparent, libre, démocratique et équitable, les résultats s’imposent d’eux même aux candidats qui acceptent spontanément le verdict des urnes en remerciant les vainqueurs. Si Faure Gnassingbé dans son message à la nation, a cru devoir inviter tous les acteurs a accepter le verdict des urnes, c’est qu’il a pris conscience que quelque part, il s’est passé quelque chose qui a pu détourner les suffrages en faveur de ceux qui se proclament aujourd’hui vainqueurs du scrutin (côté cour comme côté jardin) susceptible d’attiser les rancoeurs. Pour cette raison justement, il aurait dû tenir un langage plus fédérateur empreint d’humilité.

            Pour ne l’avoir pas fait et surtout en se targuant d’une victoire contestée comme au bon vieux temps de son défunt père fondateur du RPT, Faure Gnassingbé vient de prouver à la face du monde que le changement qu’il prétend  vouloir opérer au Togo n’est que du bluff si ce n’est un changement dans la continuité. Faure Gnassingbé vient donc de dévoiler aux Togolais son vrai visage. Désormais on ne se méprendra plus sur ses discours, ses professions de foi et ses engagements.

            Le seul passage  du message qui parait d’un intérêt particulier pour les Togolais c’est celui lié au démarrage du chantier de développement que pour le moment parait un devenir. Sur ce point, le président Faure Gnassingbé sera apprécié en fonction de ce que les Togolais verront.

            Jeudi dernier en s’adressant à la nation, le Chef de l’Etat n’a fait que jouer sa partition, celle du président du parti qui a le plus tiré profit du scrutin législatif controversé du 14 octobre qui aurait pu ouvrir une nouvelle page de l’histoire politique du Togo si des esprits rétrogrades n’avaient pas choisi de sacrifier les intérêts des Togolais, sur l’autel de leurs appétits gloutons. Plus que jamais, ce message à la nation, a laissé les Togolais sur leur faim.

René GAT 

Confidentiel : Ça barde au RPT : Faure Gnassingbé contre la gérontocratie au Togo
«
La « vieille garde » ne présidera pas l’Assemblée nationale!»

Après la validation des résultats provisoires contestés issus  du scrutin législatif du 14 octobre dernier, la prochaine étape attendue dans l’animation de la vie politique nationale reste de toute évidence la mise en place du Bureau directeur du parlement corroborée par la formation du nouveau gouvernement.

            Si jusqu’au jour d’aujourd’hui la nomination du Premier ministre qui sera chargé de la composition de ce gouvernement constitue l’objet du débat public, pour le moins passionné, au sein de l’opinion nationale et surtout de tractations voire de manœuvres  politiciennes de tous genres entre les principaux acteurs politiques du pays par leurs partis politiques interposés, il est à reconnaître que la question de l’élection du président de l’Assemblée Nationale demeure une problématique interne au Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). Une véritable polémique autour de la personne  à placer à ce poste au point de susciter quasiment un conflit presque ouvert entre les vieux dignitaires et la jeune génération (quelque peu ouverte au changement) du plus vieux parti politique togolais  après l’indépendance.

            A en croire une source proche de la présidence de la République, le Chef de l’Etat et Président du parti Faure Essozimna Gnassingbé serait plutôt du côté des « baronnets », des nouveau cadres du parti, ceux de sa génération qui prônent la rupture d’avec certaines vieilles pratiques trop despotiques à son goût et considérées comme les habitudes de la maison.

            La piste de reconduction de la vieille garde telle que Abass Bonfoh, Charles Agba Kondi, Voulé-Frititi, Dramani Dama serait, à bien des égards, hors de question.

            Des indiscrétions font état de ce qu’il en est de même du choix de certains noms bien connus de l’opinion nationale togolaise, de personnalités issue pour la plupart de la région septentrionale du pays. Des noms comme Payadowa Boukpessi, Pekemsi Kudjow-Kum et surtout celui de Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du Chef de l’Etat et actuel ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, dans la mesure où son arrivée à la tête du parlement pourra être jugée à raison par nombre d’observateurs de la scène politique comme une gestion patrimoniale des affaires de l’Etat.

            La seule hypothèse la plus plausible reste le choix d’un jeune cadre du parti, originaire du sud ou du centre du pays, une hypothèse qui semble le mieux retenir l’assentiment du président du RPT.

            Et déjà des noms circulent sur les lèvres : Klassou Komi Sélom, Mally Komlan, Foli-Bazi Katari

            Mais du côté du bureau politique du parti on assure que rien n’est joué d’avance et que le choix du futur président de l’Assemblée nationale reste plus que ouvert.

            Pour l’heure, les rumeurs restent des rumeurs quitte à ce qu’elles deviennent clameurs avec la confirmation d’une de ces supputations par l’élection du bureau des parlementaires de notre pays. Comme on le voit, la gestion d’une majorité unanimement célébrée, n’est pas toujours aisée.

Kossi NYALE-MIASSI

Un groupe d’architectes frondeurs en porte à faux avec les textes : Des révélations troublantes sur le détournement de plus de 1 million F CFA par le sieur Occansey Anoumou Paul
Ça y est ! Des coins de voile commencent par se lever sur ce qu’il convient d’appeler le coup de force avorté des architectes dépités de l’Ordre National des Architectes du Togo (ONAT).

En effet, il vous en souvient que dans notre dernière parution en date du 31 octobre 2007, nous avions évoqué quelques aspects de la crise qui secoue la confraternité des architectes de notre pays depuis plus de 5 mois déjà. Mais puisqu’il ne s’agissait là que de considérations plus ou moins générales, la rédaction de « Le Perroquet » a décidé de revenir plus en détail sur la question ayant approfondi ses investigations autour de cette querelle qui fait la honte de l’ordre selon plusieurs observateurs.

La genèse de la crise dans un décor révélateur d’une mauvaise foi inavouée
D’entrée, il convient de rappeler que c’est depuis le 25 mai 2007 que les prémices de cette crise ont été annoncées par un scandale entretenu par M. Tahr Aloki Jean-Pierre qui s’est pris sans le moindre égard à la personne du président Afoda-Sebou Da-Blèce à propos de la question du détournement de fonds sur le compte épargne de l’Ordre par l’actuel Trésorier, Occansey Kokou Anoumou Paul. Dès lors, les dissensions entre les confrères architectes se sont vues accentuées au point de briser entièrement la cohésion du Conseil Supérieur de l’Ordre (CSO).

             Quelques mois plus tard, plus précisément le 26 juillet 2007, c’est par une Assemblée Générale Extraordinaire, convoquée suite à une pétition signée par 32 architectes légalement connus sur les 96 enregistrés, que le CSO présidé par Afoda-Sebou  depuis le 31 mars 2006 fut destitué et remplacé par une Commission ad hoc dirigée par M.Akpoto-Kougblénou Kowovi (précédemment président du CSO entre 2000 et 2003). Les détracteurs reprochaient ainsi au président Afoda-Sebou, une gestion « opaque et autoritaire » de l’ordre. Déjà le 1er août, il a été apposé des scellés sur les locaux du CSO par une ordonnance à pied de requête N° 1016/TPIL/2007.

La guerre était donc ouverte entre les « pro et les anti-Afoda ».

            On en était encore là lorsque l’affaire fut traduite devant les tribunaux, comme c’est souvent le cas dans pareilles situations, par le CSO représenté par son président Afoda-Sebou.

            A l’issue de l’audience publique des référés du lundi 20 août 2007 présidée par le Juge Sogoyou Pawélé, président du Tribunal de Première Instance de Première Clase de Lomé, la justice a condamné tout simplement les frondeurs, reconnus avoir agi dans l’illégalité.

            C’est alors qu’elle ordonne « … la rétraction pure et simple de l’ordonnance à pied de requête N° 1016/TPIL/2007 du 30 juillet 2007 », en rejetant « la demande reconventionnelle des requis ».

Des architectes rebelles violateurs des lois de l’Ordre

            C’est dire qu’au vu de la loi ou des textes régissant  la profession d’architecte au Togo, toutes les actions menées par les adversaires du président du CSO revêtent la nature d’une cabale, d’un complot maladroitement ourdi puisqu’elles n’ont aucune base légale.

            Par exemple, la loi 90-02 du 4 janvier 1990 dans son article 10 stipule clairement que « l’Assemblée Générale se réunit une fois par an, en session ordinaire. Elle peut se réunir en session extraordinaire sur convocation de son président ou à la demande des 2/3 de ses membres ou de celle du commissaire du gouvernement ».

            On peut donc se demander au nom de quel droit des individus peuvent-ils se lever et organiser une session extraordinaire quand on sait que le nombre des pétitionnaires n’est qu’égal au 1/3 des membres (96/3 x2 = 64 et non 32 qu’ils sont) ?

            A en croire certaines personnes très respectées de l’ONAT et des sources crédibles proches de l’ordre, l’acte du groupe des dissidents est purement  et simplement une fronde de gens mal intentionnés, du reste très mesquins, aux ambitions personnelles inavouées.

            Les cas des sieurs Akpoto-Kougblénou, le meneur du groupe des agitateurs, Grunitzky Adoh Roger et Occansey Kokou Anoumou Paul ne sont-ils pas assez évocateurs de l’ambiguïté de la mission qu’ils se sont assignée ?

            Tout porte à croire que se sont les moins propres, les plus corrompus, les plus irresponsables qui se décident enfin à donner des leçons à ceux dont les vices, pourraient tout simplement équivaloir à leurs vertus à ceux reconnues.

            On affirme dans les rangs des architectes que le président déchu de la fameuse Commission ad hoc Kowovi Akpoto-Kougblénou fut obligé en 2003 par ses confrères à rendre son tablier lorsqu’il a cherché à s’y accrocher au terme d’un mandat conduit avec la plus grande incompétence.

            M. Grunitzky Roger a, quant à lui, risqué le même sort n’eut été le soutien indéfectible de certains de ses confrères notamment Afoda-Sebou, Doumashie Kossi Antoine, Kpoti Martin, Attipoé Kwami.

            En effet, accusé de les « utiliser comme des esclaves », s’accaparant du fruit de leurs  inlassables efforts en prétendant faire tout seul et par lui-même tous les travaux initiées par le CSO, M. Roger Grunitzky fut abandonné par les 4 autres membres de son Bureau durant l’exercice 2003-2006 et n’a eu pour tout collaborateurs que les bonnes volontés précitées, qui l’ont ainsi aidé à sauver son mandat. Eux qui ont choisi de faire avec un dévouement exceptionnel toutes les activités du CSO en lieu et place du président Grunitzky pendant qu’il était encore en Suisse pour soigner sa tumeur de cerveau.

             D’ailleurs, M. Hillaire Messan Locoh-Donou, père fondateur de l’ONAT et une des personnalités ressources respectable et respectée de l’Ordre, ne cache pas son indignation sur l’attitude des dissidents : « J’étais d’autant plus déçu de ce comportement du confrère Grunitzky qu’il m’a toujours affirmé pendant tout son mandat que les confrères Afoda et Doumashie qui étaient respectivement président et membre de la Commission de textes et disciplines de l’ONAT, ont fait un travail louable qui a facilité ce mandat », écrit-il dans la lettre ouverte qu’il a adressée à ses confrères le 20 octobre dernier à propos de la crise qui, malgré tous les efforts, refuse pour l’instant de trouver issue favorable.

            Des qualités que Roger Grunitzky a une fois de plus loué publiquement à l’occasion de la publication du premier N° du Magazine de l’ONAT en octobre 2005 : « Ce magazine qui est le chouchou des architectes du Togo a pu voir le jour grâce à l’esprit de sacrifice, de bon vouloir, d’abnégation et de détermination de certains confrères architectes dont le mérite ne peut passer sous silence : Afoda, Doumashie… » (Cf. Page 68).

            « Comment comprendre que Afoda et Doumashie qui ont été aussi sérieux et dévoués pendant trois (3) ans pour la cause de l’ONAT peuvent-ils devenir  soudain l’objet d’attaques de leur admirateur d’hier ? » s’interroge Hillaire Locoh-Donou, avant de conclure : « Les causes de ce mauvais jugement sont à chercher dans les raisons de conflits d’intérêts (projet des 23 000 logement sociaux…) ».

            Aux yeux de certains observateurs avertis, c’est la haine viscérale, la cupidité, la vengeance, la mauvaise foi doublées de l’esprit mégalomane de certains architectes togolais qui causent aujourd’hui tout ce tord à l’ONAT.

Et Occansey Paul se met dans de beaux draps

            Seulement des témoignages concordants soutiennent que c’est le cas du sieur Occansey K. A. Paul qui reste le plus incompréhensible voire le plus choquant. Sinon, comment comprendre qu’après avoir reconnu le détournement d’une somme de plus 1 million de nos francs sur le compte épargne de l’ONAT placé à la BTCI, ce monsieur qui n’est autre que le Trésorier de l’ONAT puisse se permettre de se retourner contre ceux qui l’ont protégé jusqu’ici contre toute poursuite judiciaire ?

            Le moins qu’on puisse dire est que son acte est réductible à une malversation financière qui s’apparente à un détournement de fons d’association par voie d’escroquerie et de faux et usage de faux. Car comment a-t-il pu réussir à retirer cette somme sur le compte de l’ONAT quand on sait que, c’est par la double signature du Président et du Trésorier du CSO que toute transaction financière peut être possible. Il y a-t-il eu falsification de signature ou complicité d’un agent de la banque ? L’avenir nous édifiera davantage. Sacré Occansey !

            Aux dernières nouvelles, le groupe d’Akpoto-Kougblénou a fait appel de la décision de la justice dont on a fait cas plus haut. Ce jugement en appel aura lieu, selon des sources dignes de foi, le 15 novembre prochain.

            Pour l’heure, nos concitoyens restent ébahis et perplexes et se demandent avec inquiétude si la cité s’écroulera ou non autour de leurs vaillants architectes. Attendons de voir.

Germain Ayivi

 

 
 
 
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