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Un
proche de Faure Gnassingbé arrête le suspens : « Ce sont
des histoires … Kpatcha Gnassingbé ne sera pas président
de la nouvelle Assemblée Nationale
Contrairement à ce que fait courir la rumeur, le
Ministre Kpatcha Gnassingbé ne serait pas copté pour
occuper le fauteuil du président de l’Assemblée
nationale pour la prochaine législative.
Une source proche du président de la République,
président du parti au pouvoir qui se voit créditer de 50
sièges sur 81 à l’Assemblée nationale, vient de démentir
cette rumeur qui, depuis quelques semaines prépare
l’opinion à cette probabilité.
« Ce sont des histoires… Nous ne traiterons pas avec la
vieille garde… Kpatcha Gnassingbé ne sera pas président
de l’Assemblée nationale »
a indiqué la même source qui relève que dans le souci de
l’apaisement et dans l’intérêt général des Togolais, le
président Faure entend jouer sur l’équilibre régional
pour « choisir » le futur président de
l’Assemblée.
M. Kpatcha Gnassingbé n’est frappé par aucune
interdiction de la loi pour accéder à la présidence du
Parlement. Au contraire, il est détenteur d’un mandat
électif régulier. A ce titre, il peut valablement
briguer ce poste. Mais quelque part on estime un peu
trop exagérée, la présence de deux frères à la tête de
l’Exécutif et du législatif d’un pays en voie de
démocratisation. Il est plutôt question d’une raison de
commodité qui voudrait que l’un et l’autre ne soit pas
originaire de la même région.
D’après nos informations, ni Kpatcha Gnassingbé, ni
Abass Bonfoh et moins encore le Prof. Kondi Agba ne
seront en lice pour la course à la présidence du
parlement.
Il importe de signaler par ailleurs qu’aucune de ces
personnalités n’a jamais fait cas publiquement de leur
intention de se porter candidat à ce poste.
Mais déjà, des informations circulent dans les arcanes
de la présidence faisant état de ce que le nom du futur
président de l’AN serait déjà dans la valise de Faure
Gnassingbé juste dès son retour de Ouaga.
Affaire à suivre…
Germain Ayivi
Le
vrai visage du président Faure Gnassingbé : Le message
du Président Faure a laissé les Togolais sur leur faim
Suite à la confirmation mardi dernier par la Cour
Constitutionnelle des résultats provisoire des élections
législatives anticipées du 14 octobre proclamée par la
CENI, le Chef de l’Etat M. Faure Gnassingbé est le jeudi
1er novembre
2007, monté au créneau pour livrer à la nation, un
message qui pour le moins a laissé les Togolais sur leur
faim.
« Je voudrais avec vous rendre grâce à Dieu Tout
Puissant pour la réussite du processus ». C’est par
cette formule de gratitude et un ton émouvant que le
président Faure Gnassingbé a introduit son message qui,
à bien des égards s’apparente à un florilège de
remerciements exprimés aux Togolais pour leur
mobilisation exceptionnelle lors du scrutin et à la
communauté internationale à travers les institutions
comme le PNUD et toutes les institutions du système des
Nations Unies au Togo, la CEDEAO, l’Union Européenne,
l’Organisation Internationale de la Francophonie et les
pays partenaires en développement en l’occurrence, la
France, l’Allemagne, la Chine et les Etats-Unis, pour
leur soutien et leur implication dans le processus
électoral.
Malgré le nombre important de partis et de
candidats indépendants inscrits à ces élections, devait
relever le Chef de l’Etat, la campagne électorale s’est
déroulée dans de très bonnes conditions.
Pour ce qui est du scrutin proprement dit,
l’orateur est formel : « Vous avez marqué, une fois
encore à travers ces élections, votre totale adhésion à
la politique de réconciliation nationale que nous avons
engagée depuis notre accession à la magistrature
suprême. Cette participation massive nous montre que la
réconciliation et la seule voie de salut pour notre pays
après toutes ces années difficiles au cours desquelles,
nous nous sommes épuisés en conflits et en crises qui
nous ont détournés de la recherche de notre
développement ».
Le président Faure Gnassingbé, qui n’a pas
manqué de remerciements à l’endroit de la classe
politique togolaise dans son ensemble, des institutions
de la République notamment la CENI, la HAAC et la FOSEL
dont les efforts ont permis au processus électoral
d’aboutir à la satisfaction de tous, à invité tous les
acteurs politiques a accepter le verdict des urnes. Il a
en outre invité la population togolaise au travail pour
la reconstruction du pays dans la paix et la cohésion
nationale.
« Les résultats définitifs des élections
législatives viennent d’être proclamés. Chacun devra
humblement se soumettre au verdict des urnes et se
remettre au travail dans l’intérêt de tous. Je voudrais
à ce stade féliciter particulièrement les membres de la
Cour Constitutionnelle… La tâche n’était pas aisée, mais
ils ont su répondre à l’attente des togolais en rendant
des décisions justes et équilibrées à la satisfaction de
tous. Leur décision finale a permis de clôturer
définitivement ce processus dans la paix ».
Et le président Faure d’apprécier le choix
des électeurs : « Le 14 octobre 2007, vous avez
décidé de porter votre choix sur une majorité conduite
par le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). Vous avez
ainsi marqué votre volonté de voir la majorité
parlementaire coïncider avec la majorité présidentielle.
C’est un signe de sagesse et de maturité car vous avez
compris que notre pays a besoin de stabilité pour
aborder le nouveau virage que nous sommes en train de
prendre. Je puis vous assurer que les réformes que nous
avons initiées seront poursuivies par cette nouvelle
majorité ».
Le Chef de l’Etat s’est engagé par ailleurs
à poursuivre les réformes prévues par l’Accord Politique
Global et qui ont été déjà largement entamées. Il s’agit
entre autres de la mise sur pied de la commission
chargée de proposer des mesures susceptibles de
favoriser le pardon et la réconciliation nationale, et
de la dotation de l’opposition politique d’un statut
devant garantir ses droits et libertés indispensables à
l’accomplissement de sa mission républicaine.
Avant de terminer son message sur une note
d’espoir et une invitation aux Togolais de se refaire
confiance en pensant toujours et avant tout à la patrie,
le président Faure Gnassingbé s’est engagé à ouvrir
l’immense chantier du développement.
« Nous devons nous occuper après ces
élections, grâce à l’apaisement de la vie politique, des
questions de développement économique et social »
a-t-il martelé avant d’ajouter : « L’état de nos
villes, de nos structures sanitaires, de nos écoles et
de toutes nos infrastructures politiques doit nous faire
réfléchir. Remettons nous au travail pour reconstruire
une cité nouvelle où il fera bon vivre ».
Commentaire
Ce message du Chef de l’Etat qui a la
particularité de mettre entre parenthèses les véritables
préoccupations des togolais confrontés des décennies
durant à la pire forme de l’exploitation de l’homme par
l’homme par un système politique vomi, aux méthodes
retors, ressemble à s’y méprendre à un speech destiné à
endormir les Togolais ou à les divertir de l’essentiel.
En ces moments où les ressentiments sont à
fleurs de peau du fait des résultats tronqués proclamés
par la Cour Constitutionnelle ce n’est pas d’une
kyrielle de remerciements à des acteurs impliqués dans
un scrutin dont l’issue est programmé d’avance, dont le
peuple Togolais a besoin.
Dans un scrutin transparent, libre,
démocratique et équitable, les résultats s’imposent
d’eux même aux candidats qui acceptent spontanément le
verdict des urnes en remerciant les vainqueurs. Si Faure
Gnassingbé dans son message à la nation, a cru devoir
inviter tous les acteurs a accepter le verdict des
urnes, c’est qu’il a pris conscience que quelque part,
il s’est passé quelque chose qui a pu détourner les
suffrages en faveur de ceux qui se proclament
aujourd’hui vainqueurs du scrutin (côté cour comme côté
jardin) susceptible d’attiser les rancoeurs. Pour cette
raison justement, il aurait dû tenir un langage plus
fédérateur empreint d’humilité.
Pour ne l’avoir pas fait et surtout en se
targuant d’une victoire contestée comme au bon vieux
temps de son défunt père fondateur du RPT, Faure
Gnassingbé vient de prouver à la face du monde que le
changement qu’il prétend vouloir opérer au Togo n’est
que du bluff si ce n’est un changement dans la
continuité. Faure Gnassingbé vient donc de dévoiler aux
Togolais son vrai visage. Désormais on ne se méprendra
plus sur ses discours, ses professions de foi et ses
engagements.
Le seul passage du message qui parait d’un
intérêt particulier pour les Togolais c’est celui lié au
démarrage du chantier de développement que pour le
moment parait un devenir. Sur ce point, le président
Faure Gnassingbé sera apprécié en fonction de ce que les
Togolais verront.
Jeudi dernier en s’adressant à la nation, le
Chef de l’Etat n’a fait que jouer sa partition, celle du
président du parti qui a le plus tiré profit du scrutin
législatif controversé du 14 octobre qui aurait pu
ouvrir une nouvelle page de l’histoire politique du Togo
si des esprits rétrogrades n’avaient pas choisi de
sacrifier les intérêts des Togolais, sur l’autel de
leurs appétits gloutons. Plus que jamais, ce message à
la nation, a laissé les Togolais sur leur faim.
René GAT
Confidentiel :
Ça barde au RPT :
Faure
Gnassingbé contre la gérontocratie au Togo
«La
« vieille garde » ne présidera pas l’Assemblée
nationale!»
Après la validation des résultats provisoires contestés
issus du scrutin législatif du 14 octobre dernier, la
prochaine étape attendue dans l’animation de la vie
politique nationale reste de toute évidence la mise en
place du Bureau directeur du parlement corroborée par la
formation du nouveau gouvernement.
Si jusqu’au jour d’aujourd’hui la nomination
du Premier ministre qui sera chargé de la composition de
ce gouvernement constitue l’objet du débat public, pour
le moins passionné, au sein de l’opinion nationale et
surtout de tractations voire de manœuvres politiciennes
de tous genres entre les principaux acteurs politiques
du pays par leurs partis politiques interposés, il est à
reconnaître que la question de l’élection du président
de l’Assemblée Nationale demeure une problématique
interne au Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). Une
véritable polémique autour de la personne à placer à ce
poste au point de susciter quasiment un conflit presque
ouvert entre les vieux dignitaires et la jeune
génération (quelque peu ouverte au changement) du plus
vieux parti politique togolais après l’indépendance.
A en croire une source proche de la
présidence de la République, le Chef de l’Etat et
Président du parti Faure Essozimna Gnassingbé serait
plutôt du côté des « baronnets », des nouveau
cadres du parti, ceux de sa génération qui prônent la
rupture d’avec certaines vieilles pratiques trop
despotiques à son goût et considérées comme les
habitudes de la maison.
La piste de reconduction de la vieille garde
telle que Abass Bonfoh, Charles Agba Kondi,
Voulé-Frititi, Dramani Dama serait, à bien des égards,
hors de question.
Des indiscrétions font état de ce qu’il en
est de même du choix de certains noms bien connus de
l’opinion nationale togolaise, de personnalités issue
pour la plupart de la région septentrionale du pays. Des
noms comme Payadowa Boukpessi, Pekemsi Kudjow-Kum et
surtout celui de Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du Chef
de l’Etat et actuel ministre de la Défense nationale et
des Anciens Combattants, dans la mesure où son arrivée à
la tête du parlement pourra être jugée à raison par
nombre d’observateurs de la scène politique comme une
gestion patrimoniale des affaires de l’Etat.
La seule hypothèse la plus plausible reste
le choix d’un jeune cadre du parti, originaire du sud ou
du centre du pays, une hypothèse qui semble le mieux
retenir l’assentiment du président du RPT.
Et déjà des noms circulent sur les lèvres :
Klassou Komi Sélom, Mally Komlan, Foli-Bazi Katari
Mais du côté du bureau politique du parti on
assure que rien n’est joué d’avance et que le choix du
futur président de l’Assemblée nationale reste plus que
ouvert.
Pour l’heure, les rumeurs restent des
rumeurs quitte à ce qu’elles deviennent clameurs avec la
confirmation d’une de ces supputations par l’élection du
bureau des parlementaires de notre pays. Comme on le
voit, la gestion d’une majorité unanimement célébrée,
n’est pas toujours aisée.
Kossi NYALE-MIASSI
Un
groupe d’architectes frondeurs en porte à faux avec les
textes : Des révélations troublantes sur le détournement
de plus de 1 million F CFA par le sieur Occansey Anoumou
Paul
Ça y est ! Des coins de voile commencent par se lever
sur ce qu’il convient d’appeler le coup de force avorté
des architectes dépités de l’Ordre National des
Architectes du Togo (ONAT).
En effet, il vous en souvient que dans notre dernière
parution en date du 31 octobre 2007, nous avions évoqué
quelques aspects de la crise qui secoue la confraternité
des architectes de notre pays depuis plus de 5 mois
déjà. Mais puisqu’il ne s’agissait là que de
considérations plus ou moins générales, la rédaction de
« Le Perroquet » a décidé de revenir plus en détail sur
la question ayant approfondi ses investigations autour
de cette querelle qui fait la honte de l’ordre selon
plusieurs observateurs.
La genèse de la crise dans un décor révélateur d’une
mauvaise foi inavouée
D’entrée, il convient de rappeler que c’est depuis le 25
mai 2007 que les prémices de cette crise ont été
annoncées par un scandale entretenu par M. Tahr Aloki
Jean-Pierre qui s’est pris sans le moindre égard à la
personne du président Afoda-Sebou Da-Blèce à propos de
la question du détournement de fonds sur le compte
épargne de l’Ordre par l’actuel Trésorier, Occansey
Kokou Anoumou Paul. Dès lors, les dissensions entre les
confrères architectes se sont vues accentuées au point
de briser entièrement la cohésion du Conseil Supérieur
de l’Ordre (CSO).
Quelques mois plus tard, plus précisément
le 26 juillet 2007, c’est par une Assemblée Générale
Extraordinaire, convoquée suite à une pétition signée
par 32 architectes légalement connus sur les 96
enregistrés, que le CSO présidé par Afoda-Sebou depuis
le 31 mars 2006 fut destitué et remplacé par une
Commission ad hoc dirigée par M.Akpoto-Kougblénou Kowovi
(précédemment président du CSO entre 2000 et 2003). Les
détracteurs reprochaient ainsi au président Afoda-Sebou,
une gestion « opaque et autoritaire » de l’ordre.
Déjà le 1er août,
il a été apposé des scellés sur les locaux du CSO par
une ordonnance à pied de requête N° 1016/TPIL/2007.
La guerre était donc ouverte entre les « pro et les
anti-Afoda ».
On en était encore là lorsque l’affaire fut
traduite devant les tribunaux, comme c’est souvent le
cas dans pareilles situations, par le CSO représenté par
son président Afoda-Sebou.
A l’issue de l’audience publique des référés
du lundi 20 août 2007 présidée par le Juge Sogoyou
Pawélé, président du Tribunal de Première Instance de
Première Clase de Lomé, la justice a condamné tout
simplement les frondeurs, reconnus avoir agi dans
l’illégalité.
C’est alors qu’elle ordonne « … la
rétraction pure et simple de l’ordonnance à pied de
requête N° 1016/TPIL/2007 du 30 juillet 2007 », en
rejetant « la demande reconventionnelle des requis ».
Des architectes rebelles violateurs des lois de l’Ordre
C’est dire qu’au vu de la loi ou des textes
régissant la profession d’architecte au Togo, toutes
les actions menées par les adversaires du président du
CSO revêtent la nature d’une cabale, d’un complot
maladroitement ourdi puisqu’elles n’ont aucune base
légale.
Par exemple, la loi 90-02 du 4 janvier 1990
dans son article 10 stipule clairement que
« l’Assemblée Générale se réunit une fois par an, en
session ordinaire. Elle peut se réunir en session
extraordinaire sur convocation de son président ou à la
demande des 2/3 de ses membres ou de celle du
commissaire du gouvernement ».
On peut donc se demander au nom de quel
droit des individus peuvent-ils se lever et organiser
une session extraordinaire quand on sait que le nombre
des pétitionnaires n’est qu’égal au 1/3 des membres
(96/3 x2 = 64 et non 32 qu’ils sont) ?
A en croire certaines personnes très
respectées de l’ONAT et des sources crédibles proches de
l’ordre, l’acte du groupe des dissidents est purement
et simplement une fronde de gens mal intentionnés, du
reste très mesquins, aux ambitions personnelles
inavouées.
Les cas des sieurs Akpoto-Kougblénou, le
meneur du groupe des agitateurs, Grunitzky Adoh Roger et
Occansey Kokou Anoumou Paul ne sont-ils pas assez
évocateurs de l’ambiguïté de la mission qu’ils se sont
assignée ?
Tout porte à croire que se sont les moins
propres, les plus corrompus, les plus irresponsables qui
se décident enfin à donner des leçons à ceux dont les
vices, pourraient tout simplement équivaloir à leurs
vertus à ceux reconnues.
On affirme dans les rangs des architectes
que le président déchu de la fameuse Commission ad hoc
Kowovi Akpoto-Kougblénou fut obligé en 2003 par ses
confrères à rendre son tablier lorsqu’il a cherché à s’y
accrocher au terme d’un mandat conduit avec la plus
grande incompétence.
M. Grunitzky Roger a, quant à lui, risqué le
même sort n’eut été le soutien indéfectible de certains
de ses confrères notamment Afoda-Sebou, Doumashie Kossi
Antoine, Kpoti Martin, Attipoé Kwami.
En effet, accusé de les « utiliser comme
des esclaves », s’accaparant du fruit de leurs
inlassables efforts en prétendant faire tout seul et par
lui-même tous les travaux initiées par le CSO, M. Roger
Grunitzky fut abandonné par les 4 autres membres de son
Bureau durant l’exercice 2003-2006 et n’a eu pour tout
collaborateurs que les bonnes volontés précitées, qui
l’ont ainsi aidé à sauver son mandat. Eux qui ont choisi
de faire avec un dévouement exceptionnel toutes les
activités du CSO en lieu et place du président Grunitzky
pendant qu’il était encore en Suisse pour soigner sa
tumeur de cerveau.
D’ailleurs, M. Hillaire Messan Locoh-Donou,
père fondateur de l’ONAT et une des personnalités
ressources respectable et respectée de l’Ordre, ne cache
pas son indignation sur l’attitude des dissidents :
« J’étais d’autant plus déçu de ce comportement du
confrère Grunitzky qu’il m’a toujours affirmé pendant
tout son mandat que les confrères Afoda et Doumashie qui
étaient respectivement président et membre de
la Commission de textes et disciplines de l’ONAT, ont
fait un travail louable qui a facilité ce mandat »,
écrit-il dans la lettre ouverte qu’il a adressée à ses
confrères le 20 octobre dernier à propos de la crise
qui, malgré tous les efforts, refuse pour l’instant de
trouver issue favorable.
Des qualités que Roger Grunitzky a une fois
de plus loué publiquement à l’occasion de la publication
du premier N° du Magazine de l’ONAT en octobre 2005 : « Ce
magazine qui est le chouchou des architectes du Togo a
pu voir le jour grâce à l’esprit de sacrifice, de bon
vouloir, d’abnégation et de détermination de certains
confrères architectes dont le mérite ne peut passer sous
silence : Afoda, Doumashie… » (Cf. Page 68).
« Comment comprendre que Afoda et
Doumashie qui ont été aussi sérieux et dévoués pendant
trois (3) ans pour la cause de l’ONAT peuvent-ils
devenir soudain l’objet d’attaques de leur admirateur
d’hier ? » s’interroge Hillaire Locoh-Donou, avant
de conclure : « Les causes de ce mauvais jugement
sont à chercher dans les raisons de conflits
d’intérêts (projet des 23 000 logement
sociaux…) ».
Aux yeux de certains observateurs avertis,
c’est la haine viscérale, la cupidité, la vengeance, la
mauvaise foi doublées de l’esprit mégalomane de certains
architectes togolais qui causent aujourd’hui tout ce
tord à l’ONAT.
Et Occansey Paul se met dans de beaux draps
Seulement des témoignages concordants
soutiennent que c’est le cas du sieur Occansey K. A.
Paul qui reste le plus incompréhensible voire le plus
choquant. Sinon, comment comprendre qu’après avoir
reconnu le détournement d’une somme de plus 1 million de
nos francs sur le compte épargne de l’ONAT placé à la
BTCI, ce monsieur qui n’est autre que le Trésorier de l’ONAT
puisse se permettre de se retourner contre ceux qui
l’ont protégé jusqu’ici contre toute poursuite
judiciaire ?
Le moins qu’on puisse dire est que son acte
est réductible à une malversation financière qui
s’apparente à un détournement de fons d’association par
voie d’escroquerie et de faux et usage de faux. Car
comment a-t-il pu réussir à retirer cette somme sur le
compte de l’ONAT quand on sait que, c’est par la double
signature du Président et du Trésorier du CSO que toute
transaction financière peut être possible. Il y a-t-il
eu falsification de signature ou complicité d’un agent
de la banque ? L’avenir nous édifiera davantage. Sacré
Occansey !
Aux dernières nouvelles, le groupe d’Akpoto-Kougblénou
a fait appel de la décision de la justice dont on a fait
cas plus haut. Ce jugement en appel aura lieu, selon des
sources dignes de foi, le 15 novembre prochain.
Pour l’heure, nos concitoyens restent ébahis
et perplexes et se demandent avec inquiétude si la cité
s’écroulera ou non autour de leurs vaillants
architectes. Attendons de voir.
Germain Ayivi |