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Le Perroquet |
10 juin
2007 |
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N°20
: du 6 juin
2007]
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Conspiration contre un promoteur de la Bonne
gouvernance : Des manœuvres orchestrées par des
auxiliaires de justice et médecins visant à conduire Me
Martial Akakpo à l’abattoir |
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Depuis
quelques semaines, une ténébreuse affaire largement
relayée par la presse nationale faisait état de la
«violence avec voies de fait» exercée par Me Martial
Akakpo sur M. Moèvi Remy. Des informations de toutes
natures et surtout pas toujours claires se sont alors
introduites dans le différend qui opposait au départ Me
Martial à M. Sokpo Olivier, entraînant des commentaires
de tous genres et même des interprétations parfois
erronées. Saisi de l’affaire, le
journal « Le Perroquet » a mené des investigations dont
voici les conclusions détaillées. |
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Rappel des faits
Dans le cadre du sommet de la Francophonie à Ouagadougou
en 2004, M. SOKPOH Olivier, Directeur Général de la
Société NALISCAR a gagné le marché pour la fourniture
des Véhicules de marque Peugeot type 607 et 306. Pour
rappel lors du sommet de la Francophonie de Cotonou en
1994 M. SOKPOH avait gagné ce marché mais n’avait pas
les moyens financiers pour l’honorer. Ce marché fut
donné au deuxième soi-disant (le Groupe FADOUL) à
travers la Société SOCAR Bénin. Pour le marché de 2004
du Burkina M. SOKPOH Olivier a demandé l’assistance du
Cabinet de Me AKAKPO Martial et des contrats
d’évaluation d’honoraires, de pouvoirs d’agir ont été
signés.
Les voyages à l’étranger ont été réguliers dans ce cadre
pour la recherche des financements. Durant six mois, les
fonds nécessaires n’ont pas été trouvés. M. SOKPOH
Olivier a contacté son ami MOEVI Remy à Paris qui
travaille à SAGA pour l’informer qu’au cas où le
financement serait trouvé, SAGA s’occuperait du
transport et il pourra toucher une commission dans sa
société.
Pour ne pas perdre le marché, des discussions ont eu
lieu et il était convenu de revoir le Groupe FADOUL pour
son exécution. Par le truchement de M. MOEVI Remy, le
Directeur de la Télévision LC2 Cotonou (Bénin a servi
d’intermédiaire et le Groupe FADOUL a accepté la
livraison des véhicules). Les véhicules ont été livrés à
Lomé et convoyés sur le Burkina. Il y avait un total de
235 véhicules.
Les comptes et le litige
Selon Me AKAKPO, l’Etat Burkinabé a acheté 180 véhicules
et le reste a été vendu au Niger et au Togo. Il a été
convenu que sur chaque véhicule vendu chacun aura un
million. Dans la vente des véhicules au Niger, M.
ABDALLA Tefrij a joué un rôle prépondérant. Au lieu du
duo SOKPOH-AKAKPO, M. ABDALLA est rentré en jeux et
désormais c’est le trio SOKPOH-AKAKPO-ABDALLA. Sur les
ventes des véhicules du Niger, il y a un bénéfice de
trois millions et chacun devait avoir un million comme
dit plus haut M. SOKPOH, il a remis à M. ABDALLA sa part
et a dit à Me AKAKPO que M. ABDALLA a dit : «Tu
n’auras rien parce que tu n’as pas été au Niger».
Les comptes
Sur les 127 millions générés par la vente, M. SOKPOH a
pris 53 millions chez Me AKAKPO, en dehors des recettes
du Niger qu’il a gardées. La convention d’honoraires
signée est de 75 millions pour Me AKAKPO, plus les frais
des voyages à l’étranger (Billets d’avion, hébergement
etc.). Des emprunts ont été faits auprès des
particuliers et il faut rembourser tous ceux-là.
Le litige
Un coup de fil de M. SOKPOH exigeait de Me AKAKPO, un
virement de dix millions et Me AKAKPO opposa un refus
catégorique. Le compte est fait avec M. SOKPO en janvier
2005 et il a fait certaines observations qu’il a
acceptées. Depuis cette rencontre c’est le silence radio
entre Me AKAKPO et M. SOKPOH.
L’entrée en Jeu de M. MOEVI comme
médiateur
Au mois de mars 2007, M. MOEVI Remy appelle Me AKAKPO
pour lui proposer sa médiation parce que Olivier SOKPOH
l’a informé que le courant ne passe plus entre les 2
anciens associés. Me AKAKPO a accepté le principe et le
30 mars 2007, il avait eu une rencontre, le 1er avril
une deuxième rencontre. Au cours de la rencontre du 1er
avril, le médiateur MOEVI et M. SOKPOH ont tenté de
dénoncer la convention d’honoraires. Me AKAKPO pour plus
de civilité, leur a demandé de faire des propositions
concrètes sur tout ce qu’ils veulent et la date du 04
avril a été retenue. La rencontre a eu lieu et les
propositions faites par le médiateur n’étaient pas
correctes selon Me AKAKPO. Les honoraires qui étaient de
75 millions sont ramenés à 40 millions. Ils ont fait des
observations sur la TVA, Me AKAKPO a accepté de les
supprimer. Tout ce qui va dans l’intérêt de Me AKAKPO, a
été sauvegardé par lui et c’est à partir de son
intransigeance que le ton a commencé par monter et les
discussions, devenues vives.
Le médiateur censé jouer le jeu de l’apaisement, est
devenu partie prenante et a commencé par injurier Me
AKAKPO (indigne d’être un avocat, escroc...) et certains
journaux de la place ont pris la relève.
La perte du sang-froid
Me AKAKPO se sentant blessé dans son amour-propre n’a pu
se contenir et a administré une gifle à M. MOEVI qui fut
blessé sous l’orbite linéaire droit selon
l’ophtalmologue KOFFIGUE qui a délivré le certificat
médical le 06 avril 2007, portant l’incapacité
temporaire de travail de cinq jours.
La plainte de M. MOEVI
Suite au certificat médical initial, M. MOEVI a saisi la
gendarmerie où une déposition de Me AKAKPO a été faite.
Le procureur de la République
La même plainte est portée au niveau du Procureur de la
République M. BAKAI le 06 avril qui avait déclaré in
extenso : «Compte tenu de l’incapacité temporaire de
travail (ITT) de cinq jours, je ne pus le poursuivre. Si
c’était pour 10 jours à 3 mois, je l’arrêterais tout de
suite bien qu’il soit avocat. Si tu veux des provisions
informe-moi et je contacterai Me AKAKPO ».
Et à Me AKAKPO : « Me AKAKPO as-tu remboursé les
frais médicaux ? » « Non, dès que je serai saisi je
rembourserai » répond Me AKAKPO et ils ont quitté le
bureau du Procureur de la République quelques heures
après.
Les présomptions de complicité
Du 06 avril au 1er juin 2007, il y a exactement 57 jours
qu’un autre certificat médical initial avec 10 jours
d’invalidité temporaire de travail est brandi au
Procureur et il a signé le soit transmis qui a autorisé
les gendarmes à arrêter Me M. Akakpo à son lieu de
travail alors qu’on sait que les cabinets d’avocats sont
inviolables et qu’il faut se référer au bâtonnier de
l’ordre des avocats qui en principe doit l’amener chez
le procureur.
Les interrogations sont les suivantes : Pourquoi le
Procureur BAKAI qui a reçu le CMI de 05 jours, 57 jours
auparavant n’a pas débouté M. MOEVI qui lui présente un
nouveau CMI de 10 jours ? Pourquoi M. BAKAI a-t-il signé
le soit transmis sachant bien que pour une blessure on
ne peut jamais avoir deux certificats médicaux initiaux
avec la même date ? Pourquoi a-t-il renvoyé l’affaire
auprès du doyen des juges d’instruction M. WIYAO ? Une
question reste posée. Qu’a-t-on en fait instruit dans
cette affaire ?
Le
Juge d’instruction WIYAO
Dans les grandes démocraties et dans les démocraties
naissantes dans nos pays le doyen des juges
d’instruction est une personnalité respectable et n’a
d’ordre à recevoir de qui que ce soit. Dans l’affaire
AKAKPO martial, plusieurs éléments ont prouvé qu’il n’a
pas agi en toute liberté. Le certificat médical initial
de 10 jours qui lui donne pouvoir a été contesté par Me
AKAKPO et le Bâtonnier AQUEREBURU qui a assisté à la
discussion s’est porté en faux pour le CMI parce qu’il
maîtrise correctement le dossier. Tout le monde sait
qu’il y a pression. Malgré les nombreuses voies de
recours exposées par Me AKAKPO, Me AJA VON, Me MONNOU et
le bâtonnier, le doyen M. WIYAO n’a voulu céder et a
déposé Me AKAKPO Martial à la prison civile de Lomé.
Etant magistrat de siège peut-il avaler les couleuvres
sans méditations ? L’honneur ne se donne pas, il se
mérite. Quand un doyen des juges d’instruction reconnaît
que pour un acte pareil on ne mérite pas la prison il a
envoyé Me AKAKPO, c’est qu’il y a péril en la demeure.
Au moment où le Chef de l’Etat se bat pour la Justice
pour tous et pour le plus pauvre Togolais, de hauts
responsables de cette institution honnissent leurs
confrères et ternissent l’image de la justice au Togo.
L’ophtalmologue KOFFI-GUE
Le cabinet d’ophtalmologie sis à 702, Avenue du 24
Janvier est dirigé par M. Ben KOFFIGUE, diplômé de la
faculté de médecine de Paris, ancien attaché des
hôpitaux de Paris et membre de la Société Française
d’ophtalmologie. Les interrogations qui méritent des
réponses de notre fameux ophtalmologue sont les
suivantes : Pourquoi a-t-il délivré deux certificats
médicaux initiaux (l’un de 5 jours et l’autre de 10
jours) à la même date ? Pourquoi M. MOEVI Remy
n’avait-il pas présenté le CMI de 10 jours aussitôt
quand le Procureur a dit que c’est au-delà de 05 jours
qu’il peut arrêter Me AKAKPO ? Pourquoi a-t-il attendu
57 jours pour déposer ce fameux CMI de 10 jours délivré
par malhonnêteté ? Pourquoi ce médecin a joué ce jeu
dangereux qui reposera sur sa conscience toute sa vie ?
Si tel est le cas ne met-il pas en cause les certificats
médicaux délivrés aux patients au détriment des Sociétés
d’assurance ? Peut-on le prendre encore au sérieux ?
A-t-il joué ce jeu à cause de l’argent ? Rien ne
justifie la délivrance de deux CMI à la même date, même
si on est un médecin généraliste et un médecin
spécialiste. Curieusement sur persistance de Me AKAKPO
Martial pour l’obtention du CMI (Certificat Médical
Initial) de 5 jours, on lui présente un autre CMI de 5
jours qui d’ailleurs est faux et signé par le Docteur
Tekou Mawuli de la clinique Alpia or le Certificat
Médical Initial lu par le procureur de la République le
6 Août dans son bureau a été fait et signé par le
Docteur Koffi-Gué Ben
Les gens de l’ombre
D’après des informations dignes de foi, l’arrestation de
Me AKAKPO est un coup monté et bien mûri. La violence
volontaire indiquée sur le soit transmis n’est que
l’arbre qui cache la forêt. L’article 46 en question dit
: «Quiconque exerce volontairement des violences sur
autrui sera puni de deux mois à deux ans
d’emprisonnement si ces violences ont entraîné pour la
victime une incapacité de travail personnel comprise
entre dix jours et trois mois ». Dieu et les
complices savent que le premier CMI de 05 jours mettait
à l’abri Me AKAKPO, c’est pourquoi ils ont tout fait
pour le faire disparaître. L’objectif est de l’humilier.
Beaucoup de ses détracteurs ont profité de la situation
pour lui régler des comptes. Certains ont téléphoné à la
prison civile pour vérifier s’il est bel et bien déféré,
d’autres ont envoyé des reporters pour le photographier
au niveau du bureau du doyen des juges d’instruction.
C’est pourquoi il urge qu’on parle de complot.
En conclusion
Si Me AKAKPO Martial gène et dérange, il a toujours
assumé ses responsabilités. Il a présenté des excuses et
a demandé pardon lors de son point de presse le vendredi
1er juin 2007 à tous ceux que cet acte de violence a
frustré. Par contre Me AKAKPO est et demeure intraitable
quand il s’agit de ses intérêts. L’affaire SOKPOH et
AKAKPO devenue affaire AKAKPO MOEVI est une fuite de
responsabilité de M. SOKPOH qui se réfugie derrière
MOEVI pour exprimer ses volontés. Aux dernières
nouvelles le bâtonnier et certains membres du barreau
sont en discussion avec MM. SOKPOH et MOEVI pour une
issue amiable. Tout porte à croire que les faussaires,
médecins et autres impliqués dans ce dossier noir
doivent répondre de leurs actes bientôt devant les
tribunaux pour faux et usage de faux.
Nous y reviendrons.
Germain AYIVI |
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FOSEL
2007 : Des Forces de Sécurité Electorale qui
sèment le doute et la méfiance |
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Le Conseil des ministres du jeudi 31 mai 2007 a
adopté entre autres décrets, la création de la
« Force Sécurité Election Législative 2007 »
dénommée FOSEL 2007.
Selon le gouvernement, la FOSEL 2007 sera
essentiellement composée d’éléments de la Police
Nationale et de la Gendarmerie qui seront
complétés par les forces de défense. |
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Cette force constituée a pour rôle essentiel de garantir
la sécurité sur l’ensemble du territoire national avant,
pendant et après le prochain scrutin législatif.
Si la mise sur pied d’une telle
structure qui relève pratiquement d’une tradition
électorale dans les pays du Sud en voie de
démocratisation est saluée dans plusieurs milieux, ils
sont quelques-uns uns à placer leurs bémols à la
partition estimant qu’il ne suffit pas de créer une
telle structure pour sécuriser le processus électoral.
Selon cette opinion, même si la FOSEL 2007 en soi est
une bonne initiative, il reste à voir avec quel
patriotisme, quel civisme et quelle impartialité elle
sera amenée à accomplir sa tâche. C’est seulement après
cela qu’elle peut être appréciée à sa juste valeur.
Car, il est une triste réalité bien connue de tous les
Togolais que nos forces de défense, mobilisées pour
assurer la sérénité de la tenue de nos scrutins sont
ceux-là mêmes qui y apportent la plus grande insécurité
dans un désordre total, surtout pendant et après le
scrutin à travers les violences qu’ils exercent sur la
paisible population. Et c’est là où le bat blesse.
On se souvient par exemple de cette image scandaleuse
d’un agent des forces de l’ordre s’échappant d’un bureau
de vote, une urne sous le bras et sous forte protection
de ses compères, au cours de la frauduleuse d’avril 2005
qui a porté M. Faure Gnassingbé au pouvoir. L’image
d’une scène inimaginable, à la limite de l’irréel qui a
fait le tour de notre planète, un véritable opprobre qui
a couvert et qui couvre encore d’infamie notre chère
patrie.
La présence des éléments des Forces de défense au sein
de la structure sécuritaire des élections n’est donc pas
de nature à rassurer, quant au respect des règles et au
bon déroulement des opérations dont est chargée la FOSEL.
Considéré comme un partisan forcené du pouvoir
totalitaire dans notre pays, l’Armée togolaise a encore
visiblement du chemin à faire pour convaincre les
populations de son adhésion à la culture démocratique
qui embrase pourtant l’Afrique toute entière depuis des
décennies. L’expérience de la FOSEL 2007 en sera alors
un test crucial.
Kossi NYALE-MIASSI |
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Vers un
nouveau report des législatives : Tozim POTOPERE et sa
CENI ne se retrouvent plus ! |
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On se demande avec inquiétude si notre
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a
véritablement ses deux pieds sur terre ? Autrement dit
si elle sait réellement ce qu’elle veut et à quelle
destination elle nous conduit. A bien des égards, on a
l’impression qu’elle se cherche depuis sans se trouver
et elle ne saurait même pas comment se prendre pour
gérer sereinement l’organisation du scrutin jusqu’à bon
port. |
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Après un premier report des élections législatives au 5
août 2007 pour cause d’insuffisance avérée de délais, le
scrutin est à présent sous la menace d’un nouveau
report.
En effet, c’est au cours d’une rencontre
organisée par la CENI avec les partis politique à
l’Hôtel 2 Février (Salle Kéran) cet après-midi du lundi
4 juin dernier, que l’imminence de ce report s’était
avérée.
Au cours de la réunion, la CENI a informé
les partis politiques de sa décision de procéder à
«une simulation de recensement électoral dans la Région
Maritime» dans une dizaine de centres en milieux
urbain et rural dont le but de tester la fiabilité des
Kits et de roder le matériel et le logiciel qui seront
déployés, puis la capacité de réaction des populations
au nouveau mode de recensement électoral et enfin
d’apprécier le comportement du personnel technique qui
sera affecté dans les CLC.
Bonne initiative qui peut permettre de lever
les coins de doute et passer éventuellement aux derniers
réglages, mais qui n’est tout de même pas sans
conséquences pour la suite du processus. Le plus fâcheux
de ces conséquences reste sans nul doute le non-respect
de la date du 8 juin retenue pour le démarrage du
recensement, ce qui entraînerait de facto la
modification de la date même de la tenue du scrutin.
De fait, tout ce cafouillage de la CENI
reste le fruit d’une improvisation et une précipitation
dont fait preuve son bureau. La question est de savoir
pourquoi la CENI ne pourra-t-elle pas prendre sont
temps, évaluer ses besoins, juger de ses moyens,
soupeser ses capacités, définir ses stratégies pour
sortir un calendrier et un chronogramme conséquents ?
En tout cas, pour ne pas retomber dans les
mêmes erreurs, la CENI et son Bureau se doivent
d’ignorer le caractère « anticipé » des
législatives afin de se réaliser dans le temps, au lieu
de fixer les dates comme pour plaire à quelqu’un.
Kossi NYALE-MIASSI
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Cour
Constitutionnelle : désignation des trois (3) membres
par le président : Ouverture politique ou faux-fuyant du
RPT ? |
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C’est fait !
La nouvelle Cour Constitutionnelle de la République
Togolaise est désormais au grand complet depuis ce
vendredi, 1er juin 2007.
Avec la nomination par le chef de l’Etat Faure
Essozimna Gnassingbé des trois (3) personnalités
restantes pour compléter la liste des six (6) membres
choisis précédemment par les députés à l’Assemblée
Nationale (AN), la nouvelle Cour Constitutionnelle
appelée à veiller et à « juger la constitutionnalité de
la loi (…) et à réguler le fonctionnement des
institutions et de l’activité des pouvoirs publics »,
mais aussi à se prononcer sur la validité du prochain
scrutin législatif dans notre pays, cette Cour
Constitutionnelle est devenue une réalité. |
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Contrairement au choix très controversé
voire même provocateur du parlement qui aurait
apparemment opté pour le « renouveau dans la
continuité » en faisant revenir trois (3) des neuf
(9) membres de la Cour sortante, le choix du chef de
l’Etat, quant à lui, s’est porté sur trois (3)
personnalités plutôt proches de l’opposition ou issues
de la société civile, même si leurs noms ne sont pas
ceux connus du grand public au Togo.
Ainsi Mme Evelyne Hohoéto, responsable de la
commission chargée de la réforme de la justice, Me Beby
Olympio, et Togbui Adoboli Gassou IV, Chef
traditionnelle du village d’Ahlon-Bogo dans la
préfecture de Danyi, viendront compléter les six (6)
nommés par le seul et unique groupe parlementaire RPT de
l’AN conduite par M. Abass Bonfoh à savoir : Aboudou
Assouma, Maman-Sani Aboudou, Kouami Amados-Djoko (les 3
nouveaux anciens membres), Arégba Polo, magistrat à la
retraite, Koffi Togbé, magistrat à la Cour d’appel et M.
Mipam Nahm Tchougli, membre de la CNDH.
De l’avis de certains analystes politiques,
le choix de Faure Gnassingbé reflète une certaine
ouverture vis-à-vis de l’opposition par rapport à celui
de l’AN. A y voir de près, le RPT, comme à son
habitude, se livre au service minimum. Tout porte à
croire qu’à travers la personne du chef de l’Etat, on
ait opté pour l’apaisement des remous à travers des
concessions mineures sur de grands enjeux : une femme,
Evelyne Hohoéto pour calmer la farouche colère des
femmes togolaises qui se sont insurgées contre leur
absence sur la liste des élus parlementaires ; puis des
personnes plus ou moins favorables à la grande famille
politique de l’opposition comme pour satisfaire les
attentes et les exigences de celle-ci.
Néanmoins, cela ne saurait être une excuse
au pouvoir à en croire d’autres esprits avertis. Pour
eux, le scénario qui consiste à flouer et à abuser de
l’opposition est désormais connu de tous : 1 pas en
avant, 2 en arrière. C’est pourquoi la stratégie de ruse
politique du RPT appliquée par le Chef de l’Etat pour
faire croire à une politique de réconciliation et
d’ouverture ne devrait en aucun cas endormir
l’opposition démocratique, qu’on soit au Gouvernement
d’Union Nationale (GUN) ou non.
Car le nombre trop minoritaire acquis à sa
cause au sein de la nouvelle Cour Constitutionnelle ne
saura en rien influencer les décisions de celle-ci,
surtout que les 6 autres élus de l’AN ne sont pas
toujours des plus malléables ou des moins zélés de leur
parti, le RPT. Ils faut dès lors le tenir pour dit : la
voix des plus impartiaux de la nouvelle Cour
Constitutionnelle sera purement et simplement étouffée
dans celle des partisans du pouvoir choisis à dessein et
sur mesure.
Qu’à cela ne tienne la reconsidération du
choix de l’Assemblée Nationale qui doit nécessairement
revenir sur la nomination des 3 membres de l’ancienne
Cour Constitutionnelle reconduits doit être une
réclamation prioritaire de l’opposition dans son
ensemble. La mobilisation ne doit pas faiblir. Et comme
l’a commencé l’Union des Forces de Changement (UFC), les
autres formations véritablement démocratiques se doivent
de lui emboîter le pas ; le Comité d’Action pour le
Renouveau (CAR), la Convention Démocratique des Peuples
Africains, (CDPA), le Parti du Renouveau et de la
Rédemption (PRR), le Mouvement pour le Développement
National (MODENA) etc., avec le soutien des associations
de crédibilité avérée de la société civile, doivent
savoir organiser les Togolaises et les Togolais dont
l’aspiration à un véritable changement n’est plus à
démontrer en faveur de cette cause.
Car, au-delà de tout ce qu’on peut dire,
l’Assemblée Nationale, mandatée par le peuple pour se
prononcer en son nom, est redevable à la légitime
volonté du peuple souverain dans ses prises de
décisions. C’est dire que celles-ci doivent être
toujours revues et corrigées dès lors que leur
désapprobation est clairement exprimée par une majorité
significative de ce peuple.
Tous les Togolais ont encore en mémoire la
forfaiture de ces messieurs de la Cour Constitutionnelle
sortante dont Aboudou Assouma, Maman-Sani Aboudou et
Kouami Amados-Djoko (aujourd’hui reconduits) lors du
coup de force constitutionnel de M. Faure Gnassingbé les
6 et 7 février 2005 à la suite du décès subit de son
père, le président Général Gnassingbé Eyadema. Il est
donc hors de question que ceux qui sont coupables d’un
parjuré au vu et au su de tous le peuple, reviennent
aujourd’hui siéger à la Cour Constitutionnelle au lieu
de répondre de leurs actes.
Reste à ce que l’opposition prenne ses
responsabilités sans détour ni compromission, en
attendant que ne commence la guerre de la présidence de
l’institution.
Kossi
NYALE-MIASSI
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Retour sur
le crash après le match Togo-Sierra Leone : Plusieurs
officiels auraient constaté l’état vétuste avancé de
l’appareil |
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Après la laborieuse victoire des
Eperviers du Togo face aux Sierra-Léonais 1 but contre
0, la délégation Togolaise conduite par le ministre des
Sports Richard ATTIPOE a décidé de rentrer au bercail
aussitôt la fin de la rencontre. L’aéroport
international de Lungi étant séparé de la Capitale
Freetown par un bras de mer, la liaison se fait par
bateau ou en hélicoptère. |
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L’option pour l’hélicoptère est due au fait que la
délégation Togolaise voudrait quitter la Sierra Leone
juste après le match. L’hélicoptère privé qui faisait la
liaison entre Freetown et l’aéroport international de
Lungi convoyait une première vague de la délégation
Togolaise dont la plupart sont des officiels qui
accompagnaient les Eperviers pour la rencontre
Sierra-Leone-Togo, quand il s’est écrasé. Des 22
passagers au nombre desquels figurait le chef de la
délégation Togolaise le ministre de la jeunesse et des
Sports Richard ATTIPOE. On ne dénombrait aucun survivant
puisque le seul pilote qui était gravement blessé
succombera quelques heures plus tard.
L’appareil de la Société PARAMOUNT Airlines
a pris feu alors qu’il s’apprêtait à atterrir à
l’aéroport de Lungi.
Les causes réels du crash ne sont pas
clairement et officiellement établies pour le moment
mais selon une autorité politique Togolaise aucune piste
n’est à écarter y compris la piste d’un attentat.
L’avion se trouvait à 4 mètres du sol lorsqu’une de ses
ailes a pris feu et s’est désintégrée provoquant le
crash.
Il faut noter que l’hélico effectuait une
première vague de transport et devrait normalement
prendre le président de la FTF Tata Avlessi, le
Secrétaire général Adjoint Amavi Patatu, Stephen Keshi,
les joueurs et tous le reste de la délégation.
Pour l’heure, les autorités Sierra Leonaise
n’ont pas encore donné de précision quant aux
circonstances de l’accident.
Certains membres de la délégation qui
avaient emprunté cet hélicoptère à aller auraient relevé
l’état vétuste avancé de cet appareil.
Les procédures d’identification des corps ont débuté le
lundi 04 juin dernier en présence du ministre Sierra
Léonais des transports et d’un représentant de l’Etat
Togolais. Une autre délégation du gouvernement dépêchée
au lendemain du crash conduite par le Général Zoumarou
Gnonfame à Freetown pour connaître les circonstances de
l’accident a regagné Lomé lundi 04 juin dans la soirée.
Elle est accompagnée des joueurs et quelques membres de
la Fédération Togolaise de Football. Arriver aux
environs de 18 heures 30 mn la délégation a été saluée à
l’arrivée par plusieurs membres du gouvernement a leur
tête, le ministre d’Etat Amah Gnassingbé. A l’aéroport
international Gnassingbé Eyadema de Lomé l’émotion était
grande. La tristesse était visible sur tous les visages.
Parents, amis, supporters ont fait nombreux le
déplacement pour soutenir cette délégation.
La Rédaction du journal le Perroquet
présente ses sincères condoléances aux familles
éplorées.
Igor Elpidio
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