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Le Messager

9 avril 2007

[ 71 : du 5 avril 2007]
Le ministre Kpatcha en treillis pour une tournée dans les garnisons : Y-a-t-il polémique ?

Du 19 au 24 mars 2007, le ministre de la défense et des anciens combattants Kpatcha Gnassingbé a sillonné toute l’étendue du territoire et plus précisément dans les différentes garnisons du pays pour s’entretenir avec les hommes en tenue comme nous avons l’habitude de les appeler. Une initiative propre du ministre qui l’a permis non seulement de s’imprégner des difficultés auxquelles sont confrontés les ‘’hommes habillés’’, mais aussi et surtout de leur expliquer les nouveaux textes qui régissent désormais leur métier.

Aussi, le ministre a-t-il annoncé aux FAT, la création d’une mutuelle sociale pour soulager quelque peu leur souffrance. Une démarche qui a soulagé le personnel des         FAT et leurs supérieurs lorsque l’on sait que c’est la première fois qu’ elle a été entreprise avec des apports qu’ils attendaient depuis fort longtemps. Mais les mauvaises langues voient cette tournée d’un mauvais œil surtout quand le ministre Kpatcha se met en treillis pour se présenter devant les FAT.

Ils ont voulu entourer de cela par une polémique qui n’a pas son sens. Un non lie dira quelqu’un. Et lorsqu’on analyse les propos de certains togolais, on se rend compte qu’ils n’ont aucune notion du fonctionnement de  l’armée et les liens qui doivent exister entre elle et les institutions du gouvernement telle que le  ministère de la Défense et des Anciens Combattants. Le ministre Kpatcha  en tenue militaire, devant les FAT, en quoi cela peut ressembler à une infraction ?

Est-ce un comportement contraire à la règle de la république ? Que les hommes du droit nous en édifient plus.
En France, l’on a vu la ministre de la défense Michel Alio Mari au cours de certaines de ses  tournées à la rencontre des forces armées françaises en treillis. Est-ce la une infraction à la loi ?

Les journalistes appelés à couvrir certains opérations de manœuvres militaires dans des pays sont parfois en tenue militaire. Est-ce aussi une infraction ? Ou tout simplement, c’est parce que c’est Kpatcha Gnassingbé que la loi interdit le port du treillis en tant que ministre de la défense et des anciens combattants ?

De grâce, chers concitoyens, l’homme est en train de montrer sa bonne  foi de faire en sorte que notre armée qui a été longtemps accusée d’être mêlée à la vie politique du pays, soit désormais hors de tout soupçon. Notre pays le Togo est engagé dans un processus qui doit faire appel à toutes les capacités pour son aboutissement. Et si le ministre Kpatcha en qui le Chef de l’état a placé sa confiance regorge de ces capacités, n’est ce pas la encore une occasion de lui porter la main forte. Non, il n’y a pas de polémique. Le ministre joue bien son rôle du moins pour l’instant. Le moment venu, on  pourra lui critiquer si vraiment nous constatons des manquements dans ce qu’il pose comme acte.

Le Togo présentement est engagé dans un processus à plusieurs sens. Redressement de l’économie, la réconciliation nationale, la reforme des institutions étatiques. Et c’est en cela que le  concours de chaque et tout togolais doit être nécessaire dans cette lutte.

 TB

 
Législatives de Juin 2007 : L’UFC éprouve des difficultés

Dans la perspectives des prochaines élections, et surtout selon le nouveau mode de scrutin qui est le scrutin proportionnel de liste à la plus forte moyenne, les différents états majors des partis politiques s’attèlent à chercher ceux qui vraiment pourront faire l’affaire. Autrement, ceux qui pourront  leur ramener le siège. Si au RPT l’on dit que les choses s’annoncent cruciales, il n’en est pas moins à l’UFC qui n’a jamais fait cette expérience de se présenter aux élections législatives depuis le  processus démocratique dans le pays.

Toutes les élections auxquelles l’UFC a pris part sont les présidentielles. Et dans ce cas aussi, elle a eu le soutien de plusieurs autres partis de l’opposition. C’est le cas de la dernière présidentielle où une coalition avait été formée autour d’elle pour affronter le candidat du RPT, actuel Président de la République. C’est dire que la mobilisation sur laquelle s’appuyait   l’UFC pour se dire parti le plus populaire de l’opposition est calquée sur l’ensemble des militants d’au moins cinq partis politiques. Maintenant que cette coalition n’existe plus, il sera difficile pour l’UFC de jauger sa véritable popularité au sein de cette population. Aussi, manque- t- elle de stratégie électorale en matière des législatives, puisque n’ayant jamais pris part à aucune.

A ces difficultés s’ajoutent celles liées aujourd’hui, au départ  dans son rang de   deux véritables poids lourds tels Antoine Bodjona et Amah Gnassingbé actuel ministre d’Etat du GUN. Ces départs ont fragilisé le parti, surtout  dans l’intérieur et le septentrion.

Face à toutes ces difficultés, l’on ne sera pas surpris de voir l’UFC prendre l’option de boycotter le scrutin à venir sous des prétextes qui ne tiendront pas. Car aucun partis de l’opposition sur lesquelles, elle avait eu à s’appuyer lors des différentes revendications ne l’écoutera. La coalition  n’étant plus à l’ordre du jour actuellement. Mais nous estimons   que les togolais et la communauté internationale qui ont désormais les yeux tournés vers la sortie définitive du pays de la crise ne se laisseront plus aller par des comportements fantaisistes dont le but visé sera de bloquer délibérément le processus en cours.

LM   

 
Préfecture de la Binah : la tension monte : Le SG du RPT et trois autres du parti désavoués par les militants.
La population fait appel à Faure à travers un tract.
Les informations venant de la Binah dans le cadre du choix des candidats du RPT pour les prochaines législatives ne sont pas du tout bonnes pour M. Solitoki et trois autres membres du parti qui ne sont pas des moindres et qui sont également natifs du milieu.

En effet, les militants, ont dans un tract écrit  à la main, désavoué la candidature de ces personnes. Elles  leur reprochent d’être des éternels insatiables et de n’avoir rien fait pour les aider. Ainsi  elles ont tenu à le dire dans un tract affiché et qui a été immédiatement arraché par  le préfet et un militaire. Aux dernières nouvelles,  l’origine de ces tracts est  en train d’être attribuée à un montage. Ce  qui semble être loin de la réalité car, depuis longtemps, l’ on ne doutait plus des problèmes qui pouvaient surgir dans cette localité surtout quand à ce qui concerne la candidature de M.Solitoki. Nous avions par le passé attiré l’attention du parti sur le risque qu’il encourait dans la Binah avec la candidature de son actuel SG. Aujourd’hui, ce qui se  passe nous donne raison et démontre à suffisance que M.Solitoki est mal  aimé dans sa Binah natale. Il est conscient de ce état de chose mais feigne de ne pas le reconnaître. Lorsque nous publions les informations sur le danger de la candidature de M. Solitoki, nous croyons être entendus, lorsque des informations qui avaient circulé ces derniers temps faisaient état de ce que l’on était entrain de persuader le SG de laisser tomber sa candidature.

Mais c’est mal connaître l’homme qui n’a pas manqué de dire publiquement au cours de sa tournée pour l’installation des bureaux préfectoraux que le RPT imposera les candidats.  Une déclaration qui va à l’encontre de celle du Président du Parti qui tient tant aux choix de la base pour s’assurer que les candidats seraient bien ceux voulu par les militants.

De nos jours, au sein même du Parti , les voix s’élèvent déjà pour dénoncer la gestion et le traitement  fait par M. Solitoki aux membres et militants du RPT. Les intimidations à caractère dictatorial qui mettent mal à l’aise les membres du parti qui se demandent à quelle sauce leur SG veut leur faire manger.

Eu égard à tout ce qui se passe, le seul grand service que M. Solitoki et autres peuvent rendre à leur parti, c’est de retirer leurs candidatures.  Au cas échéant qu’ils acceptent ne pas être en tête de liste. Dans ce dernier cas, une sensibilisation serait nécessaire pour convaincre les militants à les accepter.

Et nous osons croire que  le Président du parti, FAURE GNASSINGBE jouera sa partition. Ceci pour le bien être du Parti qui  a besoin de garder sa dignité et sa réputation comme étant  le  parti  le plus représentatif  et le plus implanté parmi tous, sur l’échiquier national.

Tchaboré

 
Le limogeage de M. Payadowa Boukpessi ferait-il des mécontents dans les rangs du RPT ?

Le mercredi d’avant celui du 21 mars 2007, les togolais ont été saisis du fait qu’une décision présidentielle mettait fin aux fonctions ministérielles de M. Boukpessi Payadoua. Les   éventuelles raisons de ce limogeage, les togolais les ont cherché en vain. Seule la presse privée a fait des rapprochements sur l’origine  de cette décision sans être très concrète.

En ce moment la tension semble montée au sein même du parti RPT, parti au sein duquel est issu le ministre limogé. Selon certaines sources très informées, il existerait des  barons du parti  qui n’auraient pas apprécié la manière dont la décision a été prise. Ceux-ci estimeraient que le président de la république aurait plutôt dû ramener l’affaire devant les instances du parti afin que celles ci donnent leurs avis sur ce dont M. Boukpessi est accusé.

Voilà comment certains caciques du changement pensent toujours. Sinon comment peut-on demander au président de la république de ramener une décision étatique devant un parti ? Alors que selon certains indiscrétions, même le plus ignorant des togolais n’aurait pas donné raison  à  M. Boupkessi .

Il est vrai que le ministre limogé est un poids lourd du parti comme le stipulent certains. Mais ce n’est pas une raison pour que par sa faute les togolaises et les togolais continuent par souffrir ou même mourir comme des animaux attaqués par la peste. Ceux qui pensent qu’il fallait ramener le débat devant le parti se sont plutôt trompés d’époque. L’heure d’un véritable changement a sonné au Togo et son irréversibilité n’est plus à démontrer. La décision du président Faure à été saluée par la majorité des togolais qui pense que si, elle est intervenue à ce niveau alors c’est pour leur bien être.

Faure est un président de la république et président du parti RPT et sait faire la part des choses. L’affaire Boukpessi concernerait le parti qu’il n’aurait pas hésité à la présenter sur la table du bureau politique du RPT. Et si c’est un membre du GUN issu de l’opposition qui était frappé par cette décision de Faure, qu’auront-ils dit ? Soyons donc raisonnables et évitons certains débats qui plus nous retardent et nous divisent inutilement. M. Boukpessi est toujours membre du parti à ce que nous  sachions.  Il sait  que le président  de la république ne peut l’en vouloir. D’ailleurs  qui sait même si après tout ce temps M. Boukpéssi n’aurait pas regagné la confiance du Chef de l’Etat. Que ceux qui attisent le feu dans la maison  cessent .

Ounatchin

 
Suspension de certains joueurs par le Président de la FTF : Les togolais et le public sportif restent   divisés.

Nibombé Daré

L’information sportive qui aujourd’hui fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein du public sportif togolais est , la suspension de certains joueurs clés des éperviers seniors par le Président de la FTF, M Tata Avlessi. Une décision qui est venue après que l’équipe ait remporté les 3 points de leur match avec la Sierra Léone comptant pour la 3è journée des éliminatoires CAN 2008. Si Tata  avec les 8 autres membres de son bureau ont trouvé opportun de suspendre Shéyi, Kader et Daré, ce n’est pas l’avis des 3 autres membres du bureau qui d’ailleurs n’étaient pas présents le jour là même que la décision devrait être prise.

Les deux vices Présidents M. Ameyi et M. Boukpessi ont tenu a désapprouver cette décision du Président.

Cette désapprobation a été notifiée clairement au président. Même son de cloche du côté de la plupart des togolais qui estiment que la décision prise par M. Tata n’est pas correcte.

Plus de 80% de togolais pensent que le dialogue devrait être la clé qui pouvait permettre à la FTF de résoudre le problème.

Kader

Mais pourquoi et comment Tata aurait pris la sanction ?
Dans une société ou dans une entreprise, la règle d’or pour permettre des rendements meilleurs, est la discipline et le respect de la hiérarchie. Personne ne peut le contester.  Quoi qu’on en dise, Tata est le Président désigné de la FTF. Une désignation qui a été faite par voix démocratique, c’est-à-dire, les élections.

Avlessi, Président de la FTF est alors l’autorité suprême de cette institution. Mais voilà que les joueurs ne veulent pas l’entendre de cette manière. Les insultes, des comportements qui sont de nature à minimiser le président et même à le honnir. Il se raconte que Adébayor Shéyi aurait prononcé des mots comme :’ allez-y dire à ce Président que je veux le voir demain matin à 7 heure, etc… Comment un joueur de haute renommée comme Adébayor peut se comporter de cette façon? Capitaine de son équipe, Shéyi devrait être celui-là qui est bien placé pour prodiguer des conseils à ses coéquipiers. Abalo Dosseh a été plusieurs fois capitaine et l’on a vu comment il s’est comporté même en période de crise.

Il se dit également que Sheyi aurait prononcé des mots déplacés à l’endroit des autorités publiques togolaises. Alors si tel est le cas, rien ne pouvait faire attendre le Président de la FTF pour prendre une sanction. Il est bien vrai que l’absence des trois joueurs suspendus sera un frein aux prouesses que feront l’équipe dans les matchs à revenir. Mais il n’en démeure pas moins que tout groupe, toute organisation qui se veut responsable doit respecter certaines règles sociales qui conduisent à une bonne harmonie et inéluctablement à de bons résultats.

Maintenant par rapport à la réaction du public et eu égard aux conséquences qui pourraient en découler, M. Tata doit revoir sa position, l’assouplir pour que l’entente revienne dans le groupe. Déjà nous apprenons que certains parmi les trois joueurs suspendus seraient en train de regretter leurs actes et seraient en train de vouloir présenter les excuses. Nous estimons que la raison va prévaloir et les considérations partisanes vont faire place à l’esprit du groupe, l’esprit de l’intérêt général et l’esprit de l’intérêt du football togolais. C’est à ce seul pris que nous en sortirons gagnants.

Le péché du général Gnofam
Il se raconte et même cela a été écrit blanc sur noir que c’est le général Gnofam qui aurait aggravé la situation en demandant aux joueurs de vider l’Hôtel s’ils ne veulent pas jouer estimant qu’il était l’envoyé du Président de la République auprès des joueurs.  Et ce comportement affiché du Général serait dû à celui affiché par certains joueurs qui ont prononcé des mots déplacés à l’endroit de l’autorité publique. Si tel est le cas, où est alors le péché du Général qui ne voulait que notre équipe retrouve l’harmonie et l’esprit du groupe. Le Général Gnofam a toujours œuvré pour que notre Football soit celui qu’on connaît aujourd’hui. Alors de grâce. Il n’a aucun intérêt de vouloir causer du mal à ce que nous sachions. Dire qu’il est envoyé par le Chef de l’Etat n’est en rien une intimidation. Le Chef de l’Etat est l’autorité suprême du pays et le dire voudrait tout simplement dire que même s’il n’est pas présent physiquement, il l’est à travers le Général.

Tata Avlessi aussi doit cesser ses erreurs
Honnêtement, depuis que le président de FTF a pris fonction, il faut dire que nombreuses sont ses erreurs. De l’attaque en boxeur du président de la Fédération Béninoise de Football en passant par sa façon de diriger et son bras de fer avec le Ministre Attipoe ses prises de décision cavalière, M. Tata en aussi fait de trop. Pour 3 mois seulement de fonction on enregistre ce recors d’erreurs d’un président du institution, alors qu’en serait-il d’ici la fin de son mandant ? l’on a comme l’impression que Tata n’est qu’un béni oui oui. Et nous osons croire qu’il a pris tout le temps de réfléchir. Si aujourd’hui il est confronté à ce problème c’est parce qu’il l’a cherché. Tata ne doit pas oublié que ,’’ lorsque tu fait de l’enfant une hache, c’est ton pieds qu’il coupera le premier’’.  A bon entendeur demi mot !

                                       T.B.

 

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