|
Conjointement, des concours de recrutement des
enseignants ont été organisés par le ministère du
Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique et le
Ministère des Enseignements, Primaire et Secondaire ou
le Ministère de l’Enseignement technique et de la
Formation professionnelle. Des concours qui ont permis
de recruter un nombre relativement important de
diplômés aujourd’hui repartis dans les différents
établissements pour pallier le manque cruel du personnel
enseignant. Cela n’est toujours pas suffisant puisque
ceux qui sont ainsi recrutés ne constituent qu’une
poignée du lot des chômeurs. Le besoin de personnel, lui
reste toujours criard.
Cependant, que devient le dernier concours en date du 28
septembre 2006 ?
Nous
ne saurons répondre. Les seuls habiletés à le faire
étant les responsables du Ministère des Enseignements
primaire et secondaire, en premier lieu son excellence
M. Komi Sélom Klassou. Cinq mois après que ce concours
ait été organisé, les résultats ne sont pas encore
donnés. La longue attente de ces résultats a fait
déborder la patience chez plusieurs des candidats. Leur
grogne suscite notre intérêt à la question. A en croire
certains que nous avons pu rencontrer, leur situation de
chômeurs devient plus alarmiste du fait de cette
attente de plus en plus insupportable. Là où le bat
blesse disent-ils, c’est lorsque les circonstances dans
lesquelles ce concours a été lancé sont celles qui les
ont poussé à postuler. Le ministre Komi Sélom Klassou,
qui a crié haut et fort sur les médias, sa politique
d’éducation à la veille de la rentrée scolaire passée.
Il a promis en dehors de la rigueur à tenir vis-à-vis du
comportement des élèves, combler le manque du personnel.
Un besoin pressant constaté dans tous les
établissements et dont les conséquences sont les
mauvais résultats enregistrés en fin d’année.
Le
ministre des enseignements primaire et secondaire doit
pouvoir dire ce qui empêche la proclamation des
résultats du dernier concours. L’année scolaire
2006-2007 court à son cinquième mois et les enseignants
sont encore attendus dans les écoles. Finalement, ils y
seront affectés comme des médecins après la mort.
Nous
signalons que dans plusieurs écoles les directeurs sont
obligés de jumeler les classes et les quelque
enseignants peinent à encadrer des effectifs débordant
d’élèves.
Qu’on
n’impute plus les mauvais résultats à la seule
responsabilité des élèves. Il faut le faire plutôt avec
les autres paramètres du système éducatif. Voilà l’un
de ces paramètres (le concours de recrutement des
enseignants) qui devait être respecté scrupuleusement
mais malheureusement qui traîne jusqu’ici. Alors
qu’ailleurs, c’est bien fait et vite fait. Tout de
suite, les jeunes chômeurs qui sont retenus après un
concours soient formés et envoyés sur le terrain.
Le
ministère des enseignements primaire et secondaire ne
peut-il faire au tant ?
ADJI |