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Le Destin

1er juillet 2006

[ 50:  du 28  juin 2006]

Début d’une nouvelle série sur les PVO au Port Autonome de Lomé : La presse réussira-t-elle à dérouter l’opinion ?
 

 
 

Après une première série noire sur le sieur Bassam El Najjar dans le dossier des PVO au Port de Lomé, savamment entretenue par une certaine presse de la place, il y a bientôt un an, une nouvelle série tente de ressurgir. S’agit-il d’une nouvelle stratégie pour soutirer des billets de banques de poches de ces gros investisseurs de la zone portuaire. Comme l’ont si bien fait à cette époque-là certains hommes de la plume ? Ou bien la presse va-t-elle ainsi, une fois encore replonger l’opinion dans une confusion afin de profiter au maximum la situation ? Nous ne saurions répondre avec exactitude.

            Cependant sachant bien qu’il existe toujours des roués du domaine, nous avons le devoir de journaliste d’apporter d’ores et déjà notre réflexion afin de recentrer le débat autour des prétendus milliards que brasse une société tenue par le libanais Bassam.

En effet, livré injustement à la vindicte médiatique entre août et septembre, nous avions eu à éclairer l’opinion que le DG de SIG ne se reproche de rien face à ce lynchage médiatique guidé. Car au regard de la loi, on a rien à lui reprocher. Le décret du 05 avril 2005 qui lui confie la gestion du PVO est réglementaire et valable seulement pour un an renouvelable. Le décret a été suivi d’une convention qui a sauvegardé pour l’essentiel les intérêts de l’Etat togolais.

            Les parcs auto qui attirent en ce moment toutes les convoitises ont leur histoire. Ils ont connu leur essor à la fin des années 90. Et ironie du sort leur promoteur n’est autre que Monsieur Bassam Pierre El Najjar. On se souviendra que la vente des voitures d’occasion se déroulait dans l’enceinte de la clôture du Port. Une pratique condamnée parce que ne répondant pas aux normes internationales. C’est interdit d’acheter et de vendre dans l’enceinte du Port.

            A l’époque le Port enregistrait bon an mal an 800 à 1000 véhicules par mois. Les activités de la vente des voitures d’occasion était alors dominée par un Jordanien. Vu l’engagement dans l’enceinte du port Monsieur approche feu président Eyadema en lui promettant de développer d’avantage l’activité des voitures d’occasion au PAL. De discussions en discussions, le site en face du Port qui n’était qu’une étendue de brousse fut loué à M. Bassam qui consentit de gros investissements. Le développement des parcs auto grâce à son géniteur, a largement contribué à l’augmentation  des recettes de l’Etat. La Direction Générale des Impôts et des Douanes, peuvent le confirmer chiffres à l’appui.

            Ainsi de 1999 à 2000, il fit construire 15 parcs qui ont connu une rapide croissance. Vu l’accroissement du trafic, d’autres parcs furent érigés.

            C’est ainsi que de 800 voitures le trafic des voitures d’occasion est passé aujourd’hui à plus de 10.000 voitures par mois damnant ainsi le pion au Port de Cotonou le concurrent de toujours.

 La rédaction

 

 

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