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Le gouvernement Mally a du pain sur la planche
Dans la lettre annonçant au Chef de l’Etat la levée des
sanctions contre le Togo, l’UE a émis un certain nombre
de vœux. L’institution européenne souhaite voir se
poursuivre le dialogue entre les acteurs politiques
togolais sur des sujets à déterminer d’un commun accord.
Elle voudrait ensuite voir se consolider les acquis du
processus démocratique avec les réformes
institutionnelles et constitutionnelles. Enfin, l’UE
souhaite que soit réglé dans un bref délai, le problème
relatif à l’impunité au Togo.
Aujourd’hui, avec la reprise de la
coopération de l’UE et la visite au Togo des émissaires
des institutions financières internationales de Bretton
Woods, on est tenté de dire que tout est définitivement
rentré dans l’ordre et que le Togo est prêt pour un
nouveau départ. Une telle assertion est vraie. Mais
seulement en partie. Car tout porte à croire que sans le
dire, et tout en ouvrant les vannes de la coopération au
Togo, l’UE impose à notre pays, un cahier de charge au
regard duquel le Togo sera jugé.
Il est hors de question de croire que la reprise de la
coopération annoncée par l’U.E. est un blanc seing
susceptible d’ouvrir la voie au retour à tous les excès
ayant conduit à l’imposition des sanctions voilà une
quinzaine d’années déjà.
Certes, pour en arriver à cette embellie, la chemin a été
long et tortueux. Aujourd’hui, on peut cependant se
féliciter d’avoir réussi à franchir les étapes et à
surmonter les écueils. Mais il est clair que le plus dur
reste à faire. Car en dépit de ce qui se dit, le Togo,
pour garder et raffermir la confiance de ses partenaires
doit progresser sur la voie de la démocratie. Ce qui
suppose le maintien et la culture de l’esprit de
consensus qui a présidé à la mise en œuvre de l’Accord
Politique Global, fondement de l’organisation des
élections législatives du 14 Octobre dernier.
Dans sa lettre de notification, l’UE a été claire
en ce qui concerne son souhait de voir se poursuivre le
dialogue entre les protagonistes de la scène politique
sur les sujets à déterminer d’un commun accord.
Déterminer les sujets d’un commun accord signifie que
toutes les parties convergent au moins leurs vues sur une
ou plusieurs questions sur lesquelles porteront leurs
discussions. Comment cela serait-il possible sans un
début de consensus ?
Aujourd’hui, il est clair que l’UFC et le CAR
n’étant pas au gouvernement, c’est le RPT qui a été mis
devant ses responsabilités. Il est vrai que le RPT a 50
députés à l’Assemblée Nationale et que les sièges de l’UFC
et du CAR réunis ne changent rien à sa tendance
majoritaire. Mais le fait pour ce parti de se rabattre,
faute de mieux, sur des formations qui, bien qu’ayant
participé aux élections législatives n’ont pas le moindre
député à l’Assemblé nationale laisse, plus qu’un goût
d’inachevé, mais un sentiment de pis-aller qui grippe
dangereusement les lendemains de la normalisation.
On peut se demander si, dans une situation
comme celle-ci, l’UFC et le CAR peuvent s’adjoindre aux
autres signataires de l’Accord Politique Global pour
poursuivre le dialogue. La question est d’autant plus
perspicace que dans sa lettre, l’UE n’indique pas le
cadre dans lequel devra se tenir le dialogue en question.
Dans un récent article, nous avons évoqué les
chances pour Komlan Mally de réussir sa mission. Nous en
avions conclu que malgré les atouts dont on peut le
créditer, rien n’est acquis d’avance. Cela est plus que
jamais vrai. Car le nouveau gouvernement n’aura pas à
jouer sur du velours. Un gouvernement majoritairement RPT,
en ménage avec une Assemblée nationale majoritairement
RPT dans un pays dirigé par un Président RPT doit savoir
jouer en ménageant les uns et les autres pour éviter la
dérive suicidaire. Or, le RPT ayant habitué les Togolais
avec sa propension à tout prendre ne rassure guère sur ce
plan.
La mission sera d’autant plus compliqué que,
en même temps qu’il doit rendre compte de sa gestion pour
démontrer aux partenaires internationaux qu’ils ne se
sont pas trompés en levant les sanctions, le RPT
majoritairement aux affaires doit préparer la réélection
de Faure Gnassingbé en 2010.
Le RPT a donc du pain sur la planche. Car
équilibrer une équation de ce genre n’est pas aisé. Le
Premier Ministre Komlan Mally aura donc fort à faire pour
rester à la hauteur des attentes.
L. Cosmas
Eviction de Kpatcha du nouveau gouvernement : Le ministre
Bodjona dément les propos de RFI
« La confiance est totale entre les deux hommes »
Le week-end dernier, M. Pascal Bodjona, ex-Directeur de
Cabinet de la Présidence de la République, et actuel
Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration
territoriale, de la Décentralisation et des collectivités
locales, Porte-parole du Gouvernement a démenti les
propos de Radio France Internationale (RFI) faisant état
de ce que Kpatcha Gnassingbé, demi-frère de Faure
Gnassingbé et ex-ministre de la Défense et des Anciens
Combattants a été écarté du nouveau gouvernement Mally à
cause d’une prétendue cupidité et des réseaux mafieux
qu’il entretiendrait. RFI avait, au sujet de ses
allégations, cité une source proche de la Présidence de
la République pour appuyer ses propos relatifs à la
fameuse rivalité entre les deux frères. Comme il fallait
s’y attendre, cela a suscité beaucoup de réactions dans
l’opinion surtout en ce moment où tous les regards sont
rivés sur la nouvelle composition du gouvernement.
Hier dimanche 16 décembre 2007, le
porte-parole du gouvernement a protesté que l’éviction de Kpatcha Gnassingbé du gouvernement soit le résultat des
rivalités avec son frère le Président Faure. Pour Pascal
Bodjona, il s’agit d’allégation et que « la confiance
est totale entre les deux hommes ».
Pour beaucoup d’observateurs, les démentis de
Bodjona au sujet de cette éternelle affaire de conflit,
est une bonne chose. En apportant un démenti, il coupe
l’herbe sous le pied des détracteurs qui veulent voir la
famille Gnassingbé divisée. Car, en réalité, le silence
de Faure a donné l’occasion à des auteurs de ces
allégations d’intoxiquer davantage l’opinion.
Il n’y a pas longtemps, Kpatcha Gnassingbé a,
pour sa part, finalement rompu le silence, en se
prononçant sur le sujet. En effet, lorsque la presse
étrangère s’en était mêlée, Kpatcha n’a ménagé aucun
effort pour déclarer qu’aucune divergence de quelque
nature que ce soit ne l’oppose à son frère aîné Faure
Gnassingbé. Il a dit qu’il ne lui viendra jamais à l’idée
d’en vouloir à qui que ce soit surtout à Faure. En bon
chrétien, il reconnaît que ce n’est pas lui qui a donné
la vie à quelqu’un pour la lui ôter. « Je suis prêt à
mourir à la place de mon frère si c’est nécessaire. C’est
ceux qui veulent m’opposer à mon frère qui font écrire de
telles informations » a laissé entendre le demi-frère
de Faure, Kpatcha Gnassingbé. Comme pour confirmer que
les tenants des allégations mensongères, sont en mission
commandée, RFI cite des sources proches de la présidence
de la République. L’événement tel que commenté par RFI
n’a laissé personne indifférent même après le démenti du
porte-parole du gouvernement. Pour beaucoup
d’observateurs, le Chef de l’Etat doit peser de tout son
poids pour mettre fin à cette polémique inutile. Seul
maître à bord, Faure Gnassingbé est le seul à pouvoir
mettre un terme à ces supputations.
Hier, c’est « Jeune Afrique» qui s’est intéressé
au sujet. Suivront d’autres journaux. Aujourd’hui, c’est
RFI qui enfonce le clou comme si au Togo, la seule
information qui les préoccupe, ce sont les rivalités
entre les deux frères. La question reste de savoir ce que
ces informateurs tirent comme profit en inventant des
histoires à dormir debout sur Kpatcha et Faure.
Dans tous les cas, à notre avis, Faure
Gnassingbé a intérêt à agir en tant que Président de la
République pour rétablir l’ordre. Quand on sait le rôle
que l’un a joué au côté de l’autre pour la conservation
du pouvoir après le décès de leur père feu président
Eyadéma, ces fils ont grand intérêt à s’entendre. Car
dit-on souvent, le linge sale se lave en famille.
Quant à la non reconduction de Kpatcha
Gnassingbé dans le nouveau gouvernement, il ne nous
revient pas de verser dans des commentaires inutiles dès
lors que nous n’avons aucune idée de ce qui sous-tend la
décision de Faure d’écarter son frère. Nous savons
cependant le rôle positif que ce dernier (Kpatcha) a joué
lors des élections législatives du 14 octobre 2007 pour
la victoire du RPT qui, à la surprise générale, a raflé
50 sièges sur les 81 à l’Assemblée nationale. Si malgré
tous ses efforts il ne se retrouve pas à l’Assemblée, ni
au gouvernement et que, comme par enchantement le
Ministère de la Défense se retrouve rattacher à la
Présidence de la République, nous au CHANGEMENT,
nous ne pouvons que constater. Faure Gnassingbé et
Kpatcha ont leur raison que nous ne maîtrisons pas. Mais,
de grâce Faure Gnassingbé doit désormais, prendre des
mesures au niveau de son entourage pour que les sources
proches de la Présidence de la République rapportent des
informations vraies. Ce laisser-aller peut finalement
donner raison à ceux qui pensent qu’il y a réellement
problème entre les deux frères. Il est temps que Faure
prenne ses responsabilités. Surtout pour son image et
l’image de notre pays à l’étranger.
AMOU
Autopsie d’une équipe gouvernementale restreinte : Le RPT
se taille la part du lion
La liste du nouveau gouvernement a été rendue publique
comme nous l’annoncions dans notre dernière édition, le
jeudi 13 décembre 2007 dans la nuit. Si après la
démission du cabinet Agboyibo, il a fallu tant et tant de
temps pour nommer un nouveau Premier Ministre et former
un nouveau gouvernement, c’est tout simplement parce que
les négociations n’ont pas été de tout repos. Faure
Gnassingbé ayant annoncé la formation d’un gouvernement
d’ouverture, il fallait prendre le pouls de toutes les
grandes formations politiques et discuter de leur entrée
au gouvernement. Ce qui n’est pas chose aisée si l’on
sait qu’il s’agit d’une affaire d’intérêt politique
majeur et au Togo, d’une matière qui rend toujours
frileux.
La nouvelle équipe qu’aura à diriger le
Premier ministre Komlan Mally se compose de vingt un (21)
ministres. Un cabinet beaucoup plus restreint, par
rapport au gouvernement sortant qui comptait 35 membres.
De même, contrairement au gouvernement
Agboyibo qui comptait en son sein cinq (05) femmes, le
gouvernement Mally n’a attribué que deux (02) places à la
gente féminine.
L’autre constat, c’est que le gouvernement
Mally ne comporte pas de ministre délégué, ni de
Secrétaire d’Etat. On note cependant trois (03)
portefeuilles de ministres d’Etat.
Un coup d’œil sur la liste des membres du
nouveau gouvernement permet de remarquer l’absence de l’UFC
et du CAR. Chacune de ces formations avait, en son temps,
donné sa position quant à son entrée au gouvernement.
(Cf. Le Changement N° 100 du 06 Décembre 2007).
La grande surprise est venue de la CDPA qui
avait dans un passé récent exprimé son refus de
participer au gouvernement avant de s’y retrouver avec
deux (02) portefeuilles, notamment celui du ministère
d’Etat, ministère des Affaires étrangères détenu par le
Prof. Léopold Messan Gnininvi lui-même et celui de
l’Enseignement Supérieur et de la Recherche géré par M.
Martin Adimado Aduayom.
Moins on est nombreux, plus on est efficace,
dit-on. C’est certainement fort de cette sagesse que nos
dirigeants ont opté pour une équipe restreinte au sein de
laquelle on retrouve des technocrates.
L’ouverture dont parlait Faure Gnassingbé n’a
visiblement donné aucune chance aux petits partis qui
s’échauffaient dans l’anti-chambre. Mieux, les
opportunistes qui s’étaient retrouvés comme par
enchantement dans le Gouvernement Agboyibo ont été
remerciés.
Pour la première fois de son histoire, l’UDS-Togo
de M. Antoine Folly, un parti qui avait beaucoup fait
parler de lui, même s’il est devenu aujourd’hui moins que
son propre ombre, siège au Gouvernement avec le
portefeuille de la Jeunesse, des Sports et des loisirs
attribué à son premier responsable, Antoine Folly.
Au bout du compte, au total dix-neuf (19)
personnalités auront quitté le gouvernement. Il s’agit
de :
1. Amah Gnassingbé, ministre d’Etat sans
portefeuille.
2. Zarifou Ayéva, ministre d’Etat, ministre des Affaires
Etrangères et de l’Intégration Africaine.
3. Jean-Lucien Savi de Tové, ministre du Commerce, de
l’Industrie et de l’Artisanat.
4. Komi Sélom Klassou, ministre des Enseignements
Primaire et Secondaire.
5. Kpatcha Gnassingbé, ministre de la Défense et des
Anciens Combattants.
6 .Me Georges Gahoun Hegbor, ministre de la Communication
et de la Formation Civique.
7. Me Tchessa Abi, ministre des Relations avec les
Institutions de la République.
8. Arthème Ahoomey-Zunu, ministre de l’Administration
Territoriale.
9. Daniel Kloutsè, ministre de l’Economie et du
Développement
10. Gabriel S. Dosseh-Anyron, ministre de la Culture, du
Tourisme et des Loisirs.
11. Agbéwanou Edoh, ministre de l’Enseignement Technique
et de la Formation Professionnelle
12. Yao Florent Maganawè, ministre de l’Eau et des
Ressources Hydrauliques
13. Bernard E. Walla, ministre des Petites et Moyennes
Entreprises et de la Promotion de la Zone Franche.
14. Sela Polo, Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
15. Me Massan Acouetey, ministre Déléguée à la Présidence
de la République chargée de la Réconciliation Nationale
et des Institutions Ad’hoc
16. Mme Lydia Adanlété, ministre déléguée auprès du
ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la
Promotion de la Zone Franche, chargée du Secteur
Informel.
17. Ouro-Bossi Tchacondoh, ministre délégué auprès du
ministre de l’Administration Territoriale, chargé des
Collectivités Locales.
18. Mme Agnélé Christine Mensah, ministre déléguée auprès
du ministre des Affaires Sociales et de la Promotion de
la Femme, chargée de la Protection de l’enfant et des
Personnes âgées.
19. Gilbert Atsu, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de
la Jeunesse et des Sports, chargé de la Promotion des
Jeunes.
Non seulement ces personnalités ne figurent plus au
gouvernement mais plusieurs parmi les portefeuilles
qu’elles occupaient ont été supprimés s’ils n’ont pas été
rattachés à d’autres départements.
Les autres membres du gouvernement Agboyibo ont été
maintenus au sein de la nouvelle équipe même si trois
(03) parmi eux se sont vus changer de portefeuille. Il
s’agit de Yandja Yentchabré qui quitte le ministère de
l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation
pour celui du Commerce de l’Industrie de l’Artisanat et
des Petites et Moyennes entreprises et Yves Madow Nagou
qui laisse le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et
Pêche pour celui des Enseignements Primaire et Secondaire
et de l’Enseignement Technique. Enfin, le Prof. Léopold
Messan Gnininvi précédemment en charge des Mines et de
l’Energie part pour le ministère d’Etat des Affaires
étrangères. Outre les trois qui changent de poste, les
neuf (09) autres conservent leurs portefeuilles. Il
s’agit de :
1. Kondi Charles Agba
2. Issifou Okoulou Kantchati
3. Katari Foli-Bazi
4. Gilbert Bawara
5. Messan Adimado Aduayom
6. Mme Célestine Akouavi Aïdam
7. Mme Méminatou Ibrahima
8. Kokouvi Dogbé
9. Adji Oteth Ayassor
Huit nouvelles personnalités font leur entrée au
Gouvernement. Il s’agit de :
1. Pascal Bodjona, ministre d’Etat, ministre de
l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et
des Collectivités locales, porte-parole du Gouvernement.
2. Kossi Messan Ewovor, ministre de l’Agriculture, de
l’Elevage et de la Pêche.
3. Noupokou Dammipi, ministre des Mines, de l’Energie et
de l’Eau.
4. Kokou Biossey Tozoun, Garde des Sceaux, ministre de la
Justice.
5. Antoine Folly, ministre de la Jeunesse, des Sports et
des Loisirs.
6. Cornelius Aïdam, ministre de la Communication, de la
Culture et de la Formation Civique.
7. Broohm Nicoué, Ministre du Travail et de la Sécurité
Sociale
8. Célestin Ekpaou Talaki, ministre des Travaux publics,
des Transports, de l’Urbanisme et de l’Habitat.
Le nouveau cabinet se présente donc comme suit : (voir
encadré). Un constat de taille : l’absence de Kpatcha
Gnassingbé dans la nouvelle équipe gouvernementale. Le
département de la Défense et des Anciens Combattants
qu’il gérait depuis 2005 a été rattaché à la Présidence
de la République. Aucun commentaire n’a été fait pour
justifier la mesure. Mais ce n’est pas sans étonner plus
d’un observateur si l’on sait le rôle important joué par
Kpatcha dans le processus de l’avènement de Faure à la
présidence de la République et l’estime dont il jouit de
la part des militaires et éléments des forces de sécurité
togolaise.
En définitive, malgré l’ouverture prônée par le chef de
l’Etat, très peu de place a été finalement attribuée aux
autres partis dans le nouveau gouvernement. En l’absence
de l’UFC et du CAR, respectivement deuxième et troisième
forces politiques du pays qui ont refusé d’entrer au
gouvernement, la CPP a eu droit à deux (02)
portefeuilles. La société civile reste représentée avec
un portefeuille ministériel.
Une fois encore, le RPT s’est taillé la part du lion avec
plus d’une quinzaine de portefeuilles sur 21. Reste à
savoir s’il a de sérieuses chances de mener à bien la
bataille et de négocier le nouveau départ.
L. C.
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