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[N° 88 : du 6 Sept 2007] |
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Après l’investiture des candidats de l’UFC, Amah
Gnassingbé menace :
« Je vais traduire Gilchrist Olympio en justice avant le
scrutin législatif… »
Depuis l’entrée au gouvernement du 2e vice
président de l’UFC Amah Gnassingbé, un véritable bras de
fer s’est engagé entre ce dernier et certains
responsables de son parti qui, entre temps, se
préparaient pour l’exclure.
Mais le « vieux » comme on l’appelle, a
toujours déclaré que personne ne peut l’exclure et qu’en
tant que membre fondateur, il faut un congrès avec des
arguments valables pour prendre cette décision. C’est
dire que depuis son entrée au gouvernement jusqu’à
maintenant, il est toujours membre de l’UFC selon ses
dires.
Seulement voilà, la semaine dernière, le
parti de Gilchrist Olympio a investi les candidats aux
prochaines législatives. Au cours de ce congrès, on a
observé une absence notoire de celui qui s’est toujours
réclamé non seulement militant du parti, mais aussi et
surtout, membre fondateur et 2e vice
président.
Pour en savoir plus, nous avons approché le
Ministre d’Etat Amah Gnassingbé qui a bien voulu
répondre à nos questions.
Interrogé, il a affirmé être et demeuré le 2e vice
président de l’UFC et membre de ce parti politique avant
d’ajouter que l’investiture des candidats par Gilchrist
Olympio est en violation flagrante des textes en vigueur
étant donné que Gilchrist Olympio n’est qu’un président
d’honneur qui n’a pas compétence d’investir.
Il a souligné qu’il se propose en
conséquence d’intenter une action en justice contre
celui qui passe pour le leader charismatique du parti Détia.
A la question de savoir si ces propos ne
dérivent pas d’une plaisanterie de mauvais goût, notre
interlocuteur a été catégorique « je suis sérieux et je
vais le traduire en justice avant le scrutin législatif
prochain ».
Pour notre part nous attendons de voir pour
juger sur pièces. Ce qui saute à l’œil, c’est que le
bras de fer entre les deux dinosaures continue et promet
des rebondissements. Lecture. |
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Le Dr.
Amah
Gnassingbé
lors de la signature de l'APG |
Le changement : M. Amah Gnassingbé votre parti vient
d’investir ses candidats à la députation au cours du
congrès d’investiture qui s’est déroulé en votre
absence. Qu’est-ce qui explique votre absence à ce
congrès ?
Amah Gnassingbé :
Merci. Avant toute chose, je tiens à préciser que je
suis et demeure non seulement membre mais aussi
président de l’UFC jusqu’à preuve du contraire.
A la création de ce parti, M. Gilchrist
Olympio avait été proposé par les membres fondateurs que
nous sommes d’en être le président. Mais la lettre
introduite dans ce sens par le secrétaire Général au
Ministre de la Sécurité et de l’Administration
Territoriale fut rejetée au motif que la charte des
partis du 12 avril 1991 n’autorise pas une personne ne
résidant pas sur le territoire national, d’être
président d’un parti politique. C’est ainsi que M. Bob
Akitani Emmanuel et moi Amah Gnassingbé et les autres
membres fondateurs nous étions réunis pour adopter les
statuts et élire le premier Bureau Exécutif de l’UFC
avant d’engager les procédures requises pour l’obtention
du récépissé qui nous a, par la suite, été délivré.
Donc légalement, c’est nous qui sommes les membres
fondateurs de l’UFC.
Vous qui ?
Moi Amah Gnassingbé et ceux qui sont sur la liste du
Bureau. Comme il y a toujours une hiérarchie dans un
parti c’est M. Emmanuel Bob Akitani qui a été élu
président lors du congrès. Les statuts stipulent qu’en
cas d’absence du 1er vice
président, c’est le 2ème vice
président qui dirige.
D’où vient que malgré cette situation, M. Gilchrist
Olympio porte le titre de président national de l’UFC et
a toujours agi comme tel ?
M. Gilchrist est, jusqu’à preuve du contraire, considéré
comme président d’honneur parce qu’il a été exclu. Il
doit le savoir. Il ne peut pas dire qu’il est légalement
président national, raison pour laquelle sa candidature
a été toujours rejetée parce que ne résidant pas sur le
territoire national.
Au terme des statuts, c’est le doyen d’âge
des membres fondateurs qui convoque le congrès. Cela
veut dire que pendant l’absence de M. Emmanuel Bob Akitani c’est moi Amah Gnassingbé qui, légalement,
convoque le congrès. Voyez-vous ? M. Gilchrist Olympio
est venu tenir le conseil sans m’aviser. Alors que je
l’attendais au Congrès, il revient et illégalement
convoque le congrès. Ce qui est une violation flagrante
des statuts. Alors là, je ne peux pas l’admettre. Si
c’est maintenant que je réagis c’est que je ne pouvais
pas devancer l’évènement. Je devais attendre que l’acte
soit posé avant d’engager des poursuites.
M. Amah Gnassingbé est-ce que vous vous considérez
toujours comme membre du parti de l’UFC de Gilchrist
Olympio ?
Mais j’en suis et demeure le 2e vice
président ! Au regard des textes, il faut des arguments
solides pour exclure un 2e vice
président. Lors des travaux du dialogue national c’est
moi qui avais dirigé la délégation de l’UFC.
Peut-on savoir ce qui a provoqué la naissance d’une
seconde tendance au sein de ce parti ?
Au cours des travaux du dialogue intertogolais, il a été
décidé au niveau des partis d’opposition que nous devons
participer au gouvernement d’union nationale. Mais au
moment de la signature de l’Accord Politique Global, M.
Gilchrist Olympio, avait violé les textes. Normalement,
c’est le chef de la délégation qui signe. Au lieu de
cela, il envoie son beau-frère, Eric Amerding pour
signer à ma place. Si j’avais réagi dans la salle, ce
serait mauvais : l’Accord ne serait pas signé alors que
nos populations souffrent. Je m’étais dit qu’il
s’agissait d’une cuisine interne dont on s’occuperait
après. Avant toute chose, c’est l’intérêt général qui me
préoccupe. Amerding a donc signé l’Accord dans l’espoir
d’être nommé Premier Ministre conformément au vœu de
Gilchrist Olympio qui le destinait à ce poste. Ce qui
n’a jamais été dit dans l’Accord. A Ouaga, il ne l’a pas
évoqué, ce n’est écrit nulle part. Quand finalement son
beau frère n’a pas été nommé Premier Ministre, il s’est
fâché et a ordonné que personne n’entre au gouvernement.
Face à la situation, j’ai pris mes responsabilités en
convoquant le Bureau. Tout le Bureau (du Nord au Sud, de
l’Est à l’Ouest) dans son ensemble a rejeté cette
décision de Gilchrist Olympio pour la simple raison que
c’est suicidaire pour le parti. Il faut que l’UFC entre
au gouvernement. Alors, j’ai pris la décision d’y entrer
d’abord pour répondre au vœu de la majorité. Ensuite ce
serait stupide de la part de l’UFC après avoir signé
l’Accord, de renoncer à sa parole en boycottant le
gouvernement.
A partir donc de ce moment, il s’est dégagé deux
tendances : une majoritaire qui est pour l’entrée au
gouvernement et une minorité qui suit Gilchrist Olympio.
Mais à l’heure actuelle où il est question
de positionner les candidats, M. Gilchrist Olympio
devrait se ressaisir et discuter sérieusement de ce
problème au lieu de prendre sur lui d’investir en
violation des textes, les candidats. J’en conclus à une
violation flagrante et comme tel, je vais le poursuivre
devant les tribunaux. Cette investiture doit être
considérée comme nulle et de nul effet.
M. Amah Gnassingbé, pourquoi en tant que membre et
président du parti comme vous l’affirmez, n’étiez-vous
pas présent au congrès d’investiture ?
C’est ce que je viens d’expliquer. Du moment où il y a
deux tendances, quand celle de Gilchrist Olympio
voudrait organiser un congrès, des dispositions doivent
être prises afin que toutes les tendances y soient
invitées; ce qui, malheureusement, n’a pas été le cas.
Des invitations signées de moi devraient être envoyées à
tout le monde dans ce sens.
Est-ce que votre tendance se reconnaît dans la violation
des textes par Gilchrist Olympio comme vous le dites et
qu’est-ce qui explique son mutisme jusqu’à présent ?
C’est Gilchrist Olympio lui-même qui doit reconnaître
qu’il y a violation flagrante des statuts. Les textes
sont clairs. Si le 1er Vice-président
n’est pas là, c’est le 2e vice
qui le remplace. Si on prend une décision et on pose un
acte à la place du 2e vice-président
qui n’est pas empêché, alors on tombe sous le coup de la
loi. C’est un flagrant délit. Gilchrist Olympio ne peut
pas ne pas connaître les textes qui régissent le parti.
Est-ce que vous vous réunissez avec la tendance qui est
derrière vous ?
Bien sûr. Je suis en contact permanent avec eux et nous
nous réunissions régulièrement pour harmoniser nos
points de vue. Nous avons arrêté ce qui suit : si
Gilchrist positionne de façon cavalière les candidats,
nous en ferons autant.
Probablement, est-ce la raison pour laquelle, vous avez
mis sous éteignoir le projet de la création de l’UFCD ?
Il n’a jamais été question pour nous de créer un nouveau
parti. A l’UFC maintenant, il y a deux tendances.
Partout dans les partis politiques ailleurs, il y a eu
toujours des tendances, en France par exemple. Moi
j’estime que je suis et demeure le 2e vice-président.
En cette qualité je ne saurai tolérer des actes de
violation des textes même posés par Gilchrist Olympio.
Alors je vais déposer une seconde liste pour le compte
de ceux qui me suivent.
Bientôt vous allez investir donc vos candidats. Peut-on
avoir une idée de la date de l’événement ?
C’est clair, je peux le faire à tout moment.
Quelle est votre appréciation sur l’Accord Politique
Global ?
C’est avant tout un consensus entre les partis
d’opposition, les organisations de la société civile et
le RPT autour du règlement de la crise que traverse
notre pays. C’est pour éviter la violence, les conflits
inutiles. Et c’est à raison que le Chef de l’Etat a
exigé que toutes les questions soient résolues par
consensus et c’est cela qui nous a conduits au succès.
Actuellement il n’y a pas de problème au sein du
gouvernement.
L’Accord Politique Global : un échec ou un succès ?
C’est un succès. C’est ce que je souligne et c’est grâce
à l’équation personnelle du Chef de l’Etat qui a su
imposer que les problèmes soient réglés par consensus.
Le président du Bureau du dialogue, Me Yawovi Agboyibo
a également mis du sien et c’est ce qui lui a valu je
pense, d’être nommé Premier Ministre. Il mérite ce
poste.
Etes-vous candidat au prochain scrutin législatif ? Et
dans quelle circonscription électorale ?
Ah non ! Je peux positionner les candidats sans me
porter moi-même candidat.
Avant de terminer, est-ce que vous pouvez nous donner
une idée du nombre de candidats que vous proposez
positionner ?
Moi je ne suis pas gourmand. Si Gilchrist injecte 162
dans la course, moi je trouve que 162 divisés par deux
feraient l’affaire et je lui laisserais l’autre moitié
si non, on ira au tribunal.
Vous insistez
Oui, j’insiste. Comme ça il saura respecter les statuts.
Un parti politique doit être respecté. Ce n’est pas un
club d’amis.
Cette assignation sera-t-elle pour avant ou après les
élections ?
C’est bien avant les élections sinon après, cela n’aura
aucun sens !
Votre mot de fin à l’endroit de la population.
Les enjeux du scrutin en vue qui sont très importants
pour notre pays doivent nous déterminer à aller voter
massivement. Nous sommes en démocratie et on est libre
de voter pour le candidat de notre choix. Notre souhait
c’est que les élections se déroulent sans violences et
je convie tout un chacun à œuvrer pour cela. Nous
voulons au Togo des élections non violentes, sans
violence, équitables et démocratiques. Voilà ce que nous
voulons. Le Togo a besoin de la stabilité et de la
réconciliation, nous devons y contribuer.
Merci
Interview réalisée par
Amouzouvi |
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La
gestion du Fonds d’Entretien Routier (FER) au centre de
toutes les polémiques : La vérité sur ce que fait le DG
Tchamsi au FER |
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Lorsque M. Ferdinand Assoulian Kordina Tchamsi,
Ingénieur Génie Civil, Master en Géo-Technique Routière
était nommé pour prendre les commandes du Fonds
d’Entretien Routier (FER), beaucoup avaient crié au
scandale et avaient fait croire à l’opinion qu’il
n’était pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et
que cette nomination frisait le régionalisme et le
tribalisme. Ses détracteurs n’ont pas hésité de dire
qu’il mettra l’argent de nos routes, surtout celui des
péages, dans sa poche et que cet homme aime trop le
fric. Sans aucune preuve palpable, les sornettes à
dormir debout ont été dites sur lui, le salissant de la
tête jusqu’au pied. |
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Mais
l’homme, animé d’un esprit patriotique et décidé à
apporter sa contribution à la relance de notre économie
qui est complètement à terre depuis les années 90, a
fait table rase de tous ces propos malveillants et
accepta sa nomination.
Aujourd’hui, ceux qui l’ont nommé ne le
regrettent pas, parce que l’homme a insufflé tellement
de rigueur et de dynamisme dans la gestion des fonds de
cette structure.
Il a mis fin à l’attribution du marché gré à
gré au profit des appels d’offres à candidature. Tchamsi,
puisque c’est de lui qu’il s’agit, a instauré la
rigueur, la fermeté et le refus de laisser le marché à
des individus qui, au nom de leurs relations avec le
sommet, prenaient facilement les marchés alors qu’ils
n’ont aucune connaissance en la matière.
Aujourd’hui, le FER a repris en main la
gestion des fonds des postes de péage pesage en
attendant que de nouveaux concessionnaires soient
sélectionnés à l’issue d’un nouvel appel d’offre.
L’homme surprend aujourd’hui agréablement
avec ses efforts pour la construction, l’entretien et le
bitumage de nos routes : un tour sur la bretelle
Atikoumé – GTA et précisément entre les rails de Lomégan
et les nouveaux sièges de la LONATO et la SAZOF nous
permet d’avoir une idée de la gestion saine des fonds du
FER. Un important ouvrage y a été réalisé par le FER
pour faciliter la circulation tout en embellissant la
ville (voir image). Des exemples sont légion à Lomé et à
l’intérieur du pays. Tout ceci, est à mettre à l’actif
du nouveau Directeur Général Tchamsi.
Seuls ceux qui ont une haine viscérale pour
ce dernier peuvent chercher à voir en noir tous les
efforts qu’il fournit pour donner une bonne image de nos
villes et campagnes.
Le monde n’étant pas construit en un jour,
il faut du temps pour que, progressivement, Lomé et les
villes de l’intérieur aient l’image de Cotonou, d’Accra
et d’autres villes de la sous-région. Pour réussir,
chaque citoyen doit apporter sa pierre à l’édifice.
On n’a pas besoin de débarquer chez Tchamsi
pour le menacer pour savoir ce qui est fait des
ressources du FER. Ses actions ont de la visibilité.
Nous reviendrons sur le récit de ce dernier
événement qui a eu lieu dans les bureaux du DG du FER
où de lugubres individus en mission commandée lui
auraient demandé de faire l’état des lieux de la gestion
des fonds du FER comme si son rôle était d’accueillir
n’importe quel énergumène pour lui rendre
compte.
AMOUZOUVI |
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Dissolution du parlement et convocation du corps
électoral : Le gouvernement amorce le dernier virage
vers les législatives |
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La semaine dernière est marquée par deux importantes
décisions venant des deux responsables de l’Exécutif à
savoir : le Chef de l’Etat, Faure E. Gnassingbé et le
Premier Ministre, Me Yawovi Agboyibo. |
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D’abord conformément à l’article 68 de la Constitution
de la IVe République et sur proposition de la
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)
relative à la fixation de la date des élections
législatives, après consultation du Premier Ministre et
du Président de l’Assemblée Nationale, le Parlement est
dissout.
Ensuite, par décret pris en Conseils des
Ministre le jeudi dernier, le corps électoral est
convoqué le dimanche 14 octobre 2007 pour les élections
législatives anticipées. La campagne électorale court du
samedi 29 septembre à zéro heure au vendredi 12 octobre
2007 à zéro heure (lire l’intégralité des décrets pris).
Pour beaucoup d’observateurs, si on est
parvenu à franchir cette du processus sans aucune
difficulté, c’est parce que le Président de la
République, garant de la continuité de l’Etat, le
Premier Ministre Agboyibo chef du gouvernement, le
Président de la CENI et les acteurs de la vie politique
togolaise ont, cette fois-ci, à cœur, de mettre fin
définitivement à la crise togolaise.
A travers ce geste qui donne désormais
espoir à tous les Togolais, on sent la bonne foi de nos
dirigeants.
Depuis la signature de l’Accord Politique
Global le 20 août 2006, on lit à travers les actes que
posent le Chef de l’Etat et le Premier Ministre une
sorte de défi pour démentir ceux qui pensent que
l’Accord Politique est un canular et que, comme au temps
du feu Président Eyadema, les mêmes causes vont produire
les mêmes effets.
Le tandem Faure – Agboyibo, tel un messie,
est en train de sauver progressivement le Togo. Mais
l’essentiel qui reste encore à faire, c’est d’organiser
une élection transparente apaisée et sans violence.
La réussite de ce pari permettra aux
partenaires en développement de renouer les relations
avec notre pays. Et ce serait la fin de la crise.
Vivement que chacun contribue aux côtés de ces deux
hommes d’Etat pour la réussite du processus engagé.
AMOUZOUVI |
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Visite du Premier Ministre au Burkina-Faso : Ce que Me
Agboyibo et le Président Blaise Compaoré se sont dit |
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Le chef du gouvernement, Me Yawovi Madji Agboyibo, était
le 03 septembre 2007 à Ouagadougou où il s’est entretenu
avec le chef de l’Etat burkinabé, Blaise Compaoré. Il
s’agissait d’une visite d’amitié qu’il a effectuée au
nom du chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé et en
son nom pour saluer et remercier le président du Burkina
Faso. |
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Trois jours après la tenue, dans la capitale burkinabé,
de la 8è session du Comité de Suivi, de l’application de
l’Accord Politique Global (APG), le Premier ministre
togolais, Yawovi Madji Agboyibo était, hier, l’hôte de
Blaise Compaoré, président du Faso, facilitateur du
dialogue inter togolais.
Cette visite revêt tout un symbole car elle intervient
un an après la signature de l’historique Accord
Politique Global. Il était donc normal que le Premier
ministre effectue ce déplacement, au nom du chef de
l’Etat Faure Gnassingbé et en son nom, pour saluer le
facilitateur pour le temps matériel qu’il consacre à la
recherche des solutions aux problèmes du Togo et lui
demander de continuer à apporter à notre pays son
concours.
Au sortir de l’audience, le Premier ministre a déclaré:
«nous avons, pour l’essentiel, parlé du Togo et comme
vous le savez, le chef de l’Etat burkinabé rend
d’immenses services au Togo et il est normal que, de
temps en temps, on vienne pour lui exprimer notre
reconnaissance. Nous avons donc évoqué les différentes
étapes du processus électoral et aussi l’avenir parce
qu’il faut que le pays, après les élections, s’engage
dans la voie du développement ».
Le chef du gouvernement a affiché également son
optimisme réconfortant quant à la bonne tenue des
élections prévues pour le 14 octobre. « La manière
dont on a géré les étapes précédentes nous donne raison
d’être optimiste. Je peux vous rassurer que le Togo va
changer », a-t-il conclu.
Me Yawovi Madji Agboyibo a été salué, à son départ comme
à son arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou,
par son homologue burkinabé, M. Testus Zongo.
Le Président Blaise Compaoré a promis qu’il mettra tout
son génie au service du peuple togolais et qu’il est
disposé à aider le Togo à sortir de la crise.
Il convient de rappeler que l’un des acteurs de la
réussite de l’Accord Politique Global,est le Chef de
l’Etat Burkinabé. Il s’est investi personnellement à
dépassionner les débats pendant le dialogue.
L.C. |
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Secrets d’alcôve
Le revers ! |
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Il pleuvait sur Lomé. Depuis le début de la semaine, il
n’avait pas cessé de pleuvoir. Mais au fil des jours,
les pluies avaient commencé par perdre leur intensité.
Elles étaient devenues de ces fines pluies qui donnaient
beaucoup de fraîcheur. Un temps idéal pour le repos et
surtout les virées au 7e ciel. |
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Allongé dans son grand lit,
Charlotte ne trouvait pas le sommeil. Elle se tournait
et se retournait. Et pour cause. Par un temps si frais
et dans cette nuit profonde, elle aurait aimé se blottir
contre Nestor son mari. Malheureusement, ce dernier,
comme il en avait pris l’habitude ces derniers temps,
était absent de la maison. Voilà qui donnait beaucoup de
soucis à Charlotte.
Nestor et Charlotte se sont
mariés, voilà plus de dix ans déjà. La providence les a
bénis en leur donnant trois charmants enfants dont deux
garçons et une fille. Nestor travaille dans une société
de la place tandis que Charlotte tenait un salon de
coiffure. On ne peut pas dire que le couple est riche.
Mais ils n’étaient pas pauvres non plus. Ils ont de quoi
vivre décemment, se loger comme il faut et donner une
bonne éducation à leurs enfants. Bref, ils avaient tout
pour être heureux, pour peu qu’ils se donnent de
l’amour. Et de l’amour, ils s’en donnaient.
Nestor était un homme
attentionné qui chérissait sa femme et ses enfants. Il
était toujours à leurs petits soins. De fait, Charlotte
était une femme comblée rayonnante de bonheur et qui, à
son tour, faisait tout pour mettre son mari à l’aise.
Mais tout ça, c’était il y a
bien longtemps. Car, au fil du temps et sans qu’on ne
sache pourquoi, Nestor avait commencé à prendre de
mauvaises habitudes. Lui qui rentrait toujours tôt à la
maison après le service, s’était mis à prendre du
retard. Et plus le temps passait, plus la situation
s’aggravait. Maintenant, c’était devenu une habitude. Il
rentrait toujours tard après que tout le monde était
déjà au lit. Il lui arrivait même de découcher. Il
n’accordait plus la moindre attention à sa femme et à
ses enfants. Plus d’une fois, Charlotte avait essayé de
lui faire la remarque. Sans succès. Au contraire, cela
avait failli envenimer la situation.
De guerre lasse, Charlotte qui
pourtant ne voulait pas mêler d’autres personnes à cette
affaire, finit par en parler aux parents de Nestor. Mais
l’intervention de ces derniers n’eut aucun résultat.
Nestor avait continué ses escapades nocturnes. Charlotte
était désormais convaincue d’une chose : son mari avait
une relation extraconjugale. Il avait une maîtresse qui
lui prenait tout son temps, tout son amour et toute son
attention. Cela fit naître une intense sensation de
jalousie en elle et sa douleur devint d’autant plus
grande que Nestor avait commencé par l’ignorer. Lui qui,
il n’y a pas longtemps, était si aimant.
Charlotte ne dormait plus.
Toutes les nuits, elle les passait à se tourner et à se
retourner dans son lit, ruminant ses malheurs. Cette
nuit encore, elle était là, en train de réfléchir. Il
lui fallait faire quelque chose. Elle n’allait pas
rester là, les bras croisés, à regarder sa vie devenir
un enfer. Faire quelque chose, mais quoi ? Tout ce
qu’elle avait essayé était resté vain.
A force de réfléchir,
Charlotte se souvient de Céline, une de ses amies qui,
un jour, il y a longtemps de cela, lui avait déclaré au
détour d’une causerie dans son salon de coiffure,
détenir un secret pour garder son homme pour soi et soi
seul. A l’époque, cela avait fait rigoler Charlotte qui
filait le parfait amour avec Nestor. Qu’y a-t-il d’autre
que l’amour et les petits soins pour garder son homme
pour soi et pour soi seul ? Mais Céline qui n’était pas
de cet avis avait souri sans rien ajouter. Elle avait
tout simplement laissé entendre que la vie réserve
parfois des surprises et qu’il faut s’attendre à tout.
Aujourd’hui, plus elle y
pense, plus Charlotte se rend compte que son amie Céline
avait dit la vérité. Mais pouvait-elle demander son aide
dans sa situation actuelle ? Charlotte était dans
l’embarras. Elle ne savait pas le secret dont disposait
Céline. Mais connaissant bien son amie, elle savait
qu’elle tait capable de beaucoup de choses. Charlotte
hésita encore longtemps. Mais elle savait que pour
sauver son foyer, il fallait faire vite. Aussi décida
–t-elle de se confier à Céline. C’était bien arrêté.
Elle était prête à tout. C’est après avoir fermement
pris cette résolution que Charlotte éteignit la lumière
et ferma les yeux cette nuit en attendant que le sommeil
vienne la prendre.
Le lendemain, dès son arrivée
au salon de coiffure, elle prit son téléphone et appela
Céline. Comme si elle n’attendait que ça, Céline
débarqua illico presto pour se faire exposer les raisons
de cet appel urgent. Après avoir attentivement écouté
son amie, la jeune femme sourit en coin et la rassura.
Elle pouvait lui venir en aide. Elle connaissait bien
quelqu’un qui pourra faire briller de nouveau le soleil
dans sa vie. Ce quelqu’un n’était autre qu’un Pasteur
vivant quelque part vers Agoè. Charlotte était d’autant
plus rassurée et plus confiante que son affaire allait
être confiée à un homme de dieu. Un rendez-vous avait
été aussitôt pris avec le fameux Pasteur pour le
lendemain après midi.
A l’heure convenue, Charlotte
et Céline débarquèrent au lieu du rendez-vous et furent
immédiatement reçues par le Pasteur qui les attendait.
Après avoir écouté les deux jeunes femmes, le Pasteur
s’engagea à régler le problème. Ce travail, il le fera
essentiellement par la prière et le jeûne. Il demanda
alors à Charlotte de l’accompagner dans ses prières en
priant et en jeûnant elle-même pendant une semaine et de
revenir la voir après sept jours.
Le septième jour, comme
convenu, Charlotte se pointa. Le Pasteur lui remit alors
un petit flacon contenant un liquide à la couleur
douteuse. Ce liquide, disait-il, était un puissant
philtre d’amour spécialement fabriqué par lui-même, avec
l’aide de l’Esprit Saint pour ramener l’amour dans la
vie de Charlotte. Il suffisait d’en verser quelques
gouttes dans le repas de Nestor pour qu’il oublie sa
maîtresse qui lui prenait désormais tout son temps.
Charlotte rentra à la maison
avec le précieux flacon. C’est vrai qu’elle n’aimait pas
ces choses. Mais que pouvait-elle ? Il lui fallait
sauver son foyer et elle était capable de tout pour
cela. De plus, la chose était faisable car malgré que le
courant ne passait plus entre elle et son mari, ce
dernier, chaque fois qu’il rentrait à la maison, goûtait
quand même au repas qu’il trouvait sur la table.
Le lendemain, elle prépara un
bon plat comme l’aimait Nestor. Elle savait que comme
d’habitude, il mangera un morceau en rentrant. Le
Pasteur lui a dit que quelques gouttes suffiraient à
apprivoiser le mari devenu intraitable. Mais pour être
sûr de son affaire, Charlotte y versa plus de la moitié
du petit flacon. Comme elle s’y attendait, à son retour
ce soir-là, Nestor sauta sur le repas et le mangea
copieusement.
Une semaine passa sans que
Nestor ne changea ses habitudes. Puis deux. Charlotte
avait commencé à désespérer lorsque, dans le courant de
la troisième semaine, elle avait remarqué que Nestor ne
traînait plus comme avant, pour rentrer à la maison le
soir. Il rentrait de plus en plus tôt. Mais ce qu’avait
remarqué Charlotte d’autre, c’est que, bien qu’il
rentrait tôt, Nestor n’avait pas le cœur à s’amuser,
encore moins, à s’envoyer au 7e ciel.
A quoi servirait-il que Nestor
soit à la maison et partage le même lit avec elle s’il
doit passer toute la nuit à dormir comme un aï ? Une
nuit, Charlotte partit à l’assaut de son mari. Elle
s’était préparée pour le faire « tomber ». Nestor
étant indifférent à tout ce qu’elle faisait pour
l’aguicher, Charlotte entreprit tout simplement de le
violer.
La surprise de Charlotte fut
grande lorsqu’elle se rendit compte que le bazooka de
son homme était inerte et ne répondait pas. Il était
froid comme un morceau de chair sans vie. Comment cela
était-il possible ? Elle qui s’était préparée à
consommer du fruit défendu cette nuit-là dut se coucher
et dormir sur sa faim.
Charlotte saura plus tard que
depuis un certain temps correspondant au jour où elle
avait ajouté le philtre du Pasteur à sa nourriture,
Nestor était devenu impuissant. Le liquide qu’il a
ajouté à son repas avait fait de l’effet. Si Nestor
rentrait désormais tôt à la maison, ce n’était pas
forcement pour elle, mais c’était tout simplement parce
qu’il n’était plus en mesure de satisfaire sa libido en
ville. Charlotte venait de comprendre la gravité de ce
qu’elle avait fait.
Kayissan |
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