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[N° 86 : du 23 Aout 2007] |
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Mise
en œuvre de l’APG : Enfin ! Le leader de l’UFC a compris
et jette des fleurs aux acteurs du processus électoral
*Gilchrist Olympio bientôt reçu par le Président Faure
Depuis le samedi 18 août 2007, le leader charismatique
de l’Union des Forces de Changement (UFC) M. Gilchrist
Olympio est dans nos murs. Arrivé à Lomé par la
frontière d’Aflao, Togo-Ghana en provenance d’Accra où
il a une résidence, l’opposant » au régime RPT s’est
rendu le même jour a Devikinmé, une localité de la
Préfecture des Lacs, située à une trentaine de
kilomètres à l’Est de Lomé pour se faire inscrire. La
liste électorale a été définitivement fermée le
lendemain dimanche 19 août 2007. |
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Livrant ses impressions, à la presse pour ce qui est du
processus en cours M. Gilchrist Olympio a jugé
« d’encourageant » le travail abattu par la
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) :
« Compte tenu des moyens qui sont mis à leur
disposition, je crois qu’ils font un travail qui n’est
pas trop mauvais : …. Ce que j’ai appris ne me parait
pas trop mauvais, c’est encourageant ».
Cette
déclaration qui est un satisfecit au processus en cours,
venant d’un leader connu pour ses critiques acerbes à
l’encontre du même processus, suscite des interrogation
au sein des populations.
« Comment Gilchrist Olympio qui s’est mis en marge du
processus avec l’intention qu’il n’aboutira pas puisse
aujourd’hui faire volte face et afficher une position
contraire ?
Qu’est ce qui peut expliquer ce virage à 180° du leader
de l’UFC après avoir boudé et tenté d’arrêter le
processus ?
Voilà
les questions qui alimentent les débats depuis qu’il a
fait cette sortie.
En
effet, il n’est un secret pour personne que le président
de l’UFC n’a jamais été tendre envers le processus en
cours au point que certains observateurs en soient venus
à se demander si l’UFC n’a pas signé l’Accord Politique
Global (APG) à contre coeur c’est-à-dire sous la
pression de la communauté internationale. La question
mérite d’être posée quand on sait que cet opposant
togolais avait, à l’époque, assimilé le dialogue
national et ses dérivées à « une bouillabaisse
indigeste ».
Après
la nomination du Premier Ministre chargé de mettre en
œuvre la feuille de route issue de l’Accord Politique
Global, le même personnage est monté au créneau pour
traiter, au vitriol, les partis d’opposition entrés au
gouvernement d’Union nationale, les mêmes qui ont
soutenu le candidat UFC Bob Emmanuel Akitani lors du
scrutin présidentiel d’avril 2005, de partis satellites
au RPT.
Pour
ce qui est du début de la mise en œuvre proprement dit
de la feuille de route de l’accord dévolue au
gouvernement d’Union nationale, les togolais ont encore
eu mémoire la hargue avec laquelle Gilchrist Olympio et
ses plus proches collaborateurs, en l’occurrence le 3ème vice
président Lawson Patrick et le Secrétaire général
Jean-Pierre Favre se sont acharnés contre le chef du
gouvernement, ce qui, on s’en rappelle, a améné la
primature à dire que « l’UFC voit tout en noir. »
Aux
yeux des togolais, l’élément qui, le plus, met en cause
l’UFC et son président de vouloir torpiller le processus
réside dans la marche pacifique appelée sur le samedi 4
août pour protester contre l’impunité, la dégradation du
Togo et un processus électoral bâclé et biaisé. Les
tracts distribués à l’occasion pour mobiliser les
populations autour de la manifestation et qui
réclamaient ceci pour des raisons obscures, l’arrêt du
processus, en disent long sur l’intention des
responsables de l’UFC parvenus à associer deux partis
politiques et une demi dizaine d’organisations de la
société civile à la chose.
Pire,
lorsqu’on considère que cette manifestation était
programmé pour finir dans un bain de sang à la manière
du carnage du Jardin Freau en 1993, il ne fait plus de
doute que dans la tête des organisateurs, il était temps
d’en finir par tous les moyens avec le processus.
Si
aujourd’hui, Gilchrist Olympio donne l’impression à
travers sa déclaration, de changer son fusil d’épaule en
voulant s’accommoder de la « bouillabaisse
indigeste » c’est qu’il a, sans doute, pris
conscience de ce qu’on peut appeler l’amère réalité du
terrain. Celle qui, s’exprime par l’adhésion des
togolais au processus en se faisant massivement
recenser, ce qui évidemment, ne manque pas de retentir
comme un désaveu cinglant des togolais ayant ainsi
refusé de le suivre dans son orientation qui vise à
torpiller le processus.
D’après des indiscrétions, si le leader de l’UFC a
attendu la veille de la clôture des opérations de
recensement pour se faire inscrire, c’est juste pour
prendre le pouls de la populations en âge de voter fait
montre d’une adhésion sans commune mesure au processus.
Au vu
de ce qui précède, il y a lieu de se demander si le
satisfecit de Gilchrist Olympio au processus qu’il a
vainement cherché à torpiller ne doit pas être pris avec
des pincettes parce que relevant du bluff ?
La Rédaction |
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Quel bilan après douze mois de l’Accord Politique
Global ? |
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Conformément aux 22 engagements souscrits par le
gouvernement togolais dans le cadre des consultations
ouvertes entre la République togolaise et l’Union
Européenne, le RPT (au pouvoir) et cinq partis de
l’opposition (CAR, CDPA, CPP, PDR, UFC), le gouvernement
ainsi que deux organisations de la société civile (GF2D
et REFAMP-Togo) se sont retrouvés pour un dialogue
national, placé sous la facilitation du Chef de l’Etat
burkinabé Blaise Compaoré. Après plusieurs mois d’un
travail laborieux, le dialogue dirigé par un Praesidium
présidé par Me Agboyibo a fini par accoucher le 20 août
2006 à Lomé, d’un Accord Politique Global dont la mise
en œuvre devra conduire entre autres, à l’organisation
d’élections législatives transparentes, condition posée
par l’UE pour la reprise pleine et entière de sa
coopération avec le Togo. |
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Pour
en arriver là, le chemin a été long et le parcours
difficultueux. Chaque partie prenante étant aux
négociations avec ses priorités, ses intérêts et sa
vision politique qui ne sont pas forcément ceux des
autres, les débats ont été souvent houleux. Et il a
fallu bien de fois que Me Agboyibo associe sagesse, tact
et finesse pour faire avancer les choses.
La signature de l’Accord Politique Global que de
nombreux observateurs considèrent comme symbole de la
volonté de la classe politique d’avancer vers la sortie
de crise au Togo et que beaucoup inscrivent à l’actif du
leader du CAR a été accueillie avec une grande
satisfaction aussi bien au Togo que sur le plan
international. Au sein de tous les Etats-majors
politiques, l’aboutissement du dialogue a été célébré.
Mais tout le monde était unanime pour dire qu’une chose
était de signer un accord et qu’une autre était de
mettre en œuvre les termes de l’accord signé.
Aujourd’hui, douze (12) mois jour pour jour après la
signature de l’APG qui avait fait renaître l’espoir dans
le cœur de tous les Togolais, il est pour le moins
indiqué de dresser un bilan du chemin parcouru.
Qu’est-ce qui a pu être fait pendant ces douze mois et
que reste-t-il à faire ? L’APG a-t-il tenu ses
promesses ?
Un
résultat largement positif
L’appréciation qu’on fait de la mise en œuvre de l’APG
varie selon qu’on est de telle ou telle tendance
politique. Si pour un parti comme l’UFC, l’APG, dans sa
mise en œuvre reste loin d’avoir comblé les attentes,
pour d’autres, il aura permis de faire un pas très
important vers la porte de sortie de crise. Mais de
l’avis général, l’opinion qui se dégage auprès des
populations qui refusent de s’embarrasser de
considérations politiciennes, c’est que le résultat
d’une année de mise en œuvre de l’APG est largement
positif. Certes, on reconnaît que tout n’a pas été fait
et que beaucoup de chemin reste à parcourir. Mais on ne
peut pas tout faire en même temps et en un seul jour.
Dans un document élaboré par la CDPA, ce parti fait une
lecture de la mise en œuvre de l’APG. Ce document à le
mérite entre autre de relever d’une façon générale les
actions réalisées dans la mise en œuvre de l’APG et
celles qui restent à réaliser. Compte-tenu de l’intérêt
qu’il revêt et de son caractère objectif, nous le
publions en intégralité.
L’évaluation de la CDPA
A -
Actions réalisées
1. Du gouvernement d’union nationale
- Nomination du Premier Ministre au sein de l’opposition
et formation d’un gouvernement national. Participation
au gouvernement de l’ensemble des parties prenantes à l’APG
sauf l’UFC
2. Du
cadre électoral
-
Création de la Commission électorale nationale
indépendante (CENI)
- Choix du mode de scrutin (Scrutin de liste avec forte
moyenne)
- Choix du type de carte électoral (carte électorale
avec photo)
- Attribution et composition de la CENI et de ces
démembrements
- Conditions d’éligibilité
- Adoption du Code électoral
- Recensement et confection du fichier électoral
- Distribution des cartes d’électeurs
- Règlement du contentieux électoral
3.
Mesures relatives à la sécurité, aux droits humains, aux
réfugiés et aux personnes déplacées
- Mise
en place d’un mécanisme d’alerte en matière
d’application des mesures de sécurisation des activités
des partis politiques et des processus électoraux
4. Poursuite des réformes constitutionnelles et
institutionnelles nécessaires à la consolidation de la
démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne
gouvernance
- Nomination de nouveaux membres de la Cour
Constitutionnelle.
5. Dispositions finales
Création d’un Comité de suivi de l’accord.
B -
Actions non réalisées
-
Programme de délivrance de cartes d’identités nationales
- Création d’un cadre permanent de dialogue et de
concertation sur les sujets d’intérêt national
- Création d’une commission chargée de faire la lumière
sur les actes de violence à caractère politique commis
par le passé et d’étudier les modalités d’apaisement des
victimes
Création d’une commission qui propose des mesures
susceptibles de favoriser le pardon et la réconciliation
nationale
- Etude des questions relatives à la réforme de l’armée
- Renforcement des moyens d’action de la Haute autorité
de l’audiovisuel et de la communication
C –
Observations
Toute
la crédibilité du processus électoral en cours procède
de la mise en œuvre des dispositions prévues à ce
niveau. La CDPA prend acte du discours fait par le
Président de la République à Atakpamé condamnant toutes
les formes de violences en période électorale et
promettant la création prochaine d’une commission pour
faire la lumière sur les violences politiques au Togo.
La CDPA constate que ces questions relatives à la
réforme de l’armée et au renforcement de la HAAC ne sont
pas encore inscrites dans les préoccupations.
La CDPA déplore les conditions dans lesquelles s’est
déroulé le choix par l’Assemblée nationale des membres
de la cour constitutionnelle.
La CDPA rend hommage à la facilitation et salue l’esprit
qui caractérise le travail dudit comité.
La
position de l’UFC
Le
parti de Gilchrist Olympio n’a publié aucun document
pour se prononcer sur la mise en œuvre de l’APG.
Cependant, un confrère qui voulait avoir l’opinion de l’UFC
a été renvoyé à un mémorandum daté du 07 juin 2007 et
remis en son temps, à une mission électorale de la
Commission Européenne arrivée au Togo. A travers ce
document, l’UFC émettait de sérieuses réserves sur la
mise en œuvre de l’APG. Ces réserves portaient notamment
sur le non-respect du code de bonne conduite par
certains proches du RPT, la présidence ès qualité des
CELI par les magistrats, le présence d’un magistrat à la
CENI au titre du RPT, la réduction du délai de
réclamation après le recensement, le changement des
Préfets, le montant du cautionnement, l’impunité, le
retour des réfugiés, la sécurisation des élections, la
désignation des membres de la Cour Constitutionnelle
etc.
Commentaires
De
tous les partis signataires de l’APG, l’UFC parait celui
qui apprécie le plus sévèrement sa mise en œuvre. Si ce
parti ne va pas jusqu’à dire que rien n’a été fait
depuis le 20 août 2006 jusqu’à ce jour, il ne
s’embarrasse pas de retenue pour soutenir à qui veut
l’entendre que pas grand-chose n’a été fait.
L’UFC est un parti politique responsable qui a le droit
d’avoir ses opinions. Cependant ce parti à du mal à
convaincre les populations qui comprennent difficilement
ses prises de position. En effet, depuis qu’elle s’était
engagée dans le dialogue, l’UFC avait clairement exprimé
son option pour la négociation comme voie à explorer
pour sortir le pays de la crise. L’APG ne fait que
couronner tout le processus de dialogue. La question que
se posent plusieurs observateurs reste de savoir ce que
fait concrètement l’UFC pour faciliter la mise en œuvre
pleine et entière de l’APG. Car on ne doit pas perdre de
vue que pour aller à la signature de l’APG, il a fallu
livrer un combat et qu’un autre combat s’avère
nécessaire pour sa mise en œuvre.
Depuis le lendemain de la signature de l’APG, l’UFC
s’est malheureusement illustrée comme le passager d’un
véhicule qui déclare à qui veut l’entendre être pressé
d’arriver à destination mais qui, dans le même temps,
fait tout pour empêcher le véhicule de démarrer.
La première décision de l’APG à mettre en œuvre était la
nomination d’un Premier ministre et la mise en place
d’un gouvernement d’union nationale avec pour mission,
de conduire aux législatives. Toutes les parties
prenantes au dialogue ainsi que d’autres formations sont
représentées au sein de ce gouvernement. Seul l’UFC a
fait des difficultés et refusé de participer. Pour
justifier ce choix, le leader du parti a déclaré vouloir
être dehors pour pouvoir mieux critiquer ce qui se fera
à l’intérieur. Plusieurs observateurs, au regard de
cette prise de position avaient conclu que, soit l’UFC
voulait quelque chose et son contraire à la fois, soit
ce parti ne savait tout simplement pas ce qu’il voulait.
De l’avis de plusieurs Togolais la critique pour la
critique n’a plus sa place dans la nouvelle dynamique
induite par l’APG. Au lieu de verser dans des diabribes
et de « tout voir en noir », on gagnerait plutôt
à apporter des contribution concrètes pour pousser vers
la perfection, les actions menées.
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’APG, beaucoup de
décisions se prennent au niveau du Gouvernement. Comment
l’UFC pourrait-elle faire valoir ses opinions alors
qu’elle a délibérément choisi de rester hors du
gouvernement ? Pire, au cours de certains débats
précédant la prise de décision, l’absence de ce parti
pénalise fortement les autres qui se retrouvent en
minorité face au RPT et ses alliés. Tout se passe donc
comme si l’UFC œuvre à rendre difficile la mise en œuvre
de l’APG afin d’en tirer des arguments pour critiquer.
La plus grande préoccupation des Togolais aujourd’hui
c’est de voir la situation se normaliser dans le pays.
C’est pourquoi ils adhèrent massivement à l’action du
Gouvernement Agboyibo. Tout ce qui ne s’inscrira pas
dans cette logique n’est plus à leurs yeux que
distraction et diversion.
C’est une vérité que tout n’a pas été parfait dans la
mise en œuvre de l’APG. Mais il est aussi vrai qu’on
aurait su mieux faire si tout le monde y avait mis de la
bonne volonté et apporté sa contribution. Puissent les
jours à venir inspirer positivement tous nos hommes
politiques pour que ce qui reste à faire, soit fait pour
le meilleur des Togolais.
L.C. |
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Gilchrist Olympio bientôt chez Faure Gnassingbé ? |
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Le leader de l’Union des Forces de Changement Gilchrist
Olympio a, au cours de son dernier retour à Lomé, rendu
une visite de courtoisie aux chefs de la communauté Bè.
On se rappelle que ceux-ci s’étaient opposés à la
dernière marche initiée par le groupe à Claude Améganvi. |
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De sources généralement bien informées, au
cours de l’entretien, les garants des US et coutumes
auraient cherché à savoir si le leader de l’UFC était de
retour pour accompagner le processus ou s’il avait un
plan de contestation de tout ce qui est déjà accompli.
Les Chefs traditionnels lui auraient fait
remarquer que le Togo a besoin d’un processus apaisé
pour sortir définitivement de la crise. Ils lui auraient
également demandé s’il est sincère dans ses déclarations
sur le bon déroulement du recensement et son intention
proclamée, d’accompagner le processus de sortie de crise
et d’apporter son soutien au Gouvernement en place.
Ils auraient ensuite dit à Gilchrist que,
s’il veut faire preuve de hauteur d’esprit et de bonne
foi, de rendre une visite de courtoisie aux Autorités
publiques, notamment au Président Faure et d’en profiter
pour discuter de l’avenir de ce pays. Il aurait donné
son accord de principe.
Mais au niveau de l’Etat major de l’UFC, les
avis seraient partagés. Le groupe des extrémistes serait
contre la démarche alors que les plus réalistes
considèrent que cette proposition des Chefs peut
contribuer au dénouement de la crise. Pour l’heure, des
réflexions sont en cours pour voir l’exécution de
projet.
L.C. |
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Signes avant-coureurs : Des scènes de violence entre
forces de l’ordre et riverains du site Togo 2000 |
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Dans la nuit de mardi 21Août 2007, une vive altercation
a eu lieu entre les nouvelles recrues logées sur le site
de la foire Togo 2000 et les populations riveraines. |
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Les
nouvelles recrues pour les raisons non encore élucidées
se sont mis à tabasser tout ce qui bougeait (passants,
motocyclistes, taxi motos et autres).
Les premières informations ont fait état d’une
patrouille nocturnes et que tous les nons-détenteurs de
pièces d’identité jugés suspects étaient « corrigés »
cette version est rapidement battue en brèche par les
populations riveraines et certaines victimes qui parlent
plutôt d’abus d’autorité.
Selon certaines victimes, il y a, à l’origine, une
affaire sentimentale entre une jeune recrue et une
demoiselle. Cette dernière, à la suite d’une dispute
entre « son copain en Kaki » et elle, a
finalement décidé de l’abandonner au profit d’un autre
résidant dans le quartier.
Mais la nouvelle recrue ne voudrait rien entendre de son
oreille et aurait juré d’en découdre avec quiconque
voudrait « usurper » sa copine. De tout temps, il
aurait jugé le comportement de sa copine et de l’autre
« rival » très provocateur. La suite on la
connaît.
Et c’est dans cette atmosphère confuse que, la nuit de
mardi 21 Août, l’incident s’était produit. Le chef de
quartier de Togo 2000 qui a confirmé le déploiement des
forces de l’ordre dans la localité a déclaré que, pour
l’heure, il ne maîtrise rien de l’affaire.
Les associations de défense de droit de l’Homme ainsi
que la Commission Nationale des Droits de l’Homme ont
été saisies de l’affaire.
Une version officielle de la police lue au journal de 20
h hier à la TVT confirme l’information. Selon elle des
cas de blessés sont enregistrés. En attendant de tirer
cette affaire au clair, le gouvernement doit prendre des
mesures pour mettre fin à ces genres de dérives qui ont
toujours terni l’image de notre pays. La population pour
sa part, doit, vis-à-vis des hommes en uniforme, adopter
un comportement citoyen.
Les auteurs de cet acte inhumain et dégradant doivent
être recherchés et punis conformément à la loi.
A quelques jours des prochaines législatives nous devons
proscrire de nos rangs, tout comportement de nature à
donner l’impression, qu’il y a en perspective, des
scènes de violence et que, ce qui s’est passé sur le
site Togo 2000 n’est qu’un signe avant-coureur.
Faure Gnassingbé, Yawovi AGBOYIBO, Titikpina et Kpatcha
Gnassingbé qui, depuis le début de ce processus, se
battent pour une élection apaisée sont interpellés. Leur
silence tracerait, aux fossoyeurs de la démocratie, le
boulevard à la violence.
Amouzouvi |
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Crime crapuleux à Aképé (Préfecture de l’Avé) : Un
individu retrouvé mort, décapité |
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Le 03 Août 2007, un cultivateur a été retrouvé mort
décapité et abandonné dans un champ de cultures de
maniocs à Aképé, localité située à environ 40 km au
nord-ouest de Lomé dans la préfecture de l’Avé. |
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La victime, un certain Lomégnon Boyi, 42
ans, nationalité togolaise, originaire d’Aképé, était en
train de sarcler son champ lorsque, furtivement, le
meurtrier le décapita.
L’assassin, un certain Adandé Eké, 51 ans,
cultivateur, originaire de Tohoun résidant à Zanguéra
est connu dans le milieu comme l’un des individus ayant
toujours semé la terreur et la désolation dans la
population.
Arrêté plusieurs fois pour vols, il a
toujours juré d’en découdre avec ceux qui l’ont dénoncé.
Il aurait même établi une liste de ceux qu’il appelle
« ses » ennemis. Parmi eux, le regretté Lomégnon Boyi,
une femme originaire d’Aképé et un cultivateur que notre
rédaction a rencontrés au cours de son enquête.
Nous avions recueillis leur témoignage mais
ils ont préféré garder l’anonymat (lire la
transcription).
Le crime de Lomégnon Boyi a été commis le 03
Août mais ce n’est que le 05 Août 2007 que la population
et la gendarmerie de Noépé en ont été informées.
Immédiatement, l’enquête a été diligentée.
Dans la recherche de l’auteur du crime,
Adandé Eké a été arrêté et déféré à la prison civile de
Lomé où il se trouve actuellement.
Dans son interrogatoire, il a reconnu avoir
tué la victime pour se venger. A l’origine, il évoque
tantôt une affaire de terrain, tantôt une affaire de
dénonciation calomnieuse de la part de celui qu’il a
décapité.
Rappelons que l’assassin Adandé Eké après
avoir tué la victime, a abandonné le corps sur les lieux
mais a transporté la tête à quelques mètres avant de
l’enterrer.
Il a fallu le concours de la gendarmerie
pour qu’on retrouve les corps en décomposition.
D’après nos sources, Adandé Eké n’est pas
seul. Il aurait un réseau.
Interpellé le 05 août 2007 par la gendarmerie, les
autres auraient pris la clé des champs.
D’après toujours nos enquêtes, c’est la 3e fois
que ce genre de crime est perpétré à Aképé depuis que le
groupe de criminels est arrivé dans le milieu.
Avant que la Cour d’assise de Lomé ne statue
sur le cas Adandé, ce dernier doit parler pour que après
son verdict, les mêmes causes ne produisent plus les
mêmes effets.
AMOUZOUVI |
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Témoignage |
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Au petit matin du vendredi la victime, le nommé Boyi
Lomenyon s’est rendue au champ où il travaille pour le
compte du Forestier Alofa Komlan dont le champ est
limitrophe au notre. |
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Le meurtrier Adandé est celui qui
travaillait pour le forestier avant d’être renvoyé par
celui-ci suite à un problème. C’est ainsi que Boyi
Lomenyon a été engagé au service du Forestier.
Le vendredi donc quand Boyi s’était rendu au
champ. Alofa était venu demander d’après lui auprès d’un
certain Kodjo Sakplé. Il avait également cherché à
savoir si M. Midawo était allé au champ. Il lui avait
été répondu que ce dernier n’y était pas allé. S’étant
rendu au domicile de Midawo il apprit que ce dernier
était sorti. Il serait revenu une deuxième fois encore
mais Midawo n’etait toujours pas là. A en croire les
habitants de Sakplekopé Alofa était encore repassé par
là une troisième fois en compagnie de deux individus se
dirigeant vers le champ.
Mais dans la soirée au retour du champ ils
n’étaient plus que deux à regagner le village. Etant
donné que Boyi n’habitait pas ensemble avec eux,
personne ne sut que ce dernier n’était pas rentré ce
vendredi soir. Il a fallu que la femme de Midawo se
rendit au champ à la recherche des bois morts pour
découvrir le cadavre de Boyi en début de putrefaction.
Alerté le chef du village envoya sur les lieux des gens
pour constater le fait : le cadavre étêté de Boyi gisait
effectivement dans le champs du forestier Alofa Komla.
Sur ordre des éléments de la Gendarmerie qui s’étaient
transportés sur les lieux pour le constat, le macchabée
fut inhumé. Le mardi suivant Adandé le grand frère du
forestier Alofa Komlan fut interpellé. Dans un premier
temps il nia les faits avant de passer aux aveux. Il
aurait agi en complicité avec un ami charlatan résidant
à Mission Tové dans la préfecture de Zio auprès de qui
se trouverait la tête de la victime. Une perquisition
menée nuitamment au domicile du charlatan à Mission Tové,
en l’absence du charlatan n’aurait pas permis de
retrouver la tête de la victime. Finalement, il serait
revenu sur sa déclaration pour dire que la tête était
enterrée dans le champ qu’il cultive à Akepé et qui
appartient à Awou Kokou Adetsu. C’était donc à cet en
droit précis que la tête fut effectivement déterrée.
Après les formalités d’usage, Atagan fut amené à la
gendarmerie où il est gardé.
Il faut avouer que cet événement qui est
pour le moins inhabituel dans la contrée ne finit pas de
scandaliser les populations. L’an dernier le corps sans
vie d’une dame nommée Nwaku était retrouvé au même
endroit. La victime revenait du marché ou elle avait
acheté des légumes et du poisson pour le repas du soir.
Le meurtrier jusqu’à ce jour n’est pas connu. Avant le
meurtre de cette dame, le corps d’un homme dont les
attributs sexuels avaient été arrachés fut découvert.
Maintenant tout le monde suspecte le sieur Adandé d’être
l’auteur de la mort de ces personnes.
Le meurtrier qui est originaire de Tohoun
s’est par le passé illustré dans le vol de volailles et
dans des délits mineurs qui l’ont une fois conduit en
prison. Mais pour ce qui est du meurtre de Boyi la
première remarque qui s’impose après l’observation du
cadavre, est que ce dernier est vidé de son sang. Nous
espérons que cet aspect de la chose n’a pas échappé aux
gendarmes et permettra aux enquêteurs de découvrir a
quoi le sang de la victime a servi.
Propos
transcrits par
La Rédaction |
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Secrets d’alcôve Expédition punitive |
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Assis sur la banquette au fond du minibus, Thomas ne
décolérait pas. Sa position était très inconfortable. Il
était pratiquement coincé entre la carrosserie du
véhicule et une grosse femme qui visiblement, revenait
du marché d’Anié. Le minibus qui est conçu pour prendre
neuf personnes était surchargé. Le chauffeur pour
empocher le maximum d’argent possible avait embarqué une
quinzaine de passagers. Thomas ankylosé étouffait
littéralement. Il sortit sa tête par la fenêtre et
respira une bouffée d’air frais. |
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Le vent qui lui balaya le visage lui fit du bien. Il ne
comprenait pas pourquoi les transporteurs avaient tous
cette manie de surcharger leurs véhicules. Il réfléchit
à la chose un instant puis sa pensée fut détournée par
un sujet autrement plus sérieux pour lui. S’il était
obligé de se faire malmener ainsi dans un minibus, c’est
parce qu’il se rendait à Lomé. Et s’il se rendait à Lomé
alors qu’il n’était pas en congé ou en vacance, c’est
bien pour aller régler un problème qui pressait. Il fit
un bref tour d’horizon du sujet et se demanda si jamais
il pouvait s’en sortir. Depuis qu’il avait pris fonction
dans cette petite localité voisine d’Atakpamé, il
n’avait jamais eu le moindre problème jusqu’à tout
dernièrement, lors de la visite de Kanlé sa femme. Lui
qui passait pratiquement inaperçu et que certains
considéraient comme un modèle même si lui-même savait
qu’il n’en était pas un, a été démythifié par sa femme
qui l’a livré en spectacle au quartier.
Thomas, tout en réfléchissant, essaya de se redresser un
peu pour soulager son dos qui lui faisait mal. Ses
débuts avec Kanlé se mirent à défiler devant ses yeux.
C’était il y a plusieurs années déjà. A l’époque, il
était encore à l’Université alors que Kanlé était en fin
d’apprentissage dans un atelier de couture à Adéwui. Un
soir, alors qu’il prenait un verre avec ses camarades de
villa, il vit passer la jeune fille et l’invita à
prendre un pot. Ce qu’elle accepta avec plaisir. Le
reste était allé très vite. On était en effet à une
époque où être étudiant était encore quelque chose.
Une année après leur rencontre, Kanlé qui avait réussi
entre-temps à son examen de fin d’apprentissage reçut sa
libération et s’installa à son propre compte. Avec
l’aide de Dieu, elle ne mit pas long à avoir de la
clientèle. En un laps de temps relativement court, elle
avait réussi à asseoir un grand atelier avec beaucoup
d’apprenties.
Mais si les choses marchaient bien pour Kanlé, il n’en
était pas de même pour Thomas qui avait commencé à avoir
de sérieuses difficultés avec les études. Tant et si
bien qu’il finit par perdre sa bourse. Or, il lui
restait une licence et une maîtrise à préparer. Une vie
de galère commença pour lui. N’ayant plus de bourse et
donc plus de place à la villa CNOU, il dût regagner la
maison familiale.
Pendant de longs mois de galère Kanlé était devenue son
seul soutien. La jeune fille qui tenait beaucoup à lui,
faisait tout pour le rendre heureux. C’était à présent
elle qui lui mettait de l’argent en poche pour tous ses
besoins. Lorsqu’elle allait le voir à la maison, elle
lui apportait tout ce qu’il fallait pour lui faciliter
l’existence. Et Thomas n’hésitait pas à lui mentir pour
lui soutirer de petits sous. Dès qu’il en avait le
temps, il allait la voir à l’atelier où il était traité
comme un prince. Lorsque, finalement, Thomas avait
réussi à sa maîtrise et devait soutenir son mémoire,
c’était encore Kanlé qui s’était tuée pour tout faire.
Depuis le financement du traitement document jusqu’à la
réception d’après soutenance, elle avait tout pris en
charge. Chaque fois qu’on la mettait en garde contre ces
étudiants qui, une fois rentrés dans la vie active
oubliaient leurs amours des temps difficiles, Kanlé qui
était sûre de ce qu’elle faisait ne disait rien. Elle
était confiante et pouvait croire en son Thomas chéri.
Une fois les études terminées, Thomas n’avait pas eu la
chance d’avoir un boulot. Il avait continué à vivre aux
crochets de Kanlé avec qui, il avait maintenant un
enfant. C’était la jeune femme qui se battait pour faire
vivre l’enfant et le père. La situation dura plus d’une
année avant que Thomas, par la grâce de Dieu finisse par
trouver un poste dans l’enseignement. Suite à un
concours, il avait réussi à se faire engager comme
enseignant auxiliaire. Ce n’était pas le top, mais
c’était mieux que rien, même si cela n’avait pas changé
grand-chose à sa situation compte tenu de l’irrégularité
dans le paiement des salaires.
Thomas et Kanlé avaient deux enfants lorsque, le jeune
homme reçut une affectation pour une localité non loin
d’Atakpamé. En tant qu’enseignant, il était appelé à
servir partout où besoin sera. Il était
psychologiquement préparé et pouvait regagner son poste.
Le problème ne pouvait se poser qu’au niveau de Kanlé.
Pourrait-elle quitter Lomé, abandonnant atelier et
apprenties pour le suivre dans son déplacement ? En
principe oui. Mais aura-t-elle autant de chance en
recommençant à zéro dans ce petit coin où il n’est pas
évident qu’on ait une certaine préoccupation pour la
mode et les effets vestimentaires ? Toute la question
était là.
Après bien de réflexions, Thomas et Kanlé finirent par
prendre une décision. Ce n’était pas la peine de
sacrifier l’atelier qui, quoi qu’on dise, continuait à
les aider beaucoup. Atakpamé n’était pas l’autre bout du
monde. Et le couple peut se voir chaque fois que le
besoin se fera sentir.
C’est ainsi que Thomas était allé s’installer dans
cette petite localité. Il n’eut aucune difficulté à
s’intégrer. Le coin était tranquille et reposant. Il
vivait dans une chambre-salon que lui avait cédé le
collègue qu’il venait remplacer. A part quelques fois où
il pensait à Kanlé et à ses enfants, Thomas n’avait
aucun problème. Et puis la question de sa femme et de
ses enfants ne se posait pas avec trop d’acuité. Il
trouvait le moyen de revenir les voir à Lomé une fois
par mois.
En effet, dans les premiers mois qui avaient suivi le
départ de Thomas pour son nouveau poste, il revenait à
Lomé une fois par mois et profitait aussi des week-ends
prolongés pour voir sa petite famille. Mais au fil du
temps, et prétextant de nombreuses charges, il commença
à rarefier ses retours. Pendant les congés de Pâques, il
n’avait même pas daigné venir voir les siens. Le
prétexte était toujours le même : il avait des cours de
rattrapage sur le dos. Le plus curieux, c’est que chaque
fois, lorsqu’au téléphone, Kanlé proposait de venir le
voir elle-même, il trouvait des arguments pour l’en
dissuader.
La jeune femme, une fois, avait trouvé la chose bizarre.
Mais très vite, elle chassa de la tête, toute idée qui
pouvait faire croire que son Thomas chéri la trompait.
Mais était-ce suffisant pour qu’elle laissât passer
toute une année sans visiter une seule fois son mari que
le travail avait éloigné d’elle ? Après mûre réflexion,
Kanlé décida de se rendre chez Thomas. Avant d’y aller,
elle ne lui dit rien du tout. Elle voulait lui faire une
surprise. Elle n’y allait pas pour longtemps. Elle
voulait juste voir là où vivait son mari et parler un
instant avec lui. Elle y passerait une seule nuit. Le
lendemain elle retournerait à Lomé pour retrouver son
travail et ses enfants.
Il sonnait 19 h quand le zémidjan qu’elle avait pris à
Atakpamé déposa Kanlé devant l’établissement où
enseignait son mari. Elle n’eut aucune difficulté à se
faire indiquer la maison où vivait Thomas. Un jeune
garçon tout disponible s’était même offert pour l’y
conduire. Il prit le lourd sac contenant les articles
que Kanlé avait achetés au grand marché de Lomé pour son
mari et devança la jeune femme. Quelques minutes plus
tard, ils étaient arrivés. Kanlé déchargea le jeune
garçon de son lourd fardeau, lui donna un jeton et se
dirigea vers la porte qu’il lui avait indiquée comme
étant celle du logement de Thomas. Elle frappe à la
porte entre baillée d’où filtrait une lumière et
n’attendit pas une réponse avant d’entrer. L’ameublement
était sommaire. Un canapé de trois places était posé le
long du mur. Dans un coin, se trouvait une table en
plastique entourée de quatre fauteuils également en
plastique. Dans un autre coin, se trouvait une table en
bois avec une chaise. C’était la table de travail de
Thomas qui y avait disposé un poste téléviseur et des
documents.
Sur la table en plastique se trouvaient des restes de
nourriture. Kanlé n’eut pas besoin d’un dessin pour
comprendre qu’on venait de manger du riz à la sauce
d’arachide. Mais ce qui attira le plus son attention,
c’était un pagne qui était négligemment posé dans le
canapé et la présence d’une paire de chaussures de femme
au pied du même meuble. Thomas serait-il en train de la
tromper avec une autre femme ? Son sang fit un tour. Et
en quelques fractions de secondes, elle essaya de faire
le point de la situation.
C’était malheureusement cela la vérité. Au moment où
Kanlé était en route, Thomas lui, prenait du bon temps,
avec Tanty, une jeune femme dont il avait fait la
connaissance quelques mois après son arrivée dans la
localité. Maintenant, elle venait passer de longs
moments avec lui. Ce jour-là, elle était arrivée peu
après midi. Thomas l’avait emmenée à Atakpamé où ils
avaient mangé du bon fufu. Elle en avait profité pour
faire des emplettes pour le repas du soir. Thomas était
particulièrement content ce jour-là. Et visiblement, il
avait follement envie de « fruit fendu ».
D’ailleurs, il ne le cachait pas. Ils avaient à peine
fini de manger ce soir-là qu’il entraîna Tanty dans sa
chambre à coucher. Une fois sur place, il se colla à
elle pour bien sentir son corps contre le sien, pendant
qu’au même moment, il lui enlevait son jupe-pagne et son
corsage. Après avoir déshabillé la jeune fille, Thomas
la poussa vers le lit, s’allongea et l’attira à lui.
Tanty se laissa faire. La séance de caresses se
poursuivit encore un instant puis Thomas décida de
passer à des choses sérieuses. Allongé sur le dos, il
dressa son bazooka verticalement. Tanty écarta les
jambes et posa ses genoux de part et d’autre de sa
taille, se cambra et s’empala jusqu’à la garde en
position assise. Thomas adorait cette position qui lui
permettait de pouvoir profiter des seins, au moment où,
telle une toupie, Tanty se chargeait de son bazooka.
C’est dans cette posture que Kanlé les retrouva. Elle
n’eut qu’un réflexe. Elle attrapa la chaise en bois et
l’assena sur la tête de Tanty. Les cris de douleur
ameutèrent la maisonnée et le voisinage. Thomas sauta du
lit sans savoir que faire exactement. Il reçut à la
volée, un grand coup sur le dos. Bientôt, du monde
grouillait dans la cour pendant que Kanlé avait fondu
dans la nature.
Voilà l’affaire qui ramenait Thomas à Lomé. Au fur et à
mesure que le minibus roulait, il se demandait si jamais
il s’en sortira.
Kayissan |
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