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L’UFC planchera entre autres, à Ouaga sur le mode de
scrutin, le recensement électoral, la sécurisation et la
formation du gouvernement.
Sur ce dernier point, l’UFC estime que, tirant les
conclusions de l’Accord Cadre de Lomé en 2000, il faut
nécessairement, mais pas à n’importe quel prix-, aller au
gouvernement pour la mise en œuvre en commun des
décisions.
Le parti de Gilchrist Olympio estime qu’il ne faut plus
laisser le boulevard au pouvoir RPT et ses alliés.
De source proche de cette formation, on estime que
l’élection de Faure Gnassingbé à la présidence de
la République
est illégitime et pour que cela cesse, il faut le partage
de pouvoir ; il faut donc que la primature revienne de
facto à l’opposition vraie. On doit donc identifier ceux
qui peuvent apporter l’adhésion populaire à un tel
gouvernement.
Selon l’UFC, le problème du choix du Premier ministre ne
se pose pas en terme de service rendu mais en terme des
résultats des divers scrutins organisés dans notre pays.
Elle déclare par ailleurs que, l’essentiel pour elle,
c’est que Faure choisisse le Premier ministre dans
l’opposition. L’objectif c’est que le nouveau
gouvernement puisse ramener, l’apaisement, la sécurité,
la sérénité dans le pays.
Le Togo ayant trop longtemps traversé une crise, il faut
désormais éviter les critères de discrimination.
Quelle sera la position de l’UFC si on choisissait le
Premier ministre dans les autres formations politiques ?
A cette question, elle répond : « L’UFC avisera le
moment venu ».
Nous apprenons par ailleurs que tout serait mis en œuvre
pour garder M. Edem Kodjo, parce qu’on estime qu’on ne
change pas une équipe qui gagne. Et c’est dans cette
perspective qu’il a, en prélude à la rencontre de Ouaga,
présenté son bilan.
Attendons de voir.
L. C. |