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De
sources proches de la gendarmerie nationale, le gendarme
TILIWA Pinabelé, Maréchal de Logis, plus de la
trentaine, s’est suicidé à l’aide de son arme le mardi
08 août 2006 aux environs de
9h30,
en plein jour, à l’Etat-major de la gendarmerie
nationale à Lomé.
Selon nos informations, la balle aurait transpercé son
corps puis aurait atteint sa femme Olobi Adjovi qui, à
son tour, succomba.
Le drame se serait produit au domicile de TILIWA
Pinabelé au camp de la gendarmerie où la famille est
logée.
Qu’est-ce qui est à l’origine de ce drame ? Nous ne
saurions le dire exactement. Puisque les versions
varient d’une source à l’autre.
Concernant par exemple la mort de sa femme, une source
avait indiqué que c’est après avoir tué sa femme que
TILIWA s’est lui-même suicidé. Si cette information est
vraie, qu’est-ce qui serait donc à l’origine de cet
assassinat ?
Une autre source indique plutôt que c’est le gendarme
qui s’est suicidé, et que, lorsqu’il voudrait se donner
la mort sa femme voudrait s’interposer. Dans la foulée,
la femme aurait, par mégarde reçu la balle…
Une troisième source parle d’une altercation entre
TILIWA et sa femme. Autant de versions imprécises.
Ce qui est cependant sûr, c’est qu’il y a eu au camp de
la gendarmerie nationale, le mardi
08 août 2006, un homicide.
Qu’est-ce qui est à l’origine ?
Nous y reviendrons dès que nous aurons tous les éléments
d’appréciation.
« Le Changement » présente ses condoléances à la
famille éplorée et au corps de la gendarmerie nationale.
On se rappelle qu’il y a quelques semaines, un événement
similaire s’est produit au camp de la gendarmerie à Lomé
où le fils du Commandant ATTI s’est suicidé à l’aide du
pistolet de son père.
Jusqu’à ce jour, nous ne saurions dire exactement ce qui
était à l’origine de ce drame.
Nous osons croire cette fois-ci, que toute la lumière
sera faite sur ces événements tragiques à répétition
afin de situer les responsabilités.
AMOUZOUVI |
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Un an après son passage devant l’Assemblée
RPT pour son discours programme, le PM Edem Kodjo
s’était le 03 août dernier, retrouvé face à la presse
nationale et internationale pour dresser le bilan d’une
année de gouvernement conduite « sous l’impulsion du
président Faure Gnassingbé ». Bilan somme toute
discutable qui, à l’analyse, donne aux Togolais, l’amer
sentiment que le chef de l’Etat et son PM se sont donné
le mot pour servir des couleuvres à avaler au peuple.
Sur le plan politique
A entendre le PM Edem Kodjo marteler « Le
gouvernement a fait de la réconciliation nationale, son
cheval de bataille », on a envie de sourire puisque,
un an après les exactions qu’a connues notre pays, les
affres de la division sont toujours vécus par les
togolais qui vivent dans la hantise d’une réédition des
événements d’avril 2005 au cours des élections en
perspective. Cette crainte se fonde sur l’indifférence
avec laquelle le gouvernement semble traiter le Rapport
de
la Commission Nationale
Spéciale d’Enquête Indépendante sur les actes de
violences et de vandalisme commis avant, pendant et
après la dernière élection présidentielle. Conséquence :
les auteurs présumés ou avérés figurant sur la fameuse
liste annexée au Rapport de
la Commission Koffigoh,
imbus de l’impunité que leur garantit le gouvernement se
comportent dans le pays comme des souverains
indépendants sur un territoire conquis. Ce qui donne
l’impression aux victimes et à leurs familles, qu’au
Togo il y a deux catégories de citoyens : ceux qui sont
au-dessus de la loi et ceux condamnés à la subir.
Par ailleurs des compatriotes continuent
par croupir en prison pour avoir manifesté contre le
coup d’Etat politique perpétré au lendemain du décès du
président Eyadema ou pour avoir manifesté contre la
fraude organisée par le RPT et
la Grande muette pour voler la victoire à
l’opposition. Malgré les appels sans cesse renouvelés
par les organisations internationales dans le sens de
leur libération, les autorités de Lomé qui prétendent
pourtant œuvrer pour la réconciliation, demeurent
impassibles.
Voilà les raisons fondamentales qui expliquent pourquoi,
malgré les réunions entre le gouvernement togolais et le
système des Nations Unis (PNUD, FAO, UNICEF, OMS) dès
juin 2005, des nombreuses visites effectuées au Ghana,
au Bénin pour rencontrer les réfugiés et le représentant
régional du HCR, le problème des réfugiés demeure
pratiquement entier et ce ne sont pas les chiffres du
Haut Commissariat des Nations Unis que brandit
cyniquement Edem Kodjo pour se donner un satisfecit qui
nous divertiront de l’essentiel sur ce point. Dans ce
pays, les autorités nous ont habitués à ne jamais croire
aux chiffres et aux statistiques liés aux événements
politiques survenus au Togo et rapportés par des
Institutions non officielles, Internationales. Les cas
des morts de la lagune de Bè, des trucidés du Jardin
Fréau, des cadavres d’Amnesty International etc.,
demeurent encore frais dans nos mémoires. Le seul acte
posé dans ce domaine par l’Etat, c’est d’avoir réussi un
spot publicitaire radio télévisé incitant les réfugiés à
retourner au bercail. Mais là où le bat blesse, ce spot
que nos médias publics passent fréquemment n’a jamais
été diffusé dans les pays d’accueil de nos réfugiés.
Edem Kodjo peut sabler le champagne parce que le nombre
des réfugiés a baissé. Mais pour les Togolais, un seul
réfugié n’est que de trop.
Pour ce qui est du travail de
la Commission de Réflexion pour
la Réhabilitation
de l’Histoire de notre pays, le PM Edem Kodjo aurait dû
se taire. Autrement, en criant sur les toits comme il le
fait si pitoyablement que c’est dans le cadre des
recommandations de cette commission que le gouvernement
a organisé le
13 janvier 2006, un office en mémoire du feu Président
Olympio Sylvanus et qu’un éclat particulier a été donné
aux cérémonies du 27 avril, le chef du gouvernement ne
fait que se ridiculiser. Il donne en effet ce faisant,
l’impression d’un individu qui, un jour crie dans la
rue : « Grâce aux recommandations du comité des sages
que j’ai mis en place, à partir d’aujourd’hui, je me
lave 3 fois par jour ». Si le régime RPT se décide
enfin après des décennies de règne à se débarrasser de
certains attributs d’un régime voyou, a-t-on réellement
besoin de le crier sur les toits ?
Au niveau de la sécurité, le renforcement des effectifs
de la police et de la gendarmerie, la création d’une
Compagnie d’Intervention de Proximité (CIP) la création
d’une inspection générale des services de sécurité et la
nomination d’un Inspecteur Général dont se targue le PM
ne serviront à rien si l’Etat ne dote pas la police et
la gendarmerie de moyens de travail requis. En matière
de sécurité les ressources humaines sont une chose et
les moyens de travail (matériel roulant, de
communication etc.) en sont une autre. C’est la
combinaison des deux qui, sur le terrain, aboutit à des
résultats palpable. La preuve, malgré ces réalisations
égrenées par le PM, l’insécurité demeure à Lomé et au
Togo la chose la mieux partagée.
Sur le plan social et économique
à en croire Edem Kodjo, les réformes en profondeur en cours
d’informatisation complète de la douane et des impôts,
création d’un guichet unique, effort intense de
recouvrement de recettes de l’Etat. Ces réformes sont
perçues comme un devenir, et nos appréciations seront
fonction de ce qu’on aura vu.
Dans le domaine de l’Education, la
réintégration dans
la Fonction Publique
de 8212 enseignants auxiliaires de l’Enseignement
général et technique et le recrutement de 1700 nouveaux
enseignants peuvent être salués mais la procédure a été
pour le moins discutable. Aujourd’hui, la situation de
ces enseignants réintégrés, et recrutés n’est pas à la
mesure des attentes. Le gouvernement togolais ne devrait
pas faire les choses à moitié. Un enseignant qu’il soit
réintégré ou engagé a des droits.
Par ailleurs, on peut reprocher au PM Edem
Kodjo de ne s’être pas occupé du problème du chômage qui
gangrène la jeunesse et la population active de notre
pays. On peut nous opposer que le PM a fait état de
recrutement des policiers et des enseignants. Mais force
est de constater que le marché de travail au Togo ne se
limite pas qu’à la police et à l’enseignement. L’armée
des chômeurs qui traînent leur bosse dans les rues,
regorge des spécialités autres que ces deux secteurs.
On peut multiplier des points contenus dans le bilan du
PM, qui ont un décalage par rapport à la réalité. Mais
nous ne voudrions pas donner l’impression de pourfendre
un Premier Ministre qui se bat pour être reconduit à la
tête du prochain gouvernement de transition.
Mais ce contre lequel on peut s’insurger c’est cette
attitude de ne pas présenter au peuple, un bilan juste.
Il est inutile de se cacher dernière des formules comme
« certes il reste encore beaucoup a faire mais nous y
par viendrons ».
Nombreux étaient ceux qui avaient vu dans la
conférence de presse et dans le bilan que brandissait le
Premier ministre, une façon de se moquer des Togolais
qui sont loin de savoir qu’ils vivent dans un paradis.
JNT |