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Depuis le lancement du processus de normalisation de la
vie politique togolaise par le dialogue intertogolais,
l’opinion nationale et les observateurs avisés n’ont
cessé de s’interroger sur ce que veut l’UFC, le parti de
Gilchrist Olympio. Cette interrogation est d’autant plus
légitime que des exemples abondent qui illustrent que
les responsables de l’UFC veulent une chose et son
contraire à la fois. |
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Au lancement du dialogue, l’UFC a fait semblant
d’accepter d’y prendre part tout en s’employant à
dénigrer les initiatives des acteurs des négociations.
De même, après avoir refusé de parapher l’accord
politique de base, l’UFC accepte de signer l’APG, alors
que cette version de l’Accord a perdu des acquis
importants des discussions à Lomé, notamment la carte
d’électeur avec photo. On se souvient, qu’avant de
réparer ce tort que l’UFC a failli créer à l’application
de la feuille de route, la CENI a été paralysée pendant
deux mois environ. Ensuite, après s’être battue pour que
la pièce maîtresse des accords issus du dialogue soit la
formation d’un gouvernement d’union nationale,
regroupant les différentes parties prenantes au
dialogue, elle a été la seule formation politique à
refuser d’y participer sous prétexte que la direction ne
lui a pas été confiée, conformément à des accords
secrets qu’elle aurait conclu avec le RPT. Gilchrist
lui-même confessera au cours d’une conférence de presse
qu’il a donnée dans le cadre du conseil national de l’UFC
que son parti a fait le choix de rester en dehors du
gouvernement pour mieux critiquer celui-ci. Alors qu’il
a été entendu que les différentes parties signataires de
l’Accord Politique Global (APG) prennent part au
gouvernement pourvu que, au nom du bon sens le Premier
Ministre émane des rangs de l’UFC, du CAR ou de la CDPA.
Tout en refusant de prendre part au gouvernement
d’union, en considérant que c’est la meilleure position
pour critiquer les actions que celui-ci met en œuvre
pour réaliser la feuille de route à lui confier par
l’Accord, l’UFC a pourtant désigné ses militants pour la
représenter au sein du comité de suivi, de la CENI et de
tous les démembrements de l’administration électorale.
Le comble du paradoxe c’est que tout en étant
co-organisatrice des élections du fait que ses
représentants siègent dans toute l’administration
électorale, le parti de Gilchrist Olympio passe tout son
temps à discréditer tout ce qui se fait dans le sens de
la préparation des élections. Au point que tous les
observateurs avisés de la politique togolaise ne cessent
de poser la question : que veut au juste l’UFC ?
La réponse est aujourd’hui connue à travers le tract par
lequel la formation de Gilchrist Olympio s’associe au
parti trotskiste de Claude Améganvi, Parti des
Travailleurs, pour appeler les populations à descendre
dans la rue. Dans le mot de clôture de ce tract, l’UFC
appelle en effet la population à « se mobiliser pour
empêcher » la tenue des élections en préparation.
Ainsi dévoile-t-elle enfin son jeu politique.
Une affaire à suivre...
L. C. |