AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Le Changement

13 juillet 2007

[N° 80 : du 12 juillet 2007]
Processus électoral : L’opposition radicale se fourvoie dans des attaques stériles

C’est avec stupéfaction et une certaine amertume que le peuple assiste impuissant à l’exacerbation de la tension entre les différents acteurs de la classe politique togolaise. Apparemment l’Accord Politique Global (APG) conclu le 20 août 2006 pour sortir le pays d’une longue nuit de misère a plutôt contribué à élargir le fossé entre les amis d’hier, les intérêts personnels et partisans prenant le pas sur la défense du bien être collectif. La descente aux enfers a été amorcée avec la nomination de Me Agboyibo au poste de Premier ministre, un poste très convoité contrairement à ce que les apparences laissent imaginer.

C’est à croire que la primature était devenu le césame devant pouvoir ouvrir toutes les portes. Au lieu de s’atteler à rechercher les voies et moyens susceptibles de sortir notre pays des profondeurs abyssales de la déconfiture, en conférant au dialogue intertogolais une base solide, on a plutôt opté pour la diversion et pour des consultations secrètes en terre étrangère à des fins égoïstes. L’intention inavouée est de préparer en coulisse avec un cynisme inégalé l’échec de l’Accord Politique Global (APG). Le spectacle effarant offert par une partie de la classe politique en s’en prenant vertement à l’Accord Politique de Base (APB), n’était pas gratuit. Il s’agissait d’un plan machiavélique savamment concocté par les ennemis du dialogue pour ne donner aucune chance de satisfaction aux sujets majeurs qui préoccupent la population. La réunion de Ouagadougou suivi de la signature de l’APG a laissé tomber les masques.

Chacun peut, dès à présent, se faire une idée sur les vraies intentions de ceux qui se proclament urbi et orbi  «la première force de l’opposition».

Comme si cela ne suffisait pas, les divergences qui minent l’opposition dans son ensemble, ont été étalées au grand jour par le champion du «Détia» au cours de sa dernière tournée à travers le pays. Aucun détail n’a été épargné pour fustiger ses compagnons d’hier,  les qualifiant de moins que rien. Pêle-mêle, ceux-ci sont taxés de vendus au RPT, d’opportunistes avérés du processus et de machins» d’une certaine coalition que lui-même a daigné enterrer après l’avoir subtilement utilisée, pressée et jetée dans la poubelle. Et pourtant, l’imaginaire collectif continue à rêver en termes de coalition. Il faut que les jaunes aient le courage d’expliquer aux populations encore obnubilées par une certaine union de l’opposition qu’ils portent tous seuls la responsabilité de la dislocation de la coalition et le refus d’une alliance électorale de l’opposition pour affronter la machine infernale RPT. On est loin de croire que des considérations égoïstes et égocentriques puissent déterminer le «Détia» à abandonner la proie pour l’ombre. Les derniers évènements qui ont émaillé le processus électoral ont apporté un faisceau de lumière à leurs réelles intentions. Mais une question et une seule ne cesse de trotter dans les têtes : peut – on aimer son pays et vouloir torpiller le processus électoral et par ricochet l’APG sur lesquels le peuple togolais fonde tout son espoir ? C’est malheureusement le cas ces derniers temps, en dépit des dénégations  et de la batterie d’accusations qu’on fait déverser sur les partis d’opposition qui ont eu, peut-être, tort de prendre les problèmes togolais à bras le corps en acceptant de faire route avec le RPT dont on connaît la difficile fréquentation. Aussi bizarre que cela puisse paraître, c’est avec une frange de ce même parti que d’aucuns s’accommodent dans leur lugubre dessein pour saboter le processus et faire place à une nouvelle ère d’incertitude et de désespoir.

Des motivations négatives.

La politique est un exercice dangereux et les politiques sont souvent considérés comme des roublards, des hommes peu scrupuleux, capables de contorsions les plus inimaginables. Le contexte togolais longtemps polarisé par des forces antagonistes les plus féroces laisse apparaître aujourd’hui des incongruités et des incohérences les plus spectaculaires. 

Il a suffi que le bruit d’une tentative de démission du Premier ministre court les rues de Lomé que certains états – majors de «grands partis» aient cru bon de se jeter sur l’aubaine pour extérioriser leurs pulsions et laisser paraître le plan de destabilisation des partis partenaires et de sabotage de l’APG qui dort dans les tiroirs. Il a fallu que la nouvelle de cette démission parvienne dans le tréfonds des bastions électoraux pour que les militants expriment leur désarroi et renouvellent leur soutien au processus électoral et à l’APG. Ce faisant, l’évènement à provoqué l’inquiétude et la débandade de ceux qui croient avoir été investis d’un droit Divin sur  le Togo et, par conséquent, peuvent en user et en abuser à loisir. Tout en prenant langue avec l’aile dure du RPT, donc réfractaire à l’avènement de la démocratie et de l’Etat de droit, ils ont laissé éclater à la face du monde leur dessein inavoué provoquant une polémique inutile et nuisible à la cohésion de l’opposition, traitant le Premier ministre «d’un avide de la primature», et se donnant, au passage, le label d’immaculés. Sans verser dans une nouvelle polémique, il convient de tirer définitivement au clair cette sempiternelle querelle de la primature.

Le monde entier a suivi sur les chaînes nationales et internationales et dans les cabarets les tractations et les passes-d’armes auxquelles Gilchrist Olympio et sa bande se sont livrés pour décrocher la primature et la réaction virulente qui s’en est suivie après avoir raté l’objectif.

On est porté à croire que le temps n’a pas eu raison de cette propension à vouloir coûte que coûte collaborer avec le RPT alors que pendant longtemps on a clamé sur tous les toits que jamais ce parti n’est pas prêt à une gestion consensuelle du pays.

La parenthèse du boycott du gouvernement d’union nationale n’est que de la poudre aux yeux destinée à abuser le peuple.

Au regard de ce qui précède on est en droit de se poser la question de savoir à quel jeu jouent nos opposants. Qui de l’UFC ou du CAR tente réellement de se rapprocher du RPT ? Qui des deux partis se prépare à envisager une alliance post-électorale avec le RPT ?

La haine viscérale que voue le parti de Gilchrist Olympio aux autres partis de l’opposition siégeant au gouvernement prouve, à n’en pas douter, qu’une alliance contre nature UFC – RPT se prépare après les législatives avec pour seul objectif de mettre les autres en minorité et de les banaliser sur la scène politique nationale.

Quand l’ambassadeur américain David Dunn a tiré la sonnette d’alarme pour fustiger les extrémistes de tous bords, il sait de quoi il parle. Le centre politique sur lequel il s’est appesanti n’est pas un concept nouveau. C’est la voie royale qui mène vers la restauration d’une société juste et cohérente résolument engagée dans le développement intégral du pays. Le mode de scrutin en vigueur dans le pays prépare, certes, à des alliances contre – nature mais des alliances objectives qui devaient concourir à sortir le pays de la crise. Tout autre attelage dont les motivations essentielles seraient de nuire au tissu social ou d’assouvir les désirs du Prince serait considéré comme un crime imprescriptible contre le peuple togolais.

ABALO Kokouvi

 
Port Autonome de Lomé : Uniport, le nouveau preneur de la gestion des parcs de véhicules d’occasion, face aux coups bas de ses concurrents

Depuis quelques temps une polémique inutile est créée, pour nuire à la société UNIPORT, une société anonyme au capital social de cent millions (100.000.000) de francs CFA et qui a pour but, la réalisation de toutes activités maritimes et portuaires, l’entreposage, la gestion et l’exploitation de parcs de véhicules d’occasion, la représentation, le courtage et la promotion.

            Par ignorance, par désinformation ou tout simplement parce qu’on a en tête de détruire les nouveaux preneurs de la gestion et l’exploitation des parcs de véhicules d’occasion, les détracteurs de UNIPORT font propager dans l’opinion que c’est la SIG du libanais Bassam qui a eu des démêlées avec la Directrice générale des impôts pour non payement des impôts qui est revenue sous une autre appellation.

            Oubliant que la SIG et Uniport sont deux sociétés, l’une aux antipodes de l’autre, et que Uniport n’a même pas encore commencé ses activités proprement dites et qu’elle est pour le moment à l’étape des formalités, les concurrents de UNIPORT tapis dans l’ombre, font croire que cette dernière doit, à l’instar de la SIG, au fisc. Autant des sornettes  ont été inventées de toutes pièces pour créer la confusion et faire bloquer la délivrance de certaines pièces nécessaires pour le bon démarrage de ses activités.

UNIPORT est-elle une suite de la SIG ?

La question mérite d’être posée pour lever toute inquiétude. En effet, d’après nos sources, Uniport n’a rien de commun avec la SIG. Les actionnaires de Uniport sont tous des nationaux à la différence de la SIG qui est une propriété d’un expatrié.

            D’abord, il convient de rappeler que UNIPORT est constitué de cinq actionnaires au total dont trois personnes morales à savoir la société IRIS de Mme Nanan Kanfitine, la société Logistrans de M. Koumaï Kpatcha, la société CREM de Mme Djankalé Ibidou. Les deux personnes physiques sont respectivement M. Aziabu Kodjo Alexandre, technicien en gestion maritime et ancien Directeur financier du port Autonome de Lomé et Mme Mireille AMOUZOU qui a une expertise de plus de 30 ans dans la gestion des activités portuaires.

            Aux termes des délibérations de la première réunion du Conseil d’Administration tenue le 15 juin 2007, le Conseil a nommé Mme AMOUZOU, Présidente du Conseil et M. AZIABU Directeur Général de UNIPORT.

            Uniport est donc née du constat de ces spécialistes en la matière que la gestion des Parcs de Véhicules d’Occasion (PVO) commence par connaître quelques difficultés et que, en laissant libre ce marché, le Port Autonome de Lomé risque de connaître un engagement préjudiciable aux normes sécuritaires internationales exigées dans les réglementations portuaires.

            Ensuite, Uniport a remplit toutes les formalités administratives, et partout où son dossier est passé, le OK lui a été donné sans complaisance. Il suffit de se renseigner soit à la SAZOF, soit au Ministère du Commerce, soit aux Impôts pour s’en convaincre. Il faut noter que d’après nos investigations, toutes les personnes physiques et morales actionnaires précitées sont en règle avec le fisc. Nous mettons au défi quiconque de nous prouver que ces sociétés doivent aux impôts. Même les taxes prévisionnelles liées à la création d’une société sont déjà payées par Uniport. C’est le 15 Août prochain que la première échéance au titre d’activité du 1er mois d’activité de Uniport sera payée. Bref, Uniport qui vient de commencer ne doit rien aux impôts. On ne parlera d’un mois d’arriéré de fisc que si, après le 15 août prochain, Uniport n’arrive pas à verser son échéance vis-à-vis du fisc.

            Enfin, pour mémoire, nous rappelons que d’après nos investigations et contrairement à ce qu’on propage dans l’opinion, aucun libanais n’est actionnaire à Uniport.

            A Uniport, il n’y a que les nationaux qui mobilisent leurs propres moyens pour donner un nouveau décollage au PVO.

            Chercher à toujours voir la main des étrangers surtout des libanais derrière cette nouvelle société, c’est faire injure à l’intelligence des nationaux. Entre UNIPORT et la SIG c’est deux boulevards parallèles.

            D’ores et déjà nous apprenons d’après nos sources que ces fausses informations qu’on tente de distiller au sein de la population font qu’au niveau des impôts, des manœuvres sont en cours pour créer à Uniport des problèmes là où il ne devrait pas y en avoir. Il revient à la Directrice Générale des Impôts, Mme Ingrid Awadé de prendre ses responsabilités et résoudre, sans parti pris, ce problème. Ce n’est pas parce que la tête de Bassam ne plait pas qu’il  faut l’assimiler au DG. De Uniport, M. Aziabu. Le Chef de l’Etat qui a placé cette dame à ce poste doit veiller à ce que l’affaire UNIPORT soit gérée avec plus de hauteur. La bonne gouvernance passe aussi par là.

            A suivre...

AMOU

 
La CENI s’abstient de fixer une date pour le scrutin

Une rencontre a, le jeudi 5 juillet dernier regroupé, les partis politiques et la presse autour des membres de la CENI au siège de cette institution. La rencontre qui aurait manifestement pour objectif d’informer les uns et les autres sur l’état d’avancement des préparatifs du scrutin législatif en vue, a permis à la CENI d’annoncer que les opérations d’enregistrement des électeurs démarrent le 16 juillet prochain pour prendre fin le 17 août 2007.

Ce délai, d’après le président de la CENI M. Tozim Potopéré, a été décidé après concertation avec le gouvernement. Je viens a-t-il ajouté « à vous informer que le décret convoquant le corps électoral sera pris 45 jours avant la date du scrutin. Cela suppose que chaque parti politique qui désire positionner les candidats, a tout le temps pour le faire. Les dossiers devraient pouvoir arriver 30 jours avant la date du scrutin. C’est le législateur qui a fixé ces délais. Pour l’instant, nous ne voulons pas avancer une date pour les élections. Tout le monde va suivre l’évolution des opérations et on pourra, à la fin, fixer une date. Le premier élément, c’est le fichier électoral parce qu’à la fin du recensement, si nous avons un fichier que vous acceptez, nous pouvons dire que l’élection a réussi ».

            En clair, les élections tant attendues ne pourront plus avoir lieu le 05 août comme dernièrement prévu. Elles sont reportées sine die, à une date ultérieure qui tiendra compte de l’évolution du processus.

            Cette façon  subtile d’annoncer le report du scrutin traduit pour les observateurs, les énormes difficultés aux quelles se trouvent confrontée la CENI. Au départ, nombreux sont  les togolais qui croyaient que les problèmes de cette institution étaient uniquement financiers. Mais depuis la mise a disposition des fonds requis pour les élections, les problèmes d’ordre technologique et de ressources humaines qualifiées s’accentuent chaque jour davantage. Pour s’en convaincre, il suffit de considérer le retard mis pour la centralisation des données issues de la simulation du recensement effectuée il y a quelques semaines.

            Il apparaît donc clairement que pour une fois la CENI a pris son courage à deux mains pour être formelle. Lorsqu’on n’est pas sûr de quelque chose, on ne l’avance pas pour plaire à autrui quitte à se retrouver impunément devant le fait accompli. Au-delà des problèmes réels que posent aux partis politiques et autres candidats indépendants, l’absence de chronogramme clair, le fait que la CENI cette fois ci s’est abstenue de fixer une date alors qu’elle ne semble pas maîtriser tous les contours de la mission qui lui est conférée et qui peut connaître à tout moment des rebondissements, montre que les membres de cette institution sont enfin décidés à aborder leur tâche avec réalisme. Les treize milliards de francs CFA affectés au scrutin législatif ne doivent pas servir à l’organisation d’un scrutin approximatif. Pour le bonheur des togolais, la CENI à le devoir de réussir les élections en vue.

Le Changement

 
Secrets d’alcôve La furie du mari cocu

Le car de la police roulait vers le commissariat. A son bord, outre les policiers, Léon, sa femme Pélagie, sa belle-sœur et René, un collègue de service et sa femme. Assis entre deux policiers face à ses trois compagnons, Léon broyait du noir. Il s’en voulait de ne pas avoir réussi à trucider René  avant l’arrivée de la police devant ce bar non loin du collège de Tokoin Solidarité. René, les deux mains entre les jambes et le regard dans le vague n’était pas quant à lui, revenu de ses émotions. Il se demandait par quel miracle les policiers avaient débarqué sur les lieux. Il ne savait pas ce qui lui arrivera au commissariat. Mais il remerciait et bénissait Dieu de l’intervention salutaire des hommes en uniformes. Car n’eût été cette intervention, il serait certainement déjà mort.

Léon et Pélagie s’étaient mariés voilà déjà plus de douze ans. De cette union sont nés trois charmants enfants. Léon travaille dans une grande société de la place où il est très bien rémunéré. Quant à Pélagie, elle était elle aussi employée comme Secrétaire-caissière dans une société de commerce. Quelques années après leur mariage, le couple s’est construit une belle petite villa qu’il habite avec les enfants vers Adidogomé. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Léon et Pélagie avaient tout pour être heureux. Et ils étaient vraiment heureux. Il leur arrivait à chacun de se rappeler les doux moments de leurs débuts. Léon était en fin de cycle à l’UB tandis que Pélagie préparait son BTS. Ils s’étaient rencontrés lors d’une fête chez des amis communs et depuis ce jour, ils ne s’étaient plus jamais séparés. Tous les samedis après-midi, Pélagie rendait visite à Léon  qui, à l’époque, était logé à la cité universitaire. C’était un moment que l’un et l’autre attendaient toujours avec impatience. Le week-end,  le voisin de chambre de Léon rentrait en famille. Le terrain était libre et ils avaient alors la latitude de faire tout ce qu’ils voulaient.

Le samedi matin déjà, Léon s’excitait. Il faisait le ménage dans sa petite chambre d’étudiant, rangeait soigneusement ses paperasses et dressait le lit. Puis, il se mettait à décompter les heures attendant l’arrivée de sa dulcinée. Généralement, Pélagie arrivait autour de 15 heures. Aux environs de14 h 30 mn, Léon aspergeaient la chambre de parfum et attendait. Chaque bruit de pas dans le couloir lui faisait sursauter. Il ne retrouvait sa tranquillité que lorsque Pélagie franchissait le seuil de la chambre.   

Pélagie, toujours radieuse, arrivait avec sa bonne humeur. Léon l’emmenait boire une petite bouteille de sucrerie à la buvette du CNOU ou au Village du Bénin puis, ils remontaient à la cité, écouter des cassettes  de Julio Iglésias, de Nana Mouskouri, Demis Roussos ou des anglais faiseurs de musiques sentimentales. Ce n’est que tard dans la soirée que Pélagie rentrait à la maison avec l’impression d’avoir passé une journée fort bien remplie. Parfois, lorsqu’elle arrivait, la jeune fille apportait des vivres pour mijoter de petits plats délicieux. Léon s’en rassasiait et se régalait.

Un jour, Pélagie était arrivée comme à son habitude le samedi vers 15 h. Elle avait dans ses bagages de quoi préparer. Elle prépara alors un bon spaghetti à la sauce bolognaise. Un plat que Léon adorait. Pendant qu’elle s’affairait sur le balcon, Léon descendit et alla acheter une brique de vin. Il disait qu’il fallait boire absolument cette boisson pour faire honneur au repas. La cuisine terminée, Pélagie dressa la table. Léon ouvrit le vin et remplit deux verres. L’appétit était au rendez-vous et ils se mirent à table.

A peine avaient-ils fini de manger qu’une grande pluie s’abattit sur Lomé et ses environs. Il pleuvait des cordes. Le vent soufflait et le tonnerre grondait. Léon et Pélagie s’enfermèrent dans la chambre. Comme d’habitude, Léon mit la musique et dans l’euphorie du vin, ils se mirent à danser. Plantés au milieu de la pièce, serrés l’un contre l’autre, ils ondulaient et balançaient laugoureusement au rythme de chansons douces. Puis, ils se mirent à oser des gestes qu’ils n’avaient jamais osés auparavant. Léon avait ceinturé Pélagie à la taille tandis que celle-ci lui avait noué les bras autour du cou. Tout en ondulant le corps, Léon avait desserré l’étreinte et s’était mis à caresser légèrement les hanches de la jeune fille. Ses mains montaient et descendaient, descendaient et montaient délicatement le long des cuisses et du flanc de Pélagie qui, à son tour, avait commencé à lui faire courir les mains dans le dos. Au fil du temps, leur entrain se décupla et ils se mirent à se serrer. Bientôt, leurs bouches se rencontrèrent en un baiser enflammé. Léon avait pris maintenant les fesses de Pélagie à pleines mais et serrait la jeune femme contre son pubis. Pélagie se mit à tourner furieusement les reins tout en se trépignant sur ses deux jambes.

Lentement, Léon la poussa vers le petit lit. Pélagie s’assit d’abord puis s’allongea sur le dos en travers du matelas laissant ses pieds au sol. Léon prit position à coté d’elle et lui plaqua la bouche sur la sienne, pendant que d’une main, il essayait de déboutonner le corsage léger qu’elle portait. Il parvint non sans peine à faire sauter les trois premiers boutons du haut et put ainsi, introduire sa main à l’intérieur du vêtement. Il tomba sur une superbe paire de seins qu’il se mit à caresser à travers la toile du soutien gorge. Les yeux fermés, Pélagie le laissa faire un moment puis l’attira vers elle. Léon l’enlaça fortement puis au bout d’un certains temps, desserra l’étreinte pour terminer ce qu’il avait commencé, à savoir déboutonner complètement le corsage. Ce qu’il fit facilement. Il passa alors la main dans le dos de la jeune fille, joua sur les agrafes de son soutien gorge et libera deux jolis seins bien fermes. Il reprit alors ses caresses puis tira la jeune fille pour l’allonger dans le sens de la longueur du lit. Léon bandait comme un étalon. Il dénoua le pagne que Pélagie avait autour des reins, lui enleva délicatement le slip et avança la main dans son entre-jambes. Il n’eut aucune difficulté pour saisir son clito entre le pouce et l’index. Pélagie frémit de plaisir et son fruit fendu laissa s’échapper une ondée gluante et chaude. Quelques secondes plus tard, Léon était en train de la chevaucher furieusement pendant que dehors, la pluie redoublait d’intensité...

Léon et Pélagie n’avaient jamais oublié cet après-midi. Mais aujourd’hui tout ça, c’était du passé, car en réalité, au-delà des apparences qu’ils cherchent à sauver, l’amour avait baissé d’intensité entre Léon et sa femme. C’est vrai que le mariage tue l’amour.

Tout avait commencé il y a deux ans. Léon avait été informé que sa femme entretenait des relations coupables avec un de ses collègues de service nommé René. Il posa à cœur ouvert la question à sa femme qui lui répondit que c’étaient des racontars. Mais Léon n’avait pas été convaincu. Plus tard, il découvrira des indices qui lui montreront qu’il était vraiment cocu et que sa femme était devenue infidèle.

Ce samedi-là, Léon devait voyager. Il avait tout préparé et fait ses adieux à Pélagie qui devait, elle, aller au boulot pour une demi-journée comme elle le faisait tous les samedis. Mais à la dernière minute, pour des raisons indépendantes de sa volonté, Léon dut surseoir à son voyage et retourna à la maison. Il était près de 14h quand le Zémidjan abonné qui transportait généralement Pélagie vient déposer seul, leur enfant de cinq ans parti au Centre Culturel et qui en principe devait rentrer ensemble avec Pélagie. A la question de savoir où était sa mère, l’enfant répondit qu’elle était descendue en cours de route. Léon demanda alors au Zémidjan de le ramener là où il avait laissé sa femme. Il embarqua sa belle sœur qui séjournait chez eux en ce moment dans sa Golf blanche et se fit conduire sur les lieux par le Zémidjan. C’était un bar situé non loin du CEG Tokoin Solidarité et qui comportait dans une cour intérieure, des chambres de passage. Léon prit place dehors, se fit servir une sucrerie et appela Pélagie sur son portable. La jeune femme, à mille lieues de se douter qu’il était au bar, lui répondit qu’elle était encore au bureau. Il réessaya près de cinq fois et reçut la même réponse. Léon prit alors toute sa patience et attendit.

Quelques minutes plus tard, il vit Pélagie déboucher d’un petit couloir accompagné de René. Léon n’avait pas besoin d’un dessin pour savoir ce qui venait de se passer. Il sauta sur une bouteille de bière vide qui reposait sur une table et l’assena sur la tête de René qui se mit à saigner. Puis aux cris de «je vais te tuer », empoigna les testicules du pauvre type. Déséquilibré par la violence et la rapidité de l’attaque, René ne put se défendre. Léon était si furieux que personne n’osait l’approcher pour lui retirer le jeune homme des griffes.  Si la   providence n’avait pas envoyé des policiers en ces endroits à ce moment précis, nul ne peut dire ce qu’il serait advenu de René.

René ruminait encore sa douleur quand le car se garait dans la cour du commissariat…

Kayissan

 
Football  Suite à la décision de suspension de la CAF :  Tata Avlessi rejette les faits et interjette appel

L’intégralité de la réaction de Tata
Tata Adaglo Avlessi le président de la Fédération Togolaise de Football écope d’une suspension de 8 ans d’activité. L’homme de Masséda compte faire appel devant la Confédération Africaine de Football.

Il est accusé d’avoir envoyé des enveloppes contenant de l’argent aux officiels du match Togo-Tunisie en vue d’obtenir leurs faveurs.

C’est par un courrier daté du 5 juillet 2007 parvenu hier à la FTF que la nouvelle tombe. Le comité disciplinaire de la CAF reconnaît Tata Adaglo Avlessi coupable de violation des prévisions du code disciplinaire de l’instance du football africain.

En clair le président de la FTF nage dans une affaire de tentative de corruption d’arbitres. Les faits qui sont reprochés à l’homme de Masséda remontent au 13 mars dernier lors de la rencontre Tunisie-Togo de la CAN des cadets ici à Lomé.

A en croire l’arbitre togolais Attivi Cessi, une enveloppe lui aurait été remise par le patron de la FTF à l’intention de son collègue de la rencontre le gambien Pa Abdou Sar. Ce dernier auréolé du pot de vin aurait sifflé en faveur du Togo. Le comité de discipline estime que cette pratique viole la réglementation de la CAF et par conséquent, il n’avait d’autre alternative que de conclure que M. Tata Avlessi est coupable et devait être frappé d’interdiction de contre activité ayant trait au football et ceci pour une période de 8 ans dans le cas présent.

Signalons que les deux arbitres impliqués dans cette même affaire de corruption sont dores et déjà suspendus. Le Togolais Attivi Cessi pour une durée de 4 ans. La CAF a eu la main plus lourde pour le gambien Pa Abdou Sar qu’il a radié à vie.

Réaction du président de la FTF

« … J’ai été surpris. J’ai appris comme les autres aussi que d’après le courrier de la CAF réceptionné à Lomé, je suis reconnu coupable de corruption. J’ai pris acte. Mais je n’ai pas trop de déclaration à faire. Je pense que je vais saisir l’opportunité offerte par la CAF pour relever appel, pour le faire. Etant donné que j’ai une dizaine de jours pour m’exécuter. Pour ce faire, un collectif d’avocats dirigé par le bâtonnier Me Aquéréburu du Barreau de Lomé est déjà à pied d’œuvre et disposé à répondre à vos questions. Ce collectif sera élargi à d’autres avocats résidant au Togo comme en Europe commis pour défendre le dossier et si possible obtenir la confrontation que j’ai toujours demandée. Je le dis et je le répète : le peuple togolais peut rester tranquille. Dans cette affaire, c’est l’intérêt du Togo qui est en jeu. Donc, nous irons jusqu’au bout. Si je suis coupable cela ne me coûtera rien de rendre ma démission. Mais pour le moment, nous n’en sommes pas là. Mon souhait, c’est d’avoir une confrontation avec les arbitres surtout le togolais Attivi qui est un juge ayant prêté serment, en vue de me confirmer où et quand je lui ai remis la fameuse enveloppe dont j’ignore le contenu.

            M. le président, deux arbitres impliqués dans ce dossier sont sanctionnés. Est-ce que vous pensez pouvoir vous en sortir aujourd’hui ?

Inutile de faire trop de tapage sur cette affaire. La seule arme que je détiens est la confrontation avec ces arbitres que je demande que ce soit à la CAF ou en Lausanne devant  le Tribunal Arbitral des Sports afin de confirmer devant qui de droit que, une fois on s’est vu. Quant à moi, je confirme que, nulle part ailleurs, aucun arbitre au monde aujourd’hui ne peut me mettre en cause devant une juridiction pour lui avoir remis une enveloppe. Ce n’est pas possible… »

D’après un communiqué de la FTF rendu public mardi dernier, le président Tata Avlessi a déjà relevé appel de la décision.

AMOUZOUVI (Radio Sport FM)

 
Avlessi Tata de Mass dans la nasse : Les jours de l’homme de Masséda sont comptés à la tête de la FTF

La décision de la CAF dans le honteuse affaire de corruption d’arbitre à laquelle est mêlé le Togo est finalement tombée le 05 juillet courant. Copie en a été transmise à la FTF le 10 juillet (Lire l’intégralité de cette décision ci-dessous).

Dans les milieux proches du Président de la FTF M. Avlessi Tata de Mass, on tente de jouer les prolongations et on essaie de relativiser les choses en soutenant que des voies de recours restent à épuiser et que la décision n’est pas définitive. Mais, d’ores et déjà, on peut dire que le Jury disciplinaire de la CAF a frappé fort. En attendant qu’une décision du Jury d’Appel de la CAF ne vienne l’infirrmer, Tata Avlesi est déjà convaincu de fait de corruption et risque d’être interdit de toute activité ayant trait au football pour une durée de huit (08) ans. Ce qui veut dire que si cette décision venait à être confirmée, Tata de Mass sera viré de la tête de la FTF et perdra en même temps son fauteuil de Président de l’Union Sportive de Masséda.

            Contrairement à ce que pensent certains qui se fondent sur le ton plutôt diplomatique de la décision du 05 juillet dernier, l’affaire est très grave et est prise très au sérieux à la CAF où on penche pour l’exemplarité des sanctions afin de décourager ceux qui, éventuellement, seraient tentés un jour, de suivre l’exemple togolais. Il y a donc très peu de chance que Avlessi Tata de Mass sorte de ce bourbier et ce cloaque sans laisser des plumes.

Depuis l’arrivée de Tata de Mass à la tête de la FTF, le football togolais a inauguré l’écriture des pages les plus sombres de son histoire. L’homme dont l’arrogance et l’ignorance notoire des règles de l’administration n’avaient pas tardé à s’étaler au grand jour a poussé le sport roi au Togo vers le gouffre. Ce ne sont pas ses déclarations tapageuses qui convaincront du contraire. Encore moins sa maladroite tentative de se discipliner en essayant de faire porter le chapeau de ses turpitudes à son Vice-président et à son Secrétaire général.

            En six mois de gestion, l’homme de Masseda a fait voir au Togo, ce qu’on n’a jamais vu dans l’histoire de notre football. Il a ridiculisé le pays en s’illustrant non pas comme un rassembleur d’hommes, mais un être impulsif, prompt à parler le langage des muscles. Si les joueurs et les supporters togolais ont vécu ce qu’on leur avait imposé à Cotonou il y a quelques semaines et que nous avions tous condamné vigoureusement, c’est un peu à cause de Tata de Mass qui avait brandi ses biceps au nez du Président de la Fédération Béninoise de Football lors de la CAN U-17 à Lomé.

Ceux qui avaient cru que Tata Avlessi était capable de sauver le football togolais de la dérive, non seulement doivent se sentir blasés et abusés mais doivent se mordre les doigts. Car celui sur qui ils ont porté leur choix ignore tout de la gestion des hommes. Ce qui compte à ces yeux, c’est sa fortune qui a fait de lui quelqu’un qui se prend pour le nombril de la terre et qui se refuse d’écouter tout conseil ou de supporter la moindre contrariété.

Faute pour les Togolais eux-mêmes de nettoyer la cour de leur football, c’est la CAF qui est en passe de le faire à leur place. Il s’agit d’un travail de salubrité publique qui ne peut qu’être profitable pour notre Sport-roi.

Au Changement, nous n’avons rien, absolument rien contre le sieur Avlessi. Mais nous ne souffrirons pas de voir un seul individu conduire, à vau-l’eau, la seule chose qui, aujourd’hui, réunit les Togolais. Nous n’exagérons rien non plus. Il faut que Tata Avlessi ait beaucoup de choses à se reprocher pour que même ses proches collaborateurs le désavouent et se  désolidarisent de sa gestion (Lire la lettre écrite dans ce sens par le 1er Vice-Président, le 2e Vice-président, le Secrétaire Général et le Secrétaire général adjoint).

Aujourd’hui, le seul avantage que le Togo peut tirer de cette affaire qui le couvre de honte et d’opprobre, c’est de saisir l’occasion pour rectifier le tir en nettoyant les écuries. Il faut, dès à présent, songer à voir à la tête de la FTF, un homme d’expérience en matière sportive, administrative et dans les rapports humains. La triste aventure de Tata Avlessi doit servir de leçon pour l’avenir. Nous y reviendrons.

L. Z

 
Qui succèdera à Tata Avlessi ?

En attendant la sanction définitive de la CAF, les commentaires vont déjà bon train sur la succession de Avlessi Tata de Mass à la tête de la FTF. Qui succèdera à l’homme de Masséda ? La question ne se poserait pas si à ce jour, la FTF était régie par un seul et unique texte fondamental. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où on cite pêle-mêle le statut de 1994 et celui récemment voté. Chacun de ces textes gère à sa manière la question de la succession en cas de vacance.

S’il faut se référer au texte de 1994 encore en vigueur, en cas de vacance de pouvoir, il revient au doyen d’âge du Bureau national de diriger la FTF et d’organiser une nouvelle élection dans les 60 jours.  S’il faut se baser sur ce texte, il reviendra au 2e Vice Président, M. Essoyaba Boukpéssi de prendre les rennes de la FTF jusqu’aux élections.

            S’il faut se référer au texte nouvellement voté que certains évoquent, il appartient au 1er Vice Président de prendre la relève pour conduire le mandat en cours à son terme. Dans ce cas de figure, la Présidence reviendrait à M. Gabriel Améyi qui doit assumer la présidence pour les quatre prochaines années. D’ores et déjà, les langues se délient à la FTF et on évoque certaines dispositions à l’instance dirigeante du football mondial qui voudraient qu’il n’y ait pas d’autres élections avant 4 ans. Si cette information se vérifiait, ce serait donc le N° 1 de Maranatha, Gabriel Améyi qui prendra définitivement les rennes de la FTF jusqu’en 2011.

            Compte tenu des enjeux et des intérêts en présence, il convient dès à présent de situer l’opinion sur la formule qui sera expérimentée. Mais dans plusieurs milieux on attend l’avènement rapide d’un nouvel ordre à la tête de la FTF pour tourner la page écrite en lettres de honte par le Président déchu.

AMOUZOUVI

 

 
 
 
 
Job.com
 
 
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved