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Le Changement

13 juillet 2007

[N° 80 : du 12 juillet 2007]
Football  Suite à la décision de suspension de la CAF :  Tata Avlessi rejette les faits et interjette appel

L’intégralité de la réaction de Tata
Tata Adaglo Avlessi le président de la Fédération Togolaise de Football écope d’une suspension de 8 ans d’activité. L’homme de Masséda compte faire appel devant la Confédération Africaine de Football.

Il est accusé d’avoir envoyé des enveloppes contenant de l’argent aux officiels du match Togo-Tunisie en vue d’obtenir leurs faveurs.

C’est par un courrier daté du 5 juillet 2007 parvenu hier à la FTF que la nouvelle tombe. Le comité disciplinaire de la CAF reconnaît Tata Adaglo Avlessi coupable de violation des prévisions du code disciplinaire de l’instance du football africain.

En clair le président de la FTF nage dans une affaire de tentative de corruption d’arbitres. Les faits qui sont reprochés à l’homme de Masséda remontent au 13 mars dernier lors de la rencontre Tunisie-Togo de la CAN des cadets ici à Lomé.

A en croire l’arbitre togolais Attivi Cessi, une enveloppe lui aurait été remise par le patron de la FTF à l’intention de son collègue de la rencontre le gambien Pa Abdou Sar. Ce dernier auréolé du pot de vin aurait sifflé en faveur du Togo. Le comité de discipline estime que cette pratique viole la réglementation de la CAF et par conséquent, il n’avait d’autre alternative que de conclure que M. Tata Avlessi est coupable et devait être frappé d’interdiction de contre activité ayant trait au football et ceci pour une période de 8 ans dans le cas présent.

Signalons que les deux arbitres impliqués dans cette même affaire de corruption sont dores et déjà suspendus. Le Togolais Attivi Cessi pour une durée de 4 ans. La CAF a eu la main plus lourde pour le gambien Pa Abdou Sar qu’il a radié à vie.

Réaction du président de la FTF

« … J’ai été surpris. J’ai appris comme les autres aussi que d’après le courrier de la CAF réceptionné à Lomé, je suis reconnu coupable de corruption. J’ai pris acte. Mais je n’ai pas trop de déclaration à faire. Je pense que je vais saisir l’opportunité offerte par la CAF pour relever appel, pour le faire. Etant donné que j’ai une dizaine de jours pour m’exécuter. Pour ce faire, un collectif d’avocats dirigé par le bâtonnier Me Aquéréburu du Barreau de Lomé est déjà à pied d’œuvre et disposé à répondre à vos questions. Ce collectif sera élargi à d’autres avocats résidant au Togo comme en Europe commis pour défendre le dossier et si possible obtenir la confrontation que j’ai toujours demandée. Je le dis et je le répète : le peuple togolais peut rester tranquille. Dans cette affaire, c’est l’intérêt du Togo qui est en jeu. Donc, nous irons jusqu’au bout. Si je suis coupable cela ne me coûtera rien de rendre ma démission. Mais pour le moment, nous n’en sommes pas là. Mon souhait, c’est d’avoir une confrontation avec les arbitres surtout le togolais Attivi qui est un juge ayant prêté serment, en vue de me confirmer où et quand je lui ai remis la fameuse enveloppe dont j’ignore le contenu.

            M. le président, deux arbitres impliqués dans ce dossier sont sanctionnés. Est-ce que vous pensez pouvoir vous en sortir aujourd’hui ?

Inutile de faire trop de tapage sur cette affaire. La seule arme que je détiens est la confrontation avec ces arbitres que je demande que ce soit à la CAF ou en Lausanne devant  le Tribunal Arbitral des Sports afin de confirmer devant qui de droit que, une fois on s’est vu. Quant à moi, je confirme que, nulle part ailleurs, aucun arbitre au monde aujourd’hui ne peut me mettre en cause devant une juridiction pour lui avoir remis une enveloppe. Ce n’est pas possible… »

D’après un communiqué de la FTF rendu public mardi dernier, le président Tata Avlessi a déjà relevé appel de la décision.

AMOUZOUVI (Radio Sport FM)

 
Avlessi Tata de Mass dans la nasse : Les jours de l’homme de Masséda sont comptés à la tête de la FTF

La décision de la CAF dans le honteuse affaire de corruption d’arbitre à laquelle est mêlé le Togo est finalement tombée le 05 juillet courant. Copie en a été transmise à la FTF le 10 juillet (Lire l’intégralité de cette décision ci-dessous).

Dans les milieux proches du Président de la FTF M. Avlessi Tata de Mass, on tente de jouer les prolongations et on essaie de relativiser les choses en soutenant que des voies de recours restent à épuiser et que la décision n’est pas définitive. Mais, d’ores et déjà, on peut dire que le Jury disciplinaire de la CAF a frappé fort. En attendant qu’une décision du Jury d’Appel de la CAF ne vienne l’infirrmer, Tata Avlesi est déjà convaincu de fait de corruption et risque d’être interdit de toute activité ayant trait au football pour une durée de huit (08) ans. Ce qui veut dire que si cette décision venait à être confirmée, Tata de Mass sera viré de la tête de la FTF et perdra en même temps son fauteuil de Président de l’Union Sportive de Masséda.

            Contrairement à ce que pensent certains qui se fondent sur le ton plutôt diplomatique de la décision du 05 juillet dernier, l’affaire est très grave et est prise très au sérieux à la CAF où on penche pour l’exemplarité des sanctions afin de décourager ceux qui, éventuellement, seraient tentés un jour, de suivre l’exemple togolais. Il y a donc très peu de chance que Avlessi Tata de Mass sorte de ce bourbier et ce cloaque sans laisser des plumes.

Depuis l’arrivée de Tata de Mass à la tête de la FTF, le football togolais a inauguré l’écriture des pages les plus sombres de son histoire. L’homme dont l’arrogance et l’ignorance notoire des règles de l’administration n’avaient pas tardé à s’étaler au grand jour a poussé le sport roi au Togo vers le gouffre. Ce ne sont pas ses déclarations tapageuses qui convaincront du contraire. Encore moins sa maladroite tentative de se discipliner en essayant de faire porter le chapeau de ses turpitudes à son Vice-président et à son Secrétaire général.

            En six mois de gestion, l’homme de Masseda a fait voir au Togo, ce qu’on n’a jamais vu dans l’histoire de notre football. Il a ridiculisé le pays en s’illustrant non pas comme un rassembleur d’hommes, mais un être impulsif, prompt à parler le langage des muscles. Si les joueurs et les supporters togolais ont vécu ce qu’on leur avait imposé à Cotonou il y a quelques semaines et que nous avions tous condamné vigoureusement, c’est un peu à cause de Tata de Mass qui avait brandi ses biceps au nez du Président de la Fédération Béninoise de Football lors de la CAN U-17 à Lomé.

Ceux qui avaient cru que Tata Avlessi était capable de sauver le football togolais de la dérive, non seulement doivent se sentir blasés et abusés mais doivent se mordre les doigts. Car celui sur qui ils ont porté leur choix ignore tout de la gestion des hommes. Ce qui compte à ces yeux, c’est sa fortune qui a fait de lui quelqu’un qui se prend pour le nombril de la terre et qui se refuse d’écouter tout conseil ou de supporter la moindre contrariété.

Faute pour les Togolais eux-mêmes de nettoyer la cour de leur football, c’est la CAF qui est en passe de le faire à leur place. Il s’agit d’un travail de salubrité publique qui ne peut qu’être profitable pour notre Sport-roi.

Au Changement, nous n’avons rien, absolument rien contre le sieur Avlessi. Mais nous ne souffrirons pas de voir un seul individu conduire, à vau-l’eau, la seule chose qui, aujourd’hui, réunit les Togolais. Nous n’exagérons rien non plus. Il faut que Tata Avlessi ait beaucoup de choses à se reprocher pour que même ses proches collaborateurs le désavouent et se  désolidarisent de sa gestion (Lire la lettre écrite dans ce sens par le 1er Vice-Président, le 2e Vice-président, le Secrétaire Général et le Secrétaire général adjoint).

Aujourd’hui, le seul avantage que le Togo peut tirer de cette affaire qui le couvre de honte et d’opprobre, c’est de saisir l’occasion pour rectifier le tir en nettoyant les écuries. Il faut, dès à présent, songer à voir à la tête de la FTF, un homme d’expérience en matière sportive, administrative et dans les rapports humains. La triste aventure de Tata Avlessi doit servir de leçon pour l’avenir. Nous y reviendrons.

L. Z

 
Qui succèdera à Tata Avlessi ?

En attendant la sanction définitive de la CAF, les commentaires vont déjà bon train sur la succession de Avlessi Tata de Mass à la tête de la FTF. Qui succèdera à l’homme de Masséda ? La question ne se poserait pas si à ce jour, la FTF était régie par un seul et unique texte fondamental. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui où on cite pêle-mêle le statut de 1994 et celui récemment voté. Chacun de ces textes gère à sa manière la question de la succession en cas de vacance.

S’il faut se référer au texte de 1994 encore en vigueur, en cas de vacance de pouvoir, il revient au doyen d’âge du Bureau national de diriger la FTF et d’organiser une nouvelle élection dans les 60 jours.  S’il faut se baser sur ce texte, il reviendra au 2e Vice Président, M. Essoyaba Boukpéssi de prendre les rennes de la FTF jusqu’aux élections.

            S’il faut se référer au texte nouvellement voté que certains évoquent, il appartient au 1er Vice Président de prendre la relève pour conduire le mandat en cours à son terme. Dans ce cas de figure, la Présidence reviendrait à M. Gabriel Améyi qui doit assumer la présidence pour les quatre prochaines années. D’ores et déjà, les langues se délient à la FTF et on évoque certaines dispositions à l’instance dirigeante du football mondial qui voudraient qu’il n’y ait pas d’autres élections avant 4 ans. Si cette information se vérifiait, ce serait donc le N° 1 de Maranatha, Gabriel Améyi qui prendra définitivement les rennes de la FTF jusqu’en 2011.

            Compte tenu des enjeux et des intérêts en présence, il convient dès à présent de situer l’opinion sur la formule qui sera expérimentée. Mais dans plusieurs milieux on attend l’avènement rapide d’un nouvel ordre à la tête de la FTF pour tourner la page écrite en lettres de honte par le Président déchu.

AMOUZOUVI

 

 

 

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