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Dans
les milieux proches du Président de la FTF M. Avlessi
Tata de Mass, on tente de jouer les prolongations et on
essaie de relativiser les choses en soutenant que des
voies de recours restent à épuiser et que la décision
n’est pas définitive. Mais, d’ores et déjà, on peut dire
que le Jury disciplinaire de la CAF a frappé fort. En
attendant qu’une décision du Jury d’Appel de la CAF ne
vienne l’infirrmer, Tata Avlesi est déjà convaincu de
fait de corruption et risque d’être interdit de toute
activité ayant trait au football pour une durée de huit
(08) ans. Ce qui veut dire que si cette décision venait
à être confirmée, Tata de Mass sera viré de la tête de
la FTF et perdra en même temps son fauteuil de Président
de l’Union Sportive de Masséda.
Contrairement à ce que pensent certains qui
se fondent sur le ton plutôt diplomatique de la décision
du 05 juillet dernier, l’affaire est très grave et est
prise très au sérieux à la CAF où on penche pour
l’exemplarité des sanctions afin de décourager ceux qui,
éventuellement, seraient tentés un jour, de suivre
l’exemple togolais. Il y a donc très peu de chance que
Avlessi Tata de Mass sorte de ce bourbier et ce cloaque
sans laisser des plumes.
Depuis
l’arrivée de Tata de Mass à la tête de la FTF, le
football togolais a inauguré l’écriture des pages les
plus sombres de son histoire. L’homme dont l’arrogance
et l’ignorance notoire des règles de l’administration
n’avaient pas tardé à s’étaler au grand jour a poussé le
sport roi au Togo vers le gouffre. Ce ne sont pas ses
déclarations tapageuses qui convaincront du contraire.
Encore moins sa maladroite tentative de se discipliner
en essayant de faire porter le chapeau de ses turpitudes
à son Vice-président et à son Secrétaire général.
En six mois de gestion, l’homme de Masseda a
fait voir au Togo, ce qu’on n’a jamais vu dans
l’histoire de notre football. Il a ridiculisé le pays en
s’illustrant non pas comme un rassembleur d’hommes, mais
un être impulsif, prompt à parler le langage des
muscles. Si les joueurs et les supporters togolais ont
vécu ce qu’on leur avait imposé à Cotonou il y a
quelques semaines et que nous avions tous condamné
vigoureusement, c’est un peu à cause de Tata de Mass qui
avait brandi ses biceps au nez du Président de la
Fédération Béninoise de Football lors de la CAN U-17 à
Lomé.
Ceux
qui avaient cru que Tata Avlessi était capable de sauver
le football togolais de la dérive, non seulement doivent
se sentir blasés et abusés mais doivent se mordre les
doigts. Car celui sur qui ils ont porté leur choix
ignore tout de la gestion des hommes. Ce qui compte à
ces yeux, c’est sa fortune qui a fait de lui quelqu’un
qui se prend pour le nombril de la terre et qui se
refuse d’écouter tout conseil ou de supporter la moindre
contrariété.
Faute
pour les Togolais eux-mêmes de nettoyer la cour de leur
football, c’est la CAF qui est en passe de le faire à
leur place. Il s’agit d’un travail de salubrité publique
qui ne peut qu’être profitable pour notre Sport-roi.
Au
Changement, nous n’avons rien, absolument
rien contre le sieur Avlessi. Mais nous ne souffrirons
pas de voir un seul individu conduire, à vau-l’eau, la
seule chose qui, aujourd’hui, réunit les Togolais. Nous
n’exagérons rien non plus. Il faut que Tata Avlessi ait
beaucoup de choses à se reprocher pour que même ses
proches collaborateurs le désavouent et se
désolidarisent de sa gestion (Lire la lettre écrite dans
ce sens par le 1er Vice-Président,
le 2e Vice-président,
le Secrétaire Général et le Secrétaire général adjoint).
Aujourd’hui, le seul avantage que le Togo peut tirer de
cette affaire qui le couvre de honte et d’opprobre,
c’est de saisir l’occasion pour rectifier le tir en
nettoyant les écuries. Il faut, dès à présent, songer à
voir à la tête de la FTF, un homme d’expérience en
matière sportive, administrative et dans les rapports
humains. La triste aventure de Tata Avlessi doit servir
de leçon pour l’avenir. Nous y reviendrons.
L. Z |