Patrick Lawson parle de sa rencontre avec Gilchrist
à Accra le week-end dernier
« C’est exact. Nous étions à Accra le
week-end passé pour une journée où certains ont fait
l’aller-retour, où d’autres sont revenus le
lendemain. Ont fait le déplacement d’Accra entre
autres, des membres du bureau, Jean Pierre Fabre,
Amah Gnassingbé et Patrick Lawson.
L’objet de notre déplacement était de
profiter d’un déplacement d’ordre professionnel qui
a conduit notre président national Gilchrist Olympio
de Paris à Accra, pour faire le point de la
situation.
Après avoir fait le constat des difficultés que
rencontre actuellement le dialogue, nous avons tenté
d’esquisser des solutions parmi lesquelles :
1- Mieux informer la communauté internationale sur
les raisons d’enlisement du dialogue
2- Susciter auprès des autres parties au dialogue
l’appréciation de la justesse de recourir dans les
circonstances actuelles à un médiateur impartial
susceptible de nous aider à sortir de cette crise et
à être notre avocat auprès des bailleurs de fonds
une fois le dialogue terminé.
3- Pour ce faire, nous sommes parvenus à constater
que la méthode utilisée jusqu’alors par le Bureau et
qui consiste à demander à chaque délégation si elle
a évolué dans ses positions antérieures n’est pas
efficace. Car, pour faire des concessions, un
interlocuteur doit savoir ce que son vis-à-vis
c’est-à-dire son adversaire est prêt à lui concéder.
Et dans le cas d’espèce, cela est d’autant plus
nécessaire qu’il s’agit de l’avenir de tout un
peuple où il est interdit d’aller brader des
positions juste pour éviter d’être traité
d’intransigeant. Ainsi donc, dès que nous aurions
l’occasion, l’UFC proposera que le bureau du
dialogue suscite des échanges bilatéraux entre les
protagonistes.
Mais d’ores et déjà, notre bureau national nous a
donné mandat de commencer à prendre contact avec un
certain nombre de formations politiques et
d’associations de la société civile dans le but de
faire la promotion de cette idée novatrice qui, bien
que n’étant pas une panacée, pourrait aider
également le dialogue dans une certaine mesure pour
avancer.
C’est vous dire que, quand le moment
viendra, ces contacts se feront en toute
transparence et les résultats seront soumis à
l’appréciation de l’ensemble du dialogue.
En fait, ce que recherche l’UFC, c’est
l’heureux aboutissement de ce dialogue.
Des ambitions politiques pour notre
parti l’UFC ? Nous en avons certes tout comme les
autres formations politiques d’ailleurs. Mais, la
toute première ambition que doit nourrir tout
patriote aujourd’hui, est celle qui concerne
exclusivement les intérêts de nos populations : des
conclusions consensuelles d’un dialogue réussi parce
que susceptible de baliser la voie de sortie de
crise pour un mieux-être de nos populations.
Pour les autres ambitions, taisons-les
pour le moment pour être plus lucide dans la défense
de la première.
L’UFC, pour sa part, fait le vœu que ces
ambitions secondaires ne se réaliseront jamais
contre ses partenaires politiques. C’est pourquoi l’UFC
souhaite qu’il en soit également ainsi chez ses
derniers. Le reste, pour l’heure, n’est que
supputation, arrière-pensée et procès d’intention».
Commentaire
Depuis un certain temps, la désignation
probable d’un éventuel nouveau locataire de la
primature devient l’un des sujets de préoccupation
de beaucoup de Togolais alors que le dialogue n’est
même pas encore à son terme. A ce sujet, le moindre
geste de tel ou tel leader de l’opposition (CAR, UFC,
CDPA) est interprété comme un lobbying envers Faure
Gnassingbé. Et au lieu que les leaders eux-mêmes
taisent leurs divergences pour ramener le bas peuple
à la raison, ils profitent au contraire des coups
bas et tirent parti de la délation de leurs
militants en mission commandée. Quel intérêt ont les
leaders politiques à se livrer à ce jeu quand on
sait qu’un Premier ministre venant du CAR, de l’UFC
ou de
la CDPA
rassure plus qu’un Premier venant de
la CPP
ou du PDR qui ont déjà fait leur preuve ?
Vivement, les uns et les autres doivent
désormais taire leur ambition démesurée et faire
face à l’essentiel qui est un consensus pour le
projet d’accord global pour le dialogue en cours.
Amouzouvi