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[N° 77 : du 14 juin 2007] |
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Pressions, intimidations et violences dans les
préfectures : Me Agboyibo insinue qu’on remplace les
préfets activistes |
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Le 12 juin dernier s’est déroulé à Lomé, un atelier de
formation à l’intention des leaders des partis
politiques. Organisé par le Haut Commissariat des
Nations Unies aux Droits de l’Homme (Bureau du Togo),
cette rencontre avait pour thème «Rôle et responsabilité
des leaders des partis politiques dans la promotion et
la protection des Droits de l’Homme dans un processus
électoral». La cérémonie d’ouverture a été présidée par
le Premier Ministre Yawovi Agboyibo, qui, à l’occasion,
a prononcé un important discours. |
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Dans son adresse, le Premier ministre a fait l’état des
lieux du processus électoral devant conduire au scrutin
législatif consacrant la première phase de la mise en
œuvre de l’Accord Politique Global signé à Lomé le 20
Août 2006.
A ce jour, des avancées ont été notées. Mais
beaucoup reste encore à faire pour conduire le processus
à son terme dans les conditions voulues par le Togo et
ses partenaires. C’est sur ce second aspect que s’est
longuement appesanti le Premier Ministre.
En effet, le plus difficile reste à venir. A
savoir les opérations de recensement, l’établissement
des cartes d’électeurs, et l’élection elle-même. La
réussite de ce processus n’est pas chose aisée, si l’on
sait que le passé de certaines personnalités aujourd’hui
impliquées n’est pas de nature à rassurer. C’est le cas
par exemple de certains préfets encore aux affaires.
On se rappelle de triste
mémoire l’action hautement négative menée par des
représentants du pouvoir central lors des élections
passées. A Tsévié par exemple, le Préfet, plus activiste
que les militants du RPT, avait tout fait pour créer des
problèmes à l’opposition. Aujourd’hui, des informations
recueillies de sources concordantes font état de ce que
ces préfets auraient recommencé à user de pressions et
intimidations pour décourager les militants de
l’opposition désireux de jouir et d’exercer leurs droits
civiques les plus élémentaires. Laissera-t-on les
Togolais aller aux législatives avant d’avoir pris des
mesures visant à remédier à ce problème ?
La question a interpellé Me Agboyibo qui
s’en est senti préoccupé.
Pour Me Agboyibo qui a pour mission, un
aboutissement heureux du processus électoral en cours,
il faut que les préfets zélés, ceux qui sèment des
troubles soient remplacés. C’est du moins à notre avis,
ce que certains passages de son discours insinuent.
Pour mener à bien sa mission, le Chef de
l’Etat Faure Gnassingbé doit l’accompagner. Puisque,
après tout, les deux (Faure et Agboyibo) ont
l’obligation de résultat. Faure aura une très lourde
responsabilité s’il ne prend pas dès maintenant des
mesures qui s’imposent pour que, comme en 2005, les
mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets.
Agboyibo a donc bien fait de dénoncer à temps, ses
préfets dangereux pour le processus en cours.
Le
Changement
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Secret : Le prix du viol |
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Ce soir, il faisait particulièrement frais. Toute
cette journée de samedi, il n’avait pas cessé de
pleuvoir. Fo Koffi adorait beaucoup la fraîcheur de la
nuit. Il préférait tout ce qui était naturel à
l’artificiel. En d’autres jours, il aurait fait venir sa
femme Rita pour réchauffer son lit. Après quoi, il
dormirait comme un petit bébé. Mais ce samedi nuit était
différent des autres. Oui. Ce soir, alors qu’ils étaient
à table en train de manger de la bonne pâte avec la
sauce «adémè», Rita lui avait annoncé que Kafui, la
petite bonne de la maison était enceinte. Il y a
quelques jours qu’elle la trouvait un peu bizarre.
Aujourd’hui, dans la journée, elle l’avait interrogée.
Au départ, elle ne voulait pas dire la vérité. Mais à
force de la menacer, elle avait fini par avouer.
Seulement, elle continuait à refuser de donner le nom de
l’auteur de la grossesse. |
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Ce que voulait Rita en ce moment précis, c’était que son
mari intervienne et l’aide à faire la lumière sur cette
affaire. En clair, qu’il cuisine à son tour la petite
Kafui, afin qu’elle donne le nom de l’auteur de la
grossesse. Mais ses attentes ne furent pas comblées. Fo
Koffi se limita à parler de ces petites filles qui
refusent d’être sérieuses et qui créent des problèmes
aux autres. Puis, d’ajouter qu’il ne trouve d’autre
alternative à Kafui que de retourner au village. Mais,
il suffisait de faire un tout petit peu attention pour
remarquer que Fo Koffi qui mangeait avec une certaine
avidité, avait d’un coup perdu l’appétit. Il avala
encore quelques boules de pâte et se leva de table.
Contrairement à ses habitudes, il ne regarda pas la télé
ce soir-là. Il se retira dans sa chambre et se coucha. A
Rita qui était allée le voir après avoir remarqué que
quelque chose n’allait pas, il avait répondu qu’il avait
un mal de tête et qu’il voulait être seul.
Allongé dans son lit, Fo Koffi se tournait et se
retournait. Il n’arrivait pas à trouver le sommeil. De
nombreuses pensées se choquaient et s’entrechoquaient
dans sa tête. Il y a longtemps qu’il redoutait cet
instant. En tout cas, depuis près de deux semaines,
quand Kafui même lui avait parlé de son retard de
menstruation. Il lui avait donné des comprimés à avaler,
croyant pouvoir ainsi régler le problème. Mais il n’en a
rien été. Il attendait d’avoir un peu d’argent la
semaine suivante pour l’emmener faire un curetage. Mais
voilà que Rita vient de découvrir l’état de grossesse de
Kafui. Cela risquait de changer tout. Ce qui était sûr,
c’est que Rita n’allait pas prendre cette affaire à la
légère. Même s’il lui demandait de le laisser gérer seul
le dossier, la jeune femme voudrait en connaître jusque
dans les moindres détails, les tenants et les
aboutissants. Et pour cause. Kafui n’est pas n’importe
qui. C’est la fille à l’une de ses cousines au village
qu’elle avait recueillie dans l’intention d’en faire
quelqu’un de bien. Elle n’était pas venue à Lomé pour
être bonne à tout faire. Mais elle faisait ce travail
pour le moment, le temps qu’on lui signe un contrat
d’apprentissage. Qu’est-ce que Rita allait dire à sa
cousine ? Que sa fille qu’elle avait recueillie était
tombée enceinte alors même qu’elle n’avait pas encore
commencé son apprentissage ?
L’heure était grave. Et le temps pressait. Il fallait
trouver rapidement une solution à ce problème. Et
c’était bien ça le plus difficile.
A présent, Fo Koffi ne se posait plus qu’une question.
Pourquoi et comment était-il tombé sous le charme de la
petite Kafui, au point d’en arriver là aujourd’hui ? Il
maudissait le jour où, pour la première fois, il s’était
envoyé au 7è Ciel entre les jambes de la petite fille.
Ce jour-là, il était aux anges, croyant avoir réalisé un
exploit. C’était il y a déjà plusieurs mois. Mais il
s’en souvenait comme si c’était hier.
C’était arrivé assez fortuitement un jeudi matin. Ce
jour-là, comme d’habitude, chacun vaquait librement à
ses occupations. Fo Koffi s’était normalement rendu à
son travail, dès les premières heures de la journée. Les
enfants étaient aussi partis pour l’école. Quant à Rita,
comme d’habitude, elle était allée faire des courses en
ville. Seule Kafui était restée à la maison, le temps de
terminer ses menus travaux et de prendre son bain du
matin.
Il sonnait environ 10 h quand tout d’un coup, Fo Koffi
réalisa qu’il avait oublié à la maison un document
important dont il avait besoin pour travailler à
l’instant. Il n’avait pas d’autre choix que de retourner
chez lui chercher ledit document. Il regarda par la
fenêtre si le chauffeur coursier était dans la cour.
Auquel cas, il pourrait l’y conduire. Mais la voiture
n’était pas là. Le chauffeur était sûrement parti faire
des courses. Et ne sachant pas quand il sera de retour,
Fo Koffi ne prit pas le risque de l’attendre. Il se
leva, alla retrouver son supérieur hiérarchique dans son
bureau, lui expliqua la situation et partit avec sa
moto.
L’air matinal avait encore de la fraîcheur et Fo Koffi
roulait en en profitant. Bientôt, il arriva devant chez
lui. Le quartier était assez calme et la rue déserte
comme c’est toujours le cas les jours où les enfants
étaient à l’école. Il descendit de moto et sonna. Une
minute passa sans qu’il n’entendit le moindre signe de
vie dans la maison. Il sonna de nouveau et cette
fois-ci, bien longuement. C’est alors qu’il entendit
depuis le fond de la cour, la petite voix de Kafui,
demandant à celui qui sonnait, de patienter un peu. Fo
Koffi qui avait perdu son sang froid hurla pour lui
répliquer que c’était bien lui qui était là et qu’elle
avait tout intérêt à venir lui ouvrir immédiatement.
Kafui fut prise de court et littéralement désarçonnée.
Elle n’avait jamais imaginé que Fo Koffi pouvait revenir
à la maison à ce moment là. En tout cas, depuis qu’elle
vivait dans cette maison, ce n’était jamais arrivé.
Seules quelques petites vendeuses ambulantes ou des
acheteuses de bouteilles venaient l’embêter de temps à
autre quand elle était seule à la maison. C’est à l’un
de ces casse-pieds qu’elle croyait encore avoir affaire.
Mais, elle réalisait à ses propres dépens qu’elle se
trompait. Tout ce qu’elle avait en tête maintenant,
c’était d’aller ouvrir au plus vite la porte pour éviter
le courroux de Fo Koffi. Et dans sa précipitation, Kafui
qui était dans sa douche en ce moment-là, se saisit d’un
pagne qu’elle se mit à se nouer autour de la poitrine,
tout en courant vers la porte. La seconde d’après, il
tira la targette et le battant s’ouvrit.
Fo Koffi, furieux, fit un grand pas en direction de
Kafui comme s’il voulait lui donner un coup, puis
s’arrêta net. Son regard était figé sur le bas-ventre de
la jeune fille. Kafui, afin de voir ce qui attirait tant
l’attention de Fo Koffi, baissa les yeux et remarqua
que, dans sa précipitation et surtout avec l’eau qu’elle
avait sur le corps, le pagne n’avait pas recouvert une
portion de sa partie intime. Machinalement, elle remit
les choses à l’endroit et comme si elle avait honte,
baissa la tête.
Fo Koffi n’avait vu qu’une petite partie du haut de
cuisse de Kafui, avec quelques poils aplatis par l’eau.
Mais la chose lui avait fait un effet indescriptible.
Son cœur se mit à battre comme s’il allait bondir hors
de sa cage thoracique. Maintenant qu’il avait vu une
partie de l’intimité de Kafui, il n’avait qu’une
obsession : voir, palper et toucher le tout. L’idée
était bien arrêtée et personne ne l’enlèvera de sa tête.
D’ailleurs, il la mettra à exécution séance tenante.
D’une voix calme et douce, Fo Koffi demanda à Kafui
d’aller lui ouvrir la porte du salon pendant qu’il
faisait rentrer sa moto. Mais à peine Kafui avait-elle
ouvert la porte du salon que Fo Koffi la poussa à
l’intérieur. Kafui ne réalisa pas ce qui lui arrivait.
Le temps qu’elle se pose des questions, Fo Koffi l’avait
déjà poussée dans la chambre à coucher et aplatie sur le
lit. Kafui se mit à se débattre pour échapper à
l’emprise de l’homme. Mais elle était nettement plus
faible. Elle criait. Mais qui pouvait l’entendre.
Complètement fatiguée et à bout de souffle, elle n’eut
d’autre choix que de pleurer amèrement pendant que Fo
Koffi abusait d’elle.
Après en avoir eu pour son compte, Fo Koffi se leva et
tendit un billet de 2.000 F CFA à Kafui qui refusa de le
prendre. Fo Koffi insista, tout en lui faisant
comprendre que c’était un simple cadeau. Puis usant du
chantage, il proféra des menaces comme quoi, si Kafui
voulait vivre tranquille sous son toit, elle n’avait
qu’à garder secret, tout ce qui se passera entre elle et
lui. En retour il lui donnerait tout ce qu’elle voulait.
Mais au cas où elle voulait faire scandale en parlant,
c’était fini pour elle.
Prise de peur, Kafui avait préféré le silence. C’était
ainsi qu’elle était devenue l’objet des assauts répétés
de Fo Koffi. Tant et si bien que ce qui devait arriver,
arriva. Fo Koffi ne savait pas quoi faire pour se tirer
d’affaire. Au même moment, dans sa chambre, Kafui ne
dormait pas. Elle avait réfléchi et était décidée à dire
toute la vérité à Rita, quel que soit ce que cela
pouvait lui coûter. Mais au moins Fo Koffi aura à payer
lui aussi le prix du viol.
Kayissan |
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Pour sauver le football togolais : Il faut arrêter la
dérive suicidaire de Tata Avlessi à la FTF |
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Le terrible malheur qui vient de frapper le Togo et qui
a voulu que quatorze de nos compatriotes trouvent
tragiquement la mort dans un crash d’hélicoptère alors
qu’ils s’étaient rendus à Freetown pour supporter
l’équipe nationale togolaise qui affrontait son
homologue sierra-leonais le 03 juin dernier doit
conduire à méditer sérieusement sur le football
togolais. En effet, aujourd’hui, alors que les vives
émotions suscitées par le drame ne se sont pas
estompées, il convient tout de suite de tirer les leçons
de ce drame afin que le prix fort payé par ces hommes et
femmes en allant au sacrifice suprême ne soit pas vain.
Les accidents d’avion, au Togo, on entendait en parler
de loin. C’est la première fois qu’une catastrophe
aérienne emporte autant de vies de Togolaises et de
Togolais dont la seule faute aura été d’aller apporter
jusque dans un pays étranger, leur soutien à l’équipe
nationale togolaise. |
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Depuis quelques années, alors que les
Togolais sont divisés sur des questions politiques,
mères d’une crise récurrente qui gangrène le pays, le
football est devenu le seul élément fédérateur qui
arrive à mettre ensemble les hommes et les femmes de
convictions politiques divergentes. Cette discipline
sportive est devenue un élément catalyseur d’une haute
portée nationale, susceptible d’être mis à contribution
dans le processus de réconciliation nationale dont tous
les Togolais de bonne volonté attendent l’avènement. A
ce titre, le vœu le plus cher des populations, quelles
que soient leurs opinions politiques est de voir le
sport roi culminer au pinacle le plus élevé pour le
bonheur de tous. Ce qui suppose une certaine cohésion au
sein de l’Equipe nationale elle-même et entre l’Equipe
et tous ceux qui, de près ou de loin, interviennent dans
la gestion du football dans notre pays.
Aujourd’hui, malheureusement, on semble loin
du climat de sérénité qui avait entouré le football
togolais lors des campagnes passées. Si tout semble
aller très bien entre les joueurs eux-mêmes, on ne peut
pas en dire de même entre ceux-ci et leurs dirigeants,
et entre leurs dirigeants eux-mêmes. Le match Togo
Sierra Leone à l’issue duquel 14 de nos compatriotes ont
trouvé une mort tragique s’était joué dans des
conditions tout à fait exécrables, en tout cas, jamais
connues par les Eperviers. En effet, c’était la première
fois sous Tata Avlessi que l’Equipe nationale a évolué
sans certains de ses cadres. Emmanuel Adébayor, Nibombé
Daré et Kader Coubadja dont nul n’ignore les capacités
ont été exclus de l’Equipe nationale au soir du match
aller. Mais ce que nous avions tous considéré à l’époque
comme un signal fort qui s’arrêterait juste le temps de
rappeler les uns et les autres à l’ordre, a été conduit
au pourrissement, divisant fondamentalement dirigeants,
supporters et joueurs. Or, il est connu que le malheur
frappe facilement là où on ne parle pas le même langage.
Quatre mois après l’arrivée de Tata Avlessi
à la tête de la FTF, il convient de faire un petit état
des lieux afin de tirer les conclusions qui s’imposent.
Il est impératif de mettre la balle à terre pour
rectifier le tir. En vérité, les espoirs nés de
l’élection de Tata Avlessi n’auront vécu que quelques
jours. L’homme a tout simplement déçu les attentes.
Aujourd’hui, ceux qui le croyaient capable d’insuffler
une nouvelle dynamique à notre Equipe nationale n’ont
plus que leurs yeux pour pleurer.
A l’analyse, tout porte à croire que le
Président de l’USM n’est pas venu à la FTF pour le bien
du football national. Sa seule ambition se résume à être
Président, un point, un trait. En témoignent ses
déclarations intempestives dans lesquelles revient comme
une rengaine et de façon itérative, la formule «… en
ma qualité de Président… C’est moi le Président…».
etc.
Cette propension de Tata Avlessi à tout
ramener à sa personne ajoutée aux circonstances de son
élection à la tête de la FTF l’a finalement conduit à se
considérer comme une star. La chose ne serait pas un
drame si le Président ne poussait pas son vedettariat
jusqu’à déclarer la guerre aux stars de l’équipe
nationale. Bref, au lieu de composer avec les joueurs
pour faire des Eperviers une équipe solide, le Président
de la FTF essaie plutôt de se comparer à eux, en passant
par tous les moyens pour les affronter et leur démontrer
qu’ils ont beau être des joueurs de renom, ils doivent
lui faire allégeance. Ce n’est pas ainsi qu’on dirige
une équipe. Et ce n’est pas parce qu’on a chez soi une
cour acquise à sa cause, qu’on peut soumettre tout le
monde.
Aujourd’hui, Tata Avlessi est en pleine
dérive. Certes, sur le plan strictement sportif, le Togo
ne démérite pas. Mais, doit-on attribuer sans se
tromper, cette prouesse à un Président de la FTF qui a
publiquement déclaré que la qualification du Togo à la
CAN 2008 n’est pas sa préoccupation ?
L’histoire retiendra qu’en quatre mois
seulement à la tête de la FTF, Tata Avlessi a fait voir
aux Togolais ce qu’ils n’avaient jamais vu en football
auparavant. L’homme a inauguré son mandat en faisant
montre d’une méconnaissance lamentable des règles
administratives. Les premières nominations auxquelles il
a procédé ont soulevé un tollé général. Des
personnalités qu’il avait sollicitées ont dû rejeter
l’offre pour ne pas se faire complices de violation de
règles élémentaires de gestion administrative. Ce n’est
ni Améyi ni Boukpessi qui nous démentiront.
Lors de la CAN U-17, Tata Avlessi a jeté
l’opprobre sur le Togo en s’en prenant à son collègue
béninois à qui il n’avait pas hésité à montrer ses
biceps. Pour quelqu’un qui accueillait une manifestation
de cette importance et qui devait tout faire pour mettre
les invités à l’aise, c’était tout simplement honteux.
Récemment encore en Suisse, lors du Congrès
de la FIFA, le même Tata Avlessi ne s’était pas
embarrassé de scrupules, pour se donner en spectacle en
affrontant son Secrétaire Général.
Enfin, depuis les origines du football
togolais jusqu’à ce jour, notre pays n’a jamais été
impliqué dans une affaire de corruption d’arbitre. Mais
avec Tata Avlessi, c’est désormais chose faite. Le Togo
doit s’attendre à une sanction de la CAF d’ici peu, dans
une ténébreuse affaire de tentative de corruption
d’arbitre lors du match qui opposait les Eperviers à la
Tunisie pendant la dernière CAN U-17.
Sous d’autres cieux, on ne traînerait pas
autant de casseroles avant de démissionner. Mais puisque
nous sommes au Togo où les vertus n’ont plus de place,
les fossoyeurs peuvent continuer à faire la fête. Mais
n’est-il pas temps d’arrêter la danse macabre de Tata
Avlessi à tête de la FTF ?
Nous y reviendrons.
Laurent Zankli
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