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2
juin 2006 |
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Le
Changement |
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[N° 25: du 1er juin 2006] |
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Faure Gnassingbé toujours entre deux avions :
Que cherche au juste Faure à l’étranger et pour quel
intérêt pour le pays ? |
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Depuis son accession au pouvoir après les élections
controversées d’avril 2005, le Président de la
République togolaise, Faure Gnassingbé, ne cesse de
voyager. Il est entre deux avions. Certains
n’hésitent pas à le surnommer « l’oiseau
voyageur » parce qu’il voyage tellement au point
d’oublier les affaires du pays.
Hier mercredi, il était encore en Libye
alors qu’il était déjà dans ce pays au cours du mois
passé sans compter ses précédents voyages dans les
autres pays.
Ces derniers voyages interpellent plus d’un Togolais
parce que, chez nous au Togo, rien ne va, surtout
sur le plan politique et par voie de conséquence,
sur le plan économique où tous les signaux sont au
rouge.
En effet, depuis plus d’une semaine, on
assiste à un blocage de la phase de recherche de
consensus au dialogue intertogolais. A l’origine de
ce blocage, c’est le RPT, le parti de Faure
Gnassingbé qui livre une guerre de mauvaise foi sur
plusieurs points notamment le mode de scrutin à deux
tours, la composition de la Commission Electorale
Nationale Indépendante, les conditions d’éligibilité
etc.…
Dans notre précédente livraison, nous avions
explicité en partie le problème sans toutefois
rentrer dans le fond car, il ne nous revient pas de
nous substituer aux hommes politiques.
En tant que citoyen, nous avons cependant notre
regard sur ce dialogue de la dernière chance que
chaque Togolais veut voir aboutir.
Aujourd’hui, malgré les difficultés
auxquelles ce dialogue est confronté, Faure Gnassingbé, de toute vraisemblance, se comporte
comme si de rien n’était.
Apparemment, on a l’impression que ce dialogue ne le
préoccupe pas tant, alors que tout le peuple
togolais a placé son espoir en lui c’est-à-dire en
ce dialogue.
Au temps de son père, feu président Eyadema, pour
ces genres de situations, il a toujours trouvé de
remède pour dénouer la crise. Quoi qu’on reproche à
cet homme, il a, au moins ce tact pour donner
l’impression qu’il veut rassembler.
Le
silence de Faure Gnassingbé met en difficulté le
bureau du dialogue dont, malgré les efforts, tout se
passe comme si les responsables de cette instance ne
sont pas à la hauteur de la tâche
Que fait au juste Faure Gnassingbé à
l’étranger pendant que son pays va mal ? La
question reste posée. Garant de la continuité de
l’Etat, il doit revoir son calendrier en deux
temps : s’occuper d’abord des affaires de son pays
et ensuite celles de l’étranger.
D’aucuns ne manqueront pas de soutenir qu’il veut
écouter d’abord les conseils de ses aînés – chefs
d’Etat – avant de décider.
Si cette thèse est accréditée, doit-on attendre que
Faure fasse le tour de tous les chefs d’Etat avant
de s’occuper de son pays ?
Le peuple attend beaucoup de lui. Car
nous savons tous que les vrais décideurs de ce
dialogue c’est à Lomé II. Il est temps que Faure
s’occupe maintenant du dialogue national.>
AMOUZOUVI
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