L’affaire Groupe Bolloré-Dupuydauby continue de
susciter des réactions et des tapages de la part de
Dupuydauby qui ne cesse de monter les enchères
sachant pourtant qu’il a tort. Et selon certains
observateurs, si le dossier traîne encore
aujourd’hui devant les tribunaux, c’est par la faute
du Président de la Cour d’Appel de Lomé, Abalo
Pétchélébia qui a rendu une décision à l’ombre de
laquelle Dupuydauby fout le bordel.
En effet, on se rappelle dans cette
affaire que c’est le Groupe Bolloré – l’employeur de
Dupuydauby – qui a gagné le procès au Tribunal de
Première Instance de Lomé.
Le désordre a commencé à partir de la
Cour d’Appel où le Président de cette Institution a
signé dans la même journée du 16 février 2006 deux
ordonnances : l’une (l’ordonnance N°034/2006) qui
déboute Dupuydauby et l’autre (l’ordonnance
N°044/2006) qui ordonnance la suspension de
l’exécution de toutes les décisions prises dans ce
dernier.
Le but de cette volte-face du Président
de la Cour d’ Appel concrétisé par l’ordonnance
N°044/06 c’est d’empêcher la tenue de l’Assemblée
Générale ordinaire de SE2M et SE3M convoquée pour le
17 février en Espagne. Si elle venait à se réunir,
M. Dupuydauby et son groupe mafieux seront purement
et simplement éjectés et même remplacés par les
hommes de Bolloré. Jacques Dupuydauby lui-même
reconnaît :
1- que le Groupe Bolloré est financièrement à
l’origine des activités de Progosa Espagne et que le
Groupe Bolloré est bien le propriétaire de Progosa
Espagne.
2)- qu’il a été rémunéré par le Groupe Bolloré dans
le cadre d’un contrat avec le Groupe Bolloré. On
parle de 240 millions de F CFA par an hors frais.
3)- que le groupe Bolloré est le propriétaire de
Progosa Investment (actionnaire unique de PII
Espagne, actionnaire majoritaire de SE2M et SE3M.
4)- Dupuydauby n’a jamais nié s’être rendu coupable
d’un détournement d’actif à hauteur de 20 millions
d’euros.
Voilà donc l’essentiel des dessous de ce qui est à
la base du tapage médiatique auquel se livre Jacques
Dupuydauby pour se faire une virginité. Et ceci avec
la complicité de certains conseillers du chef de
l’Etat. Et comme Faure Gnassingbé a l’obligation de
résultat il doit désormais prendre ses
responsabilités pour mettre fin à cette insécurité
judiciaire qui compromet dangereusement notre
justice.
Garant de la continuité de l’Etat, il doit aux
grands maux chercher les grands remèdes pour mettre
de l’ordre dans sa maison.
Aux dernières nouvelles, nous venons d’apprendre que
pour une tentative de réconciliation entre les deux
parties, une audience en référé est prévue pour
aujourd’hui jeudi à 9 heures. Nous attendons de voir
si M. Pétchélébia va encore user de tous les
subterfuges pour tourner en bourrique l’avocat du
groupe Bolloré dépêché depuis Paris dans le cadre de
ce dossier.
AMOUZOUVI