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Le 15 avril 2006, le Directeur de Cabinet de la présidence de la
République a envoyé une correspondance à certains partis
politiques dans laquelle il leur a fait savoir que dans
le cadre de la relance du dialogue politique, le chef de
l’Etat les invite à prendre part à une réunion qui
s’ouvre le vendredi 21 avril 2006 à partir de 9 h dans la
salle Evala de l’hôtel Corinthia 2 Février.
Le Directeur de Cabinet, M. Pascal Bodjona Akoussoulélou informait
par ailleurs les partis invités que leur délégation qui
doit prendre part à ces « importantes » assises
sera composée de 05 (cinq) membres.
Suite à cette correspondance, la Convention Démocratique des
Peuples Africains (CDPA) a rendu public un communiqué
dans lequel elle a clairement donné sa position : « la
CDPA se rendra à cette invitation », a déclaré le
Professeur Gnininvi qui a vivement souhaité que cette
rencontre donne le signal du démarrage effectif du
dialogue et ne soit pas une simple annonce sans
lendemain.
Le CAR aussi prendra part à cette réunion avant de tirer les
conclusions qui s’imposent.
A l’UFC, les responsables du parti se réservent de donner
clairement leur position, étant donné que la
correspondance adressée par la présidence de la
République prête à confusion. En effet, pour le parti de
Gilchrist Olympio, tout ce qui se conçoit bien s’énonce
clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. Le
parti se demande s’il s’agit d’une simple réunion comme
l’annonce le premier paragraphe ou l’on discutera de
comment mener le dialogue avec ou sans médiateur, de
l’ordre du jour, de la durée etc. Ou, s’agit-il d’un
dialogue de fond qui commence à bâtons rompus où on
évoquera des sujets au fur et à mesure, les uns en face
des autres ? Comment ce dialogue sera-t-il sécurisé ?
C’est entre autres, sur ces points que l’UFC attend des
éclaircissements avant de se prononcer définitivement sur
sa participation.
D’autre part, en réponse à un courrier précédent, où l’UFC
transmettait les propositions des noms de médiateur, le
chef de l’Etat, en répondant à l’UFC, aurait indiqué que
le recours à une personnalité extérieure n’est pas exclu
d’entrée et que cela pourra se faire dès que « le
besoin se fera sentir et avait exhorté l’UFC à évoquer
ses préoccupations et propositions dans le cadre même des
concertations politiques… »
Au vu de ce qui précède, Gilchrist Olympio attend des précisions
pour se déterminer. L’UFC souhaite certes, la tenue de ce
dialogue mais le veut franc, sincère, constructif avec à
l’appui, un minimum d’accord susceptible d’engager le
pays sur la voie de la démocratie, de la non violence, de
la non impunité, de l’Etat de droit, et de l’éradication
de la discrimination généralisée entre les fils d’un même
pays.
Gilchrist Olympio tout comme son Etat major à Lomé, déclarent tous
qu’ils attendent de voir la suite que le pouvoir donnera
à leur préoccupation avant de se prononcer.
« De notre côté, il existe la volonté politique d’aider à sortir le
Togo de cette impasse nuisible aux intérêts des Togolais.
Mais, pas à n’importe quel prix, allant jusqu’à brader la
base nécessaire à un avenir meilleur à nos populations », ont déclaré certains responsables.
A l’heure où nous mettons sous presse, l’UFC n’a pas encore eu la
suite à la correspondance qu’il a envoyée au pouvoir. Il
est donc fort probable que l’UFC ne sera pas à la réunion
de demain. Le dialogue intertogolais s’annonce avec
toutes les incertitudes.
AMOUZOUVI
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