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De source proche du pouvoir, le gouvernement aurait
finalement élaboré un document dans lequel, il a fait une
synthèse des observations et diverses propositions des
partis politiques devant prendre part au dialogue
intertogolais en perspective.
Cette synthèse qui aurait pris en compte
l’agenda et les objectifs du dialogue permettra une
évaluation de la mise en œuvre des 22 engagements et les
propositions pour y apporter des améliorations. La
synthèse retient entre autres, les réformes
institutionnelles, législatives et réglementaires en vue
de favoriser des élections libres et transparentes à
travers la révision du cadre électoral, la recomposition
et la revue des attributions des organes de contrôle et
des institutions de régulation particulièrement ceux
intervenant dans le processus électoral, le renforcement
des conditions optimales en vue du retour et la
réinsertion des réfugiés et des personnes déplacées,
la reforme de l’armée et des forces de sécurité avec
le concours effectif des partenaires extérieurs, les
mesures et modalités de lutte contre l’impunité, y
compris les possibilités de réparation et d’indemnisation
de toutes les victimes, le règlement du contentieux
électoral né de l’élection présidentiel d’avril 2005, la
mise en place d’un mécanisme de suivi pouvant
éventuellement constituer un cadre permanent du dialogue
et de concertations sur les sujets et préoccupations
d’intérêt national.
Le document parle également de la mise en
place d’un gouvernement de consensus ou
transitoire d’unité nationale.
Selon toujours ce document, une dizaine de
jours en moyenne devrait suffire aux parties pour
débattre des questions essentielles à l’agenda du
dialogue et pour s’accorder sur un cadre électoral ainsi
que sur les conditions et modalités garantissant un
processus électoral libre et transparent.
Ce document, selon nos sources aurait été
remis à la récente mission de l’Union Européenne au Togo.
Il s’agit d’un document qui a finalement pris en compte
les principaux points de revendication de l’opposition
radicale.
Il est certes, vrai que des détails n’ont pas été donnés
dans la synthèse du document en question. Mais, il prend
finalement en compte certains points de revendications de
l’opposition radicale.
La question se pose de savoir si ce document
a été également remis aux différents acteurs devrant
prendre part à ce dialogue ? Si non, pourquoi ne l’a-t-on
pas fait ?
Il faut souligner que ce document de synthèse
mentionne que l’agenda du dialogue reste ouvert et qu’il
revient aux parties prenantes de s’assigner des objectifs
précis et d’accorder une priorité à la recherche du
compromis sur le cadre électoral ainsi que les modalités
et les conditions d’organisation des futures scrutins
électoraux, de même que les principes et les orientations
fondamentales qui devraient inspirer les réformes
institutionnelles et les efforts de consolidation de la
démocratie et de l’Etat de droit.
La grande difficulté aujourd’hui, c’est la
position du PDR et de la CPP, deux anciens partis de
l’opposition traditionnelle qui ont rejoint avec armes et
bagages le pouvoir alors qu’au terme des 22 engagements
pris à Bruxelles le
14 avril 2004,
ce dialogue devrait réunir d’un côté le gouvernement en
sa qualité de signataire, dépositaire et comptable de la
mise en œuvre des 22 engagements, et de l’autre, les cinq
partis de l’opposition dite traditionnelle à savoir : le
CAR, la CDPA, la CPP, le PDR et l’UFC.
Le problème Ayéva et Kodjo, embarrasse
énormément Faure Gnassingbé qui se trouve dans un
dilemme.
Amouzouvi |