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Le Changement

6 avril 2007

[N° 68 : du 5 avril 2007]
Alerte ! Les détenteurs de faux diplômes deviennent de plus en plus nombreux dans l’administration

* Le cas avéré de certains hauts cadres
S’il est une affaire qui prend aujourd’hui une allure inquiétante dans nos diverses sociétés privées et administratives, c’est bien l’usage de faux diplômes. Ils sont nombreux, très nombreux, ces agents détenteurs de faux diplômes qui font la pluie et le beau temps dans nos sociétés surtout d’Etat.

Placés par les grandes sommités de l’Etat, à des postes de responsabilité, ces faussaires qui inondent notre administration font dicter la loi à ceux qui sont embauchés selon les normes universellement admises.

Le Directeur des Examens et Concours conscient du phénomène rassure que des dispositions sont en train d’être prises au niveau de son département pour mettre fin à ce désordre. « Les faussaires sont généralement à l’écoute. Dès qu’on parle de réclamation, ils disent : on va vous aider ; je connais quelqu’un là-bas, il va vous aider. Nous décelons les faux diplômes à notre niveau pendant que les gens produisent les dossiers pour un examen (BAC1, BTS, BAC2 etc.). Il y a un certain nombre de faux diplômes qui circulent… Nous nous sommes rendus compte qu’au moment des réclamations, ces occasions se multiplient. Nous ferons de sorte que les réclamations deviennent rares, très rares. Et si nous réussissons, les démarcheurs vont désormais manquer de marché. Les services compétents sont en train de prendre des mesures… » a souligné M. Gilbert Amouzou. Que fait le gouvernement à ce sujet quand on sait que le problème de faux diplômes dans les services est une réalité et que la plupart de ces personnes sont des protégés ? Le cas avéré de certains hauts cadres défraie la chronique. Nous y reviendrons

L.C

 
Après le passage du ministre  de la Défense dans les garnisons : Le soldat de Première classe, Paly Yawo a de grands ennuis

Le soldat de Première classe, un certain Paly Yawo, Para Commando du RPC de la deuxième Compagnie aurait de grands ennuis avec ses Chefs hiérarchiques après le passage du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Kpatcha Gnassingbé, dans les garnisons. Et pour cause, il aurait eu le courage de prendre la parole devant ses chefs hiérarchiques pour dénoncer certaines pratiques qui ont cours au camp.

Des propos que beaucoup avaient accueillis avec acclamation  surtout qu’il s’agissait, selon nos informations, des réalités qu’une partie de la Grande Muette vit. Bref, il aurait énuméré, en partie, des problèmes auxquels ils sont confrontés et dénoncé certaines discriminations. Par exemple, lorsque le Ministre envoie quelque chose comme soutien matériel ou financier, le sommet s’accapare de tout et les petits se retrouvent les mains vides.

Malheureusement, les chefs hiérarchiques donnent l’impression d’avoir utilisé ces dons à de bonnes fins.

Le Ministre de la Défense au cours de son périple dans les garnisons à Lomé et à l’intérieur du pays pour expliquer le nouveau statut avait donné la parole à qui de droit pour pouvoir recueillir l’avis des uns et des autres et savoir à quoi s’en tenir quant aux soutiens qu’il faut apporter.

Malheureusement après le retrait du Ministre, les ennuis ont commencé. On apprendra que, interpellé le 25 mars 2007, il serait gardé jusqu’en fin de la semaine dernière.

Nous ne saurions dire si, au-delà des propos tenus, les raisons sont ailleurs. Affaire à suivre.

L. C.

 
Les journalistes de Dupuydauby font de la publicité gratuite à Bolloré

A la veille de l’ouverture de la CAN U-17 qui s’était déroulée à Lomé dans le courant du mois dernier, les autorités togolaises étaient confrontées à une grande difficulté : celle de la retransmission en direct des matches que le monde entier attendait de suivre. On en était là quand, comme une bouée de sauvetage lancée à un noyé à la dérive, le Groupe Bolloré fait don d’un car de reportage  équipé de matériels de pointe à la TVT.

Alors que dans l’opinion, ce geste était vivement salué et que les uns et les autres félicitaient et remerciaient le Groupe Bolloré pour ce don qui venait à point nommé pour tirer le pays de l’embarras, certains journaux qui ne cachent pas leur aversion pour le Groupe Bolloré et dont on dit qu’ils sont à la solde de Dupuydauby ont commencé à distiller des fadaises dans leurs éditions. Ils ont d’abord commencé à écrire que le car de reportage était vétuste et que le matériel à bord était d’une autre époque. Puis comme si cela ne suffisait pas, ils ont voulu clore le débat en disant que le car de reportage était parti en fumée.

Aujourd’hui, la lumière est faite sur cette affaire qui se révèle être un mensonge digne de mercenaires de la plume. On ne peut pas, parce qu’on déteste quelqu’un, ou pour faire plaisir à un autre, servir n’importe quelle énormité aux lecteurs.

La vérité dans cette affaire, c’est que le car de reportage gracieusement offert par le Groupe Bolloré à la TVT est bien fonctionnel. Il a pleinement joué son rôle en permettant avec d’excellentes images, la retransmission en direct des matches de la CAN U-17  et du match Togo Sierra Leone. A ce sujet, le ministre de la communication et de la Formation Civique a été formel et le Conseil des ministres du mercredi 28 Mars 2007 a eu à remercier le Groupe Bolloré pour ce don qui vient renforcer les capacités de la TVT.

A force de s’acharner contre le Groupe Bolloré, Dupuydauby et les siens sont tombés dans leur propre piège en faisant de la publicité gratuite à celui à qui ils veulent nuire. Car au-delà du cinglant démenti que constitue ce qui a été dit au Conseil des ministres, c’est une question de fond qui se pose. En effet, si de soi-disant journalistes mentent aussi effrontément au sujet d’un car de reportage qu’on peut voir à Lomé, quel crédit doit on accorder à ce qu’ils disent du Groupe Bolloré dans d’autres pays ?

Au « Changement », nous n’avons pas été surpris car nous connaissons depuis, ceux qui ont choisi le camp du mensonge. On avait déjà écrit que le Groupe Bolloré était impliqué dans l’affaire des déchets toxiques en Côte d’Ivoire. Les faits ont démontré par la suite qu’il n’en est rien. On a aussi écrit que Bolloré a eu des problèmes au Gabon et au Cameroun. Aujourd’hui, on sait qui a réellement eu des démêlés avec la justice dans ces pays.

Les écrivailleurs qui ont pris leur rêve pour réalité ont joué et perdu. Ils se sont couverts de discrédit et de honte. Ils peuvent maintenant aller brûler le car de reportage si le cœur leur en dit.

L.C.

 
Secrets d’alcôve Le dilemme

Accoudé sur son bureau, le menton soutenu par les mains, Romain était perdu dans ses réflexions. Il ne comprenait pas pourquoi la vie lui jouait à lui, un si mauvais tour. En effet, depuis quelque temps, plus rien n’allait pour lui. Certes, sur le plan professionnel, tout baignait. Il avait une très bonne position dans l’entreprise où il travaillait comme agent de cadre. Mais que valait bien travailler et gagner beaucoup d’argent si à la maison, on n’avait pas la paix ?

Oui, c’était bien ça le drame. Romain n’avait pas la paix à la maison. Depuis quelque temps, il ne cessait de se disputer avec Nèmè sa femme. La moindre chose, le moindre soupçon suffisait à cette dernière pour lui faire des scènes impossibles. Tant et si bien que l’atmosphère était devenue invivable à la maison.

            Et pourtant, au départ, rien n’avait laissé entrevoir ou à tout le moins, imaginer une telle situation. Romain se rappelait encore ses débuts avec Nèmè. Il était à l’époque, étudiant à Poitiers en France et était revenu en vacances au pays. C’était pendant les Evala dans la Kozah qu’il avait fait la connaissance de la jeune fille. Après une journée de lutte, les jeunes se revêtaient de leurs plus beaux atours et prenaient d’assaut, les lieux de réjouissances. C’est alors qu’il était dans un bar avec des amis qu’on lui avait présenté Nèmè. Une beauté.

            En effet, Nèmè était belle. De taille moyenne avec un teint légèrement clair, elle avait un visage rond avec une bouche sensuelle au sourire facile. Dès cette première rencontre, ce fut le coup de foudre chez Romain qui engagea alors une cour assidue. Il savait qu’il avait toutes les chances de son côté. Mais pour être prudent, il avait voulu aller le plus loin possible avec la jeune fille.

            De retour à Lomé où vivaient leurs parents, Romain s’arrangea pour faire le nécessaire pour le premier pas. Il était en fin de cycle et n’avait plus qu’une année à passer à Poitiers. Nèmè allait l’attendre et ils se marieront dès son retour au pays l’année suivante.

            Les choses se passèrent comme l’avait prévu Romain. Une année après sa rencontre avec Nèmè, ils s’étaient mariés. Romains s’estimait alors heureux et comblé. Il avait un bon boulot, une femme qu’il adorait et tout pour bien vivre.

            Mais le bonheur de Romain n’aura été malheureusement que de courte durée. Car, très vite, Nèmè avait commencé à sortir des caprices qu’il ne lui connaissait pas. Comment d’ailleurs pouvait il en être autrement puisqu’il connaissait à peine la jeune femme ? Ils s’étaient rencontrés au cours d’une fête et il était tombé amoureux d’elle. Après, il était reparti en France pour une année et l’a épousée dès son retour. Il n’avait pas pris le temps de l’étudier et de voir si l’intérieur de la jeune femme était aussi beau que son corps.

            Chaque jour qui passait révélait une face négative de Nèmè et Romain volait de déception en déception. Non seulement la jeune femme était une paresseuse qui ne voulait rien faire comme travail, mais elle était outrageusement dépensière. C’était quelqu’une qui aimait faire du chichi, avec une toilette raffinée. Elle adorait la mode et aimait les pagnes de qualité. Elle  n’hésitait donc pas à investir tout ce que lui remettait Romain pour la popotte, dans l’achat de pagnes, de bijoux et autres produits cosmétiques. C’est vrai que Romain lui donnait à elle-même, de l’argent de poche. Mais malgré ça, elle détournait tout ce qui lui tombait comme argent dans les mains, vers sa toilette. Le drame dans l’affaire, c’est que Nèmè avait commencé à s’endetter un peu partout et il n’était pas rare que des créanciers la relancent jusqu’à la maison.

            Ce comportement avait vivement déplu à Romain qui, fatigué de payer les dettes inutiles que créait sa femme, avait décidé de mettre de l’ordre dans la maison. C’était le crime qu’il avait commis. Depuis qu’il avait rappelé Nèmè à l’ordre, celle-ci s’était muée en chienne. Sans aucune retenue, elle injuriait son mari et le traitait de tous les noms d’oiseaux.

            Au départ, Romain croyait qu’il s’agissait simplement d’une crise de colère qui finirait avec le temps. Malheureusement, c’était compter sans la nature diabolique de Nèmè qui désormais, ne se souciait plus de tenir la maison.

            Romain endura la situation pendant quelque temps. Mais maintenant, il ne pouvait plus. Il était fatigué des caprices et de scènes de Nèmè. Il fallait que cela cesse. Mais comment ? C’est à tout cela que pensait Romain ce matin-là lorsque son téléphone sonna. Il prit l’appareil et regarda le numéro. C’était un numéro qu’il ne connaissait pas et qui ne lui disait rien. Dans l’immédiat, il n’avait pas envie de décrocher. Puis, face à l’insistance de la sonnerie, il décrocha. Au bout du fil, une voix féminine. Qui pouvait bien être celle-là ?

            Quelques mots d’échanges suffirent à Romain pour savoir de qui il s’agissait. C’était Clara. Une jeune femme, vendeuse de pagne qu’il avait rencontré pour la première fois il y a quelque temps, alors qu’elle était venue à la maison réclamer de l’argent à Nèmè. Romain l’avait payée et lui avait remis sa carte de visite pour le cas où un autre problème se posait. Elle appelait non pas parce qu’elle avait un problème avec Nèmè, mais parce qu’elle voulait d’abord le remercier pour lui avoir remboursé son argent sans difficulté et pour solliciter une rencontre avec lui.

            Que pouvait-elle bien lui vouloir ? Romain presque sans y penser lui donna rendez-vous devant la grande poste pour le soir même. Sait-on jamais ? Cela dans tous les cas ne pouvait que retarder de quelques minutes son retour à la maison ou l’attendait l’atmosphère délétère créée et entretenue par sa femme.

            A l’heure convenue, Romain se pointa devant la grande poste et gara sa voiture. Quelques minutes plus tard, il vit arriver Clara. Il sorti alors de sa voiture pour l’accueillir. Après échange de salutations, Clara lui fit comprendre qu’en réalité, si elle avait voulu le rencontrer, c’était pour le remercier de vive voix et s’excuser auprès  de lui de tout. Si elle était venue à la maison réclamer son argent c’était tout simplement à cause du comportement de sa femme Nèmè qui l’avait traitée avec mépris et qui, selon elle, lui causait des problèmes inutiles.

            Romain la remercia à son tour Clara et l’invita à terminer la rencontre autour d’un pot. Ce que la jeune femme accepta. Romain la prit alors dans sa voiture pour un petit coin douillet. Ils s’attablèrent, commandèrent leur consommation et continuèrent leurs discussions. Romain en profita pour savoir davantage sur Clara. Il sut par exemple qu’elle était célibataire avec un enfant mais qu’elle vivait seule dans un appartenant de location quelque part vers Gbossimé. Avant de se séparer ce soir-là, ils se donnèrent rendez-vous pour le lendemain au même endroit. Il était question que Romain aile connaître chez Clara.

            Clara occupait un vaste appartement bien meublé et impeccablement rangé. Elle fit asseoir Romain confortablement dans un fauteuil et faisait tout pour le mettre à l’aise. Romain, pour tout dire, était aux petits soins. Clara lui faisait des choses que  Nèmè ne lui avait jamais faites. Il se leva de son fauteuil et alla s’asseoir sur l’accoudoir de celui où était assise Clara et se mit à lui parler de tout ce que lui faisait vivre Nèmè comme misère. Clara se leva et vint se planter devant lui en posant ses deux mains sur ses épaules. Romain se leva à son tour tout en continuant à raconter ses malheurs. Comme pour le consoler, Clara le prit dans ses bras et se mit à le serrer. Romain entra dans la danse et se mit à son tour à l’étreindre. Très vite, les deux jeunes gens se mirent à se caresser. Les misères que racontait Romain s’étaient nuées en mots doux et tendres. Lentement, les deux jeunes gens avancèrent vers le grand lit qui occupait une partie de’ la chambre à coucher et s’y allongèrent de tout leur loup. Quelques secondes plus tard. Ils étaient l’un dans l’autre. Romain n’avait plus autant joui.

            Depuis ce jour, il n’avait plus d’yeux que pour Clara. Mais jusqu’où pouvait il aller avec cette relation ? A un second mariage ? Qu’est-ce qui lui prouvait que derrière Clara, ne se cachait pas une autre Nèmè ? Voilà le dilemme.

Kayissan

 
Exclusion de Shéyi, Kader et Daré : Le président Tata Avlessi justifie la sanction prise

* Lire sa version des faits
Depuis quelques deux semaines, la mesure de suspension infligée à 3 grands joueurs du onze national togolais à savoir Emmanuel Sheyi Adébayor, Coubadja Kader et Nibombé Daré, par le Président de la Fédération Togolaise de Football, continue d’alimenter des débats et suscite les commentaires plus ou moins élogieux à l’encontre de M. Tata Avlessi dans cette affaire de revendication de primes qui va de rebondissement en rebondissement.

Le sujet est si préoccupant que la TVT a, le dimanche dernier invité dans son émission « Plateau de la Semaine » le président de la Fédération qui, sans ambages, a répondu aux questions des journalistes et fourni des explications susceptibles d’éclairer la lanterne du public.

En ce qui concerne le problème des primes du mondial il déclare : « j’ai été reçu par les officiels de la FIFA à Khartoum.  Les retombées du mondial sont repartis en trois phases : 1 la Fédération. 2 Les infrastructures pour les clubs et 3 Les joueurs. Quand nous avons discuté devant le ministre, il y a un joueur en l’occurrence Kaka Aziawonou qui a eu l’honnêteté de reconnaître qu’ils n’étaient pas au courant. Mais je suis surpris que 30 minutes après, on m’appelle pour une nouvelle négociation ». S’agissait-il d’une tentative des chasseurs de primes de pousser le nouveau président de la Fédération à transgresser les instructions de la FIFA ? La question reste posée, mais visiblement M. Tata Avlessi n’est nullement disposé à le faire.

Je ne peux pas agir autrement que ce que la CAF et la FIFA nous demande précise-t-il avant d’ajouter : « Sur 2 milliards 800 millions, les joueurs ont déjà pris 690 millions à Wangen sans oublier les 400 millions que la FIFA a donnés pour la préparation de la phase finale du mondial. Nous sommes à peu près à un milliard 100 millions. Les banques suisses et allemandes ont prélevé 21%. Nous sommes revenus à 962 millions ».

A en croire le Président de la Fédération le joueur Nibombé Daré qui représentait ses camarades au cours de leur rencontre, a reconnu qu’il n’y a pas de document écrit attestant que la Fédération reste leur devoir la somme de 30 millions qu’ils réclament. Et M. Tata Avlessi d’ajouter : « S’il y a un papier qui démontre que c’est sur une avance de 80 millions qu’ils ont perçus 50, pourquoi ne pas dialoguer ? »

Mais à 3 semaines de la rencontre Togo - Sierra Leone, un nouveau scénario se fait jour. Les joueurs demandent 3 millions CFA au lieu des deux convenus. « Je me suis rendu en France pour pouvoir les rencontrer, mais leur programme n’était pas approprié. J’ai essayé d’échanger au téléphone avec eux. Je pense que porter un maillot national c’est pour l’honneur du pays. Ce n’est pas la Fédération qui paie les primes. C’est le gouvernement togolais. Je trouve que trois millions, c’est trop. Les joueurs ivoiriens n’ont eu qu’un million pour le match contre Madagascar », a souligné M. Tata Avlessi.

Dans cette histoire, ceux qui soutiennent l’ancien président de la Fédération, le Col. Rock Gnassingbé et qui voient en Tata Avlessi l’un des instigateurs de la rébellion des joueurs contre le bureau sortant avec pour promesse de leur donner satisfaction, une fois installé dans le fauteuil présidentiel, se frottent les mains à l’idée que Tata ne savoure aujourd’hui que les délices du retour de la manivelle.

Mais le nouveau président ne se reconnaît aucune implication dans la rébellion des joueurs contre l’ancien bureau. Pire, il estime avoir été éconduit à Wangen et c’est avec amertume qu’il témoigne : « Je n’ai passé qu’une nuit en Allemagne. Je suis allé avec mes propres moyens lorsque j’ai voulu apporter ma contribution. La même nuit, j’ai ramassé mes affaires et le lendemain, je suis parti ». Sur ce point le président de la fédération va très loin pour mettre au défi les joueurs d’apporter des témoignages sur son implication.

Pour ce qui est de la non collégialité de la sanction infligées aux trois éléments de l’équipe nationale, qui lui est reprochée, M. Tata Avlessi précise les choses.

« Le Secrétaire Général Adjoint s’est chargé d’appeler tout le monde et il n’a jamais réussi à joindre les deux vice-présidents. Sur 12, nous sommes 9. Les 2 vice-présidents ont assisté aux réunions à peine trois fois. Lorsque j’ai été élu, j’ai tendu la main à mes deux vice-présidents qui devaient collaborer avec moi ; ils ont refusé de la saisir. Même si je fais venir la Coupe du Monde de la Corée, ils trouveront à redire ».

A la lumière de ce qui précède,  il paraît judicieux d’affirmer sans risque d’être démenti que la crise désormais récurrente à la Fédération Togolaise de Football n’a pour fondement que des conflits d’intérêts créés de toutes pièces par des individus peu scrupuleux qui instrumentalisent les joueurs pour régler des comptes. Le nouveau président de la Fédération, auquel naturellement le phénomène n’échappe pas, ne lésine pas  sur les moyens quand il faut ramener l’ordre s’est dernièrement retrouvé face à un dilemme : laisser la pagaille s’instaurer  sous l’action des joueurs perturbateurs et passer pour un irresponsable à la face du monde de football ou sévir contre vents et marées pour préserver l’autorité de la Fédération et démontrer par la même sa capacité à transcender les obstacles qui minent le parcours du Sport Roi au Togo.

Il revient aux principaux acteurs de la promotion du football au Togo en l’occurrence aux dirigeants de tirer toutes les conséquences qui s’imposent afin d’aider la Fédération à réussir sa mission si tel est leur désir de voir le football togolais  sortir des creux de la vague. C’est sans doute pour cette raison, que le Chef de l’Etat avait lors du dernier Conseil des ministres, donné l’exemple, en demandant au ministre de la Jeunesse et des Sports de temporiser ses ardeurs pour ce qui est de son ingérence dans les affaires de la Fédération. Nous espérons que la leçon qui est comprise fera école pour le bien du football togolais.

J.N.T

 

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