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Si plus de 2 semaines après l’événement, la démission de
Mgr Kouto du diocèse d’Atakpamé continue de faire couler
autant d’encre que salive, c’est que le prélat en 12 ans
d’épiscopat s’est fait des admirateurs inconditionnels et
des détracteurs irréductibles dont les réactions, pour le
moins, épidermiques risquent de dénaturer le véritable
drame qui couve dans le diocèse d’Atakpamé si elles
n’étaient prise avec des pincettes.
A en croire les proches collaborateurs de l’évêque, les
malheurs de celui-ci sont dus aux agissements d’un petit
groupe de prêtres insoumis étant parvenus à attirer la
foudre de Rome sur Mgr Kouto comme l’illustre ce passage.
« La persistance dans la désobéissance et la volonté
manifeste de demeurer dans le mal affiché par ce groupe
de prêtres ont amené la congrégation pour l’Evangélisation
des peuples à demander à l’Evêque de prendre certaines
mesures.
Dans l’obéissance à Rome, Mgr Kouto a dû appliquer les
directives de la congrégation pour l’Evangélisation des
Peuples. L’exécution de ces dispositions de Rome, semble
aggraver la crise. Des affaires de Tomegbé en passant par
les tracts, les journaux, l’Internet, les protestations
publiques, abandon de postes pastoraux, séquestration de
prêtes fidèles à l’Eglise, refus de rejoindre le diocèse,
après les études, les boycottage de ce groupe de prêtre à
la retraite d’Aledjo sous la présidence du Cardinal
Bernardin Gantin initiée par Rome et la dernière en date,
la profanation du sanctuaire Marial d’Ayomé avec la casse
systématique et répétée de la statue de la Vierge Marie
sous la conduite du petit groupe de prêtres
récalcitrants, en sont les stratégies mises en œuvre pour
faire partir Mgr Kouto d’Atakpamé».
Pour les observateurs, cette façon trop simpliste de
présenter des faits aussi graves laisse à désirer sur la
crédibilité et l’impartialité de cette version destinée
sans doute à distraire l’opinion de l’essentiel plutôt
qu’à apporter des éclairages sur cet évènement de triste
mémoire qui ne fait pas honneur à l’Eglise Catholique du
Togo.
Autrement, s’il est avéré comme tentent de le faire
croire les proches collaborateurs de Mgr Kouto, que pour
des raisons négligeables, ce groupe de prêtres dont on
prend soin de ne jamais dévoiler la composition et
l’effectif, a au nez et à la barbe du Cardinal Bernardin
Gantin (un envoyé du St siège boycotté la retraite d’Aledjo
« initiée par Rome » et organisé la profanation du
sanctuaire Marial d’Ayomé et la casse systématique et
répétée de la Statue de la Vierge Marie, comment
comprendre que ce fut plutôt à l’évêque qu’il fut demandé
de déposer sa crosse ?
Pourquoi n’avoir pas infligé à ce fameux groupe de
prêtres, une sanction propositionnelle à ses actes ?
Dans un autre registre, prétendre naïvement qu’en
demandant à Mgr Kouto de démissionner, le St siège a été
piégé et manipulé par ce fameux groupe de prêtre qui
sèmerait le bordel dans le diocèse d’Atakpamé, c’est
faire preuve d’une ignorance totale de la capacité de
frappe des réseaux de renseignement du Vatican qui
figurent parmi les meilleurs du monde entier. Et
prétendre que c’est les proches collaborateurs de Mgr
Kouto qui font propager ces allégations ne fait que
traduire à sa juste valeur, la volonté manifeste de
désinformer l’opinion sur les réalités de cet évènement.
Le moins qu’on puisse dire pour le moment, c’est qu’en
quittant le diocèse d’Atakpamé après sa démission le 1er
mars dernier, Mgr Kouto, qu’on le veuille ou non a laissé
l’image d’un évêque vomi par son presbyteriat et qui
s’est toujours maintenu à la tête du diocèse par son
pédantisme. Puisque d’après une information, l’épiscopat
lui aurait demandé il y a 5 ans, de donner sa démission
sous la houlette de l’Archevêque de Lomé Mgr Philippe
Fanoko Kpodzro ce qui n’a jamais été fait jusqu’à la date
fatidique du 1er mars dernier où il est devenu un évêque
sans diocèse.
Fort heureusement, cet ancien professeur de la Bible au
grand séminaire St Galle de Ouidah où il se comportait
déjà comme un pacha dans sa Simca blanche avant d’occuper
les mêmes fonctions au Grand Séminaire Jean Paul II de
Lomé, aura toute la latitude de demander une ou deux
années sabbatiques pour se remettre moralement et
spirituellement afin de pouvoir envisager l’avenir avec
beaucoup plus de sérénité. Voilà sur quelle intention,
ses proches collaborateurs qui se fourvoient en
flagorneries et désinformations doivent prier. Ce prélat
qui de toute sa capacité humaine et spirituelle a géré
les antagonismes qui pendant des années ont ébranlé le
diocèse d’Atakpamé mérite bien cela.
Cependant au cas où ses admirateurs
inconditionnels continueront par verser dans la
désinformation pour tronquer la vérité dans le souci
d’abuser de l’opinion et de tourner en ridicule la
décision du St. Siège, nous nous verrons dans
l’obligation d’être un peu plus regardant dans ce dossier
en vue de mettre sur la place publique, les faits qu’on
s’attelle avec tant de peine à voiler.
Jacqueline Nyarler Tarsi |