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Depuis qu’il a créé son église dans les hauteurs de
Tokoin, il y a quelques années, le Pasteur Lucas ne
cesse de faire parler de lui. Ceux qui le
connaissent- ou pensent le connaître- parlent de lui
comme d’un homme oint de Dieu pour accomplir des
miracles. Et des miracles, il paraît qu’il en
faisait. Tous les dimanches, la petite concession
qu’il avait louée et où il avait dressé un apatam
pour le culte était toujours plein à craquer. Sa
clientèle, on la trouve parmi les femmes. Oui de
nombreuses femmes de toutes les conditions
fréquentaient l’église du Pasteur Lucas. Et chacune
venait avec ses problèmes. Certaines veulent la paix
dans leur foyer, d’autres désirent avoir des enfants
et d’autres encore veulent voir prospérer leurs
affaires. Mais de toutes ces femmes, le plus grand
nombre se recrute parmi celles qui sont à la
recherche d’une âme sœur et celles qui veulent voir
prospérer leurs affaires.
Le Pasteur Lucas était ce qu’on pouvait appeler un
homme de Dieu engagé. Sa théologie, nul ne savait où
il l’avait apprise. On l’a tout simplement découvert
comme venant d’une génération spontanée avec son
assistant, un diacre nommé Nicolas. Son église était
apparue un groupe de prière. C’est avec le temps et
vu les miracles qu’accomplissait Pasteur Lucas que,
petit à petit, ce groupe de prière se mua en une
véritable église. Maintenant tous les dimanches, il
y avait grand monde. Le hangar était devenu très
exiguë et comme solution à ce problème, Pasteur
Lucas avait décidé d’acquérir un espace beaucoup
plus large. Dès que l’annonce avait été faite aux
fidèles, une quête spéciale avait été organisée et
les semaines suivantes, des dons ont afflué dans les
caisses de l’église. Pasteur Lucas et son diacre
Nicolas comptaient parmi leurs admirateurs des
femmes fortunées qui, presque toutes les semaines,
venaient faire des dons à l’église en reconnaissance
de tout le bien qu’elles tiraient de leurs prières.
Très vite, Pasteur Lucas réunit l’argent nécessaire
pour acheter un terrain devant abriter l’église. Un
apatam beaucoup plus grand que le précédent fut
construit avec en sus, un petit bâtiment en dur qui
servait de secrétariat et de bureau pour le Pasteur
Lucas et son diacre Nicolas.
Les deux hommes de Dieu ne travaillaient pas qu’à
l’église. Il leur arrivait très souvent d’ailleurs,
de recevoir des audiences à la maison. Des brebis
venaient les consulter et demander des intercessions
ou des prières spéciales. Et c’est avec joie qu’ils
les accueillaient et essayaient de leur mettre du
baume au cœur.
Parmi les fidèles de l’église se trouvait une dame
nommée Pauline. Da Pauli comme on l’appelait, était
commerçante au grand marché. C’était l’une de ces
femmes qui avaient fait fortune dans le commerce des
bijoux et des perles. C’était une dame à la toilette
raffinée qui n’hésitait pas à mettre la main à la
poche chaque fois que l’église avait besoin de
fonds. Lorsqu’on observe bien Da Pauli, on remarque
qu’elle avait eu une jeunesse assez riche en
aventures. C’était en réalité, une dame à qui les
bons coins huppés de loisirs n’avaient aucun secret.
Elle avait une fille de 25 ans, Bayi, qu’elle avait
initiée au commerce et qui l’assistait au marché.
Contrairement à ce qu’on remarque en pareil cas,
Bayi était une jeune fille soumise qui n’avait fait
aucune difficulté pour devenir comme Da Pauli, une
fidèle parmi les fidèles de l’église.
Mais Da Pauli se faisait du souci pour sa fille.
Elle n’était pas du tout moche. Mais le fait est
que, à l’âge de 25 ans, elle ne lui connaissait pas
de fréquentation masculine. Elle entreprit donc de
commander des prières afin que sa Bayi chérie trouve
un homme à sa taille pour fonder un foyer comme
toutes les filles de son âge. Ce fut la
préoccupation qui avait conduit Da Pauli ce vendredi
au petit matin au domicile de Pastor Lucas.
Assis sur sa terrasse une bible en main, Pastor
Lucas accueillit chaleureusement Da Pauli et
l’introduisit au salon. Puis, il se concentra
quelques minutes et lui demanda la raison de cette
visite matinale. La dame lui fit part de ses
préoccupations. Pastor Lucas réfléchit un instant et
lui fit comprendre que rien n’était impossible à
Dieu, mais que tout ne vient que lorsque le décide
le Créateur. Ils se mirent à genou et prièrent
longuement.
Avant de se séparer, Pastor Lucas demanda à Da Pauli
de dire à sa fille de venir le voir dès son retour
du marché le soir. Il avait une prière spéciale à
faire avec elle. Une fois à la maison, Da Pauli fit
la commission à sa fille.
Ce que Da Pauli ne savait pas c’est que sa chère
Bayi n’était pas une saint-nitouche comme elle le
croyait. C’était vrai que les hommes ne tournaient
pas autour d’elle. Mais c’était vrai aussi que
derrière son apparence de madone, se cachait un
véritable volcan sexuel.
Cette vérité, seul le diacre Nicolas la connaissait,
il l’avait découvert un soir alors que Pastor Lucas
était en voyage. C’était un jeudi. Le diacre était
seul à encadrer la classe de chant.
Après que tous les choristes soient partis, le
diacre Nicolas était resté seul dans la petite pièce
qui servait de bureau quand il entendit frapper
furtivement à la porte. Quelques fractions de
secondes plus tard, Bayi était en face de lui. Il
l’invita à s’asseoir avant de lui demanda en quoi il
pouvait lui être utile.
Bayi répondit qu’elle avait une prière spéciale à
commander. Elle voulait une intercession afin que
Dieu lui trouve un beau garçon à épouser. Le diacre
Nicolas après l’avoir écoutée réfléchit quelques
minutes puis se mit à lui faire des compliments sur
sa forme et sa beauté. Après quoi, il l’invita à se
lever pour prier. « Au nom de Jésus-Christ ! Au
nom puissant de Jésus-Christ » commença-t-il en
serrant fort dans ses mains aux gros doigts, les
fines mains de la jeune fille. Bayi, les yeux fermés
et en pleine concentration gobait les paroles du
diacre.
Après cette prière ponctuée d’ « Alléluia »
et de « Amen », le diacre demanda à parler à
Bayi très sérieusement. Il lui fit alors comprendre
que pendant la prière, il avait eu une vision au
cours de laquelle, l’esprit saint lui avait dit
qu’il était l’élu de son cœur. Le même esprit saint,
selon le diacre, lui intimait à lui Nicolas, de
faire l’amour avec elle séance tenante en guise de
bénédiction.
Bayi était emportée par une semi-transe. Il
entendait la parole du diacre Nicolas comme une voie
divine.
Le diacre lui, n’avait pas du temps à perdre. Il
n’avait d’ailleurs pas lâché les mains de la jeune
fille qu’il avait prises dans les siennes pendant la
prière. Il attira Bayi vers lui et se mit à la
serrer de toutes ses forces. Bayi sentait le corps
du diacre contre le sien comme une sorte de chaleur
bienfaisante. Puis le diacre se mit à lui caresser
le dos. Le passage de ses doigts sur sa robe de
tissu imprimé aussi lui faisait du bien. Le diacre
lui ôta le foulard dont elle s’était ceinte la tête
et se mit à lui caresser les cheveux.
Bayi qui, au départ, était inactive, se mit à
participer. Elle fourra son visage dans le creux du
cou de Nicolas et le mordilla à pleine bouche. Le
diacre ressentit une sensation formidable qui
décupla son envie. Il n’était pas encore revenu de
cette douce sensation quand, de sa langue humide,
Bayi se mit à lui darder l’intérieur du pavillon
droit. Le diacre faillit tomber. Il recula et alla
prendre appui contre la table. Bayi qui avait
maintenant la situation en main le suivit dans son
retranchement. Les bras tendus, Nicolas l’accueillit
par une prise au niveau de la poitrine. Il se mit à
la déshabiller. Bientôt, Bayi était en tenue d’Eve.
Le diacre, la poussa contre la table. Les jambes
écartées et la croupe cambrée, elle en tenait les
bords. Le diacre planté derrière elle dégaina son
bazooka, plia légèrement les genoux et tout en lui
tenant les hanches, lui envoya l’engin gonflé de
sang dans le ventre. Bayi sentit la pénétration
comme un couteau chaud qu’on enfonçait dans du
beurre.
Le diacre après avoir lui aussi tiré le maximum de
plaisir de la pénétration, se mit à pomper avec une
rare violence. A chaque coup de rein, la table
contre laquelle avait pris appui Bayi avançait de
quelques centimètres. Puis, c’était la bible qui y
était posée qui tomba sans que cela ne dise rien à
l’homme de Dieu qui continua sa besogne jusqu’à ce
que, éjaculation s’ensuive. Depuis, elle était
devenue en cachette la copine du diacre.
Aujourd’hui, c’est Pastor Lucas lui-même qui
voudrait la voir et prier pour elle. Toute la
journée, Bayi réfléchit à la chose au marché.
Devait-elle répondre à ce rendez-vous ? Les minutes
s’égrenaient et le soir approchait. Le dilemme
pesait de plus en plus lourd…
Kayissan |