|
Comme ce fut le cas au Sénégal il y a
quelques années, le groupe Elyo et Hydro Québec
International qui, sous l’appellation de Togo
Electricité depuis le 5 septembre 2000 assure la
production, l’exploitation et la distribution de
l’énergie électrique au Togo, vient de montrer ses
limites et son vrai visage.
Des surfacturations, des coupures intempestives du
courant électrique, des surfacturations etc, font
partie des préjudices subis au quotidien par le
consommateur togolais qui ne cesse de crier son
ras-le-bol face à tant de désagréments.
Le gouvernement togolais auquel la situation n’échappe
pas vient de prendre ses responsabilités en mettant
fin hier mercredi 22 février 2006, aux prestations
médiocre de Togo Electricité pour non respect de ses
engagements.
Par ce geste, l’Etat togolais vient de reconquérir sa
souveraineté énergétique dont le pays a besoin pour
son développement. Pour plus d’éclairage voici le
passage du communiqué qui précise les choses. C’est
la fin d’une aventure. Togo Electricité est chassée,
la CEET revient. Lecture
(…) Le deuxième décret adopté par le
conseil met fin, pour non respect de ses engagements,
à la concession octroyée à la Société Togo Electricité
pour l’exploitation des actifs de production, de
distribution et de vente de l’énergie électrique.
Lesdits actifs sont restitués à l’ancienne société
dénommée la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET)
qui les avait transférés à TOGO ELECTRICITE dans le
cadre de la convention de concession.
Il est à rappeler que c’est dans le cadre du
désengagement de l’Etat des entreprises publiques, que
le gouvernement, mû par un souci d’efficacité et de
meilleure productivité, a entrepris une vaste réforme
du secteur de l’électricité et a conséquemment concédé
à un opérateur économique privé, en l’occurrence le
groupe ELYO et HYDRO QUEBEC INTERNATIONAL, les
activités de production et de distribution de
l’énergie électrique au Togo.
Ainsi, le 5 septembre 2000, le gouvernement togolais a
signé avec la société TOGO ELECTRICITE créée par le
groupement ELYO et HYDRO QUEBEC INTERNATIONAL, une
convention de concession dont le cahier des charges
stipulait clairement que ELYO et HYDRO QUEBEC
INTERNATIONAL, à travers TOGO ELECTRICITE, leur
société, s’engageraient notamment à améliorer la
qualité du service, à entreprendre une véritable
politique sociale pour la gestion des ressources
humaines et à réaliser d’importants investissements de
réhabilitation, d’extension et de renforcement des
réseaux électriques de distribution.
Face au non respect des engagements pris par le
groupement ELYO et HYDRO QUEBEC INTERNATIONAL qui a
cependant perçu toutes les redevances dues à leur
Société TOGO ELECTRICITE, et en raison des
dysfonctionnements multiples constatés dans
l’exécution de la convention de concession, le
gouvernement n’avait d’autre choix que de mettre fin à
cette expérience qui s’est avérée pernicieuse et
douloureuse pour nos populations.
Le dernier décret pris par le conseil relève du même
objet, car il porte gestion provisoire de la Compagnie
Energie Electrique du Togo (CEET).
Il stipule que la CEET est gérée pour une période de
six (6) mois renouvelable à compter de ce mercredi 22
février par les organes provisoires créés par le
présent décret. (...)
Fait à Lomé le 22 février 2006
Le Conseil des Ministres
|