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Le Changement

24 fevrier 2007

[N° 61 : du 22 fev. 2007]
Le garage central de Lomé en deuil : Un accident cause trois morts et des blessés

* Le Lt Colonel SAM interpellé
Un grave accident de la circulation impliquant un véhicule du garage central a eu lieu, le mercredi 14 février 2007 au niveau du village de Aoulosso préfecture de Sotouboua non loin d’Adjengré.

D’après nos sources, il y a eu trois (3) morts dont deux militaires admis à la retraite, un architecte et des blessés. Les mêmes sources indiquent que le véhicule, une bâchée immatriculée RTG 10065 voyageait pour le compte du Directeur du garage central, le Lt-Col SAM Essolakina. Ce dernier, au moment de l’accident serait lui-même en mission à Accra au Ghana dans le cadre des activités du comité d’organisation de la coupe des nations cadette 2007. Le véhicule serait trop surchargé de matériaux de construction alors que les pneus seraient en état très défectueux. En cours de chemin, il y aurait eu l’éclatement d’un des pneus arrière. Le véhicule, dans ses manœuvres aurait finalement déraillé pour cogner un arbre.

            Au niveau du garage central, cet accident suscite beaucoup de commentaires.

            En effet, dans l’entourage du Directeur du garage central, on indique que le Lt-Col SAM décline sa responsabilité pour la prise en charge de certaines victimes. Il paraît que certains auraient pris le véhicule à son insu. Pour en savoir plus, nous avons, en vain, fait des démarches pour le joindre. Le Lt-Col SAM est par ailleurs interpellé au sujet du recrutement de certains agents victimes de cet accident qui, de l’avis de plusieurs observateurs, serait au centre de toutes les controverses. L’un d’entre eux serait l’homme à tout faire du Directeur, et s’occuperait surtout de ses activités privées avec le véhicule du garage central alors qu’il serait admis à la retraite depuis 2003 par décret N° 03-304/MIN.DEF.ANC.COM.

            Dans tous les cas, cet incident défraie la chronique et fait beaucoup parler du Lt-Col. SAM.

            Des indiscrétions font également état de ce que les véhicules du garage central ne sont jamais assurés.

            Qui prendra en compte les victimes d’accidents surtout les agents qui ne seraient pas reconnus par l’Etat ?

            Le Changement présente ses condoléances à la famille des victimes et souhaite prompte guérison aux blessés

Affaire à suivre

AMOUZOUVI

 
24ème sommet francafricain : Une rencontre qui n’a rien rapporté au Africains

* Mais Chirac s’est tout de même bien marré
Le sommet françafricain qui vient de prendre fin vendredi à cannes en terre Française n’aura rien rapporté de positif aux peuples africains dont les dirigeants, tels des gouverneurs français des territoires d’Outre Mer s’étaient précipités auprès du chef de l’Etat français Jacques Chirac qui, à la manière d’un lion des forêts africaines au crépuscule de son règne, leur parla sans témoins.

Le thème central de la rencontre : « L’Afrique et l’équilibre du monde » aurait d’après nos informations été tout simplement bradé. Et curieusement nos chefs d’Etat qui devraient avoir d’autres préoccupations, n’avaient rien fait pour désapprouver la chose. Mais tous ont religieusement écouté le discours de leur hôte français qui, se donnant des accents convaincants, a présenté le continent africain que la France a transformé en une vallée de misère, comme un paradis terrestre qui ne profite pas à ses habitants. « L’Afrique est riche, mais les Africains ne le sont pas. Le continent détient le tiers des ressources minérales de la planète. C’est un trésor. Mais il ne doit être ni pillé ni bradé. Pour cela, il faut le concours des entreprises et des pays les plus demandeurs » a martelé le chef de l’Etat français qui dans un autre registre a fièrement brandi les interventions militaires françaises pour sauver les dictateurs Idriss Deby Itno du Tchad et François Bozizé de la République de Centrafrique des griffes de leurs  compatriotes combattants pour la liberté, comme un trophée de chasse. Il n’a pas cru devoir s’appesantir sur le massacre ou le drame perpétré par les militaires français contre ces africains qui ne réclament que la justice et la liberté dans leur pays.

            Pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, M. Jacques Chirac ne s’est pas du tout fait prier pour déverser sa bile sur Laurent Gbagbo et ses compagnons. Pour le Chef de l’Etat français, la disparition de son grand ami, le président Houphouet Boigny a fait déserter la « sagesse » de l’ancienne vitrine du précarré français en Afrique Subsaharienne.

            Par ailleurs un accord de façade est intervenu entre les présidents Idriss Déby Itno du Tchad, François Bozize de Centrafrique et le Soudanais Omar El-Bechir, en vue d’un règlement des différends qui opposent ces pays depuis quelque temps et qui risquent d’embrasser toute la région. Au terme de cet accord signé sous l’égide du chef de l’Etat français, les protagonistes ont réaffirmé leurs engagements à respecter les souverainetés et à ne pas soutenir les mouvements armés. Nous souhaitons ont-ils laissé entendre, la mise en place d’instances de concertation active entre le Soudan, le Tchad et la République Centrafricaine avant de réaffirmer leur soutien à la poursuite de l’engagement de l’ONU et de l’UA.

            Toutefois le Tchad a jugé inutile et inopportune la rencontre, vu que le président Soudanais n’a pas tenu ses anciens engagements de ne plus favoriser de rebellions contre le Tchad. Voilà qui fonde l’hostilité au principe de la rencontre de la part du président Idriss Deby qui d’après nos informations, a quitté dès jeudi soir Cannes.

            Quant au président Soudanais, il a tout simplement déchiré le papier au cours d’une conférence de presse qu’il a organisée. Voilà ce qui a été fait de l’accord extorqué aux protagonistes de la crise soudano-tchadien et centrafricaine par le président Jacques Chirac qui doit ressentir la chose pire qu’un affront mais comme un camouflet. Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que le président français a échoué dans sa tentative d’amener le président Omar El Bechir à accepter le déploiement des casques bleus dans la zone du conflit au Soudan ?

            Peut être pour sacrifier à la tradition lors des rencontres du genre, de faire un tour d’horizon de l’actualité politique en Afrique, les participants au sommet de Cannes se sont préoccupés des violences qui se produisent en Guinée du fait de l’attitude du président Lansana Conté qui rechigne a initier des réformes dans le sens des aspirations des guinéens. C’est le lieu de relever que lors du sommet, le président Chirac qui prétend que la France aime l’Afrique à laquelle elle se sent liée par les engagements de la fraternité, de l’histoire et… de cœur, n’a fait aucune exhortation à ses sujets vassalisés d’Afrique et réfractaires à tout changement démocratique, de s’ouvrir à la démocratie qui s’impose aujourd’hui comme la voie du développement auquel les peuples africains aspirent.

            Tout porte à croire que le président français en choisissant  de négliger cet aspect du problème qui est d’actualité sur le continent, ne fait que réitérer sa tristement célèbre formule  « la démocratie est un luxe pour les Africains ».

            A la lueur de ce qui précède on peut affirmer sans risque de se tromper que le 24e sommet francafricaine n’a pratiquement rien rapporté de positif aux africains et aux Togolais.

            Quoique, les autorités togolaises puissent en venir à prétendre le contraire en se fondant sur les innombrables audiences du Chef de l’Etat accordées en marge du sommet, aux sempiternelles associations des Amis du Togo, et aux prétendus hommes d’Affaires français et européens désireux d’investir au Togo, les mêmes  qui défilaient devant feu président Eyadema lors de ses visites en France ce qui fait dire à nos confrère de la TVT que le voyage du Chef de l’Etat a été fructueux.

JNT

 
La SOTOCO à la croisée des chemins : Une convention de réduction de 15% du salaire des employés sera signée demain

Demain vendredi 23 février 2007, sous réserve de modification de programme, il est prévu entre la Direction Générale de la Société Togolaise de Coton (SOTOCO) et le syndicat des employés de cette société, un contrat de réduction des salaires, de primes de déplacements et autres indemnités

Selon nos informations, cette réduction tourne autour de 15% sur les salaires et indemnités et de 10% sur les primes de déplacements des employés de la SOTOCO.

Ce contrat qui sera conclu entre les deux parties aura une durée de six (6) mois renouvelable une seule fois. Le contrat prendra effet à partir du 1er janvier 2007 et agira sur le traitement du premier mois de l’année, non encore payé. Puisqu’il faut le rappeler, les agents de la SOTOCO, compte tenu des problèmes accusent un retard de salaire.

La SOTOCO, depuis un certain temps, est confrontée à de graves difficultés de tous ordres. Conséquence, les employés sont à la croisée des chemins.

Entre temps, il était prévu comme solution, une compression du personnel ou une fermeture provisoire. Par euphémisme, on parle de mise en chômage technique. Il s’agissait donc de faire un choix entre les deux propositions.

Au niveau de la première proposition, les employés, après analyse se demandent qui d’entre eux doit être compressé et qui doit rester en fonction.

Au niveau de la seconde, ce serait une cessation définitive de travail de tous les employés. Afin trouver une solution intermédiaire pour résoudre provisoirement cette crise, il sera convenu entre les deux parties en pourparler, une réduction de salaire de tous les employés pour une durée de 6 mois renouvelable une seule fois.

D’après nos sources, la SOTOCO est en train de négocier un plan pour redresser la société. C’est au cas où tout aboutirait normalement que la situation des employés sera revue et il sera mis fin au contrat liant le syndicat à la direction à propos de la réduction de 15% et de 10%.

Si on en est arrivé aujourd’hui à cette situation, c’est faute d’avoir bien géré la SOTOCO par des directeurs généraux qui en ont fait leur vache à lait. On a encore en mémoire comment l’ancien DG Léguézim a géré de façon calamiteuse cette société d’Etat et tout le tort créé aux employés et aux paysans. C’est finalement cette boîte qui ne contient pratiquement rien qui est confiée à l’actuel Directeur Général EWOVOR.

On aura beau pérorer la situation qui est celle de la SOTOCO aujourd’hui une fois chandelle revient au personnel qui, à coup de sacrifice, malgré les grincements des dents ; accepte de mettre en parenthèses certains de ses avantages. C’est une première qui témoigne du patriotisme et du souci de l’intérêt général. La nation retiendra la leçon et sera reconnaissante à ces hommes et femmes qui ont décidé de se saigner pour que vive une Société.

Au Changement, nous osons croire qu’il s’agit d’un sacrifice qui portera ses fruits et qui fera vivre la SOTOCO.

Nous y reviendrons.

AMOUZOUVI

 

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