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La complaisance du Commissaire européen à la coopération
et à l’action humanitaire, M. Louis Michel, vis-à-vis du
pouvoir RPT dans le dossier togolais, en l’occurrence au
cours des préparatifs du dialogue intertogolais avorté,
continue par exaspérer les Togolais qui n’ont rien perdu
des gymnastiques déployées par le Belge pour imposer
avec la bénédiction de la France, l’ancien PM Sénégalais
Moustapha Niasse comme facilitateur aux cotés de
l’Algérien Lakhdar Brahimi.
Pour dénoncer ce parti pris du diplomate
belge soutenu de bout en bout par le chef de l’Etat
Français Jacques Chirac, la diaspora togolaise organise
le 8 mars prochain, une manifestation dans les rues de
Bruxelles. Il s’agit, d’après les organisateurs, d’une
mobilisation générale contre le Commissaire européen
Louis Michel, à l’occasion de la journée internationale
de la femme. Cette mobilisation qui est également
dirigée contre la françafrique et le clan Gnassingbé
est prévue pour se tenir devant la Commission européenne
à Bruxelles à 12 heures.
Mais curieusement avant cette date, M. Louis
Michel opère d’une volte-face effarante de nature à
dégonfler ses détracteurs les plus irréductibles.
En effet, le mardi 21 février 2006, en fin
de matinée, le commissaire européen, d’après nos
informations s’est expliqué sur la crise togolaise qui
va de mal en pis. Pour la commission européenne, si
l’ensemble des partis politiques est responsable de
l’échec de la rencontre de Ouagadougou, la plus grande
responsabilité dans cette affaire incombe au pouvoir RPT,
qui n’a pas su donner les garanties requises sur les
conditions élémentaires à travers une volonté politique
clairement affichée.
« Nous pouvons suivre et accompagner le
dialogue sans nous substituer aux parties prenantes.
Nous avons proposé une facilitation qu’une partie au
dialogue essaye de refuser. C’est un préalable très
important pour le démarrage des négociations».
Dès qu’un compromis sera trouvé sur la
facilitation, on pourra accélérer les discussions sur le
fond, notamment, la question de la reforme de l’armée,
la nécessité de la séparation des pouvoirs et l’amorce
d’une transition politique »
a confié le porte parole de M. Louis Michel, Amadeu
Attafaj’ Tordio.
Pour ce qui est de la complaisance de M.
Louis Michel, vis-à-vis du RPT et de sa duplicité, qui
lui sont reprochés, il est établi que la Commission ne
roule ni pour le pouvoir ni pour l’opposition, mais
travaille plutôt dans l’intérêt du peuple togolais
« Nous sommes dans la logique des 22 engagements pris à
Bruxelles par le pouvoir togolais. Même s’il faut
admettre qu’ils doivent être revus pour inclure
certaines nouvelles donnes politiques, ils demeurent un
axe autour duquel l’UE prendra ses décisions concernant
le Togo » a-t-on appris de sources proches de la
commission européenne à la coopération et à l’action
humanitaire.
Mais qu’est-ce qui peut motiver ce volte
face de M. Louis Michel qui, il n’y a pas longtemps,
donnait l’impression d’être aux côtés du pouvoir RPT et
de la France contre le peuple togolais en lutte ? En
dehors des dénonciations successives de la presse
togolaise et des répercussions qui s’ensuivent à
l’étranger, ce qui peut faire fléchir M. Louis Michel
est sans doute l’implication personnelle du Secrétaire
Général des Nations Unies, le ghanéen Kofi Annan qui
sollicite à tout bout de champs M. Louis Michel et le
Président de la Commission de l’Union Africaine M. Alpha
Omar Konaré dans le sens d’exercer des pressions sur le
pouvoir RPT pour éviter le pire au Togo.
JNT |