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De sources bien informées, le dialogue intertogolais
prévu à Ouagadougou (Burkina Faso) le 20 février
prochain n’aura pas lieu. Il est reporté à une date
ultérieure.
Déjà le lundi 13 février 2006, le Ministre des Affaires
Etrangères et de l’Intégration Africaine a convié Me
Yawovi Agboyibo, leader du CAR à désigner deux
représentants de son parti pour prendre part au pré
dialogue qui devrait se tenir à Ouagadougou à partir
d’hier mercredi 15 février 2006. Mais le président
national du CAR a exprimé son inquiétude et sa
réprobation quant aux conditions précaires dans
lesquelles ce dialogue devrait avoir lieu. Il a en
clair, et sans ambages, décidé de ne pas y participer.
L’Union des Forces de Changement (UFC), le parti de
Gilchrist Olympio, a boudé dans le même sens. Pour le
Secrétaire Général de l’UFC, Jean-Pierre Fabre « les
conditions du déroulement du dialogue doivent être
discutées par tous avant le démarrage du dialogue. Elles
ne peuvent être imposées par qui que ce soit à
l’opposition démocratique ». Il rappelle que depuis
l’annonce de ce dialogue, l’UFC n’a pas été consultée et
par conséquent, n’a pas donné son accord pour la tenue
du dialogue à Ouaga au lieu de Lomé comme attendu.
La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA)
contactée a répondu qu’elle n’ira pas au dialogue
intertogolais dans ce cafouillage. Pour le Professeur
Léopold Gnininvi, fondamentalement, ce serait du cinéma.
En clair, les trois partis clé de l’opposition
traditionnelle (UFC – CAR – CDPA) n’iront pas à ce
dialogue.
Or, au terme de l’engagement 1.1, signé à Bruxelles le
14 avril 2004, le dialogue devrait s’ouvrir entre
l’opposition traditionnelle, la société civile et le
pouvoir en place. Entre temps, le PDR et la CPP d’Edem
Kodjo ont rejoint avec armes et bagages le pouvoir,
changeant ainsi la donne politique.
La configuration politique ayant changé, la crise
togolaise risque d’être compliquée si le pouvoir en
place, surtout le président Faure, ne trouve pas des
stratégies objectives pour enrayer le mal.
Notre pays est à la croisée des chemins. Et ceux qui
pensent que, seuls ils peuvent construire le monde se
trompent.
Chacun, de bonne foi, doit apporter sa pierre à
l’édification de ce pays.
AMOUZOUVI |