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Démarré le 03 février 2007 dans la salle de
Conférence Christ Rédempteur de l’Ecole Professionnelle
Brother Home à Lomé autour du thème central : « La
mobilisation pour un véritable changement », les
travaux du Conseil ont donné l’occasion au parti de l’Ablodé
de faire entre autres une exploration de la situation
sociale, politique et économique du Togo et dans le
monde, avant de se prononcer sur l’évolution du
processus devant aboutir aux législatives de juin 2007.
Sur le plan politique national, le conseil a
rappelé les exactions d’avril 2005 ayant amplifié la
crise togolaise et conduit au dialogue inter togolais
sous la facilitation du Président Blaise Compaoré du
Burkina-Faso. Après avoir relevé que l’immense espoir
suscité parmi les populations par la signature de
l’Accord Politique Global (APG) est très vite mal mené
par la propension du régime RPT a tenter par tous les
moyens de contourner sa mise en œuvre effective, le
Conseil s’est étonné de ce que les principales reformes
institutionnelles recommandées par l’Accord n’ont à ce
jour pas connu un début d’exécution. Il s’agit entre
autre de la réforme de la Cour Constitutionnelle et de
la réforme de l’Armée.
Par ailleurs, devant le constat que rien
n’est encore entrepris par le pouvoir dans le sens de la
traduction en justice, des commanditaires et des auteurs
des massacres des populations pendant les évènements
d’avril 2005 en dépit des appels répétés dans ce sens
par des rapports des Nations Unies et des organisations
de défense des Droits de l’Homme telles que la LTDH, AI,
la FIDH, la Human Right Watch et la Commission Nationale
mise en place par le Chef de l’Etat, le conseil a
recommandé au Bureau National de saisir instamment le
Facilitateur, le Comité de Suivi et la Commission des
Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève afin de
faire enclencher les procédure appropriées de justice et
d’œuvrer à la mise en place de la commission
« Vérité, Justice et Réconciliation » dans le sens
de favoriser l’apaisement politique et la réconciliation
nationale.
Le problème des réfugiés exilés et autres
déplacés, ont entre autres, retenu l’attention du
Conseil qui, dans un autre registre, demande aux
instances du parti, d’œuvrer à l’accessibilité de la
femme aux ressources économiques et financières et à sa
pleine implication dans la gestion des affaires de la
cité.
Sur le plan international, après avoir
relevé que les déclarations selon lesquelles, chaque
peuple doit aller vers la démocratie selon son propre
rythme, traduisent une vision hypocrite et dangereuse,
le Conseil a exprimé sa préoccupation face aux
évènements dramatiques qui secouent le continent
africain. En l’occurrence, la persistance de conflits
fratricides et de crises dans plusieurs pays tels que la
Côte d’Ivoire, le Soudan, le Tchad, la Centrafrique, la
Somalie et la Guinée qui, hélas, trouvent leur
fondement dans la marginalisation, la discrimination et
l’exclusion avec en toile de fond, un déficit
démocratique notoire.
Le conseil à cet égard, exhorte la
communauté internationale à s’impliquer davantage, dans
les processus électoraux des pays africains,
singulièrement ceux en crise dont le Togo.
Pour ce qui est de la vie des fédérations,
le Conseil s’est réjoui de l’implication du parti sur
toute l’étendue du territoire national et dans de
nombreux pays à travers le monde avant de mettre un
accent sur la nécessité où se trouvent toutes les
fédérations à œuvrer efficacement à la victoire des
candidats de l’UFC aux législatives de juin prochain.
Il a recommandé au Bureau National de faire
en sorte que les actes des militants de l’UFC
s’inspirent quotidiennement de ceux des nationalistes
togolais qui ont su rechercher, trouver et mettre en
œuvre une stratégie adéquate de lutte non violente par
laquelle le Togo a accédé à la souveraineté
internationale.
En ce qui concerne les élections, après
avoir réaffirmé sa détermination à œuvrer pour
l’organisation d’élections libres et transparentes dans
un climat de sécurité, l’UFC a exprimé des inquiétudes,
vis-à-vis de la recommandation du Comité de Suivi
relative à l’introduction à la CENI, du recours au vote
comme mode de décision.
Il déplore que le gouvernement ait adopté le
mode de scrutin proportionnel à la plus forte moyenne
sans consulter l’UFC et sans chercher un minimum de
consensus auprès des signataires de l’APG.
Cependant, le Conseil s’est félicité de la
fermeté avec laquelle l’UFC a exigé et obtenu, avec
l’ensemble des partis de l’opposition démocratique et
les forces de changement, le mode de recensement
électoral permettant l’enregistrement des élections et
la délivrance de la carte d’électeur avec photo
numérisée séance tenante.
Les questions liées à la sécurisation de la
transmission des résultats des bureaux de vote aux CELI
et des CELI à la CENI de même que celles relatives à la
protection des candidats n’ont pas échappé à l’attention
du Conseil qui a donné au Bureau national, des
instructions formelles à travers des recommandations
précises.
Une motion de gratitude à l’adresse du
Facilitateur, le Président Blaise Compaoré du
Burkina-Faso pour son engagement dans la recherche d’une
solution à la crise togolaise et une recommandation au
chef de l’Etat ont bouclé la boucle des travaux du
deuxième Conseil national de l’UFC.
Au sortir du Conseil national, le président
national de l’UFC s’est rendu sur la place Anani Santos
où l’attendait une foule relativement nombreuse pour le
meeting inscrit au programme.
Revigoré par la chaleur de l’accueil d’une
foule déchaînée, M. Gilchrist Olympio a pris la parole
sous un tonnerre d’applaudissement. Le président
national de l’UFC a d’entrée de jeu, abordé la situation
économique désastreuse de notre pays dont la persistance
a engendré le chômage et la misère que la jeunesse
togolaise brave stoïquement, depuis quelque temps à
travers le métier de moto taximan. Avant-hier, a-t-il
laissé entendre, quand la foule constituée en majorité
de jeunes gens était venue m’accueillir à la frontière,
à la vue de ces motos taximens. Je me disais tout bas
que peut être ce soir, ces jeunes qui militent tant pour
la cause du changement n’auront rien à manger une fois
rentrés chez eux.
En vue de mettre définitivement fin à des
situations du genre dans notre pays M. Gilchrist Olympio
a invité l’assistance à tout mettre en œuvre pour que
les législatives en vue, soient remportées par les
Forces de Changement. Il s’est appesanti sur les
problèmes liés au dialogue national à la signature de
l’Accord Politique Global, à la nomination du premier
ministre et au refus de l’UFC à entrer au gouvernement.
Pendant tout le meeting, M. Gilchrist
Olympio n’a pas manqué de faire l’éloge de son parti
qu’il a présenté comme un arbre bien enraciné dans le
microcosme politique de notre pays. Les autres partis
politique n’étant que des branches de cet arbre
gigantesque qui est l’UFC. Il a par ailleurs fustigé
avec véhémence, les manquements décelés dans la mise en
œuvre de l’APG avant d’appeler la population à la
vigilance pour éviter de tomber dans le piège de
l’adversaire. Toutefois, le leader charismatique de l’UFC
a passé sous silence l’acte d’insubordination posé par
le 2e vice-président
de l’UFC M. Amah Gnassingbé et ses problèmes
subséquents.
Une tournée dans les villes affectées par
les exactions d’avril 2005 en l’occurrence Atakpamé,
Tsévié, Aného, Aklakou, Vogan où Gilchrist Olympio a
exprimé au nom de son parti et en son nom personnel, sa
compassion et sa solidarité aux victimes des drames et a
rendu hommage aux disparus, a terminé en beauté le
séjour du président national de l’UFC au Togo. Cette
tournée est la première du genre après l’attentat de
Soudou en mai 1992 M. Gilchrist Olympio a quitté le Togo
le samedi 10 février 2007.
Mais on retiendra que pendant son séjour au
Togo, Gilchrist Olympio au cours d’une rencontre avec la
presse a tenu à faire un exercice de clarification.
Contrairement à ce qui se dit dans certains milieux, l’UFC
n’est pas en conflit avec ses amis de l’ex-coalition.
Pas plus que Gilchrist n’a rien contre les autres
leaders qui, tous luttent pour le changement et le
bonheur des Togolais. « Nous n’avons rien contre Me
Agboyibo. Nos responsables qui sont sur place
entretiennent certaines relations avec le CAR et
la CDPA. Mais nous ne voyons pas les choses de la même
façon. Le CAR et la CDPA pensent qu’on peut faire des
réformes en participant au gouvernement. Nous pensons
que nous serons beaucoup plus efficaces à l’extérieur
tant que nous ne somme pas liés par des problèmes de
responsabilité politique »,
a déclaré en substance le leader de l’UFC.
Il ressort que entre les membres de
l’ex-coalition, c’est plus une question de méthode qui
divise. La finalité, elle, reste la même pour tous :
Le changement.
JNT |