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[N° 60 : du 8 fev. 2007] |
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Le
prix du zèle et de l’arrogance : Un ancien Ministre de
la Communication
chassé devant le caveau familial des Gnassingbé à Pya |
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Lors du discours du Président de la République Faure
Gnassingbé, au dernier congrès du RPT, il avait fait
allusion à certains barons qui l’entourent et qui, aux
yeux de plusieurs observateurs ne pouvaient pas lui
laisser la main libre pour gérer ce pays selon sa
vision. Il est vrai qu’il n’avait pas nommément cité ces
barons mais les actes que certains posent autour de lui
sont une preuve patente que Faure a de sérieuses
difficultés à gérer ces vieux loups insatiables. |
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Parmi
eux, un ancien Ministre de la Communication et de la
Formation civique. Ce dernier fait beaucoup parler de
lui ces derniers temps. Bien qu’il soit déjà admis à la
retraite, il veut toujours être aux affaires et voudrait
se comporter comme au bon vieux temps de feu Président
Eyadéma où il était écouté malgré ses dérives. L’homme,
pour ceux qui le connaissent a toujours nourri une haine
viscérale contre ceux qui n’ont pas la même vision
politique que lui. Considéré à tort ou à raison comme
l’un des fidèles collaborateurs de feu Président Eyadéma,
ce Ministre a toujours abusé de la confiance placée en
lui pour écraser les autres surtout ses confrères
journalistes.
Aujourd’hui, après la nomination de l’actuel
Directeur de la TVT, M. Kouessan Yovodévi, il ne cesse
de multiplier les tracts dans les boîtes des confrères
de la presse privée pour salir celui qu’il considère
comme opposant. L’objectif est de faire sauter Yovodévi
de la TVT. Il n’a jamais digéré que celui qu’il appelle
opposant prenne les rênes d’une boîte aussi sensible que
la TVT. Nous ne saurions dire si le Président Faure
Gnassingbé est au courant de ces coups bas et des
difficultés qu’il crée aux autres. Des informations qui
circulent autour de cet ancien Ministre de la
Communication, il ressort que les jours de Yovodévi sont
comptés à la tête de la TVT. Pour en savoir plus, nous
avons tenté, en vain, de joindre l’intéressé. Mais ce
qui est cependant vrai, ces tracts circulent et sont
destinés à le détruire.
L’incident de Kara
Oubliant que Eyadéma est mort et que, avec
le fils (Faure), c’est une nouvelle ère, cet ancien
Ministre de la Communication aurait voulu dicter aux
forces de l’ordre à Pya son veto. Mal lui en prit. Nos
frères en treillis ne se sont laissés influencer.
Le Ministre aurait été remis à sa place et
renvoyé comme un vulgaire imposteur alors qu’il refusait
d’entendre raison. C’était le 05 février dernier, lors
du 2e anniversaire
de la mort d’Eyadéma, à Pya. Que s’était-il passé ?
En effet, juste après la messe, les
autorités et une partie de la famille Gnassingbé se sont
retirées pour visiter le caveau familial où se trouvait
le corps de l’illustre disparu. Même toute la famille
Gnassingbé n’était pas autorisée à envahir les lieux.
Des ordres formels et des consignes stricts ont été
donnés à l’entrée pour mettre fin à tout désordre et
filtrer les visiteurs. Mais c’est alors que cet ancien
Ministre de la Communication et de la Formation Civique
qui n’était pas sur la liste, arriva sur les lieux et
voudrait s’imposer, « Vous ne me connaissez pas ? Je
suis Ministre et membre de la famille. Vous voudriez
bien me laisser passer ? » aurait-il déclaré.
Malgré toutes les explications qui lui
auraient été fournies, celui-ci ne voulait rien
comprendre. Sur
les
entrefaits, il a été repoussé et jeté dehors. Voilà
contée la mésaventure d’un Ministre trop zélé qui se
croit toujours au temps d’Eyadéma et qui veut continuer
à tout briser sur son passage.
Il convient de rappeler que d’après nos
sources, il n’a jamais digéré son départ du Ministère de
la Communication et le sort à lui réservé par les fils
du « vieux » qui traite plutôt avec les jeunes
que les barons qui ont toujours pris leur père en otage.
Ancien Ministre de la Communication, il veut
revenir à la TVT. Qui est-il ? Imagiez vous-mêmes.
AMOUZOUVI |
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Pourquoi Me Agboyibo était à Pya |
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Le
deuxième anniversaire de feu Président Eyadema, celui
qui a présidé aux destinées du Togo pendant 38 ans et
qui a marqué le pays de son sceau, a été célébré à Pya,
son village natal (localité située à plus de 400 Km au
Nord du Togo) sans grand protocole.
La
messe qui constitue l’élément clé de la manifestation à
laquelle ont pris part les autorités administratives,
militaires, religieuses et toute la population a été
dite dans un temps raisonnable, ce qui a permis à la
plupart des invités de repartir le même jour et de
rejoindre leur lieu de travail, le lendemain.
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La
présence du Premier Ministre AGBOYIBO
Comme
on pouvait s’y attendre, la présence de Me Yawovi
AGBOYIBO, Premier Ministre issu de l’Accord Politique
Global, à cette célébration, est diversement appréciée.
Pour certains, M. AGBOYIBO qui avait refusé
de prendre part à la célébration du 13 janvier dernier
ne devrait pas participer à l’anniversaire marquant la
mort d’Eyadema. Ceux-ci soutiennent que, du moment où il
avait refusé de prendre part aux cérémonies marquant les
obsèques du Président défunt en 2005 à Lomé et à Kara,
Me AGBOYIBO ne devrait pas aller à son anniversaire. Me
AGBOYIBO se contredit dans ses prises de position » ont
déclaré ceux qui soutiennent cet avis. Certains même ont
trouvé du mil à moudre et se proposent dans les jours à
venir, d’entreprendre une campagne de dénigrement contre
le Premier Ministre, avant et pendant les prochaines
élections législatives de juin 2007. Les Etats majors de
certains partis politiques se préparent activement pour
détruire celui qui, à leurs yeux, ne méritait pas la
primature. Me AGBOYIBO ne devrait donc pas être surpris
de voir certains individus en mission commandée dans les
fermes et hameaux, pour faire des commentaires
tendancieux sur son parti. Des thèmes de campagne comme
« Me AGBOYIBO, un traître ; pourquoi Me AGBOYIBO ne
méritait pas
la
Primature ; Me AGBOYIBO, c’est le RPT. Me AGBOYIBO a
fait une alliance avec le RPT… »
sont entre autres, des thèmes de campagne en perspective
contre le CAR et son Président. Des tracts confectionnés
par ses détracteurs circulent déjà à Lomé et à
l’intérieur du pays.
Face à ces propos, la question reste de
savoir si la présence de Me AGBOYIBO, à la célébration
de l’anniversaire de feu Président Eyadéma est justifiée
ou non.
Pour certains observateurs, la célébration
du 13 janvier et l’anniversaire de feu Président Eyadéma
ne sont pas les mêmes. Il s’agit selon eux, de deux
anniversaires, l’un aux antipodes de l’autre : le
premier est au centre de toutes les controverses et est
une fête qui a toujours divisé les Togolais alors que
pour le second- la mort du Président Eyadéma – le bon
sens voudrait que si on a un adversaire politique en
face qu’on combat, le jour où il meurt, on lui rende
hommage. Ceux qui défendent cette philosophie
soutiennent qu’il faut faire une différence entre
adversaire et ennemi. L’opposition togolaise est un
adversaire politique du RPT. L’opposition togolaise a
donc le droit de rendre hommage au Président défunt du
RPT qui a quitté, pour toujours, le monde des vivants.
C’est en cela que l’acte posé par le Professeur Gnininvi
leader de la CDPA le jour des obsèques de feu Président
Eyadéma a été compris. Il est vrai que Me AGBOYIBO,
leader du CAR ne l’avait pas fait. Mais, si aujourd’hui
Me AGBOYIBO, Premier Ministre de tous les Togolais,
après examen de conscience, trouve qu’il faut répondre à
l’invitation qui lui a été adressée au sujet de
l’anniversaire de la mort d’Eyadéma, personne ne doit
s’en offusquer. Pour l’apaisement, et pour des raisons
d’éthique, Me AGBOYIBO serait mal compris s’il déclinait
cette invitation.
La gestion d’un pays est aussi et avant
tout, une question de confiance. AGBOYIBO n’a pas
démérité en allant à la célébration du 2ème anniversaire
de son adversaire politique, feu Président Eyadéma.
Seuls ses détracteurs qui n’ont rien à faire peuvent
trouver matière à le diaboliser. Mais en démocratie,
chacun est libre de dire ce qu’il pense. Le débat
contradictoire n’est pas interdit. Nous osons croire
qu’aujourd’hui, AGBOYIBO doit rompre avec la politique
du « qu’en dira-t-on » pour agir plutôt selon sa
conscience, sa philosophie politique. Il doit faire des
choix et les assumer, dans le sens de la recherche de
voies et moyens pour sortir le pays de la crise.
Il est permis au chien d’aboyer. Mais au
même moment la caravane doit passer.
AMOUZOUVI |
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