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Le Changement

2 fevrier 2007

[N° 59 : du 1er fev. 2007]
Dernière minute : Probable report de la signature du contrat du nouvel entraîneur

Le technicien nigérian, Stephen Keshi, l’ex sélectionneur des Eperviers du Togo qui a qualifié l’équipe nationale de football revient dans son rôle d’entraîneur à la tête des Eperviers pour la suite des éliminatoires de la Coupe des Nations de football, Ghana 2008. Selon une source proche de la FTF, l’international nigérian devrait signer un nouveau contrat ce 1er Février 2007 avec la nouvelle équipe de la Fédération Togolaise de Football (FTF) dirigée par M. Tata Avlessi.

Une fois le contrat signé, Stephen Keshi qui connaît bien ses poulains aura la lourde obligation de faire qualifier notre pays le Togo tout comme l’an dernier à la phase finale de la CAN 2008 au Ghana. Keshi sans nul doute ne doit plus éprouver des difficultés majeures aujourd’hui pour mettre au point son groupe pour affronter les autres rencontres à venir notamment contre la Sierra-Leone, le Mali et le Bénin comme si bien le rapportent les observateurs avisés du football togolais.

On se rappelle que l’homme, grâce à qui le Togo a pu disputer la phase finale d’une Coupe du Monde de son histoire l’année dernière, ne manque pas de charisme. Ce qui lui a d’ailleurs coûté son limogeage de la tête des Eperviers à quelques mois du début de la Coupe du Monde de la FIFA en Allemagne 2006.

Aujourd’hui plus que jamais, Kehsi a l’obligation de résultat. Un résultat qui, cher au public togolais, sera conditionné par les pressions de tous ordres. Un travail d’harmonie et de complémentarité doit, dès à présent, être envisagé. Pour ce faire, Keshi doit éviter les erreurs du passé

Car une nouvelle page de réconciliation entre le peuple togolais et les dirigeants de l’instance du sport au Togo s’ouvre dans notre pays.

Déjà le 07 février prochain, le Togo rencontre en un match amical le Cameroun à Lomé sur le stade de Kégué dans le cadre de la journée FIFA comptant pour les préparatifs des éliminatoires de la CAN 2008 au Ghana.

De part et d’autre, les deux fédérations ont rendu public en début de cette semaine la liste des joueurs retenus pour cette rencontre qui du côté de Lomé marquera un test pour le nouveau bureau de la FTF et «l’ancien nouvel entraîneur des Eperviers, Stephen Keshi.

On note sur la liste des 16 joueurs expatriés dont la plupart avait disputé la dernière Coupe du Monde en Allemagne, l’absence du Capitaine Abalo Dosseh, Dossevi Thomas, Robert Malm, Richmond Forson, Touré Assimiou, Guédé Karim et du côté des Lions Indomptables du Cameroun l’absence du buteur maison Samuel Eto’o et Albert Ze Meyong parmi les 18 convoqués.

Maintenant que tout est fait prêt, un nouveau staff technique devrait être installé pour l’exécution du travail qui attend Keshi et Tata Avlessi. Ce ne sont pas des hommes compétents qui manquent. Certains ont qualifié les Eperviers pour la CAN 98 au Burkina Faso. Aujourd’hui, on s’interroge sur le sort réservé à M. Paul Zoungbédé et les autres. Aux dernières nouvelles,  contre toute attente nous apprenions de sources proches du Ministère des sports que le contrat avec le technicien nigérian peu ne pas être signé ce matin, le dossier de l’entraîneur Stephen Keshi jusqu’à hier mercredi après-midi n’étant pas encore introduit dans ce département. Pour le moment, on attend de voir.  Les paramètres qui se font jour nous édifieront de la suite des événements.

J. G.

Changement à la tête de la Régie des Eaux .  L’indéboulonnable FARE enfin déboulonné Après 11 ans de gestion, le D.G. Kpandja Faré part laissant une société à l’agonie

* Le service des impôts réclame plus de 800 millions à la TdE
La nouvelle, telle une traînée de poudre est tombée à la mi-janvier 2007 et confirmée le 20 janvier courant au sujet de la nomination de M. Kpandja Faré, Directeur Général de la Togolaise des Eaux (TDE) ancienne Régie Nationale des Eaux du Togo (RNET), à d’autres postes.

            Dans tous les secteurs de la boîte, on en parle. Certains – ceux qu’il a piétinés, avec joie, et d’autres – ceux qu’il a favorisés avec amertume parce qu’ils ne bénéficieront plus de ses largesses.

            Dans tous les cas, celui que certains appellent affectueusement l’indéboulonnable FARE est enfin déboulonné.

            Il part le 1er mars 2007 pour une autre fonction à l’UEMOA. Nommé le 20 janvier 2007 selon le site de l’UEMOA (lire en encadré la décision), par le Président Mamadou Tandja, Faré remplacera le togolais Tchaa Kozah Tchalim, Commissaire à l’UEMOA chargé du Département de l’Aménagement du Territoire Communautaire, des Infrastructures, des Transports et des Télécommunications

C’est lui au titre de la République togolaise, que le musulman pratiquant Faré va remplacer.

            Pour certains observateurs, Faré a eu une promotion. Mais pour d’autres, il s’agit plutôt d’un garage. Il aurait été sorti par le haut. Vrai ou faux. Nous ne saurions le dire.

Qui est Faré ?

Né en 1952 dans une localité proche de Sokodé, dans le centre du Togo, Kpandja Ismail Binguitcha-Faré est ingénieur en génie civil avec une spécialisation en énergie hydraulique obtenue à l’Université de Lavalan Canada. Il a fait ses études secondaires au Lycée de Sokodé. A l’époque, il n’y avait pas beaucoup d’établissements de ce type au Togo.

Après son baccalauréat série C (Mathématiques) en 1970, il obtient une bourse d’études pour le Canada. Six ans plus tard, il retourne au Togo nanti du diplôme d’ingénieur. Il entre en 1977 à la Direction de l’hydraulique. Il en devient par la suite, Directeur Régional puis Chef de Division.

En 1985, il est nommé directeur de cabinet du ministre de l’Equipement.

Six ans plus tard, il entre au gouvernement comme Ministre de l’Environnement sous le régime de la transition.

Il sera, par la suite, Ministre du Travail, de l’Emploi et des Affaires Sociales de 1994 à 1995.

Après avoir quitté le gouvernement, il est nommé, en janvier 1996, Directeur Général de la Régie Nationale des Eaux du Togo (RNET).

C’est donc depuis onze (11) ans que cet homme a géré cette société d’Etat qui a normalement pour mission principale d’approvisionner en eau potable les agglomérations urbaines sur l’ensemble du pays. Elle a également pour mission de s’occuper normalement des eaux usées.

Cette société créée le 15 janvier 1964 au capital de 252 millions avait réalisé dans les années 1998, un chiffre d’affaires de 5 milliards de F CFA.

Au vu de cette donnée, personne ne pouvait imaginer que la situation de la trésorerie de cette société pouvait être aussi sombre aujourd’hui.

Une gestion chaotique

            Au vu du montant de la dette accumulée aujourd’hui par la Togolaise des Eaux, nombreux sont les observateurs qui pensent que cette entreprise a été mal gérée. Il suffit de calculer le nombre de personnes qui achètent l’eau par jour, le tout multiplié par le coût d’un mètre cube d’eau (300 F en moyenne) pour s’en convaincre. La Régie des Eaux doit en fait réaliser un chiffre d’affaires très faramineux.

            Malheureusement, tout porte à croire que tout est parti à une destination inconnue. Certains n’hésitent pas à dire que le Directeur Général Faré a tout mis dans sa poche et qu’il a géré de manière chaotique et d’une main de fer doublée d’un règlement de compte la Régie. Vrai ou faux ?

            Seul un audit commandité en bonne et due forme sans complaisance peut nous situer.

            Nous savons cependant, avec précision, que la situation de la trésorerie de la TDE est sombre, très sombre. Cela a même abouti à des saisies-arrêts des comptes courant et des comptes spéciaux de la TDE.

            Il faut préciser qu’à la veille des saisies arrêts des comptes de la TDE en décembre dernier, un mois avant la nomination de Faré à l’UEMOA, tous les comptes (comptes courants et comptes spéciaux de la TDE) présentaient des soldes créditeurs. Nous savons également les mouvements intervenus sur certains comptes depuis la saisie jusqu’à la main levée.

            Une autre précision, c’est que la Direction Générale des Impôts seule réclame, par Mise en Demeure émise en décembre 2006, une somme de plus de Huit Cent Millions (800.000.000) F CFA au titre d’arriérés d’impôts. Cette Mise en Demeure, selon nos informations, serait cumulée en décembre dernier en saisies-arrêts sur tous les comptes bancaires ouverts au nom de la TDE.

            Dans un tout autre registre il nous a été rapporté que des créanciers dont la CEET ainsi que d’autres seraient derrière la TDE et son directeur pour réclamer leur dû. Comment en est-on arrivé là ? Nous reviendrons dans nos prochaines livraisons sur cet aspect.

            Mais d’ores et déjà, il faut saluer l’action du Président de la République qui, dans son programme de gouvernement, avait insisté sur la bonne gouvernance et une gestion saine de la chose publique.

            Dès son arrivée au pouvoir, il a commencé à dégager progressivement ceux qui ont trop duré à la tête des sociétés d’Etat en général et surtout ceux qui ont fait de ces sociétés leur patrimoine familial ou leur vache à lait.

            Après donc Bakali (Douanes), Béléyi (Port Autonome de Lomé), c’est au tour de Faré de quitter la TDE.

            A priori, on peut conclure qu’il s’agit d’une promotion. Mais en réalité, il s’agit selon plusieurs observateurs, d’un moyen subtil utilisé par les autorités togolaises qui l’ont proposé pour le sauter finalement et céder sa place à un autre.

            L’homme, Faré a fait beaucoup parler de lui en restant trop longtemps à la tête de la Régie des Eaux du Togo. 11 ans à la tête d’une société d’Etat, c’est trop !

            Il est désormais temps que des mesures idoines soient prises pour qu’un Directeur de société ne reste plus aussi longtemps là où il est nommé. C’est aussi et surtout ce qu’on appelle la bonne gouvernance.

AMOUZOUVI

 
 
 

 

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