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De
sources proches du ministère de la Santé, courant semaine dernière, le ministère
de la Santé a été saisie des cas de certains corps déposés à la morgue dont les
familles ne sont pas connues jusqu’à présent. Ces corps proviennent
respectivement du cabanon du CHU-Tokoin et de la prison civile de Lomé. Entre
autres exemples on peut citer les cas suivants :
_Bawa
Nassirou en provenance du cabanon est décédé le 17 août 2005
_Sani
Mohamed décédé le 21 janvier 2005 au cabanon
_Kpodjro
Roland décédé le 25 mai 2005 au cabanon
_Igédé
Togbé décédé le 04 septembre 2005 au cabanon
_Nwachoukou Christophe décédé le 18 avril 2005 au cabanon
_Agbémadon Folly décédé le 09 mai 2005 à la prison civile de Lomé
La grande question reste de savoir comment a-t-on pu admettre ces personnes, de
leur vivant, au cabanon ou à la prison sans connaître leurs identités réelles
c’est-à-dire leurs familles, leurs villages et autres références qui attestent
leur identité.
Pourquoi
n’a-t-on pas passé les avis de décès dans les médias pour permettre à ceux qui
ont perdu des membres de la famille dont les traces sont restées introuvables de
faire le déplacement de la morgue ?
La question est d’autant plus préoccupante qu’il n’y a guère longtemps – pendant
la période préélectorale d’avril 2005 marquée par des manifestations de rue
empreintes de violences - le problème du nombre exact de décès s’est posé. On se
rappelle que les chiffres ont varié des organisations et associations de
droits de l’Homme à d’autres.
La Commission des Nation Unies pour les Droits de l’Homme, la Ligue Togolaise
des Droits de l’Homme, la Commission Nationale d’Enquête Spéciale Indépendante
et autres avaient donné des chiffres, les uns aux antipodes des autres.
Si le problème se pose aujourd’hui en terme de corps dont les familles ne sont
pas connues, il y a donc lieu de s’interroger. En clair, il y a péril en la
demeure.
Dans un tout autre registre, il faut rappeler qu’entre 2000 et 2002, deux cent
un (201) corps inconnus ont été livrés dans des conditions non encore élucidées
à la voirie. Les 201 cadavres ont passé 40-862 jours à la morgue et ont coûté
plus de deux cent trois huit millions de FCA pour la conservation.
Question de transparence oblige, qu’on nous dise où ces corps livrés à la voirie
ont été enterrés et dans quelles conditions
Amouzouvi
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