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Le changement tant prôné par
le chef de l’Etat et auquel aspirent les populations togolaises en lutte pour
la liberté risque de demeurer un vœu pieux tant que nos gouvernants
n’entreprennent rien pour mettre fin à la ressurgeance des habitudes de la
maison dans leur train de vie.
Samedi dernier, des funérailles quasi officielles ont été
organisées sur le terrain du CEG Akeï de Pya en l’honneur d’un oncle du chef de
l’Etat, feu papa Kabissa qui n’a jamais été un homme d’Etat togolais.
A l’occasion, le chef de l’Etat était entouré par le
président de l’assemblée nationale, El Hadj Abass Bonfoh, des membres du
gouvernement, des députés ainsi que des amis et sympathisants de la famille
Gnassingbé. Des moyens de l’Etat étaient également mis à contribution. Lundi
dernier, l’événement a fait la « une » du grand quotidien
national d’information Togo Presse qui, en dehors de la page une, a consacré
une demi page à l’événement.
Cette façon d’envisager et d’entreprendre les choses dans
un pays en voie de démocratisation pose énormément problème. Au sommet de
l’Etat, on doit pouvoir faire la part des choses entre les activités
officielles qui méritent la mobilisation des moyens de l’Etat et les activités
privées qui ne le méritent pas.
Nous ne disons pas que des ressources financières ont été
puisées des caisses de l’Etat pour ces funérailles. Nous parlons des moyens matériels,
du matériel roulant, des bons d’essence du garage central, les médias d’Etat
etc. le chef de l’Etat est libre de prendre part à des funérailles qui
affectent ou non sa famille. Libre également de se faire entourer par des
membres du gouvernement de l’assemblée nationale. Mais ce faisant il faut
veiller à ce que les moyens de l’Etat ne soient pas mis à contribution.
JNT
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