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Avant de
s’imposer par la force à travers une élection aux allures
rocambolesques, Faure Gnassingbé, fils du Papa a promis
ciel et terre aux Togolais. Il a raconté à qui veut
l’entendre qu’il va moderniser le Togo et une
modernisation a plutôt le sens de rompre avec les
comportements médiévaux décousus.
Mais
curieusement, et comme on s’y attendait, le « chef de
l’Etat » installe une dynamique hégémonie clanique sur le
pays. Ceci a pour point de départ des nominations assez
fantaisistes ! c’est la conquête qui commence !
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La
nomination de Kpatcha Gnassingbé au ministère de la
défense a annoncé les couleurs de la vraie mission
de Faure Gnassingbé ; mais la légendaire allure
turbulente de celui-ci a constitué une excuse pour
le jeune monarque qui avait promis un chantier plus
ambitieux que les agitations au poste de ministre.
Mais les dernières sorties ont mis le cadran de la
bonne foi de Faure carrément à zéro. Dans l’abord,
le jeune monarque s’est taillé une présidence perdue
dans la toundra de Kégué, occasion de mener dans
toute sa splendeur son hégémonie.
Et, chacun des fils, le palais de la présidence
prête, devait prendre sa part de gâteau, Mey
Gnassingbé attrapa le tout délicieux poste de chargé
de mission à la présidence. Comme pour confirmer la
manœuvre, on annonce l’autre frère jumeau conseiller
technique, alors que celui-ci détenait déjà la
Société des grands moulins. Ce cumul de fonction
vient équilibrer l’équation de la bipolarité par
laquelle son frère jumeau est aussi patron de la
SAZOF. On susurre également Mey en gestion très haut
placée dans une des sociétés de télécommunications.
Rock lui, interdit formellement à son frère
président de se mêler de sa chasse gardée, cadeau de
papa : la FTF qu’il gère dans une approximation
épouvantable.
Cette série de nomination laisse beaucoup de
togolais perplexe sur la façon dont les frères
Gnassingbé considèrent le Togo. Plus qu’un royaume,
le Togo est pour eux une épicerie familiale où
chacun va puiser de ce qu’il veut sans rendre de
compte à personne.
De source bien informée, Faure en aurait jusqu’à la
gorge avec ses frères. Ceux-ci se moquent éperdument
des règles démocratiques et constitutionnelles que
leur papa n’a point respecté mais y a régner pendant
40 ans. D’autres sources indiquent que ce n’est que
le début d’un vaste champ à débroussailler par les
togolais. Puisque, les autres fils et surtout les
filles ne veulent pas rester au bas de l’échelle.
Ils souhaitent et sans délai avoir leur place au
soleil.
Les fracassantes nominations à la tête des poumons
de l’économie nationale ne sont pas sans dessous
familial.
A cette allure, Faure Gnassingbé n’applique tout
simplement la formule fasciste qui consiste à croire
que « l’Etat c’est moi » et l’évolution actuelle du
monde ne laisserait pas un pays reculer à l’ère des
grands empires des siècles 14 où après la conquête,
on fait du territoire conquis ce qu’on en veut et de
ses habitants des malheureux condamnés à subir le
supplice de Tantale.
S. Jennifer
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