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Si 3 des 6 membres désignés par le
Parlement sont contestés par l’Union
des Forces de Changement l’UFC de
Gilchrist Olympio au motif qu’ils ne
répondent pas aux critères de
professionnalisme, de crédibilité et
d’indépendance d’une part, et si le
GF2D dénonce entre autre, l’absence de
femmes au sein des membres désignés
par l’Assemblée les trois membres
désignés par le Chef de l’Etat
semblent à priori répondre aux
aspirations des uns et des autres
puisque tenant compte du genre féminin
en nommant une femme sur 3 membres et
en faisant l’effort d’éviter que les
deux autres membres soient des
personnalités à controverse. Autrement
aucun des membres désignés par le Chef
de l’Etat ne traîne de casseroles.
Pour ce qui est du Chef Adoboli Yao
Gassou personne ne se fait d’illusion
sur son appartenance politique.
Mais là où le bât blesse,
c’est le choix porté par le Chef de
l’Etat sur Me Beby Olympio qui est
perçu à tort ou à raison comme une
manœuvre tendant à mettre en mal celui
qui passe pour le principal opposant
au régime RPT, Me Gilchrist Olympio.
D’abord Me Olympio Beby
passe pour un membre influence de l’UFC,
ensuite il serait le conseil de la
famille de Gilchrist Olympio enfin
cette désignation intervient à un
moment où l’UFC s’emploi à contester
un certains membres de décisions liées
à la mise en œuvre de l’Accord
Politique Global.
Que pourra Me Lucien Beby
Olympio contre les affidés du RPT dont
regorge le groupe des six désignés par
l’Assemblée nationale et qui ont fait
par le passé leur preuve dans la
validation des résultats frauduleux ?
Le Président Faure Olympio, ne va-t-il
pas au finish instrumentaliser Me
Lucien Beby Olympio comme son papa feu
président Eyadema avait utilisé Harry
Olympio ? Avec toutes ses facultés
intellectuelles morales sa conviction
politique et la vision qu’il se fait
de la lutte pour le changement
aura-t-il les seins assez solides pour
assumer sans parti pris la mission qui
lui est dévolue ? Telles sont les
questions qui alimentent les débats
dans les milieux politiques depuis la
désignation des trois membres devant
siéger à la Cour Constitutionnelle par
le Chef de l’Etat.
D’aucuns voient à travers
l’acte du Chef de l’Etat, un désir
d’ouverture politique dans le but
d’accompagner la dynamique du
changement en branle dans notre pays
depuis quelques temps. Pour d’autres,
Faure Gnassingbé essaie tout
simplement de se moquer de
l’opposition, entendu que par sa
désignation, le Parlement a déjà placé
les boys scouts dont le RPT a besoin
pour ses ménages. Ceux-ci fondent leur
position sur le fait que les jeux sont
déjà faits au niveau de la Cour
Constitutionnelle et que les Togolais
ne doivent pas attendre des miracles
de ce côté-là.
Pour l’heure, les
réactions des partis politiques et des
organisations de la société civile qui
ne sont pas encore enregistrées et ne
tarderont pas à fuser de tous côtés.
Et les regards sont tournés en
direction de l’UFC qui ne manquera pas
de donner son appréciation des choses.
De toute évidence, le président Faure
Gnassingbé vient de manifester un
signe fort d’apaisement du jeu
politique à travers sa désignation.
Mais force est de constater que la
crise demeure et au sein de l’opinion
la question reste posée : que cache la
désignation par le Chef de l’Etat de
Me Lucien Beby Olympio ? L’avocat
d’après des propos recueillis, serait
désigné par l’Assemblée nationale et
cela ne susciterait pas tant
d’interrogations
Francis
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L’affaire selon Me Akakpo
Nous sommes en 2004, M. Olivier Sokpoh,
Directeur d’une société de location de
voiture au Burkina Faso a approché Me
Akakpo alors qu’il lui revenait
d’offrir ses services pour
l’organisation au sommet de l
Francophonie. La société « NALISKA »
avait pour tâche le transport des
participants au Sommet.
Olivier Sokpoh sollicite
donc non seulement ses services pour
la couverture juridique de ce marché
qu’il venait de remporter, mais
également son appui financier.
Il s’agissait à l’origine
d’acheter 1,2,3,….400 voitures Peugeot
607 auprès du fabricant, mais
finalement 255 voitures seulement
avaient pu être achetées et mises à la
disposition de NALISKA par sa
redoutable concurrente de plusieurs
années, FADHOUL, ceci après de vaines
tractations auprès d’Institutions
bancaires en France, en Italie entre
autre pour pouvoir exécuter le projet.
C’est donc ici que serait
intervenu Rémi Moèvi, agissant pour le
compte de Olivier Sokpoh pour « mettre
en relation la Société NALISKA et la
concurrente FADHOUL financièrement
puissante et considérée comme le
dernier rempart » selon les dires
de l’Avocat.
Cette affaire comme
convenue entre l’Avocat et Rémi Moèvi
devrait rapporter plusieurs millions à
chaque partie (on parle de 127
millions et plus) puisqu’il s’agit de
revendre les voitures après le sommet.
Nombre de journalistes
présents au point de presse tenu au
cabinet de l’Avocat, ont trouvé que
cette affaire ressemblait à un
labyrinthe, tant l’exposé de Me Akakpo
les embrouillait. Certains ont même
dit qu’il s’agissait d’une tentative
de lavage de mémoire des journalistes.
Selon Me Akakpo, Rémi
Moèvi n’agissant qu’en tant que
« Médiateur » entre Olivier Sokpoh
et le groupe FADHOUL et qu’il n’avait
ni de près ni de loin rien à discuter
avec lui.
De sa version des faits,
Rémi Moèvi lui aurait réclamé les
comptes du deal et l’avait ensuite
traité d’escroc. Et c’est alors que
partit la gifle.
Olivier Sokpoh, témoin
Selon Olivier Sokpoh, témoin de
l’affaire au cabinet, « ….les
discussions ont été vives
essentiellement entre Me Akakpo et M.
Moèvi, entraînant des insultes,
d’abord de Me Akakpo – Mes efforts
pour ramener le calme ont été vains »
Devant le blocage manifeste et
l’intransigeance de Me Akakpo de faire
la moindre concession sur les comptes
qu’il nous a présentés et qui
renferment de nombreuses erreurs qu’il
a reconnues, M. Moèvi a commencé par
ranger ses affaires en déclarant à Me
Akakpo qu’il n’incarnait pas des
principes de « probité » et qu’il
avait un comportement d’escroc. « Qui
es-tu pour me parler ainsi » aurait
rétorqué l’Avocat, lui demandant dans
la foulé de respecter ce qu’il venait
de dire. Ce que Rémi Moèvi n’aurait
pas hésité à faire. Me Akakpo s’est
précipité pour asséner des coups à M.
Moèvi » a conclu M. Olivier Sokpoh.
De la reconnaissance
d’un acte de violence à un Méa culpa
avec réserves
Exposant les faits à la presse
vendredi à Lomé, Me Martial Akakpo a
déclaré ceci : « Je reconnais avoir
administré une gifle à M. Moèvi et
qu’il ait été blessé. Je
présente mes excuses à ceux qui ont
été déçus par la perte de mon sang
froid ».
Mais croyez-moi,
ajoute-t-il, j’assume complètement la
responsabilité de ma gifle et je la
défendrai jusqu’au bout.
Pour lui, « cette réponse
est en Droit une excuse absolutoire »
mais de l’Avis de nombreux
journalistes présents sur place
« Me Akakpo manque d’humilité ».
Certains observateurs suggéreront par
la suite qu’il soit entendu par un
Tribunal comme tout citoyen.
Me Martial Akakpo
bientôt à la barre
Présumé coupable de violences
volontaires, Me Akakpo tombe sous le
coup de l’Article 46 du Code Pénal,
lequel article stipule :
« Quiconque exerce volontairement des
violences sur autrui sera puni de
deux mois à deux ans d’emprisonnement
si ces violences ont entraîné pour la
victime une incapacité de travail
personnel comprise entre dix jours et
trois mois ».
Les plus hautes autorités judiciaires
saisies de l’affaire.
Le Procureur de la république, lui,
aurait demandé aux deux parties de
régler le contentieux à l’amiable.
Selon certaines sources, le Bâtonnier
de l’Ordre des Avocats Alexis
Aquérébourou aurait confié l’affaire
au Tribunal pour étude. D’autres
sources indiquent cependant qu’aucune
procédure n’est enclenchée.
Quelle suite sera donnée à
cette affaire ? Quelles sont les
chances pour M. Moèvi de remporter ce
procès qui l’oppose à un avocat et
peut-être, qui sait encore, à un
collège d’Avocats ?
Me Martial Akakpo
a-t-il la bénédiction des siens ?
L’histoire de la Cour de Lomé a
toujours démontré que des Avocats
s’unissent pour la défense de la cause
d’un des leurs. En témoigne l’Affaire
Agbéyomé-Agboyibo et celle qui a
opposé Agboyibo à Harry Olympio.
Cependant, dans le cas
d’espèce où il s’agit d’une violence
exercée par un Avocat sur un tiers,
nombre de collègues et confrères de
Martial Akakpo « trouvent
regrettable son acte et indigne d’un
membre de la corporation ».
Quoi qu’il en soit, comme
les deux précédents célèbres cas qu’a
connus le Tribunal de Lomé, la
présente ne manque pas de
« manifestations politiques ».
C’est du moins Me Martial Akakpo
lui-même qui l’affirme.
« Beaucoup savent que je
serai candidat dans les Lacs pour les
prochaines législatives et des coups
de ce genre sont montés contre moi
pour me salir. Je connais
ajoute-t-il les instigateurs »,
sans pour autant citer de nom.
Qui en veut à Me Martial Akakpo et
pourquoi donc ?
Si
Me Martial Akakpo voit son parcours
politique fourché d’épines et de peaux
de bananes, son Cabinet d’Avocats
serait également la cible de personnes
qu’il considère comme « jaloux de
ses acquis » et auxquelles il dit
être décidé à infliger une sévère
correction juridique.
Dans son collimateur, des
politiques et confrères Avocats dont
il n’évoque pas les noms, mais surtout
des journalistes qui ont fait et qui
feront de son affaire leurs choux gras
ajoute-t-il.
Martial Akakpo et ses menaces
Les mises en garde de Me Martial
Akakpo ont été ressenties au sein de
la Corporation des journalistes comme
des menaces directes. Ce qui annonce
le début d’un sérieux bras de fer
entre l’Avocat et ceux qu’il considère
comme ses « détracteurs ».
Si nombre d’observateurs voient en
cette affaire une importation et une
représentation du scénario du célèbre
feuilleton brésilien « Cercle de
Feu » avec Renatto Villar, nombreux
sont ces commentateurs également qui
considèrent tout simplement qu’il
s’agit d’une « affaire sale, une
affaire pourrie ».
Où est passé
l’estime de Me Akakpo ?
De sa profession d’Avocat à celle de
businessman en passant par ses
entreprises politiques et son projet
de bonne gouvernance controversé,
c’est toute la réputation de Me
Martial Akakpo qui se trouve de facto
perdue auprès de ses clients.
En dernière actualité, nous apprenons
que suite à la conférence de presse Me
Akakpo a été arrêté par la brigade
anti gang le vendredi 1er
juin sur la base d’un soit transmis
délivré par le procureur Bakaï Robert
qui brandit une fiche médicale
délivrée par la victime Moèvi qui a
été giflé. A la première
interpellation, l’ITT présentait une
incapacité de cinq jours. Mais,
curieusement le Procureur lui end une
autre fiche médicale (ITT) de dix
jours signée par le même médecin et
présenté par le même plaignant. Ce qui
fait penser au faux et usage de faux.
Dans la journée de vendredi, a lieu
une réunion entre le doyen des juges
d’instruction M. Wiyao, ministre de la
Justice, M. Polo et le Procureur de la
République Bakaï pour statuer sur son
sort. Il a été déféré à la prison
civile de Lomé puis relâché sur
pression le dimanche.
Nous reviendrons sur ce dossier en
dessous de table et en crocs en jambe
destinés à salir la réputation d’un
avocat qui lutte contre la mauvaise
gouvernance.
La Trompette
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