|
L’U.L se trouve aujourd’hui à une
phase importante de son histoire. Elle
se trouve très exactement à la veille
de l’adoption du système Licence-
Masters- Doctorat (LMD). L’année
académique en cours constitue une
phase d’expérimentation du système de
‘’semestrialisation’’ des cours. Le
LMD est très exigeant pour ce qui est
de la qualité de l’enseignement. Or,
la qualité est la chose la plus rare
qui puisse exister depuis quelques
années à l’UL. Si on en croit des
observateurs avisés des réalités du
terrain.
Il n’y aurait pas de comparaison
possible entre l’enseignement d’antan
et celui dispensé actuellement. Les
cours donnés dans la plupart des
départements, laissent beaucoup à
désirer. La raison à cette situation
est toute simple. Des professeurs qui,
autrefois faisaient la fierté de cette
Université, sont mis à la retraite.
Leur succession n’aurait pas été prise
au sérieux. Ceux qui ont pris leur
relève n’auraient pas les compétences
nécessaires.
Le département d’Histoire et
d’Archéologie illustre très bien ce
que nous disons. La situation est
catastrophique. Des matières
importantes sont confiées à des
novices, en majorité des doctorants.
C’est le cas notamment des
« sources orales », spécialité du
professeur Gayibor, désormais confiées
au pédant ASSIMA Kpatcha. Ce maître
assistant cumule d’autres matières.
Certains professeurs autoriseraient
leurs étudiants titulaires d’une
maîtrise à corriger les copies de
leurs camarades en licence. Toute
personne qui connaît bien le
département d’histoire sait
pertinemment qu’un maîtrisard ne peut
rien apprendre à un licencié. C’est
pourtant ce qu’on reproche au
professeur TCHAM Badjo
qu’autoriserait un des étudiants
qu’il a dirigé en maîtrise, d’évaluer
ceux de la troisième année
C’est ici, le lieu de lancer un cri
d’alarme aux autorités en charge de
l’éducation dans notre pays. Un défit
est lancé ainsi à l’actuel ministre de
l’enseignement supérieur M. ADUAYOM,
lui-même professeur d’histoire. En
attendant une action dans le sens de
l’amélioration, au département
d’histoire, l’enseignement se trouve
en deçà des attentes. Dans nos
prochaines parutions nous aborderons
d’autres aspects relatifs à ce
département.
Amandine |
|
Le 2ème conseil National de l’Union des
Forces de Changement qui a tenu ses travaux dans la
salle de conférence Christ Rédempteur de Brother
Home à Lomé sous l’égide de son président national
Gilchrist Olympio les 3 et 4 février dernier a, au
terme de ses travaux, adressé une série de motions
et de recommandations à l’endroit des personnalités
et des structures nationales et internationales
impliqués dans le processus en cours dans notre pays
en les félicitant pour leur implication ou en les
exhortant a s’impliquer davantage.
Dans sa recommandation à l’adresse du
chef de l’Etat et du gouvernement, le Conseil
National exhorte le gouvernement à adresser en bonne
et due forme et sans délai, aux partenaires et
bailleurs de fonds, les requêtes en assistance
technique et financière du processus électorale ;
adresser au conseil de l’Union Européenne, une
requête en assistance visant à aider les forces
armées et de sécurité à s’abstenir de toute
ingérence et de toute entrave au processus électoral
en cours et de prendre des dispositions nécessaires,
pour veiller à une mise en œuvre rigoureuse
transparente et consensuelle de l’Accord Politique
Global, en impliquant toutes les parties signataires
sans exclusive.
Dans une lettre en date du lundi 19
février 2007, le Directeur de Cabinet M. Georges K.
Aïdam écrit à l’UFC, au nom de Me Agboyibo que
« le Premier Ministre constate qu’au cours de la
rencontre qu’il a eue avec la presse le 4 février
2007 à l’occasion de son récent séjour à Lomé, votre
leader M. Gilchrist Olympio a révélé que son parti a
préféré s’abstenir de participer au Gouvernement
convenu pour l’exécution des tâches incombant
collectivement aux neuf parties signataires de
l’Accord politique » : qu’il s’agisse des problèmes
relatifs à la protection des électeurs au
prochain scrutin législatif ou des questions liées
au quotidien des Togolais : eau, électricité,
infrastructures routières, lutte contre la pauvreté
etc…
Dans sa réponse l’UFC se demande
pourquoi le Premier ministre se préoccupe du passif
social de 40 ans de règne RPT au Togo : « Le
propos est lourd de conséquences. Il amène à
s’interroger sur ce que l’UFC ferait au pouvoir en
cas de victoires aux législatives ? Les rues
impraticables, les dispensaires en délabrement, ce
n’est pas mon problème, je ne m’en occupe pas, je
laisse tout en l’état pour que le RPT s’en occupe le
jour où il gagnerait les élections ? C’est ça ? »
déclare un observateur de la scène politique
togolaise visiblement stupéfié par une telle
insinuation. Est-ce à dire que pour l’UFC et malgré
sa présence au pouvoir, il laissera intact le
délabrement actuel du pays dans le domaine de l’eau,
de l’électricité, d’équipements, de l’éducation ?
La réponse c’est manifestement non. Nul doute
qu’elle ne pourra pas tourner le dos à ces
problèmes ; elle sera obligée de passer par tous les
moyens pour les résoudre. Mais alors pourquoi il
fait croire le contraire aux populations? Pour un
militant de notre parti de l’opposition la réponse
est claire « on a du mal à comprendre ce genre de
calcul politicien qui consiste pour ce parti à
s’accrocher jalousement aux avantages à lui conférés
par l’APG et a rejeter dans le même temps la contre
partie ».
Bien entendu, il n’est un secret pour
personne que dans la perspective des législatives en
vue, l’UFC a occupé ses deux places au sein de la
CENI. De même, il a désigné ses représentants pour
siéger dans les CELI. Par ailleurs, pour ce qui est
des bureaux de votes, elle s’emploie à positionner
ses représentants. Réactions d’un député « s’il
n’y avait pas un passif quel intérêt le RPT aurait à
vouloir un dialogue ? S’il a accepté la formation
d’un gouvernement de large union, la reforme de
l’Armée, la modification du code électoral etc,
c’est qu’il avait pris conscience et lâché sur
plusieurs points et toute l’opposition a applaudi
ces concessions faites par le RPT » Alors,
renchérit notre interlocuteur, « comment peut on
prendre tout ce qu’on peut appeler actif partiel
d’un régime et dire qu’on remet en cause la
contrepartie qui est la cogestion du passif de ce
régime ? Cela n’a aucun sens ».
La grande question que tout le monde se
pose est de savoir, pourquoi, Gilchrist ne se
préoccupe-t-il pas de la souffrance des togolais et
ne s’intéresse qu’aux élections ?
On se rappelle, il n’y a pas longtemps,
interrogé sur quand est ce qu’il va rentrer au Togo,
Gilchrist Olympio a répondu en se demandant qu’il va
chercher quoi au Togo ? Personne n’était dupe on
savait qu’au moment des élections, il réapparaîtra
de nouveau pour demander les suffrages des
électeurs. « Notre plus grand souci pour les
élections à venir, c’est notre protection » nous
confie un jeune militant de l’UFC qui précise :
« Chaque fois nous sommes confrontés à toute sorte
de brimades sur le terrain, mais très souvent,
cependant quand nous nous plaignons à la police et à
la gendarmerie, la plainte n’est jamais prise au
sérieux. Nous avons été soulagés le jour où nous
avons appris que dans le gouvernement d’union
nationale, notre parti va siéger et prendre part aux
conseils des ministres pour faire valoir la réalité
des brimades que nous subissons. Mais, déception,
nous ne savons plus à quel saint nous vouer.
Francis ASSAMOAH |